Pointe de la Croix, son phare

Pointe de la Croix, son phare,

Je suis toujours sur l’ île de Groix au large de Lorient, dans le département du Morbihan. Nous abordons le premier des cinq phares, histoire et activation Radio-Amateur.

Selon les écrits consultés, cela commence fin du 18 ème siècle. L’ île de Groix est un lieu stratégique, depuis 1744 deux forts militaires occupent les lieux. Le premier à l’Est de l’ île, le « Fort de la Croix », dit de Surville. Le second à l’Ouest de celle-ci, le « Fort du Haut Grognon »

Fort de la Croix, dit de Surville

Fort de la Croix, dit de Surville

Fort du Haut Grognon

Fort du Haut Grognon

 

 

 

 

 

 

 

 

Précisons qu’en cette époque, très peu de phares occupent nos côtes françaises. Éclairer les rivages équivalait à montrer à nos ennemis où se rendre. Mais pendant ce temps, les épaves s’entassaient le long de nos plages.

La genèse,

Cela démarre en 1791 lorsque le Sieur Antoine Thévenard ancien officier de la compagnie des Indes est de passage sur Brest. Il est sur place afin de concrétiser le projet d’éclairage du Goulet de Brest.

Dans ce même temps, il décide la construction de deux autres phares, Penmarc’h et Groix. Mais la période est trouble au sortir de la révolution. En 1793, le ministre de la marine Jean d’Albarade, demande à tous ses administrateurs maritimes, un état des lieux.

« L’état d’entretiens et de réparations à faire, de tous les phares, amers, *tonnes et balises ».

Enceinte et fossé Ouest

Enceinte et fossé Ouest

Bâtiment principal

Bâtiment principal

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour établir un phare ou un amer, à l’époque, trois ministère sont décideurs. La marine pour les emplacements, les Ponts et Chaussées (crée en 1747) pour la construction et l’entretien. Enfin le troisième, les membres de l’Institut pour l’aspect scientifique.

Enceinte extérieure fortifiée

Enceinte extérieure fortifiée

Vue de la Passe de Port-Louis

Vue de la Passe de Port-Louis

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le projet général de 1825 pour l’éclairage des côtes de France. Il est stipulé l’établissement d’un phare de 1er ordre. Feu fixe blanc, sur le fort de la Croix, pointe orientale de l’île de Groix. Il faut préciser qu’à cette époque, il n’y a que des feux fixes blancs.

La première construction démarre,

En 1830, un petit fanal juché au sommet d’un échafaudage de bois, rempli sa mission. Il ressemble à l’édifice qui éclairait l’île de Hoëdic. L’on peut trouver des dessins de l’édifice, dans les annales des Ponts et Chaussées. Ce fanal se situe sur la partie orientale de l’île sur le sommet du fort de la Croix.

Pourquoi, une charpente provisoire ? Très simple, entre les ponts et chaussées et les militaires, il y avait un abîme. Il ne devait absolument pas gêner les pièces d’artillerie et  défenses en tous genres.

Côte orientale de l'île

Côte orientale de l’île

Sommet du fort de la Croix

Sommet du fort de la Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette charpente sera active de 1830 jusqu’en 1845. Ce petit fanal éclaire bien les « Roches de la Pointe des Chats » et les approches de Port-Louis, mais n’aide pas les navires venant du large. L’île n’est pas suffisamment éclairée, notamment la face Ouest.

La seconde construction,

Il est décidé de maintenir le petit pharede la Pointe de Groix et de construire un grande phare dans la partie occidentale de l’île. Il sera implanté à 200 mètres de l’ancienne construction de 1792 et inachevée.

1845 verra la naissance d’un second phare sur le fort de La Croix. C’est une maison phare à tourelle carrée. A l’époque en 1840, le grand ingénieur architecte des phares Mr Léonce Reynaud confie le projet de cet ouvrage à l’aspirant ingénieur Aribaut. Il lui conseille de reproduire la tourelle du Môle du Palais, sur Belle-île. Mais il ne suivra pas ses conseils. Celui-ci fonctionnera jusqu’à la fin du 19 ème siècle.

Troisième et actuel feu,

Enfin, en cette fin de siècle, déplacement du phare de La Croix. Il va être construit dans la falaise de la partie orientale de l’île en contrebas du Fort de La Croix.

Vue sur la Passe de Port-Louis

Vue sur la Passe de Port-Louis

Veille depuis le 15 octobre1898

Veille depuis le 15 octobre 1898

 

 

 

 

 

 

 

 

D’après les experts, c’est le plus petit phare de France. J’avoue que, je pensais que le plus petit était le feu du Scal sur l’estuaire de la Vilaine et ses 5 mètres.

Les 4 saisons sur l'île

Les 4 saisons sur l’île

Une belle eau turquoise

Une belle eau turquoise

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit phare repose sur un socle en ciment. Il est réalisé en fer et non en fonte, à l’époque par souci d’économie. L’accès en revanche est dangereux, il vaut mieux être en bonne condition physique. Il est accessible par le chemin côtier venant venant de la plage des grands sables.

C’est un vrai chemin côtier, authentique et non pas une esplanade pour promeneurs en digestion dominicale. Lors de mon exploration il grêlait et un petit Noroît de 40 km/h est venu agrémenter le tout hihihi.

Quelques caractéristiques,

Sa hauteur bien sûr de 4 mètres qui en fait le plus petit de l’hexagone, mais, non le moins efficace. Situé sur une falaise, il surplombe de 16 mètres l’océan.

Sa position à l’Est de l’île de Groix, 47° 38′ 06″ N, 003° 25′ 01″ W et son qra locator pour les Radio-Amateurs IN87GP.

A l’origine comme tous les phares de France sa couleur était blanche. Actuellement, il a une portée optique de 12 miles nautiques pour le faisceau blanc. Pour la signalisation rouge, la portée optique est de 9 miles nautiques. C’est un feu à occultations toutes les 4 secondes.

Merci d’avoir parcouru ce court article sur le phare de la Pointe de la Croix, à bientôt.

Pour parcourir l’article sur l’activation radio de ce phare il suffira de cliquez ici.

 

* Tonnes, bouée métallique de grande dimension horizontale. Son rôle, elle sert à amarrer les navires. En général, dans des endroits ne possédant pas de quai d’amarrage.

 

Les sentinelles de l’île de Groix

Les sentinelles de l’île de Groix,

Nous repartons dans le Morbihan, dans la région de Lorient. Si vous regardez vers l’Ouest, face à vous, l’Amérique, comme disent certains. Mais, entre les deux suivant le WX, un mince filet de couleur sienne brûlé, ocre jaune ou terre brûlé se détache sur l’horizon. Oui c’est l’île de Groix, huit kilomètres de longueur sur 2 à 3 de large. Discrète mais, bien présente, si intrigante, un peu comme lors de notre enfance, l’île Noire d’Hergé.

Face au petit phare de la pointe du Talus

Face au petit phare de la pointe du Talus

Beg Melen, sémaphore et phare de Pen Men

Beg Melen, sémaphore et phare de Pen Men

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous vous y fiez pas, elle est quand même à 14 miles nautiques du continent. Pour s’y rendre bien sûr il suffit de prendre le ferry. Je ne parlerai pas de prix, vous avez internet chez vous, servez-vous en. En revanche, nul besoin d’avoir Bac+5 pour savoir que, les prix intéressants, le sont lors la morte saison, de novembre aux vacances de Pâques. Hormis les zones de fêtes.

