Fanal Écluse « EST » de Saint-Nazaire

Fanal écluse « EST » de Saint-Nazaire

Un petit fanal qui se situe sur le port de Saint-Nazaire près de cette écluse connue des chalutiers (le peu qu’il en reste) et de rares plaisanciers. Ce fanal indique l’entrée de l’écluse à ces navires, la nuit tombée. D’un point de vue historique peu de chose, hormis le 28 mars 1942 où un fait de guerre eut lieu à cet endroit. Cet acte héroïque à permis d’orienter la guerre navale entre nos ennemis et les alliés, à partir de cette date en Atlantique.

Ancienne entrée du bassin de Saint-Nazaire et écluse fortifiée

Ancienne entrée du bassin de Saint-Nazaire et écluse fortifiée

Fanal de l'entrée "EST" aujourd’hui

Fanal de l’entrée « EST » aujourd’hui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ancienne écluse fortifiée et l'actuelle

L’ancienne écluse fortifiée et l’actuelle

La même avec les 14 alvéoles des U-Boots dans le fond

La même avec les 14 alvéoles des U-Boots dans le fond

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes à la fin de l’année 1941, pour les Britanniques, maîtres des océans depuis une éternité, les temps sont durs. Malgré le succès sur le cuirassé « Bismarck » terreur des mers, en Mai 1941 au pris de très lourdes pertes, dont le cuirassé « Hood » fleuron de l’armada anglaise et coulé in-extrémis aux portes du port de Brest. Les pertes de navires passent du simple au double et pour la première fois de leur histoire, les alliés ont plus de pertes, en tonnages, que de navires sortant des chantiers navals Anglais et Canadiens. Les « Loups de l’Amiral », cuirassés et croiseurs font des dégâts considérables sur les océans. Nos ennemis possèdent cinq ports bétonnés en France qui abritent des U-Boots et navires de guerre, dont Saint-Nazaire.

Cerise sur le gâteau, si je puis dire, l’escadre allemand constituée des croiseurs Scharnhorst, Gneisenau et du croiseur lourd Prinz Eugen, a regagnée l’Allemagne le 13 février 1942 en traversant la Manche en plein jour, sans souci. Aucune force navale étranger n’avait osée s’aventurer dans le « British Channel » depuis le 17ème siècle.  Autre crainte des anglais, le cuirassé « Tirpitz » sister-ship du Bismarck est terminé, il risque de descendre de la mer Baltique vers l’Atlantique afin de semer la pagaille dans les convois alliées.

Vue aérienne du port de St Nazaire en 1942 avant intervention

Vue aérienne du port de St Nazaire en 1942 avant intervention

La flèche indique la cale "Normandie" et l'écluse Est

La flèche indique la cale « Normandie » et l’écluse Est

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lieu stratégique,

Le seul endroit ou ces navires de guerre pourraient effectuer des réparations, c’est le port de Saint-Nazaire. Il possède une cale acceptant des navires de plus de 300 mètres de longueur. Dans cette cale, la construction du paquebot « Normandie » et le cuirassé « Jean bart ». Les forces anglaises se doivent d’intervenir et donc de détruire ou bloquer l’entrée de cette cale. Ce sera « l’opération Chariot » qui interviendra le 28 mars 1942.

La porte de la Cale "Normandie" appelée "Forme Joubert" à ce jour

La porte de la Cale « Normandie » appelée « Forme Joubert » à ce jour

Cette même entrée de cale le 28 mars 1942 et 4 tonnes d'explosifs

Cette même entrée de cale le 28 mars 1942 et 4 tonnes d’explosifs

 

 

 

 

 

 

 

 

Donc le 26 mars 1942 une flottille composé d’un vieux destroyer « Le Campbelltown » chargé de 4 tonnes d’explosifs, deux autres destroyers et seize vedettes qui transportera les commandos. En tout 611 hommes. Malgré quelques péripéties, ratés allemands et chance pour les assaillants, le Campbelltown s’encastrera à 1h34 du matin dans la porte de la forme-écluse à 20 nœuds de vitesse. Il ne sautera pas immédiatement. Les commandos anglais eux débarquent sur le vieux môle afin de détruire les installations portuaires.

Les pertes seront lourdes des deux côtés. Le vieux destroyer explosera seulement 4 heures plus tard, lors de l’inspection des officiers supérieurs allemands. De nombreuses victimes, de nos envahisseurs et de Français venus par curiosité. Des débris humains furent retrouvés dans un rayon de plus de deux kilomètres.

Les installations furent inopérantes jusqu’à la fin du conflit. Les U-Boots durent utiliser la vieille écluse de l’EST. Cette opération fut un grand succès malgré les pertes sévères.

De nos jours,

En 2015 ce petit fanal est toujours présent, construit en matériaux métalliques d’une hauteur de 9 mètres et d’une portée optique de 9 miles nautiques, 3 éclats rouges toutes les 12 secondes. Sa position 47° 16′ 5″N et 002° 11′ 80″ W.

De par sa constitution, ce fanal, rentre dans le cadre de l’ARLHS, du DPLF et le DOHF*. Donc il peut-être activé par des Radio-amateurs sous la référence PB352. Pour le DOHF concernant « l’écluse Est » elle porte le numéro DOHF 44-EC-157.

Pourquoi, les Radio-Amateurs activent des phares et des écluses ?  Bien c’est très simple. D’une part cela permet de faire connaitre le patrimoine de notre pays, région et ville. D’autre part communiquer avec des Radio-Amateurs du monde entier et faire découvrir nos ouvrages, ce qu’ils font aussi. Ensuite faire découvrir notre passion auprès du public chaland et bien sûr prendre l’air et faire de la radio par tous les temps.

Je ne suis pas historien, simplement un modeste passionné et curieux. Merci d’avoir lu cet article.

C'est beau un phare à la tombée du jour

C’est beau un phare à la tombée du jour

Il n'est pas beau ce pont ?

Il n’est pas beau ce pont ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

 

*DOHF Diplôme des Ouvrages Hydrauliques de France

Je me suis permis d’emprunter les images en noir et blanc sur le site: http://www.2eguerremondiale.fr/evenements/front_ouest/operation_chariot/

Appontement de l’OTAN

 Appontement de l’OTAN,

Appontement de l’OTAN, encore une appellation bizarre pour un fanal. Situé sur la commune de Donges, en Loire atlantique, département 44. Oui ! Finalement, je fais aussi pour les nuls, il y a bien des recueils du même nom. Ce fanal banal me direz-vous, nous change des célèbres, « Armen » « La vieille » « Ekmühl » et j’en passe. Il est pas bien épais le pauvre mais, il fait bien son travail depuis les 1949 environ. Hier, depuis deux jours un tanker de 129 000 tonnes y est amarré. Ce fanal se trouve dans le complexe industriel du port de Nantes/Saint Nazaire. Situé entre la terminal pétrolier de Donges et le terminal charbonnier de Montoir de Bretagne.

Celui du fond, un beau bébé de 130 000 tonnes

Celui du fond, un beau bébé de 130 000 tonnes

Le feu de l'appontement de l'Otan à marée basse

Le feu de l’appontement de l’Otan à marée basse

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce fanal porte deux dénominations, « Feu de l’appontement de l’Otan » et « feu d’Arceau ». Sa position géographique est L= 47°18’40 »  et 002° 05′ 40″ W. Au même endroit se situait un deuxième feu qui s’appelait « Feu du Priory » rasé il y quelques années et dont il ne reste plus que le socle en béton. Ah! ça, on connait le béton en Loire Atlantique.

Maison de l'appontement de l'Arceau

Maison de l’appontement de l’Arceau

Embase en béton de l'ex feu du Priory

Embase en béton de l’ex feu du Priory

 

 

 

 

 

 

 

 

Origine,

Revenons à l’origine de ces feux et de l’appellation « Appontement de l’OTAN ». Nous allons nous intéresser à  cette portion de quai et à l’histoire de cette région.A l’origine une société alsacienne fondée en 1745, une compagnie minière de Merckwiller-Pechelbrown. Cette compagnie fonde en 1922 le « Société alsacienne des carburants », qui commercialise en 1926 un lubrifiant, une huile industrielle sous le nom « Antar ». En 1927, création de la compagnie « SHA », Société des Huiles Antar.

1939, Antar ce sera 3300 pompes en France, en 1958 ce chiffre passera à 11677 pompes avant son achat pas la compagnie ELF Aquitaine etc, etc…

L’estuaire évolue et le port de Saint Nazaire est à l’état embryonnaire, l’activité se situe à Nantes, seulement les grands navires à voiles de part leur tirant d’eau sont stationnés dans le « canal de la Martinière » faute de profondeur dans La Loire sauvage. L’année 1903, il est décidé pour remédier à cela, de dévier le cours de la Loire afin d’accepter des navires ayant des tirants d’eau de 8 mètres. Ce sera la fin du canal qui sera abandonné progressivement.