Compte-tenu de mes activités radio, je dois passer mon véhicule. Prenez le plus court possible, nous ne sommes plus au CM2, ni à la fac. Ici plus c’est court, moins c’est cher. Pour le reste, pas de produits inflammables, dangereux, les animaux paient, les enfants aussi ….

La traversé dure environ quarante cinq minutes, il file aux alentours de 20 nœuds, en tenant compte du WX marin.

La route est à nous,

Allez c’est parti, d’abord il faut s’affranchir de la rade Lorient et de son trafic nautique. Entre les bateaux à voile, les frimeurs en hors-bord, les cargos et navires militaires. La prudence s’impose immédiatement.

Nous filons au 217° sur l’alignement de Kernével, laissant l’île Saint Michel sur bâbord.

Antérieur de Kernével

Antérieur de Kernével

Phare de Kernével

Phare de Kernével

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait, du balisage maritime, il y en a partout, à faire tourner la tête. Bref nous laissons Kernével sur tribord et filons en direction de la citadelle de Port-Louis.

Tourelle du Cochon

Tourelle du Cochon

Les sentinelles de la Base sous-marine

Les sentinelles de la Base sous-marine

 

 

 

 

 

 

 

 

La citadelle de Port-Louis fière et imposante construction à l’entrée de la rade éponyme. Ce joli bâtiment, possède un sémaphore et un musée de la compagnie des Indes très intéressant. Je vous conseille de passer un peu de temps dans cette jolie cité de caractère, comme disent les locaux.

Potée debeurre, Les Soeurs, Le Cabon et le Soulard

Potée de beurre, Les Sœurs, Le Cabon et le Soulard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une petite précision s’impose, je n’ai pas inventé ces noms de tourelles. Ceux-ci sont authentiques. Mais ce n’est rien, je ne vous ai pas évoqué les doux noms de, Écrevisse, Basse de la Paix, Paté du cheval, Les Truies et j’en passe…Prenez une carte du SHOM et vous comprendrez.

Capt’ain, île en vue,

Déjà quarante minutes de passées, les sisters de l’île de Groix apparaissent. Elles ressortent bien dans le ciel de port Tudy que je découvre pour la première, à 63 spires.

Les sisters de Port-Tudy

Les sisters de Port-Tudy

Le chenal et Port-Tudy en fond

Le chenal et Port-Tudy en fond

 

 

 

 

 

 

 

 

Joli nom pour un lieu, celui de Saint Tudy. Celui-ci arriva avec l’immigration des Bretons de la « Grande Ile ». Avant l’arrivée des bretons, l’île était occupée depuis 20 siècles avant JC. Saint Tudy serait arrivé sur un navire de pierre au 6 ème siècle de notre ère. Celui-ci, d’après l’histoire locale se situe sous la forme d’un menhir, sur le lieu-dit « l’Apéritif » sur la route du Ménée.

Ensuite l’île fût occupée par des Vikings trois cent années plus tard. Une tombe l’atteste sur la plage de Locmaria. Comme beaucoup d’îles du littoral, des ennemis de toutes les sortes croisèrent les environs. Les navires anglais ou hollandais ne se génèrent pas notamment au 17 ème siècle. Plus tard bien sûr les Groisillons et Groisillonnes paient un lourd tribu au deux grandes guerres.

Café, au repos de la montée

Café, au repos de la montée

L'auberge du pêcheur juste avant...

L’auberge du pêcheur juste avant…

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour se rendre dans le bourg, il faut gravir un méchant faux plat montant. Sur le parcours des haltes sympathiques permettent de faire des pauses. Il faut reconnaître que la technologie moderne vient au secours du quidam avec, les VAE. Malgré cela, les mollets s’en souviennent.

Arrivée sur le bourg de Groix,

C’est une place de village comme dans toutes les campagnes de France. Il y a environ 2400 habitants sur l’île. Répartis sur une multitude de petits hameaux plus ou moins peuplés. Pendant l’été, il suffit de multiplier par deux ou trois. Compte-tenu de l’étroitesse des rue et routes, la voiture peut-être gênante, l’idéal étant le deux roues motorisé ou pas…

Entrée dans le bourg venant de Tudy

Entrée dans le bourg venant de Tudy

L'église, ses ex-votos et sa girouette...

L’église, ses ex-votos et sa girouette…

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme je vous l’évoquais auparavant les îliens ont payés un lourd tribu à l’océan et afin de défendre le pays au travers de conflits multiples. Concernant la pêche, le port abritera jusqu’à trois cent bateaux thoniers, les fameux « Dundées » de Groix. Mille cinq cents marins travaillaient pour le thon et Groix de ce fait était le premier port thonier de France. Mais tout cela fatalement à un coût très élevé pour ceux-ci.

L obélisque dédié aux marins

L obélisque dédié aux marins

No comment

No comment

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la petite île cinq conserveries employaient la population et en 1914 la population tournait autour de cinq mille âmes.

Mais comme cité auparavant les conflits mondiaux mirent à contribution les îliens. Elle perdit beaucoup d’hommes dont, le célèbre Barde breton, Yann-Ber Calloc’h.

Monument du poète Yann-Ber Calloc'h

Monument du poète Yann-Ber Calloc’h

Tombe du poète, cimetière du Bourg

Tombe du poète, cimetière du Bourg

 

Trois lieues au large jetée,

à trois lieues de la Grande Terre,

Mon île se dresse noire

au milieu de la mer verte…

 

 

 

 

 

Ce poète breton né sur l’île, le 21 Juillet 1888 est tombé sur la Somme comme beaucoup de nos compatriotes le 10 Avril 1917. Pulvérisé par un obus dans le bois d’Urvilliers, aux alentours de Saint Quentin. Je vous conseille ses poèmes d’une grande puissance. « Hommes de la mer, rudes hommes de métier », Bretagne primitive et maritime, obstinée et libre…*

Enfin étant qu’un modeste amateur, ni historien ou scientifique, cela se saurait, j’ai acquis un ouvrage fort intéressant à la librairie du bourg. Le titre, « Une île et un poète »** dans la Grande Guerre, Groix et Jean-Pierre Calloch, édité par le musée de l’île de Groix.

Et les phares !!!

Minute papillon, nous y arrivons. L’île bien sûr est parcourue de long en large par les activités pédestres. Certains viennent y passer la journée, le weekend ou la semaine. Le tout de l’île ferait de ouïe dire, trente kilomètres.

Sur celle-ci vous pouvez apercevoir deux forts à chaque extrémité de l’île. Ces deux forts nommés respectivement « Fort du haut Grognon » et « Fort de Surville » sont construits en 1744, ceci  afin de repousser la multitude d’agresseurs.

Fort du haut Grognon

Fort du haut Grognon

Fort de Surville

Fort de Surville

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces deux fortins traînent une forte mauvaise réputation historique, pas forcément connus des marcheurs rapides du sentier côtier. Lors de la Grande Guerre, nos autorités décidèrent d’interner tous les ennemis du pays. On les appelait les « Indésirables ou Indigents » . Cela concernait notamment, Les ressortissants d’Alsace-Lorraine, citoyens allemands, autrichiens, polonais, hongrois etc…

Ces deux fortins firent partit des soixante-dix « dépôts » servant à l’internement de ces personnes. Mais j’en reparlerai lors de futurs articles sur l’activation radio-amateur de ces lieux magnifiques.

Comme toutes les parties du globe, le problème c’est l’eau. L’île repose sur de la roche et pas facile de sortir de l’eau. Vous trouverez une multitude de lavoirs, de fontaines et de sources. Vous trouvez moult de ces petits ouvrages, dans la trentaine de hameaux de l’île.