1917,

Enfin pour continuer l’histoire et relier tous ces acteurs, 1917 en juin, les Américains débarquent à Saint Nazaire. Pas fainéant les gars, ils commencent par doubler la ligne de chemin de fer entre St Nazaire et Nantes, crée le Lac de Savenay afin d’alimenter en eau les hôpitaux militaires de la région et les locomotives à vapeur qui montent au front. Enfin ils construisent  des postes d’amarrages pour tankers afin d’acheminer le pétrole pour le front.

La grande guerre terminée, en 1931, la compagnie Antar en profite pour construire une raffinerie sur le territoire de Donges. Ensuite la seconde guerre mondiale et ses raids aériens alliés et allemand. Résultat, région dévastée et 121 épaves de navires dans le coin rendant l’endroit difficile de navigation.

Après la guerre,

1949 naissance de NATO, North Atlantic Treaty Organization. Pour nous français c’est plus simple, il s’agit de l’OTAN. Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.

Le pétrolier "Apatura" en ravitaillement, février 2015

Le pétrolier « Apatura » en ravitaillement, février 2015

Derrière le fanal de l'Otan/Arceau

Derrière le fanal de l’Otan/Arceau

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Otan comme vous le savez est une agence politico/militaire. Crée le 04 Avril 1949. L’objectif initial était de sécurisé le continent européen, après la seconde guerre mondiale, contre d’éventuels soubresauts d’impérialisme allemand, et toute tentative expansionnisme de l’Union Soviétique.Pour cela il fallait alimenter les troupes alliées jusqu’en Allemagne.

Création des pipelines de l’OTAN, qui acheminement les produits des raffineries de Dunkerque et Marseille vers l’Allemagne.

En France,

Il sera aussi crée en France la société TRAPIL, par la loi du 02 Août 1949, la société des transports pétroliers par pipelines. Entreprise française qui exploite les réseaux d’oléoducs pour le transport d’hydrocarbures liquides en France. L’état lui confiera une autre mission, celle de d’étudier, de construire et d’exploiter les oléoducs de la défense commune et du DMM. Le Système DMM propriété des américains, c’est le Donges-Melun-Metz acheminant le pétrolier en Allemagne. C’est vaste réseau maillé d’hydrocarbures permettant d’alimenter les alliés après guerre.

Les américains le rétrocéderont à la France en 1967, qui le confiera à la société Trapil pour l’exploiter.

Oui, je sais ! Finalement, c’est un peu long, mais c’est notre histoire….

Quoi ! C'est beau la Loire à marée basse...

Quoi ! C’est beau la Loire à marée basse…

Un beau derrière pour finir

Un beau derrière pour finir

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci d’avoir pris le temps de prendre le temps de lire cet article.

Pour de plus amples renseignements sur le mouvement des navires dans les ports. J’utilise un site gratuit à cette adresse. Toutes les rotations de ce qui flotte en live. Pour l’activation de ce fanal, merci de cliquez ici.

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

La Turballe Garlahy

La Turballe Garlahy,

Bizarre ce titre. Une fois de plus nous allons parler de Phare. Nous verrons plus loin le pourquoi de ce titre étrange. Examinons les lieux, tout d’abord. L’action se situe sur la commune de, La Turballe, cité de Loire Atlantique dans le département 44. Elle se situe entre les communes de Piriac et du Croisic. Environ 4500 âmes, l’été je n’en parle pas. Normal tout augmente. C’est un port de pèche très actif et bien sûr une criée. Pour se rendre sur la commune l’idéal est de passer par Guérande, si vous avez du temps, consacrez un peu de votre temps à la visite de celle-ci, vous ne saurez pas déçus. Pour les amateurs venant de la France entière, des produits de la mer ultra-frais.

Deux phares,

Revenons à nos phares, pourquoi au pluriel ! Très simple, ils sont deux, mais un seul est encore en service à ce jour.

Avant 1958 à gauche jetée de Garlahy, à droite Tourlandroux

Avant 1958 à gauche jetée de Garlahy, à droite Tourlandroux

Vue aérienne de la Turballe

Vue aérienne de la Turballe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout commence par l’éclairage de la digue de Tourlandroux en début des années 1882, feu fixe blanc accompagné de sa cabane de couleur blanche au pied. Le feu est en place au sommet d’une perche métallique. Ce feu très insuffisant, indiquait de façon empirique l’entrée du port restant malgré tout dangereuse. Amélioration de la signalisation en 1884 avec l’installation d’un second feu de même nature mais, cette fois-ci, son alignement avec le précédent indiquait plus précisément l’entrée du port.

En 1894, dépose de ces deux fanaux et implantation de deux nouveaux. Mise en application à l’époque du système entériné par la commission international des phares et balises, à savoir, sur tribord un feu vert et bâbord un rouge. Matérialisé à droite par un feu vert monté sur une cabane métallique avec un soubassement en pierre, le tout sur le musoir de la jetée de Tourlandoux.

Côté gauche en revanche, sur la jetée de Garlahy, une tourelle de 8,60m de hauteur en pierre des carrières de Pont-Aven. Il est construit par une entreprise locale sis au Pouliguen. Ces tourelles sont toutes construites sur le même principe, l’ingénieur Georges de Joly reprend les plans des tourelles de Port-tudy sur l’île de Groix. Il s’agit d’un feu blanc et rouge.

Phare de Garlahy utilisé de 1894 à 1958

Phare de Garlahy utilisé de 1894 à 1958

Phare de Garlahy utilisé de 1894 à 1958

Phare de Garlahy utilisé de 1894 à 1958

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les photographies bien sûr, il est éteint à ce jour. Il fonctionne au gaz jusqu’en 1930, ensuite la fée électrique arrive. En 1938 son feu à occultation d’une durée de 4 secondes, passe sur une occultation à 12 secondes.

Période sombre,

En 1939 il est éteint par l’occupant comme la majorité des feux des côtes françaises. Il sera de nouveau en service en 1945. Dans la foulée un projet d’agrandissement du port est en projet afin de gagner 20000 m² sur l’océan. La jetée s’allonge et un nouveau phare sera mis en service en 1958 et toujours en activité.

Sur la droite le feu de 1894 et au fond à gauche celui de 1958

Sur la droite le feu de 1894 et au fond à gauche celui de 1958

Le phare actuel depuis 1958

Le phare actuel depuis 1958

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A noter que ces phares ne sont plus accessibles depuis quelques année, en voiture. Le seul moyen de s’y rendre est la marche à pied ou un véhicule deux roues. Étant donné que l’accès est réservé, vous entrez dans l’enceinte à vos risques et périls.

Vue des deux phares sur la jetée Garlahy

Vue des deux phares sur la jetée Garlahy

Plus de 80 navires de pêche sont en activité

Plus de 80 navires de pêche sont en activité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vue de profil, ce n'est pas renversant comme beauté, c'est de la tôle

Vue de profil, ce n’est pas renversant comme beauté, c’est de la tôle…

 

Merci d’ avoir lu cet article et à bientôt. A bientôt sur l’air ou en visu.

ILLW 2015, Activation du Tréhic

ILLW 2015 Activation du Tréhic

Il s’agit bien sûr d’une animation radio, pour le bonheur des chasseurs de phares. Cette animation est très particulière, elle s’est effectuée dans le cadre du week-end de l’ILLW. Vous allez me dire, c’est quoi ce truc le ILLW ? Et bien c’est, le International Lighthouse and LightShip Week-end. crée en Ecosse par John Forsyth, GM4OOU, et Mike Dalrymple GM4SUC (SK), tous deux membres de Ayr Amateur Radio Group (Aarg). L’événement évolue à partir de sa reprise officielle par le « Grand prix des phares du Nord Ecosse » un événement biennal qui a eu lieu en 1993 et est devenu le ILLW en 1998.

L’objectif fondamental de l’événement est la promotion et la sensibilisation du public aux phares et bateaux-phares. Bien sûr la nécessité de préservation, la restauration, et afin de promouvoir le Radio-Amateurisme et la bonne volonté internationale. En 2015, plus de 50 pays et 500 stations Radio-amateurs participent à cet événement. Bien sûr, votre serviteur y participe chaque, sous le call « F5OHH/P ». Cet événement se déroule chaque 3ème week-end d’Août. Cette année c’était le 15 et 16 Août, because, le 1er Août étant un samedi.