Barrage de Melin depuis 1967

Barrage de Melin depuis 1967

Retenue d'eau de 2 hectares

Retenue d’eau de 2 hectares

 

 

 

 

 

 

 

 

Au début du vingtième siècle, plus de cinq milles habitants s’approvisionnant dans les rus et puits. De nos jours un peu plus de deux milles habitants et une surveillance active de la ressource. En 1967, près de Port-Lay, l’érection d’un barrage hydraulique sur la rivière Melin.

Nous ne sommes pas dans les Alpes mais, c’est comme les hommes et les phares. Ce qui compte ce n’est pas la taille mais le rôle de chacun.

Ses mensurations, la longueur est d’environ 70 mètres et sa hauteur de 17 mètres. Il retient environ 180.000 m³ d’eau afin de nourrir les îliens. C’est un barrage de type « Poids », de ce que j’ai vu, c’est du béton.

Enfin, les phares,

Les phares sont au nombre de cinq sur l’île de Groix. Au risque de me répéter, je raisonne comme les anglo-saxons, un support et une loupiote. Compte-tenu de l’état de nos phares, c’est catastrophique, donc pas de fine bouche.

Dans ce petit article, je ne viendrai pas sur l’historique complet de nos cinq sentinelles. En revanche comme de coutume, cela sera développé lors de chaque article d’activations.

Arrivée sur Port Tudy Jetée Nord

Arrivée sur Port Tudy Jetée Nord

Jetée Est, côté ferry

Jetée Est, côté ferry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces sisters comme je les nomme sont présentes depuis le début de l’année 1893. Elles en ont vu des Dundées défiler. Cinq conserveries de thon sur l’île et près de trois cent bateaux stationnaient sur place. Les travaux de celles-ci, étant sous la responsabilité de Mr Léon Bourdelles (1838-1899).

Les 4 saisons sur la pointe de la Croix

Les 4 saisons sur la pointe de la Croix

En 10 minutes tout peut changer

En 10 minutes tout peut changer

 

 

 

 

 

 

 

 

Le phare de la « Pointe de la Croix » serait, le plus petit phare de France avec ses quatre  mètres de hauteur. Personnellement je pensais que c’était celui de la « Pointe du Scal » sur l’estuaire de la Vilaine. Construit en 1898, il est le troisième spécimen de la pointe de la Croix. Nous y reviendrons plus tard.

Vue de l'estran, marée de 115

Vue de l’estran, marée de 115

Il vaut mieux le voir de loin...

Il vaut mieux le voir de loin…

 

 

 

 

 

 

 

 

Le phare de la « Pointe des Chats », je trouve que c’est la honte de cette jolie île. Elle mérite mieux que cela. De plus les autorités locales, avec un air militaire, ont le culot de vous dire de ne pas dégrader les lieux hihihi. J’espère que les années à venir seront plus roses pour l’édifice car, les lieux sont fantastiques. Ce fanal occupe ceux-ci depuis 1898.

Les clichés sont conformes aux dépliants touristiques et promotionnels. Je n’y fait pas figurer, le garage, sa porte défoncée, les tags, les fenêtres clouées de planches, peintures pourries. En gros mon enfance à Barjoland.

Au large de cette pointe, en 1887 fût installé une expérimentale « Bouée sifflet » sur les récifs de « La Basse des Chats ». La houle actionnait un piston qui insufflait de l’air dans un sifflet. Très utile en période de brouillard.

Enfin pour terminer,

Pen Men ou grand phare

Pen Men ou grand phare

Pen Men vu du chemin côtier

Pen Men vu du chemin côtier

 

 

 

 

 

 

 

 

Le phare de « Pen Men », appelé aussi « Grand phare » par les îliens. Magnifique ouvrage mis en service en 1839. Phare de premier ordre, de par sa portée optique. Nous y reviendrons plus longuement. Pour lui, c’est du luxe, même un gardien sur place et super entretenu.

Nous terminons ce modeste tour d’horizon d’une petite « Grande » où j’ai rencontré des îliens forts accueillants et des caractères authentiques.

Merci d’avoir pris le temps de parcourir cet article et à bientôt pour la lecture des activations et historiques de ces jolis sites.

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Fascicule de Bernard Rio, intitulé Groix aux éditions J.Paul Gisserot

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Groix et Yann-Ber Calloch

Groix et Yann-Ber Calloc’h

Pointe des Dames,

Pointe des Dames,

Pointe des Charniers, Banc de la Chaise, Pointe du Cobe, Roche des pères, pas de doute nous sommes bien sur l’île de Noirmoutier. Plus précisément au Nord-Est de l’île, à l’extrémité de celle-ci.

Pour s’y rendre, deux voies possibles, le passage du Gois ou le pont depuis Fromentine.

Le passage du Gois depuis 1701

Le passage du Gois depuis 1701

Le pont 800 m de longueur depuis 1970

Le pont 800 m de longueur depuis 1970

 

 

 

 

 

 

 

 

Le passage du Gois est un lieu historique, classé depuis 1942. Il est long de 4130 mètres environ. La commune de Beauvoir sur mer gère l’ouvrage et figure depuis 1701 il figure sur les cartes. C’est un lieu pratique, qui permet de gagner du temps sur la traversée en direction de l’île. Cet endroit peut devenir très dangereux, un peu comme un passage à niveau. Des panneaux en langues anglaise, allemande et française indiquent la conduite à tenir. Le tout est renforcé lampes clignotantes qui signalent le danger de la marée montante. En dépit de tout cela, des guignols, continuent de braver les conseils. Encore 32 sauvetages l’année 2017, maintes vidéos relatant ces événements traînent sur les réseaux sociaux. A quand ? Une appli pour ces personnes…

Les rampes existent depuis 1922

Les rampes existent depuis 1922

Les dalles bétons depuis 1935

Les dalles bétons depuis 1935

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme précisé au-dessus, les rampes d’accès ont été construites de 1922 à 1924. Le pavage est en dalles de ciment armé, de dimensions 40 x 40 x 12 centimètres. Celles-ci sont en place depuis 1935, pour celles qui sont encore présentes. Le jointement entre ces dalles varie de 12 à 15 millimètres et rempli de Brai.

Noirmoutier en l’île,

Par décret en Conseil d’État du 2 novembre 2017, publié au Journal Officiel le 4 novembre,
l’ensemble paysager formé par le passage du Gois, l’île de la Crosnière et le polder de
Sébastopol a été classé au titre des sites sur les critères historique et pittoresque.

Eglise St Philibert, depuis l'an 674

Eglise St Philibert, depuis l’an 674

Édifié depuis le 12ème siècle

Édifié depuis le 12ème siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traversons toute l’île, environ 18 kilomètres, si passage par le pont. Nous passons le centre ville, l’église Saint Philibert et son superbe château en direction de la pointe des dames. De ses origines, il reste la crypte de l’époque Mérovingienne, et cette église aurait vue son érection en l’an 694. A noter que le clocher de celle-ci est blanchi à la chaux en 1822, afin de servir d’amer pour les navires. Comme nous le savons tous, ces monuments étaient souvent réalisés à l’aide de matériaux d’un ou plusieurs temples « Païens ». Rasés pour la circonstances afin de normaliser la religion concernée.

Le château lui, est connu depuis le 12 ème siècle aussi, nous pouvons penser qu’auparavant un fortin de bois était en place. Finalement nous terminons dans un cul de sac, comme la plupart des routes de cette jolie île. Si vous passez par le pont, méfiance, des boites à images mobiles peuvent vous tirer le portrait à tous moments. Principalement, entre avril et octobre, hihihi.