D’abord regardons la bête…

Phare du Tréhic posé sur le Musoir de la jetée

Phare du Tréhic posé sur le Musoir de la jetée

Le Tréhic à 20h00 un 15 Août

Le Tréhic à 20h00 un 15 Août

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment faire,

Comme précisé dans l’article concernant l’histoire de ce phare, il est de type troisième ordre et sa hauteur est de 12 mètres. Il est aussi appelé « Fanal ». Vous allez me dire pourquoi jeter son dévolue sur celui-ci ? Très simple, il faut enregistrer à l’avance le phare, ensuite le comité l’accepte ou pas… Dans l’affirmative il vous envoi un numéro que vous communiquerez lors de vos QSO. Le délai étant trop court, je me suis rabattu sur un phare déjà enregistré, « Le Phare du Tréhic » sur la commune du Croisic dans le 44. Pour plus de précisions cliquez sur l’image en dessous.

illw-net

L’équipe,

Il ne restait plus qu’à s’organiser pour l’avènement. Nous sommes deux OMs à participer, il s’agit de Philippe F5OGG, un opérateur de la région, et votre serviteur F5OHH Chris. Comme c’est un phare à terre, pas de souci de marée et de port à sec. En revanche deux particularités sont à prendre en compte, la première le 15 Août, la seconde, le phare est implanté sur le musoir d’une jetée de 865 mètres de longueur et uniquement autorisée aux piétons.

Pour la première contrainte nous appliquerons l’article 22 pour le parckage du véhicule, là on apprécie les petites voitures. Ensuite le côté sportif. Bah, Oui ! La radio, c’est un sport ! Nous devons convoyer le matériel à la main, nous sommes aidés par des petits chariots à roulettes. En plus nous avons le casse-croûte, le liquide qui va bien, et bien sûr « La Cornemuse de Philippe ».

Contacts et cornemuse

Contacts et cornemuse

L'équipe en action

L’équipe en action

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matériel,

Le matériel est le même que pour nos expéditions en mer. Il faut pensez à tous les OMs, SWL compris bien entendu. Deux transceivers pour la SSB et la CW, un Yaesu FT897 et Icom 706 MK2.

Côté alimentation, toujours la batterie de 110Ah et son booster MFJ J4416-B. Elle tiendra la journée avec les deux transceivers. Côté antennes, comme je l’évoquais auparavant…    « Il faut penser à tout le monde » donc, pour la VHF ce sera la Yagi 4 éléments habituelle, un peu tordue au fil des expéditions en mer. Pour l’UHF ce sera une Bigweel qui nous permettra de réaliser des QSO à 50kms, c’est bien suffisant.

Enfin pour la HF, un dipôle 20m et l’éternelle Comet 250CHA qui me suit partout. Verticale de 7,13m de hauteur, sans boite de couplage, sans radian, parfaite en mer et parfaitement nulle dans mon jardin, hihihi.

Le pile-up est arrivé

Le pile-up est arrivé

Soleil, Radio, Calme, que demander

Soleil, Radio, Calme, que demander

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti,

Notre premier QSO sera le phare de Gibraltar qui participe aussi à ce week-end, très rare contact. Dès les premières minutes un pile-up s’installe et durera un bon moment. Le monde entier arrive sur le petit phare du « Tréhic », son nom n’a jamais autant voyagé ce jour là.

Cet après-midi là, nous réalisons 100 QSO sans trop nous fatiguer, notre temps est pris en grande partie par les chalands qui font leur tour jusqu’au bout de la jetée.

De très bon contacts avec la population et le contraste entre les jeunes populations et les Vieux… La première est dans le Bonjour, Merci, Puis-je, merci pour vos explications de ce week-end et votre action etc…

La seconde à oubliée, ou n’a jamais connue le savoir vivre, en plus elle donne des leçons. Heureusement que l’avenir c’est les Jeunes… Ces « faits » sont réels et n’engage que l’auteur…

Dans le courant de l’après-midi nous contactons un OM Allemand sur 20m. Woah ! Le scoop ! Il est en vacances sur La Turballe, commune de Loire Atlantique située en face de notre position. Il s’agit d’Alex, DH5AU/P. Nous l’invitons à nous rejoindre et participer à l’activation du phare, ce qu’il fera avec grand plaisir.

F/DH5AU/P Alex en action

F/DH5AU/P Alex en action

F/DH5AU/P Alex en Pile-up

F/DH5AU/P Alex en Pile-up

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous poursuivrons les contacts radio et relationnels jusque tard le soir. Seul le temps nous chassera car même si la journée a été ensoleillée le vent reste omniprésent présent et nous perturbe pas mal.

Une chose est sûre nous referons cette expérience l’année prochaine, mais, ce sera un weekend complet.

Les coordonnées du phare du « Tréhic » sont L = 47°18’5″ N, G = 002° 31’4″ W.

Le locator est IN87RH. Les références radio sont FRA519, PB124 et celle de l’ ILLW 0003.

Merci d’avoir lu cet article, si vous désirez relire l’histoire de ce pour retourner à l’historique du phare, cliquez ici.. A bientôt sur l’air.

ILLW 2015, Activation du Tréhic

ILLW 2015, Activation du Tréhic

ILLW 2015, Activation du Tréhic se termine avec de bons moments de contacts avec les passionnés de phares tant par les OM, que par les chalands.

Le Tréhic du Croisic

Présentation,

Le tréhic du Croisic, est un phare de troisième ordre occupant le musoir d’une jetée de 860 mètres de longueur sur la commune éponyme. Ce type de phare porte aussi le nom de fanal de port. La cité située en Loire Atlantique entre Batz sur mer et La Turballe. Le Croisic est un port de pêche au même titre que celui de la Turballe. Ville de 4000 âmes environ, ayant une population âgée, au-dessus de la moyenne nationale. 45% ont plus de 60 ans. Mais finalement nous, ce qui nous intéresse, c’est sa signalisation maritime.

La genèse,

Commençons pas l’origine de la signalisation du Croisic. A partir des années 1830/1835 deux lanternes sur des pieux de chêne éclairent l’entrée du port, précisons que la jetée actuelle n’existait point. Installation aux frais de la commune bien sûr. Non prévu dans le vaste plan de ceinture lumineux du pays commencé sous la Restauration, 1815 à 1830, et la Monarchie de Juillet 1830 à 1848.

En janvier 1844 deux feux seront présents, tous les deux seront blancs et lumières fixes. L’un sur une perche en bois de 4 mètres de hauteur, le second plus en retrait sur une perche de 6 mètres de hauteur.

Je vous rappelle qu’à cette époque les faisceaux lumineux des phare ou fanaux étaient fixes. Le premier feu tricolore (red, white, green) installé en France est le phare de « Penlan » à l’entrée de l’estuaire de la Vilaine en 1888. Pour plus de précisions relire l’article consacré à celui-ci dans ce site.

Dès 1896, des potences en bois, peintes de couleur blanche et, munies d’une cabane chacune de la même couleur, remplaceront les deux fanaux.

Mettez le son,

Mais entre temps, l’année 1858 passe inaperçu mais une demande particulière émanait de la commune. Les marins redoutent un autre ennemi en mer que les vagues, la houle, le vent etc… Il s’agit du brouillard qui parfois envahi la baie du Croisic et ce n’est pas le phare du Plateau du Four (construit en 1822) qui pourra résoudre ce souci.

La solution apparaîtra 20 années plus tôt aux USA, sur le phare de « Whitehead » dans le Maine. Ce petit phare de granit construit en 1837, possède à l’époque un système sonore. Pourquoi ? Relativement simple, dans cette région, plus de 80 jours de brouillard par an en moyenne.

Il s’agit d’un cloche en service pendant la purée de pois afin de mettre en éveil et guider les navires en perdition.Le port de la Rochelle est le premier à installer ce système. Le système consiste en l’installation de flotteurs évoluant sur les flots. Ceux-ci en lien à une tringle et des marteaux. Ils frappent une cloche en bronze dont certaines ont une masse de plus de 500 kilogrammes.

L’idée traverse l’Atlantique, les marins du Croisic s’engouffrent dans la brèche,  la commune fait une demande auprès de la commission des phares et balises. Classement vertical d’office sous prétexte de système pas fiable.

Phare du Tréhic posé sur le musoir de la jetée

Phare du Tréhic posé sur le musoir de la jetée

Sur bâbord la Tourelle "Basse Hergo"

Sur bâbord la Tourelle « Basse Hergo »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les choses évoluent,

Février 1874 construction de la jetée et implantation d’un phare sur le musoir de celle-ci. Celui-ci mesure 9 mètres de hauteur, il est construit en pierre du pays. Les carrières sont voisines du Croisic sur la commune de Batz sur mer. Ce sera un feu fixe rouge.

Granite de Batz sur mer

Granite de Batz sur mer

La jetée très encombrée en été et le week-end

La jetée très encombrée en été et le week-end

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1893 ce petit phare échappera à la campagne de badigeonnage entrepris pas la commission des phares, tout comme le phare du »Grand Charpentier ».

L’année 1904 verra l’installation d’un feu permanent rouge et blanc, alimenté au pétrole. En l’an 1937 le phare passera au propane et sera à occultation toutes les 6 secondes. Cette même année, en novembre 1937, deux mois après sa conversion au propane, la cuve du phare explose et le souffle projette la porte et la grille à plusieurs mètres. Le même sort arrive à la tourelle du « Môle des Noirs » à Saint-Malo, le lendemain de sa conversion (en 1935). Pour le Tréhic il sera établit que c’était la faute du gardien. Le Lampiste quoi !… Le phare sera rallumé en 1938.

Que de péripéties,

Ses soucis ne sont pas terminés, la seconde guerre mondiale arrive et nos « Amis de maintenant » se défoulent sur le phare, le 11 novembre 1940 ils criblent de balles la lanterne. Elle sera démontée et mise en lieu sûr.

Vieux gréement entrant dans la rade du Croisic

Vieux gréement entrant dans la rade du Croisic

Le Tréhic et le soleil couchant du 15 Août.

Le Tréhic et le soleil couchant du 15 Août.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le phare sera rallumé en novembre 1945. N’oublions pas que nous sommes le dernier département libéré en France… le 11 mai 1945. La suite, bien c’est du classique pour un phare. En 1950, électrification du phare par la construction d’un petit bâtiment d’abri des accumulateurs derrière le phare. En 1956 l’optique du phare passera en Blanc et vert.

Enfin chose incroyable presque un siècle après sa construction, en 1962, l’on va inscrire le nom du phare sur le socle du musoir. La hauteur actuelle du phare est de 12 mètres. La portée de son optique blanche est de 14 miles et celle du vert 11 miles.

Ce petit phare est le prétexte de nombreuses promenades, touristiques ou virée sur le couchant pour les autochtones. Pensez ! Qu’un aller retour sur la jetée, c’est de la marche sur quasiment 2 kilomètres. Depuis quelques années il est impossible d’effectuer le tour du phare suite à des dégradations occasionnelles. Des grilles ont été implantées. Bien,oui ! Pourquoi nous n’aurions pas, nous aussi, nos Crétins…

7h00 du matin au Tréhic

7h00 du matin au Tréhic

Même endroit, presque la même heure

Même endroit, presque la même heure

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les Radio-Amateurs désirant activer ce phare, Pour voir l’activation de ce phare, cliquez ici.. Celui-ci compte pour les différents diplômes et challenges, ARLHS, et DPLF. nous avons activé celui-ci pour le rendez-vous annuel de l’ILLW 2015.

Merci d’avoir lu cet article et à bientôt pour de nouvelles aventures.

Paimbœuf Lighthouse Exposition

Paimbœuf Lighthouse Exposition

L’événement se déroule du 30 Juin au 30 septembre 2015, consacrée à l’histoire générique des phares et de la signalisation maritime. Où se trouve-t-elle ? Le long du Quai Sadi Carnot dans le bâtiment de l’office du tourisme. Une bâtisse de couleur rouge. Le lieu s’appelle, « Le Hangar », entre nous je ne vois pas comment cela pourrait s’appeler autrement. Lorsque vous êtes devant l’édifice sur votre gauche vous apercevez le phare et sa calotte verte.Je ne vous reparlerai pas de cette commune l’ayant fait dans un article précédent.

Quai Sadi Carnot, office du tourisme

Quai Sadi Carnot, office du tourisme

Affiche de l'évènement 2015

Affiche de l’évènement 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous ne pouvez pas louper ce bâtiment, vous pourrez ensuite flâner sur les longs quais déserts qui, il y a très longtemps accueillaient des grands navires à voile ou vapeur. De plus vous ne serez pas gêné par la circulation car une route contourne le cœur de ville.

Deux bouées de chenal Bâbord et Tribord

Deux bouées de chenal Bâbord et Tribord

Les bouées Cardinales

Les bouées Cardinales

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous y trouverez des maquettes de navires des « Phares et balises », des clichés de « LightBoat ». Des kakémonos sur la signalisation maritime, de la genèse des phares partant du célèbre phare d’Alexandrie appelé comme ses successeurs des « Tours à Feux ». D’ailleurs à ce propos lorsque vous ressortez du bâtiment et allez sur le quai derrière, de l’autre côté de la Loire environ au 340° vous pouvez apercevoir une ancienne « Tour à feu ». Elle balisait le fleuve au début du 19ème siècle. Elle s’appelle « La tour aux Moutons » et date de 1806. Petite précision pour les « Gens » qui débarquent et savent, ce n’est pas la « Seine » qui coule à vos pieds…Tout comme, ce n’est pas la Seine qui coule à Paris mais, l’histoire…

Petite Loupiote de 6000 Watts

Petite Loupiote de 6000 Watts

De gauche à droite, 250Watts sous 220Volts, Feux auxiliaires 100 et 80 Watts sous 24 Volts, enfin une Led et son optique

De gauche à droite, 250Watts sous 220Volts, Feux auxiliaires 100 et 80 Watts sous 24 Volts, enfin une Led et son optique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des vidéos sont projetées en permanence, notamment des entretiens avec des gardiens de phares en retraite et expliquant leur passion du métier. Les bons moments et aussi les missions périlleuses de leur job.

Des phares locaux, Le Grand Charpentier, La Banche, le Four du Croisic...

Des phares locaux, Le Grand Charpentier, La Banche, le Four du Croisic…

D'autres célèbres phares comme le Cap Fréhel

D’autres célèbres phares comme le Cap Fréhel

 

 

 

 

 

 

 

Petits et grands peuvent trouver leur bonheur au travers des nombreux sujets traités. Chose importante à noter aussi, la gratuité de la visite, initiative à souligner toute de même.

Superbe lentille de verre St Gobain de Mr Fresnel

Superbe lentille de verre St Gobain de Mr Fresnel

Vue de la salle d'exposition

Vue d’une partie de la salle d’exposition

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne pas oublier les renseignements fournis sur place. Je reviendrai visiter cette exposition avec grand plaisir avant la fin septembre. Une bonne partie du matériel est un prêt du service des Phares et Balises de Saint-Nazaire.

Le phare de Paimboeuf se visite lors des journées patrimoine

Le phare de Paimboeuf se visite lors des journées patrimoine

Il pourrait en raconter des histoires

Il pourrait en raconter des histoires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne pas oublier non plus la Journée du Patrimoine le 20 septembre, lors de celle-ci vous pourrez visiter le petit phare de Paimbœuf. Oui ! 9,10 mètres de hauteur, ce n’est pas non plus les 82 mètres de celui de l’île Vierge…

Vous qui avez l’œil vous avez dû remarquer un logo bizarre comme celui ci-dessous.

Ce logo appartient à l’association Fédération Nationale des Phares et Balises qui s’occupe de tout ce qui touche à la sauvegarde de phares en France, de la restauration, au raid bateau afin de visiter ceux-ci (de loin…). Afin d’accéder à leur site cliquez sur l’image.

Merci de m’avoir lu, si vous désirer réviser l’histoire du phare de Paimboeuf cliquez ici.

 

Merci Mr Hergé de nous faire rêver et voyager

Merci Mr Hergé de nous faire rêver et voyager

Activation, phare du Pilier

Activation, phare du Pilier,

Nouvelle activation radio de ce mois de juin et, c’est une première, il fait beau et presque chaud. Cela va faire rire nos amis du Sud mais, 20° en pleine mer, c’est super FB. Nous ne reviendrons pas sur l’historique de cette île et des deux phares. Il vous suffit de cliquer sur le lien en fin de cet article.

Petite présentation et caractéristiques de la Bête. L’île du Pilier est située dans la Baie de Bourgneuf. Face à Pornic, à 11 miles nautiques, à 7,5 miles de la Pointe St Gildas, en Loire Atlantique. Elle est située en Vendée au Nord de l’île de Noirmoutier, à 4 miles nautiques du port de l’Herbaudière.

Ses coordonnées sont L = 47° 02’6 N et G = 002° 21’6 W, bien sûr le locator est IN87TA. Celui-ci est rare car situé en pleine mer et super pour mes copains pratiquant les VHF et UHF.