Arrivée sur les lieux,

Le bois de la Chaize est très connu des estivants. Depuis le 19ème siècle des familles aisées s’y rendirent dès le développement du chemin de fer. De belles maisons s’y installèrent et demeurent à ce jour. Ce bois de 30 Ha est classé (heureusement) depuis 1936, zone fragile subissant les assauts perpétuels de l’océan. Son altitude varie de 0 à 16 mètres.

Bois de la Chaize vu de la plage des Dames

Bois de la Chaize vu de la plage des Dames

Débarcadère pour les liaisons continentales

Débarcadère pour les liaisons continentales

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit cocon de verdure est une zone *ZNIEFF et donc sous protection des autorités. La zone porte la jolie référence ZNIEFF 5200300003. Cette partie de l’île rasé plusieurs fois depuis la nuit des temps, afin d’assurer la subsistance des populations locales. Voir éventuellement l’appétit de certains. De nombreux écrits relatent ces faits, notamment l’hiver 1793 et les températures très basses.

C’est un endroit calme hors périodes de congés estivaux, est arboré de diverses essences, notamment de chênes verts, pins maritimes ou arbousiers. Elle abrite des animaux peu communs dans la région comme le faucon Hobereau, hibou petit-duc ou le petit-duc Scops.

Pointe du Cobe et tour Plantier

Pointe du Cobe et tour Plantier

Face orientale du Bois de la Chaise

Face orientale du Bois de la Chaise

 

 

 

 

 

 

 

L’île est très calme en général, l’endroit se réveille comme la côte en général, à partir de Pâques. j’aime particulièrement le printemps et la nature qui s’éveille. N’hésitez pas à visiter le site internet de l’île.

Et la lumière dans tout cela,

Elle arrive, lentement mais sûrement, enfin presque. Comme je le précise auparavant, nous sommes pauvres de lumière en France. Hormis quelques tours à feux disséminées sur les 5850 kilomètres de côtes recensés par l’IGN. Le nord de l’île est un vaste plateau rocheux d’une surface d’environ 6 lieues, à la louche 160 km² (nous sommes avant la Révolution). Ce plateau c’est la Baie de Bourgneuf et la Chaussée aux bœufs.

Pour mémoire une lieue terrestre de l’époque est la distance que peut parcourir un homme ou un cheval. Sa valeur métrique est de 4,4448 kilomètres. En revanche la Lieue marine elle, est de 5,556 kilomètres ou 3 miles nautiques. Finalement je vous laisse effectuer les calculs précis, pour ceux qui aiment l’exactitude.

Revenons à nos moutons. Avant le vaste programme d’éclairage de nos côtes, de 1825, de nombreuses demandes virent le jour. Finalement, en 1823 suites aux requêtes de Sieur Pineau, négociant à Noirmoutier, cela fini par aboutir. Cela se solda par la construction du phare du Pilier. Vous pouvez relire un article précèdent à cette adresse

Attention tu es chez moi !

Attention tu es chez moi !

Le phare du Pilier en restauration Juin 2015

Le phare du Pilier en restauration Juin 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr cela ne résolvait pas le problème du port de l’Herbaudière, ni le balisage du Nord-Est de l’île. A cette époque, il y a bien le blanchiment de l’église de l’île afin d’en faire un Amer. Il faut attendre le 22 avril 1865. De nombreux naufrages plus tard, demandes des îliens, une adjudication de Travaux pour un petit phare arrive.

Loup sort du bois, mai 1867

Loup sort du bois, mai 1867

Remake

Remake

 

 

 

 

 

 

 

Une étoile scintille,

Un spot lumineux de couleur blanche émerge au-dessus des arbres le 5 mai 1867. Finalement c’est une petite maison phare. Celle-ci est d’ailleurs toujours habitée (2018). Sa position exacte 47° 00′ 699 N et 002° 13′ 266 W.

Accolée à la maison une tour, construite en pierre enduites. Sa hauteur est 18,77 mètres de hauteur. Comme les feux tricolores n’existent pas encore, deux faces de la tour sont peintes en rouge, ce jusqu’en 1910. Cette couleur indique le danger pour la navigation. Pour mémoire le premier phare tricolore apparaît en 1889, rouge, blanc, vert. Ce sera la maison phare de Penlan, commune de Billiers, Morbihan.

Nuit,

Nuit,

Jour,

Jour,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tour est blanche sur les quatre faces depuis 1910. Afin d’harmoniser les éclairages de phares, il passera en trois couleurs à partir de cette date.

Sa focale est de 0,25 mètre, et la portée optique de 19 miles nautiques. Elle est à 360 degrés et la lampe est un halogène de 1000 watts.

Avant 1910, deux faces de couleur rouge, permettaient d’indiquer les « écueils des pères » et de « La Pierre Moine ». Ceci afin de protéger les navigateurs professionnels et amateurs.Il ne faut pas oublier qu’une liaison maritime reliait la cité de Pornic et le ponton de la plage des Dames. Celui-ci est construit en 1860, sept années avant le petit phare des Dames.

Les estivants arrivaient de Paris ou Nantes par la locomotive à vapeur. Ils descendaient aussi à la Bernerie en Retz afin de profiter de la grande plage.

Belle vue même, en hiver

Belle vue même, en hiver

C'est beau aussi, en juin

C’est beau aussi, en juin

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila, c’est terminé pour cette petite présentation du bois de la Chaise. N’hésitez à consulter les gens du crû et les professionnels qui sauront vous orienter. A bientôt sur l’air.

*ZNIEFF, Zones Naturelles d’intérêt Écologique Faunistique et Floristique

Pointe St Gildas, sémaphore et musée

Pointe St Gildas, sémaphore et musée,

Une petite visite s’impose à cette belle lande de terre, protégée pour notre bonheur. Je veux parler de la « Pointe Saint Gildas », située sur la commune de Préfailles. Département de Loire Atlantique (44 pour les Dummies) entre Pornic et Saint Brévin. Pour s’y rendre, une fois le pont de Saint Nazaire franchi, en direction du Sud, suivez la Route Bleue. Après Saint Michel Chef Chef, sortie en direction de la Pointe Saint Gildas, puis « Article 22 ».

L'accès réglementé du site

L’accès réglementé du site

Le sémaphore, phare et musée depuis 2004

Le sémaphore, phare et musée depuis 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne vais pas vous décrire de nouveau son histoire, évoquée lors d’un article précèdent. Il suffit de cliquez ici, https://headlight44.fr/la-pointe-st-gildas/

Ce site est un ancien poste de guet surveillant d’éventuelles venues d’envahisseurs. Sous Louis XIV, existaient des « milices de gardes côtes » en chargent de ces activités.

Vue générale du sémaphore vers 1900

Vue générale du sémaphore vers 1900

Vue sur la mât sémaphorique

Vue sur la mât sémaphorique

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sémaphore lui, date d’environ 1862, jusque dans les années 1930, il fut remplacé par la TSF en pleine évolution depuis la première mondiale.

Salle de transmission morse

Salle de transmission morse

Poste électro-sémaphorique morse

Poste électro-sémaphorique morse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est phare depuis 1941, une des rares choses utiles que nos envahisseurs ont fait édifier. De la « récup » bien sûr, la lanterne du Cap Gris Nez refixée sur « une verrue » en béton. Éteint ensuite après la guerre, puis de nouveau allumé en 1958 sous la pression locale, avec un logement pour le(s) gardien(s).