Références possibles, PB032 pour le DPLF et Wlota 0622 et FRA 396 référencé à l’ARLHS. Si vous avez un trou de mémoire concernant ces sites. Un allez rapide sur votre moteur de recherche favori vous aidera.

Ile de Noirmoutier et l'île du Pilier

Ile de Noirmoutier et l’île du Pilier

Ah! J’oubliais, c’est aussi un IOTA, avec la référence EU-064 comme l’île de Noirmoutier d’ailleurs.

La route,

Pour se rendre sur l’île du pilier, trois routes possibles. La plus courte, mettre à l’eau votre bateau dans le port de l’Herbaudière situé en face, environ deux miles nautiques. A condition d’habiter dans le coin. Autre route, en partant de la Pointe St Gildas situé au Nordest de l’île à environ 8 miles nautiques. Dernière route possible, que j’ai d’ailleurs utilisée, partir de Pornic situé à l’Est de l’île et la plus longue route maritime, 11 miles nautiques. Sinon c’est 60 kms de plus par la route quand on habite dans le Nord d la Loire Atlantique.

Rotation du lundi bateau des Phares et Balises

Rotation du lundi, bateau des Phares et Balises

Mer belle, passage dans le chenal de la Grise

Mer belle, passage dans le chenal de la Grise

 

Aujourd’hui les conditions météo marine sont bonnes, vent de Nord-Est de force 2, celle-ci se gâtera en fin d’après-midi comme d’ habitude avec la bascule de marée et l’arrivée des thermiques. Des creux de 1 à 1,5 mètres vers 17h00. La route est simple de Pornic, 9 miles au 245°, je laisse la « Basse des Pères » et la « Basse Martroger au Sud » jusqu’à « La Passe de la grise » et ensuite au 315° sur 1,5 miles nautiques afin d’arriver sur la jetée du Pilier. Ainsi j’évite les récifs de « La Servante », Les bancs du  « Petit et Grand Sécé ».

Bien sûr l’on peut toujours couper en travers, mais même avec mon faible tirant d’eau, je respecte la cartographie crée par nos Anciens. De toutes la façons même si j’étais arrivé plus tôt, je me devais d’attendre la rotation des Phares et Balises qui ce lundi matin déposait les équipes et matériels pour la rénovation du phare. Un des membres du navire me demande gentiment si, je peux patienter. Bien sûr que « oui », c’est demandé si gentiment. De plus, je suis en congé, eux travaillent.

La cale d'accès à l'île du Pilier

La cale d’accès à l’île du Pilier

Marée Basse, coefficient 62, surveillez bien vos amarres

Marée Basse, coefficient 62, surveillez bien vos amarres

 

 

 

 

 

 

 

Le pourquoi, du comment,

J’ai choisi volontairement ce jour afin d’activer le « Phare du Pilier », pour deux raisons, le vent favorable et le coefficient de marée de 62 (mortes eaux). Sur tous les ouvrages nautiques l’on vous conseille des marées inférieure à 80, après c’est plus rock’n roll et vous risquez de casser quelque chose. Vous risquez aussi comme votre serviteur de percer le bateau pneumatique comme sur le « Grand Charpentier » lors d’une marée de 84.

Autre conseil, la cale ne sert qu’a décharger le matériel et passagers donc, pensez à dégager votre navire si d’autres accostent. Enfin pour terminer, surveillez vos amarres au fil de la marée descendante, sinon vous risquer de rompre du matériel, il suffit de regarder le marnage entre BM et PM…

Il ne reste plus qu’à décharger le matériel avec précaution car la cale est glissante et les pavés inégaux.

Installation de la station HF, VHF et UHF sur la jetée

Installation de la station HF, VHF et UHF sur la jetée

Nous ne sommes pas seuls, une Tadorne de Bellon

Nous ne sommes pas seuls, une Tadorne de Bellon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A pied d’œuvre,

Je choisis de rester sur la jetée avec la station. Le côté positif est que je peux trafiquer plus longtemps que d’habitude car c’est une île et donc la mer ne viendra pas recouvrir celle-ci. Cool non ! Pour une fois. De plus, je met en route la station APRS, F5OHH-8 afin de montrer aux Oms et Yls, qui m’attendent, que je suis bien sur l’île. Certains me disent, « ça sert à quoi l’Aprs » et bien en voila un exemple…

Un guignol à table

Un guignol à table

Encore un guignol

Encore un guignol

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme d’habitude, je commence les contacts vers 11h30 après avoir monté les antennes pendant une bonne heure. Ce sera la série VHF, 144.244 en SSB avec les copains habituels du 44, 85, 49 et 17. Une 4 éléments finalement est utilisée car la Bigwheel me gène pendant le transport avec ses 1,20m d’envergure. En revanche pour la partie UHF, 432.244, j’utilise une BigWheel qui tient dans une boite compte-tenu de sa taille réduite en 432.Mauvaise propagation ce jour-là donc, des qso à courte distance, le plus loin sera Angers.

Côté HF je suis attendu et le Pile-up démarre immédiatement, c’est une référence rare et donc recherchée. De plus c’est aussi un Iota comme précisé plus haut.

Après une heure de QSO je décide d’aller prendre des clichés du phare situé à environ 500 mètres de là. Mais j’ai un obstacle de taille, le oiseaux sont des milliers sur cette île, j’ai de la chance je suis côté goélands, malgré tout je reste méfiants. De l’autre côte ce sont les cormorans et là c’est plus risqué. Je pars à pieds en direction du phare, le cirque commence, les goélands tournent et piquent sur moi tel la « Lutwaffe » sur une colonne de réfugiés civils. Des fientes s’écrasent de tous côtés et ils foncent carrément sur moi, le vacarme est assourdissant.

Un conseil, que d’ailleurs vous ne suivrez, n’amenez pas d’enfant sur ce genre d’endroit. Un moyen de se prémunir des soucis est de prendre sa casquette et de la faire virevolter au-dessus de sa tête. Vachement pratique sur 500 mètres, heureusement vous êtes seuls, mais ça fait guignol, hihihi.

Les deux tours,

Au pieds des deux phares c’est calme, le compresseur des techniciens est en route car ils sablent le phare. Le tour du feu auxiliaire en fer est déposée pour restauration. Un autre technicien rénove les fenêtres comme il peut. La mer est impitoyable et détruit tout. Jean-Jacques le chef d’équipe me permet de rentrer dans la cuisine du phare et nous discutons phares pendant qu’il prépare le repas de ce lundi midi. Une discussion très riche comme on aimerait en avoir plus souvent. Finalement je passe du temps avec eux, pendant leur pause méridienne, pas question de les déranger. Il m’a promis d’aller sur mon site, regarder les photos de phares prisent par mes soins.

Je prends congé et le remercie pour tout, retourne sur ma jetée en compagnie de mes drôles d’oiseaux, toujours aussi agressifs, en même temps ils sont chez eux.

Qu'il est loin ce phare...

Qu’il est loin ce phare…

Sauvage dans tous les sens du terme

Sauvage dans tous les sens du terme

 

 

 

 

 

 

 

 

De retour sur ma jetée, je reprends mes contacts radio, même si la propagation n’y est pas j’ai de bons 59/59+ sur l’axe Ouest/Est. je fais de nombreux Belges et Allemands. J’en profite pour faire un « Coucou » à mon ami Patrice « F-11579 » qui est à l’écoute, fidèle à chacune de mes expéditions. Il me suis sur l’aprs et les deux clichés en fin d’article sont de lui.

Le vacarme s’est calmé et les oiseaux se rendent compte que je reste sur ma jetée, en revanche ils me surveillent en permanence.

Fin d’après-midi,

Vers 17h00, je commence à fatiguer et décide de commencer à ranger le matériel, d’autant plus que le vent se lève et la mer se creuse comme ils l’avaient prévus. Les « thermiques » sont là, comme souvent l’après-midi. Je ne me presse pas car le bateau repose sur le sable, et donc je ne peux le reprendre pour le moment, je dois attendre que la mer remonte.

Vue du large

Vue du large

Ils ne sont pas beaux ces phares ? Hein !

Ils ne sont pas beaux ces phares ? Hein !

 

 

 

 

 

 

 

 

Je repars vers 18h00, mais là je ne taperai pas 20 nœuds comme à l’aller. J’ai des creux de 1 à 1,5 mètres et le petit Bombard se dandine sur les crête de vagues. Je reprend le « Chenal de la Grise » et met le cap sur « La Pierre Moine » que je ne vois pas encore. Je suis dans un courant favorable, parfois ma vitesse passe de 7 à 18 nœuds d’un seul coup sur le sommet des vagues. Tout est parfois, le matériel radio est à l’abri dans des valises, achetées chez un grossiste du bâtiment, elles ne sont pas étanches mais protègent des projections d’eau de mer.