Salle de Guet

Salle de Guet

La lanterne sur le sommet

La lanterne sur le sommet

 

 

 

 

 

 

 

 

Le musée,

Celui-ci et beaucoup d’autres équipements, doivent leur existence à une poignée de passionnés locaux. Lors de l’automatisation du phare, bien sûr tout est parti à l’égaillé, ceux-ci se sont battus pour sa sauvegarde. Une association existe, « Les amis du Sémaphore ». Ils valorisent le site, veillent aux travaux, effectuent des recherches documentaires et organisent des conférences, et j’en passe…

Des expositions permanentes et temporaires s’égrènent aux fil des salles. Un accueil souriant et amical de l’équipe de Stéphane Brégeon, passionné, vous mettra de suite à l’aise.

La salle des Loupiotes

La salle des Loupiotes

On ne se lasse pas de Mr Fresnel

On ne se lasse pas de Mr Augustin Fresnel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première salle vous parle d’éclairage et une belle collection de loupiotes. Vous pouvez admirer des ampoules de 6000 Watts anciennes, à la moderne LED* de 80 Watts équipant l’actuelle lanterne. Une autre salle pédagogique multimédia pour les plus jeunes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite nous avons la salle des naufrages de l’Estuaire de la Loire, vous pouvez retrouver des maquettes de navires tristement célèbres comme, Le Maidstone, Le Juste, Saint Philibert ou plus récemment le Lancastria. Ce dernier coulé le 17 juin 1940, emportant des milliers de passagers. Ce navire transportant environ 9000 passagers, coula dans la Baie de Bourgneuf, bombardé par l’aviation ennemie. Le bilan 6000 victimes, et pourtant l’histoire ne retiendra que le nom du Titanic… Aussi injuste que la date du 22 août 1914…

Une autre grande salle consacré à l’histoire des sémaphores et notamment celui de la Pointe Saint Gildas. Histoire très documentée et complète.

Décodage Morse et électro-Sémaphore

Décodage Morse et électro-Sémaphore

La salle des Loupiotes

La salle des Loupiotes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’extérieur du site,

Sur la terrasse lorsqu’elle est accessible, une vue magnifique à 360°.

Baie de Bourgneuf plein Sud-Ouest

Baie de Bourgneuf plein Sud-Ouest

La même plein Ouest

La même plein Ouest

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne pas oublier non plus les expositions temporaires, et les conférences tout au long de l’année.

Voila merci d’avoir pris le temps de lire ce petit article, représentant qu’un minuscule aperçu des connaissances apporté par ce musée. Animé par des passionnés et soutenu par la région et l’agglomération de Pornic.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Futur proche,

Concernant les phares et bateau-phares. Chaque année en tant que Radio-Amateur et passionné de phare, je participe à la fête de ceux-ci.

Chaque troisième week-end du mois d’Août, depuis 25 ans afin de faire connaitre les phares du monde entier, des activités radio sont organisées. Crée par des gardiens de phares écossais afin de sensibiliser les pouvoir publics, sur la dégradations de ces monuments. Il s’agit de l’ILLW (clic clac)

Lorsque nous le pouvons nous émettons de l’intérieur d’un phare (en accord avec les autorités) où dans les abords immédiats. Cette année nous serons deux Radio-Amateurs Français, activant un phare Français. L’an dernier 516 stations Radio-amateurs dans le monde ont participé ……… une seule équipe Française, La nôtre.

*LED ou DEL, Light-Emitting Diode en anglais, ou Diode Electro-Luminescente en français,

Goulet de Fromentine et Barre de Monts

Goulet de Fromentine et Barre de Monts,

Cette fois nous, nous rendons en Vendée (85) sur la commune de La Barre-de-Monts et plus précisément le quartier de Fromentine. Nous allons parler de Tôle, il reste quelques phares fabriqués en tôles de fer ou de fonte. Il y en a en France et à l’étranger, notamment en Angleterre précurseur en la matière.Ce petit phare voyageur est fidèle depuis plus de cent années. Depuis le grand plan de balisage des côtes françaises des sommes importantes ont été dépensées. En 1800, il n’y avait que quinze phares en service en France. Les matériaux utilisés étaient le granit ou le Kersanton. Il était hors de question de dépenser de l’argent afin de transporter ces matériaux loin des sites de production.

Le goulet de Fromentine,

Ce lieu se situe donc au Nord de la Vendée, entre l’île de Noirmoutier et la côte de la Barre-de-Monts. C’est la fin de la Baie de Bourgneuf. Pour s’y rendre, ce n’est pas compliqué, que vous veniez des Sables, Nantes ou Saint-Nazaire, il suffit de suivre direction Noirmoutier. C’est à cet endroit qu’en 1971 fût érigé le pont reliant l’île au continent, c’est aussi l’endroit le plus étroit, moins de 800 mètres. Donc le plus dangereux, imaginez un siphon d’évier, trois heures après la bascule de marée. C’est à cet endroit aussi que, se situe le quai du ferry permettant de relier l’île d’Yeu au continent.

Il va falloir attendre un peu

Il va falloir attendre un peu

Moins bucolique mais, plus rapide

Moins bucolique mais, plus rapide

 

 

 

 

 

 

 

 

Le célèbre passage du Gois se trouve quelques 4 kilomètres en amont, plus au Nord. Il était le passage incontournable au gré des marées. L’endroit est balayé par des vents très violents, il suffit de voir ce qui s’est passé en ce début d’année 2018, sur Bouin.

102 mètres de hauteur, enfin presque...

102 mètres de hauteur, enfin presque…

Bien, maintenant il va falloir ramasser !

Bien, maintenant il va falloir ramasser !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le métal s’invite chez nous,,

Nous sommes à la fin du 19ème siècle, la Baie de Bourgneuf n’est balisée que par des perches de bois se déplacent au gré des flots. Malgré les demandes des travailleurs de la mer et autorités de la baie, l’éclaire du goulet n’était pas une priorité.

Ce n’était pas un problème local, il concernant tout le littoral français depuis la décision de 1825. Entre temps nos amis anglais exploraient une autre solution, une sorte d’alternative. Avec l’explosion industrielle, pour la première fois en Europe, ils construisent en 1803, un phare métallique. C’est le phare de Swansea entièrement réalisé en plaque de métal.

En France pas question d’utiliser le métal, jugé incompatible avec l’air salin. Un phare est fait de pierre noble ou éventuellement de bois pour les locaux. L’avantage du métal est son insensibilité au feu, fléau de l’époque. Il est fait de plaques de métal assemblées par des vis, puis pas rivets. A ce sujet Monsieur Eiffel et un associé avaient déposé un brevet concernant ces édifices métalliques.

En France la première expérience se situerai en 1832. Cela concerne la fabrication de planchers et de structures de soutient. Cela consistait à renforcer et rigidifier l’intérieur des édifices. Le phare de Goulphar en fera l’expérience (Belle-île en mer).

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite les chantiers s’enchainent, compte-tenu du coût de fabrication et d’installation, 40 à 60% moins chers.

Un petit fanal métallique est installé à la « Pointe de L’Eve », à Saint-Nazaire en Loire Atlantique, face au Grand Chapentier, en l’année 1856. Cette même année c’est dans le Pas-de-Calais que l’on érige le feu de Walde dont les vestiges sont toujours visibles. Imitant celui de nos amis britanniques qui en 1830, installèrent le même sur la Tamise.