Après mon tour de manège, j’aperçois le port de la Noveillard de Pornic et dépasse la Balise Notre-Dame. Il est 19h30 lorsque j’arrive sur le musoir de Gourmalon.

Voila, 60 QSO réalisés, même si je ne suis pas sorti de l’Europe, le résultat est superbe, pour moi. Il vaut mieux, « un tient que deux tu auras ». Je suis content de faire des heureux, que ce sois les chasseurs de phares, de locators, de départements etc…

L’essentiel est de se faire plaisir, Isn’t it ?

 

Matériel utilisé: Yaesu FT897 + FC30, Antenne VHF Yagi 4 éléments, Antenne UHF BigWheel, Antenne HF, comme d’habitude l’excellente COMET CHA250B, Une batterie marine décharge lente de 108Ah, un Booster MFJ pour le maintien de la tension, un tripode télescopique, une station aprs de chez Byonics, une chaise, une table, la marque de bière je n’ai pas le droit de la citer, simplement je peux dire que l’année est inscrite en gros sur les boites ou bouteilles….

Capture d'écran APRS de Patrice F11579

Capture d’écran APRS de Patrice F11579

Capture d'écran APRS de Patrice F11579

Capture d’écran APRS de Patrice F11579

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout. Pour retourner sur l’histoire de ce phare cliquez ici, merci.

 

Merci Monsieur Hergé de nous donner le goût du voyage et de l'action

Merci Monsieur Hergé de nous donner le goût du voyage et de l’action

Phares de l’île du Pilier

Phares de l’île du Pilier,

L’île du Pilier. Nous allons évoquer l’histoire des phares de l’île du Pilier. Cette fois-ci nous sortons du département 44 afin aller chez nos voisins vendéens, près de Noirmoutier, dans le département 85. Plus précisément au nord de cette île que beaucoup de touristes de passage connaissent. Notamment son célèbre « Gois », une voie faite de pierre du début 18ème siècle, il en est fait mention sur un document, pour la première fois en 1701.

Longue de 4,5 kilomètres cette voie est submersible, selon le coefficient de marée, la hauteur d’eau sur la voie varie de 1,20 à 4,5 mètres à marée haute. A ce propos chaque année des guignols se noient ou perdent leur véhicule pour le non respect des consigne de sécurité. Eh, oui ! Ne pas confondre instruction et intelligence, on ne peut pas tout avoir…La Mer et la Montagne gagnent toujours…

Présentation,

Mais revenons à notre île du « Pilier » située au nord-ouest de l’île de Noirmoutier. Lorsque vous êtes sur le port de l’ Herbaudière, c’est simple elle est en face, à quelques miles nautiques de là, environ 2,5 à la louche. Sa superficie est de 4 hectares.

Vue de l'île Pilier, du large

Vue de l’île Pilier, du large

L'Herbaudière et l'île du Pilier

L’Herbaudière et l’île du Pilier

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est une île accessible, à la condition bien sûr de respecter la faune et la flore présente. En revanche je n’y emmènerai pas d’enfant en bas âge, compte-tenu des occupants sur place. Oui ! Les oiseaux qui n’hésitent pas à vous attaquer si vous approchez trop près des nids de ceux-ci.

Les oiseaux,

En gros ne pas quitter la jetée d’accostage… Si vous connaissez le film d’Alfred Hitchcock « Les oiseaux », vous serez servis…Vous êtes prévenus.

Attention tu es chez moi !

Attention tu es chez moi !

Les gardiens de l'île

Les gardiens de l’île

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette île possède en son sein, un ancien fort renfermant un sémaphore inactivé et, deux phares pour le prix d’un. La position exacte de l’île pour les curieux est, 47°02’58 Nord et 002°21’60 Ouest.

Revenons à nos phares au nombre de deux comme évoqué plus haut. Le budget du balisage des côtes françaises est plus que mince en ce début de 19ème siècle. Les côtes sont quasiment éteintes, l’on entretien au minimum les phares ou tourelles à feux existantes. Tient cela me rappel quelque chose ! Même ça on l’a pas inventé…

La faute à qui, tout au moins en partie, à Napoléon qui guerroie dans toute l’Europe. Toujours la même chose, comme au CM2, celui qui aura la plus grosse, la plus longue, la plus claire et j’en passe….Pendant ce temps nos navires s’échouent ou s’éventrent sur nos côtes. Et ça c’est pas bon pour le commerce, des marins on en trouve dans tous les coins du monde mais, la marchandise elle qui traverse la planète à encore plus de valeur…

Le vieux fortin et sémaphore

Le vieux fortin et sémaphore

Les phares de l'île du Pilier

Les phares de l’île du Pilier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il était temps,

A l’époque (1817) des personnages très connus tentent à tout prix de redresser la barre, l s’agit de François Arago grand physicien et directeur de l’observatoire de Paris, qui va nommé  Augustin Fresnel ingénieur ponts et chaussées responsable de l’éclairage de la capitale et de l’astronome Mathieu. Les plaintes s’accumulent sur leur bureau, dont celle de Sieur Pineau, négociant à Noirmoutier qui demande qu’un phare soit présent sur l’île du Pilier. Ilot situé à l’embouchure de la Loire, qui s’étend sur six lieues et tant redouté par les navigateurs. Il ajoute comme argumentaire à propos de cet écueil  » cet îlot en élévation au-dessus de la mer pour servir de base à un phare dont la privation coûte plus d’hommes qu’il n’en faut pour peupler une province ».

Sa requête porte ses fruits puisqu’en l’année 1823, Becquey directeur général des Ponts et Chaussées, lui répond qu’il va accéder à sa demande.

La première tour date de 1829

La première tour date de 1829

L'ancienne tour et le nouveau phare

L’ancienne tour 1829 et le nouveau phare 1877

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prenons les mesures,

Tour ronde d’une hauteur de 34,20 mètres, hauteur de la focale 29,50 mètres. Coût de travaux 52.000 francs or. Hauteur au-dessus de la mer 32 mètres. Feu blanc varié de 4′ en 4′.

Jusqu’au mitan du 19ème siècle combustible « l’huile de pierre » est peu présente, hormis pour le calfatage des coques de navires. Il faut attendre 1848 pour que Abraham Gesner parvienne à distiller ce goudron pâteux afin d’en extraire un produit inflammable « le Kérosène ». Seul problème en France, il n’y a pas de champ pétrolifères et les français recourent à un produit voisin, la distillation du schiste bitumeux. En 1858 plusieurs feux de ports en seront équipés, en attendant l’arrivée des premières huiles de pétrole venant des USA.

Ce produit miracle au regard du gaz (distillation du charbon), huile de colza et autres consœurs n’est pas sans inconvénients. D’abord les Trois principales qualités, le prix, la luminosité à prix égal et enfin des hauteurs de flammes moins importantes. Maintenant les soucis, combustion inégale, fort dégagement de fumée, trop légers et de ce fait facilement inflammables.

Autre gros souci, la très forte chaleur dégagée par la combustion de ce kérosène et donc des problèmes de maintient physique de la coupole en métal et assemblée au plomb. Celui-ci se liquéfie sous l’action de cette chaleur et met en danger le haut de l’édifice.

Le chemin du fort au phares et ses gardiens

Le chemin du fort au phares et ses gardiens

Les phares de l'île du Pilier en restauration Juin 2015

Les phares de l’île du Pilier en restauration Juin 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Améliorer à tous prix,

Voulant améliorer la portée de l’optique du phare, une lampe à cinq mèches prend place et mise en service en 1871 dans la lanterne exiguë de la vielle tour. La chaleur intense empêcha les gardiens d’accéder à la coupole et celle-ci se dessoude constamment. Pour accueillir la nouvelle lampe ils décident de construire une nouvelle tour, plus haute et, plus large.

La cale d'accès à l'île du Pilier

La cale d’accès à l’île du Pilier

L'optique actuelle installée en 1877

L’optique actuelle installée en 1877

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce nouveau phare détient un record depuis 1877, celui de la construction la plus rapide de l’histoire des phares en France, 4 mois et demie. Oui !Vous lisez bien…Du 4 juin au 15 Octobre 1877.

Ses mensurations, tour pyramidale de 30,20 mètres, hauteur au-dessus de la mer 34,20 mères, hauteur de la focale 27 mètres. Optique blanche fixe de 4′ en 4′, et optique de focale 0,70 m.

A noter aussi qu’en 1903, le 24 Septembre, un feu auxiliaire vient se greffer sur le corps du phare à mi-hauteur de la tour, sur un balcon d’acier. Côté sud. Une cuve à mercure sera installée par stabiliser l’optique comme dans pas mal de phare de l’époque.

Électrification,

Il ne fut électrifié qu’en 1966 car, il a été déclassé entre temps et n’était plus un phare de première ordre, donc tombé dans l’oubli. Ce phare fut sauvé de la destruction par la dépose de son optique en juillet 1944, ce qui ne fut pas le cas de 180 de ses congénères. Petit rappel d’histoire, qui a son importance, la région appelée poche de Saint-Nazaire n’a été libéré par les alliés que le 11 mai 1945. Dernière région de France libérée.

Son automatisation en 1996.

Jolie rencontre,

Autre précision lors de l’activation radio de ce phare, qui fera l’objet d’un autre article, le hasard m’a fait rencontrer l’équipe de restauration des phares et balises. Il s’agit de Jean-Jacques et de son équipe de techniciens qui venaient d’être déposés par le gros bateau du même service, pour le chantier. Je voulais les remercier pour leur gentillesse et accueil pendant leur pose méridienne. Ben Oui ! Ils n’ont pas de temps à perdre, ils bossent les gars. Leurs connaissances sur les phares sont précieuses. Ils en parlent avec passion, pour des ouvrages souvent abandonnés par nos dirigeants politiques…

Quelques années plus tard, je ferai une autre passionnante rencontre. Le privilège de converser avec Mr Gérard Raoul, des Phares et Balises de Lézardrieux…

Nous évoquons les phares de la région et les particularités d’approches de chacun d’entre-eux. Ils regrettent de n’avoir que peux de clichés de leurs travaux. Je donne à Jean-Jacques l’adresse de mon site et nous parlons du Grand Charpentier. Il y a passé pas mal de temps avec son équipe de travaux. Il me parle de photos avec des bâches vertes, sur la jetée de celui-ci.

Je les salue pour le travail qu’ils réalisent. Le bateau les dépose le lundi matin et les reprend le vendredi et cela par tous les temps. No Comment…

Bateau des Phares et Balises

Bateau des Phares et Balises

Les deux phares du Pilier vus de la mer

Les deux phares du Pilier vus de la mer

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article concernant les phares de l’île du Pilier. Pour les OMs désirant activer ce phare en radio, cliquez ici, 73 les gars et bon courage.

 

La pierre à l’œil

La pierre à l’œil,

La pierre à l’œil, joli et bizarre nom d’une tourelle à feu qui balisait l’Estuaire de la Loire maritime. Elle se trouve sur la commune de Paimbœuf, depuis bien longtemps. Pour son histoire nous devons revenir au milieu du 18ème siècle.

L’un des premiers programmes de balisage d’estuaire est celui de la Loire. En 1747 sous la houlette d’un ingénieur géographe Mr Pelletier, au service du duc de Penthièvre. Celui-ci proposera un plan de balisage de l’estuaire pour un coût de 40 000 Livres. Les états de Bretagne ne le retiennent pas, trop cher.

Tiens ! Nous sommes en Bretagne ? Les estuaires sont le lieu de vastes mouvements de navires et donc de trafics importants. Pour la ville de Nantes, ce sont les voyages de « La droiture » comme « Triangulaires » et donc les petits commerçants rouspètent. De nombreux navires s’échouent, coulent ou s’éventrent sur la multitude de bancs de sables ou rochers émergeant. L’objectif est de domestiquer la Loire afin d’aider les navires à rejoindre Nantes sans encombre.

Duc d’Aiguillon,

Le duc d’Aiguillon qui administre la province de 1753 à 1768 demande à l’ingénieur Mangin, après une étude hydrographique préalable, l’édification de trois tours.

Deux à terre, la tour de « L’aiguillon » et elle du « Commerce » afin d’éviter le banc des Charpentier. La troisième sera celle des « Morées » qui trouve place en plein milieu de l’estuaire. Afin de prévenir des roches et du banc de sable éponyme. Construite en 1777.

Les navigateurs apprécient grandement ce balisage. D’autres suivront afin de compléter le balisage de l’estuaire de la Loire, notamment la tour de « la Pierre à l’œil » en 1780, peu avant la révolution.

Pierre à l’œil début 20 ème siècle

Pierre à l’œil début 20 ème siècle

Remarquez l'avancée de la tour sur la Loire Maritime

Remarquez l’avancée de la tour sur la Loire Maritime

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite tour en pierre muni d’un toit en pierre de taille d’une hauteur d’environ six mètres. Oui ! D’ici l’on ne vois pas grand chose. La position exacte de cet ouvrage est Latitude 47° 17′ 60 N et Longitude 002° 02′ 70 N, située sur la commune de Paimbœuf. Son rôle était aussi de matérialiser le chenal de navigation avec la tourelle des « Brillantes » située à 500 mètres de là en aval de la Loire. Les « Brillantes » érigée la même année que la « Pierre à l’œil » en 1780.

La Pierre à l’œil en 2020

La Pierre à l’œil en 2020

C'est loin la mer ?

C’est loin la mer ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au fil du temps le banc des « Brillantes » se déplace et sa taille change,  petit à petit il ensable l’endroit. De plus la main de l’homme, bien sûr passe par là, les creusements successifs du chenal et le rejets des encombrants y sont pour beaucoup. Une sorte de « Jaille » de l’époque.

La tourelle des Morées (1777) et Le Grand Charpentier (1887)

La tourelle des Morées (1777) et Le Grand Charpentier (1887)

La tourelle des Brillantes 1780

La tourelle des Brillantes 1780

 

 

 

 

 

 

 

Trois tourelles,

De ces trois tourelles à feu, deux sont encore en service, à savoir celle des « Morées » et la seconde, « Les Brillantes ». D’autres tourelles à feu balisent ou balisaient l’estuaire de la Loire comme, la tourelle de la « Pierre rouge » (1806, voir article sur ce site), la tourelle « Des Moutons » (1811) se situe presque en face de la Pierre à l’oeil sur l’autre rive et visible à l’œil nu. Nous avons aussi un peu en aval la tourelle de « Sécé » (1807) qui se trouve à la jonction du banc de « Bilho » et du banc « Des Brillantes » et enfin « La Ramée » qui feront l’objet d’un autre article sur ce site.

D’autres part compte-tenu des nombreux naufrages ou incidents de navigation les marins tombés à l’eau avaient peu de chance de s’en sortir vivants, de part la forme des tourelles, tronconiques et avec un sommet en pointe. Ils décident en 1893, d’araser les sommets de ces tours, d’y sceller une balustrade en fer et de leur adjoindre une échelles métalliques afin que les marins puissent avoir une chance de s’en sortir. Certaines tourelles comportaient des niches à leur sommet pouvant contenir un naufragé.

Aménagement sur la "Tourelle de la Pierre Augé"

Aménagement sur la « Tourelle de la Pierre Augé »

Aménagement de "la tourelle aux Moutons"

Aménagement de « la tourelle aux Moutons »

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour revenir à la tourelle de la « Pierre à l’oeil », en 1890 l’on installe un système d’éclairage qui se compose, non pas d’optique catoptrique comme sur les phares de premier ordre mais, d’un appareil rotatif à réflecteur parabolique et à lampe à huile, moins onéreux.

Maintenant vous allez me dire, « Mais elle se situe où, cette pierre à l’œil ? »

Situation,

Lors de votre visite dans cette commune de Paimboeuf, vous longez la Loire et ses grands quais. Vous verrez bien sûr son petit phare qui serait, selon les spécialistes le phare le plus en retrait du littoral, environ 10 kms. Vous continuer vers le camping, arrivé face à celui-ci, vous avez un chemin face à vous, un petit restaurant sur votre droite, vous allez tout droit vers le port à sec.

Sur le port à sec, un chemin de terre longe celui-ci sur 100 mètres maxi et la tourelle se présente à vous. Il ne reste plus qu’a profiter de l’endroit bucolique et calme.

A noter qu’en 2020 le port à sec est détruit et laisse place au chantier des éoliennes du Croisic.

La tourelle de la « Pierre à l’œil » fait partie pour les Radio-Amateurs du DFCF, elle a été activée dernièrement (avril 2015) par Claude F5MCC.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article.

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

La Banche expédition

Présentation,

La Banche expédition. Avec l’ami Albert F4FDY nous avons retenu la date du 23 mai pour notre expédition Wlota sur « le Phare de La Banche ». Nous ne l’avons jamais activé et il ne l’a pas été depuis bien longtemps. Je ne reviendrai pas sur ses caractéristiques techniques architecturales, ni nautiques etc…Il suffit de lire l’article sur le sujet en cliquant ici.