Le métal suite,

Les phares métalliques se commandent sur catalogue et sont livrés à l’autre bout du monde. Le transport se fait par voie maritime comme, le phare Amedée de Nouméa, d’une hauteur de 52 mètres assemblée en dix mois seulement. Assemblée en 1862, Il est toujours en service à ce jour et se visite. Crée par une entreprise parisienne des Buttes Chaumont, ils étaient assemblés en plein Paris avant expédition.

Suivrons quelques phares, en 1865 à Saint-Vaast-la-Hougue, 1868 celui de Saint-Portrieux etc…

J'habite rue du phare, Fromentine

J’habite rue du phare, Fromentine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant le phare qui nous occupe,je l’ai surnommé le « Phare voyageur ». Il a été installé sur au moins trois sites portuaires. Le souci c’est « Ou » ? Son année de naissance serait en 1865/1867. Dans les nombreux documents que je compulse, deux ouvrages de références le situent à des endroits différents.

L’un le place sur le port de Dieppe en début de carrière, ensuite la Pointe du Raz, Saint-Nazaire pour terminer à Fromentine.

Le second le situe à Brest en 1868, puis Saint-Nazaire et enfin Fromentine. Une chose est certaine, il trône sur la colline de la Barre-des-Monts depuis 1915.

Vue de son embase boulonnée au sol

Vue de son embase boulonnée au sol

Caillebottis en fer forgé

Caillebotis en fer forgé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite au déplacement du chenal de Fromentine, les systèmes à feux fixes deviennent insuffisants. Par lettre de décembre 1894 le ministère informe le préfet de Vendée. En 1913, il est décidé d’installer une tourelle métallique sur les dunes de Fromentine. Ce fanal vient du port de Saint-Nazaire. Il sera assemblé en 1915

Pour conclure,

Il n’est pas très haut, il culmine à 10 mètres de haut et 21 d’altitude. Sa portée est de 13 miles nautiques pour le secteur blanc et 10 miles pour les secteurs Rouges et Verts. Des panneaux de secteurs sont renforcés par leur fixation sur la rambarde extérieure. C’est une optique simple focale de 0,25 mètres à deux occultations toutes les 6 secondes.

Il est classé monument historique depuis fin 2012. Il n’est pas ouvert au public mais facilement visible. Pour vous y rendre très simple, il est situé « rue du phare » à Fromentine. Cela ne s’invente pas, nos anciens ne se perdaient pas en blabla, ils allaient à l’essentiel.

Pour les OMs, son locator est IN86WV et c’est un site France Flora Fauna référencé FFF-1248. Pour le phare il porte une référence ARLHS, FRA-374. J’aurai le plaisir d’activer ces deux références dans quelques jours.

Tourelle rouge du Milieu

Tourelle rouge du Milieu

Tourelle blanche de Boisvinet

Tourelle blanche de Boisvinet

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’entrée du goulet de Fromentine, en venant de l’île d’Yeu deux tourelles anciennes balisent celui-ci. Elles sont en pierres assemblées sans joints. Elles portent les jolis noms de « tourelle du milieu » et « tourelle Boisvinet ». La portée de la tourelle du Milieu (la rouge) est de 5 miles nautiques, en revanche la tourelle Boisvinet est à ce jour un simple Amer.

Merci pour la patience dans la lecture de ce petit article, à bientôt pour une nouvelle aventure, 73/44

Dernières news,

Les conditions climatiques, ce n’est pas que des éoliennes qui tombent. L’Océan creuse les côtes inlassablement, comme sur les deux clichés dessous, pris au pied du pont de Fromentine.

En Gironde*, sur la plage du Pyla-sur-mer, en ce moment un bateau pompe appelé « Côtes de Bretagne » tente de rattraper les dégats. C’est un sablier de 75 mètres de longueur, il charge du sable au large (1200 mètres cubes) et les projette sur la plage. Dans trois semaines il aura envoyé 150.000 mètres cubes sur les plages aux abords de la dune du Pyla. Coût 300.000 euros…

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

 

 

 

 

 

 

*Ouest France du 18/01/2018

La Tourelle du Pignon

La Tourelle du Pignon, dans le Morbihan (56), voila un monument fort sympathique au milieu de la rivière Penerf. Où ?  Dans l’extrême sud/ouest du département, à la frontière avec le département de la Loire-Atlantique. Par la route, sur l’axe Vannes, Nantes ou inversement. A la hauteur du village de Muzillac, vous prenez la direction Damgan, donc vers la mer. Ensuite une fois arrivé à Damgan, vous suivez Penerf, demandez « la Tour des anglais » et vous serez quasiment arrivés. Pour le final c’est, « article 22 ».

Sur bâbord, la rade de Penerf

Sur bâbord, la rade de Penerf

La passe, entre la Tour et les rochers

La passe, entre la Tour et les rochers

 

 

 

 

 

 

 

Côté mer, afin de situer sa position en venant du large, il suffit de prendre la « Passe de l’Est » au cap 31,4° en alignant la fameuse « Tour des Anglais » et le clocher de l’église de Penerf. Ensuite suivre l’alignement à 0° (ou 360°) en visant la « Tourelle du Pignon » et l’église du « Tour du Parc ». Des récifs très méchants bordent le chenal très étroit.

Tour de Pénerf, dite des anglais

Tour de Pénerf, dite des anglais

Position du site

Position du site

 

 

 

 

 

 

 

Présentation,

Les constructions de phares coûtent cher, afin de les réduire, toutes sortes de solutions prennent vies. Cela est d’autant plus vrai pour les tourelles, et signaux divers d’entrées de ria et/ou de ports. La plupart des anciennes tourelles, sont construites en pierres qui s’enchâssent les unes dans les autres, le ciment Portland n’existant pas encore. En revanche, fin du 19ème siècle, des premiers essais se réalisent avec le béton armé. Ce conglomérat de matériaux et de ferraille (1877) va permettre de construire des édifices là, où il était impossible d’en implanter auparavant.

Les premières expérimentations passeront par le renforcement de phares existants. L’on n’imagine pas les tonnes de béton coulées au pied de nos phares  emblématiques. Les secondes concerneront la constructions de tourelles, souvent des projets laissés en jachère depuis des années. Les premières seront circulaires, notamment les tourelles du Lavardin en 1888.

Mais ces édifices restent fragiles et nombre d’entre-eux finiront dans l’océan. En 1893, une autre technique apparait, les coffrages de forme octogonale munis d’arêtiers en fonte. La première des tourelles sera celle des « Trois pierres » dans les passes de Lorient.

Le chenal ? Entre les deux pieux bien sûr...

Le chenal ? Entre les deux pieux bien sûr…

C'est rouge, donc, je passe sur tribord

C’est rouge, donc, je passe sur tribord

 

 

 

 

 

 

 

Le travail consiste à couler un massif de béton à deux mètres en dessous du zéro des cartes. Pour mémoire le plus bas niveau de marée basse d’équinoxe. Le coffrage est fait de sacs de ciment, des barres métalliques sont scellées en son sein. Ensuite des moellons sont noyés dans la masse afin d’apporter du poids à l’édifice.

Cette méthode permettra d’éclairer des endroits impensables à l’époque.

Enfin,

Mais cette méthode n’est pas universelle et certains déboires conduiront des ingénieurs dans l’emploi de parement en pierres afin d’assurer la pérennité des tourelles. Un exemple école, le tourelle des Birvideaux entre Groix et Belle-île. Ses travaux dureront en tout et pour tout cinquante années. Son budget dépassera celui du phare d’ Ar-Men et sera aussi élevé que celui de Kéréon. Ce dernier étant le plus cher de tous les phares français.

Enfin pour notre tourelle du Pignon, ce sera la même technique du cylindre de béton et ceinturage en moellons. D’un coût trois fois moins élevé qu’une technique en pierre de taille.

Seul bémol sur cette tourelle c’est, son année de construction… Je ne la connais pas, elle remonte à la fin du 19ème siècle mais sans date précise. Aucune mention sur les sites spécialisés amateurs ou professionnels. Même après des recherches sur les archives nationales et départementales du Morbihan.

La seule piste trouvée, est sur un site bien connu et que j’aime particulièrement, il s’agit de « Phares de France » très documenté. Voici le lien « Phares de France » , il situe sa construction en l’année 1865/66. Je vais poursuivre mes recherches afin de trouver d’autres sources possibles.

Pour finir,

Cette tourelle est bien entendu toujours en service et très utile pour les professionnels de la mer et les plaisanciers de passages.

Cet édifice donc, est pile au milieu de la Ria de Penerf, sa hauteur est de 14 mètres. Position, 47° 30′ 00″ N et 002° 38′ 9″ W. Réflecteur radar. La tour est rouge comme précisé auparavant, servant d’amer et de balisage du chenal le jour. Côté éclairage, en 1933 elle était munie d’un feu fixe rouge et vert. Auparavant il devait être blanc comme la plupart d’entre-eux.

Pendant la seconde guerre mondial il a été éteint sur ordre de la Kriegmarine. je n’ai pas trouvé de trace de son éventuelle destruction en 1944 par l’occupant. En revanche en 1952 celle-ci est rallumé, renforcée et rehaussée.

En 1962 et jusqu’à ce jour (2018) elle passe ses couleurs en Blanc et Rouge, trois éclats toutes les 12 secondes. Les portées optiques sont respectivement de 9 et 6 miles nautiques.En 1973 son alimentation électrique est assurée par un aérogénérateur.

En 2018 ce sont des panneaux photovoltaïques qui assurent cette fonction.

Panneaux photovoltaïques

Panneaux photovoltaïques

Pour les OMs désirant activer cette tourelle, un article va suivre et au plaisir de se retrouver. Sachez simplement que cette tourelle se situe sur une zone FFF (France Flora Fauna) 73/44, finalement une bonne future activation.

Balise Bâbord du chenal

Balise Bâbord du chenal

Balise Tribord du chenal

Balise Tribord du chenal

 

 

 

 

 

 

 

Un siècle déjà,

Un siècle déjà,

Un siècle déjà, Comme le temps passe, c’est comme si c’était avant-hier. Le Sillon de Bretagne est en fête, commémoration, souvenir, et nostalgie. Il y a cent ans, un évènement considérable s’est déroulé dans notre région. Passé inaperçu dans notre hexagone, mais, décisif. Même si certains esprits minores ce bouleversement. Tout ce qui ne vient pas de la capitale…. Cela me rappel l’opération « Chariot » du 28 mars 1942. Ces deux évènements ont beaucoup contribué à notre, à votre liberté d’aujourd’hui. Il vaut mieux parler de LGV qui raccourci les distances, entre les villes. De là à descendre chez les gueux… Et entre les Femmes et les Hommes ?

Le 26 juin 1917 à 7h00 du matin, les troupes américaines débarquent sur le port de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique (44 pour les nuls). Cette déferlante de 198.000 femmes et hommes ont bouleversé le quotidien de nos aïeuls.

Monument dédié aux troupes américaines

Monument dédié aux troupes américaines

Queen-Mary 2 et les Ultimes

Queen-Mary 2 et les Ultimes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

État des lieux,

Il y avait environ 39.000 âmes au recensement de 1911 à Saint-Nazaire. Imaginez la campagne environnante, essentiellement agricole, 15 kilomètres en arrière.  Entre le 6 juillet 1917 et le 13 juillet 1919. Les habitants d’un village de 3200 âmes vont se retrouver en présence d’un barrage hydraulique de 800.000 m³. Construit en moins de trois mois. Il alimentait l’hôpital situé 1,5kms plus haut, à l’aide de pompes. Alimentant un château d’eau, construit dans la foulée. Sans oublier une station de filtrage sur sable de 2300m³ journalier.

Le plus grand hôpital militaire de l’arrière front,  près de 20.000 lits. Le base hôpital n°8, construit et géré par les américains, sur 34 hectares de superficie. Sous la houlette du colonel Cooper, du sergent Miller et des milliers de petites mains oubliées, ignorées, depuis longtemps. Plus de 90.000 soldats soignés. Sans parler du doublement des lignes de chemin de fer. Sans compter le bouleversement culturel et intellectuel résultant de ce continent lointain.

C’est la fête,

La région, villes, villages et habitants se sont mis à l’ouvrage afin de faire revivre ces instants. Ils ont tenté d’honorer au mieux nos hôtes centenaires. Une collecte de documents et de témoignages à été organisée, dans les villages, bien en amont.

Le gros des évènements bien sûr tourne autour du 26 juin, date de l’arrivée des Sammies.

Savenay en fête

Savenay en fête

Savenay en fête

Savenay en fête

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant cet hôpital militaire américains, une courte vidéo est disponible à cette adresse, pour cela cliquez ICI.

Le gros des activités festives va se passer sur la commune de Saint-Nazaire.

A noté aussi la participation des Radio-Amateurs de Loire Atlantique. Du 16 Juin au 02 Juillet, ils animent deux stations radio commémoratives. L’une, TM17USA afin d’honorer la venue des troupes américaines. L’autre TM5BDG, pour la course « The Bridge », une course amicale et un pont d’amitiés entre la France et les USA.

Vue générale des 4 ultimes

Vue générale des 4 ultimes

Les 4 Ultimes et le Belem

Les 4 Ultimes et le Belem

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les quatre ultimes sont arrivés dans la semaine et ont paradé sur la Loire en compagnie du trois mats barque « Belem ». Lui la star, « Le Queen Mary2 » arrive ce samedi 24 Juin, au environ de 17H00.

Macif et Sodebo

Macif et Sodebo

Les belles lignes des Ultimes

Les belles lignes des Ultimes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cœur du port,

Comme à son habitude, la ville de Saint-Nazaire est pavoisée de petits pavillons autour du bassin de Penhoet. Nous fêtons aussi le cinquantenaire de l’association SNSM si chère au cœurs des navigateurs.

La zone bien sûr est sécurisée et interdite à tous les véhicules, cela permet à des milliers de badauds de déambuler au gré de ses envies. De nombreuses animations sont prévues dans cet espace libre, nous avons tous en tête les évènements de Nice, dont le premier triste anniversaire arrive.

Batucada place des Amériques

Batucada place des Amériques

La Verrue du port pavoisée

La Verrue du port pavoisée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr que tout le monde attend avec grand intérêt l’arrivée du « Gros », après quatorze années d’absence. Un vrai Liner qui nous change des « HLM flottants » actuels. C’est comme une pièce de monnaie, tout dépend de la face regardée. J’ai toujours plaisir à les voir se déplacer et partir vers leur destinations lointaines, et l’immense compétence des techniciens constructeurs. L’autre face, c’est les souvenirs de ma cité du 93, sauf que ce n’est pas de la verdure désolé mais, de l’eau saumâtre.

Et le Gros dans tout cela,

Certains sont massés depuis des heures comme des Tamalous devant le buffet d’un village de vacances. Il est 16h30 et les pavillons sont presque désertés. Certains des articles dérivés de « The Bridge » sont déjà en rupture de stock. Ben ! On pensait pas que ça partirai si vite … Je suis rassuré, je suis bien en France.