Alors pour ce samedi et pas un autre ? Très simple, c’est l’océan qui commande et non l’homme. C’est comme la montagne, ce sont les éléments naturels qui dirigent, ceux qui les ont bravés, ne sont plus là pour en parler. L’avantage de la « Gopro » et consœurs maintenant c’est qu’ils meurent en direct, pour le bien-être des guignols avides de vidéos à sensations. Le plus dur n’est pas pour ceux qui passent de l’autre côté du décor, mais, pour ceux qui restent…

Bien revenons à nos moutons, il est mignon ce petit phare.Sa hauteur est de 30,30m construit au large de la ville du Pouliguen en Loire Atlantique.Commune située entre Saint-Nazaire et le Croisic.

Phare de la Banche et sa cardinale Nord

Phare de la Banche et sa cardinale Nord

La digue de 107 m se découvre peu à peu

La digue de 107 m se découvre peu à peu

 

 

 

 

 

 

 

 

Position,

Pour le côté nautique, sa position est en latitude, L = 47° 10′ 7 Nord et sa Longitude G = 002° 28′ West. Pour les amis Radio-Amateurs le Locator = IN87SE. Il est situé entre les phares du « Grand Charpentier » et du « Plateau du Four ». Sa position, 8 miles de la pointe du Croisic et environ 6 miles nautiques du Pouliguen.

Alors pourquoi ce jour et pas un autre. D’abord le coefficient de marée, aujourd’hui c’est un 67, c’est le morte-eaux conseillé à l’inverse des vives qui augmente les difficultés d’abordages, un marnage plus important et donc un transfert de masse d’eau plus important sur un temps quasi identique. Exemple : la hauteur d’eau en pleine mer est de 5,05 mètres et 1,45 mètres en basse mer. Si je prends un coefficient de 84, donc vives eaux la pleine mer sera à 5,60 m et la basse mer 0,80 m, nous aurons une amplitude plus importante dans le même laps de temps ou presque.

Albert F4FDY, en reconnaissance

Albert F4FDY, en reconnaissance

Le Gros et ses 10 pare-battages côté tribord

Le Gros et ses 10 pare-battages côté tribord

 

 

 

 

 

 

 

Autre paramètre,

Autre paramètre, le vent dominant, dans cette zone il est principalement West et SudWest. Parfois comme aujourd’hui Nord-Est, comme sur les clichés au-dessus, dans ce cas l’accostage est facilité et les vagues petites d’environ 0,50 m de hauteur.L’an dernier en plein mois d’Août par beau temps, nous avons accosté le phare du « Grand Charpentier » par marée de coefficient 84, vent plein Ouest, nous avions des creux de plus d’un mètre et avons accosté qu’au bout de trois tentatives. Le bateau étaient littéralement projeté contre la digue et de ce fait seul les petits bateaux peuvent accoster.

Autre chance du jour, la mer calme nous a permis de débarquer le matériel une heure en avance. La règle empirique d’abordage de ce type d’ouvrage c’est deux heures avant la basse mer. Elle était basse à 15h35 et nous avons pu aborder à partir de 12h35.

Alors !On n'est pas bien là ?

Alors ! On n’est pas bien là ?

Albert est déjà à pied d’œuvre

Albert est déjà à pied d’œuvre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Déroulement,

Nous avons décidé de travailler chacun à une extrémité de la digue de 107 mètres de longueur, because des interférences entre nos deux antennes au niveau des harmoniques. Ne possédant pas de filtre passe-bande, nous appliquons l’article 22.

Concernant le déroulement des opérations, nous avons prévenus les copains et copines du début des émissions à partir de 14h00. Grâce à un bon réseau de connaissances et large diffusions, les OMs passionnés de phares nous attendent de pieds fermes. Claude F5MCC de Bourgogne et Patrice F-11579 ont QSP les infos, ainsi que F5MSS Lidye (SK 2018) et le REF39 par Serge F5SN. Idem pour les OMs de Loire Atlantique et les serveurs Radio-Amateurs. Ce phare a été activé il y à très longtemps. Malgré cela nous sommes conscients que, nous allons frustrer pas mal  d’OMs car la fenêtre de tir sur ce type de phare est de, 3h00 à 4h00 maxi de QSO, cela va encore se vérifier aujourd’hui. Ce sera pire pour les prochains car le plus dur sera d’aborder le phare et de rester, quelques minutes…..Enfin vous verrez.

C'est basse mer, il ne reste qu'une heure de QSO

C’est basse mer, il ne reste qu’une heure de QSO

Le calme avant la tempêté

Le calme avant la tempête

 

 

 

 

 

 

 

Côté matériel,

Côté matériel, nous avons deux transceivers, un Yaesu FT847 et un FT897. Les antennes sont deux verticales COMET CHA250B de 7,13m de hauteur, sans radians et sans boite de couplage. Le montage est aisé et c’est ce qui compte. Bien sûr il y a toujours mieux, il y a aussi pire…Pour ma part je trafiquerai aussi en VHF avec une Yagi 5 éléments et en UHF avec une BigWheel en 432mHZ. Les sources d’énergie, trois batteries, une de 108Ah marine décharge lente munie d’un Booster MFJ afin de garder le plus longtemps possible, les 13,8 volts. Deux autres batteries de 70Ah chacune.

Pour le moment nous avons laissé de côté les dipôles qui demandent pas mal de place et de risques lors d’escalade du phare pour les fixer. Nous ne sommes pas là pour nous mettre en danger mais, faire de la radio en se faisant plaisir. Imaginez la tronche de la SNSM, d’autant plus que ce jour là nous avons suivi un sauvetage périlleux de plaisanciers. En Vendée au large de Jard sur mer, qui à pas mal occupé le CROSS et les sauveteurs. Et oui, la saison change, les guignols changent de région.

La potence est idéale pour accrocher une filaire

La potence est idéale pour accrocher une filaire

Face côté océan

Face côté océan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti,

Les deux stations démarrent vers 14h00 locales, Albert sur 7,080mHZ récupère un pile-up dès les premières minutes. Il gère sans souci, même si parfois certains sont un peu pénibles, nos privilégions bien sûr les mobiles et QRP lorsqu’il y en a. Pour ma part je démarre avec la 5 éléments sur 144,244mHZ et les copains de Loire Atlantique et Vendée attendent patiemment. Ce phare est référencé sur les sites concernés, situé en mer sur un banc de rochers et porte des numéros. Une grande partie des phares mondiaux sont référencés sur les sites du WLOTA ou de l’ARLHS.

Le Guignol en action

Le Guignol en action

Albert toujours en action

Albert toujours en action

 

 

 

 

 

 

 

Ce phare compte aussi pour le DPLF sous la référence. Nous allons trafiquer une heure et demie (14h00 à 15h35), ensuite comme d’habitude la bascule de marée change le temps. Le vent tourne, passe à sur l’Ouest et la houle se forme au loin. Il nous reste en tout et pour tout à peine une heure de trafic. Je commence à remballer le matériel VHF et UHF par précaution et range les câbles.

Nous avons effectué en 2h30′ de trafic, 80 QSO dans 10 pays différents. Nous avons aussi 15 QSO sur VHF et UHF. Compte-tenu du temps alloué à la radio, ce n’est pas si mal.

Maintenant il faut recharger le navire et rentrer, à vrai dire le plus dur reste à faire…

L'eau monte tranquillement

L’eau monte tranquillement

Une heure après la montée des eaux

Une heure après la montée des eaux

 

 

 

 

 

 

 

Retour,

Nous repartons à regret mais, nous le savons à chaque fois c’est la même chose. Nous avons maintenant 12 miles à parcourir avec les vagues de face et qui dévient continuellement notre route fond. Pour venir nous avons eu des pointes à 19 Mph. Pour le retour nous calons la vitesse à 7 Mph et à chaque vague de face nous perdons 2Mph. Nous rallierons le port du Croisic en 2h10′. Ensuite vidage du bateau, sortir de la cale et retour aux QRA, nous serons à 21h30 à destination, mais quel bonheur de faire plaisir aux autres.

Là ! Il faut penser à rentrer

Là ! Il faut penser à rentrer

Bien ! Nous allons prendre congé. à une prochaine fois ?

Bien ! Nous allons prendre congé. A une prochaine fois ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article et à bientôt. Albert F4FDY et Chris F5OHH remercient tous les YLs et OMs qui les ont suivi.A bientôt pour une nouvelle aventure.88 et 73.

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