Le Gros arrive, pile à l'heure

Le Gros arrive, pile à l’heure

Petite marche arrière

Petite marche arrière

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est accompagné de cinq à six remorqueurs, ayant l’habitude de faire pivoter des géants de ce genre, au milieu de l’estuaire. Certains endroits sont clos pour raison de sécurité. Dommage, notamment la jetée Ouest et celle du phare du vieux môle.

Finalement sous l’œil admiratif des badauds, il fera un sans faute et rentrera tranquillement dans la forme Joubert. C’est tout bêtement une place de parking liquide, sauf qu’il n’y a pas large de chaque côté. Construite début des années 1930, afin de recevoir le paquebot « Normandie ». Ce géant de l’époque de 313 mètres de longueur.

Cette « forme Joubert » qui connu un bain de sang le 28 mars 1942, afin d’empêcher l’éventuel venue de cuirassé de la Kriegmarine.

Écluse "Est" et le garage du sous-marin Espadon

Écluse « Est » et le garage du sous-marin Espadon

Écluse "Sud" et machine élévatrice

Écluse « Sud » et machine élévatrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le cliché de droite, vous pouvez apercevoir une cheminée  réalisée en briques. Le bâtiment à ses pieds, est l’usine élévatrice, son rôle était de pomper l’eau afin de remplir ou vider l’écluse Sud, construite en 1904. Cela permet au gros navire d’entrer ou sortir du bassin de Penohet.

Le lendemain, le dimanche 25 juin, nous avons assisté toute l’après-midi à la parade des ultimes et du Queen Mary 2, survolés par le fleuron de l’industrie Airbus, le A380.

Épilogue,

Bien sûr que la fête a continuée. La France commémore les cent années de la première mondiale. Toute cette armée de fantômes venues des quatre coins de la planète.

En même temps quatre années, c’est très court, nous sommes déjà en 2017, il ne reste plus qu’une année tout au plus. Nous en oublions sûrement, par exemple, les 1,4 millions de chevaux massacrés sur le front, soit disant un ami de l’homme. Un animal qui nourrissait les hommes et les femmes en s’éreintant à tirer des outils agricoles ou des remorques. Du jour au lendemain face à des mitrailleuses dans les Ardennes belges, avec un guignol sur le dos armé d’un sabre.

Le 22août 1914,

Nous avons raté aussi, le 22 août 1914, le jour le plus meurtrier que notre pays ai connu. Ce jour-là, trente mille soldats sont fauchés dans chaque camp. Le seul jour comparable serait la bataille de la Somme, vers Vimy et Bapaume où ce 1er juillet 1916, 20.000 Britanniques y moururent.

Nous ne pouvons pas être partout non plus. A l’école l’on vous rabâche, Waterloo et en fait que…Ses 6800 morts. La semaine du 22 août 1914 coûta à notre pays plus du double de morts aux combats que, la guerre du Vietnam qui dura de 16 années (1959-1975). Ce jour là aussi, il y eu autant de morts que durant toute la guerre d’Algérie.

Bizarrement ce 22 août 1914 a été oublié… Contrairement à nos Amis Britanniques qui chaque 1er juillet vont par centaines sur les cimetières de la Somme. En France, on aime pas l’échec. Bon en tout cas pour Saint-Nazaire et les environs, c’est bon, plus rien à honorer, on est tranquille, avant que cela revienne chez nous, nous serons partis depuis longtemps…

Et enfin…

Quoiqu’en disent certains, nous avons des choses en commun, lorsque vous traversez les USA, vous n’êtes pas dépaysez.

Clay County, Texas

Clay County, Texas

La même en couleur

La même en couleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eux ont péris chez nous, cela a permis à leur pays de passer de débiteur vis a vis de l’ Entente, à Créancier. Nous avions quand même une dette de 20 milliards de Francs or. Certaines de leurs industries ont multiplié leur chiffres d’affaires par …500. Et puis les mexicains ont failli récupérer la Californie et le Nouveau Mexique…

Jacques, bataille de la Somme, Quilly (44)

Jacques, bataille de la Somme, Quilly (44)

Tucumcari, Nouveau Mexique

Tucumcari, Nouveau Mexique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centre de Boston, Massachusets

Centre de Boston, Massachusets

 

 

Et voila, le chapitre se clos, ce conflit a été une bonne leçon de pédagogie et depuis tout se passe au mieux, finalement aucun souci n’est venu troubler notre quiétude…Jusqu’en 2077, là c’est une autre histoire hihihi

 

 

Super final comme l’on dit chez les OMs, je vous recommande un ouvrage sur l’hôpital Américain de Savenay, écrit par le groupe d’histoire local. Très documenté et fort bien écrit.

Les amis de l'histoire de Savenay

Les amis de l’histoire de Savenay

Bonne lecture et à bientôt.

 

Échec au phare des grands Cardinaux

Échec au phare des grands Cardinaux,

Les lieux de l'action

Les lieux de l’action

Ça remue pas mal ici !

Ça remue pas mal ici !

 

 

 

 

 

 

 

 

Au lieu de rabâcher ses réussites, pourquoi ne pas parler de ses échecs ?

Petite vidéo résumant deux heures trente d’efforts afin d’accoster le Phare des Grands Cardinaux au large d’ Hoëdic, seul…

Le but à chaque fois est de réaliser des contacts radio avec d’autres Amateurs du Globe. Le nombre de QSO n’a aucune importance, ce qui compte c’est d’aborder ces rochers un peu récalcitrants. ça c’est du Rock’n Roll.

Pour visualiser cette courte vidéo,

Cliquez ici

73/44 Chris

 

 

Collet et Marais Breton

Collet et Marais Breton,

Collet et Marais Breton, vous allez me dire, encore un titre tarabiscoté. En fait, c’est le raccourci entre le « Phare du Collet » et « Le Marais Breton ». Le premier étant situé dans le second. Je vous propose, non pas une, mais deux activations pour la même somme. D’une part une référence concernant le petit phare de l’Étier du Collet, d’autre part une seconde incluant la zone Flora Fauna du Marais Breton. Dans ce petit article je ne présente que les lieux et planter le décor, un autre suivra afi de narrer l’activation de ces deux références.

Une partie du Marais Breton

Une partie du Marais Breton

Le port du Collet

Le port du Collet

 

 

 

 

 

 

 

Plantons le décor,

Nous sommes sur le territoire des « Marches de Bretagne », cet endroit définissait la limite entre le royaume de Bretagne et le celui du Poitou. Celle-ci serpentait du Mont St Michel en direction de l’actuelle Loire Atlantique afin de terminer au petit port du Collet. Les premiers écrits, certifiés, datant de 778 de notre ère. Une quantité non négligeable de fortifications, châteaux, forteresses en tous genres parsèment de part et d’autre cette ligne de frontière. Par la suite, lors du redécoupage des régions françaises, en 1955, la Loire Inférieur fût sortie de la Bretagne. Ce bidouillage effectué à l’époque par le ministre des finances, Pierre Pflimlin. Je ne parle pas de celui de 1941, en pleine guerre, par une personne de 85 ans… Comme on l’entend souvent. La plupart des personnes de cet age à notre époque, ont du mal à assumer le quotidien, isn’t it ?

En 1955, les différents chambres d’agriculture et d’industrie, se plaigne du terme « Loire Inférieur ». Il serait péjoratif et faisant obstacle au commerce français et international. En novembre 1955, il sera proposé 3 appellations différentes. Loire-Maritime, Loire-Océane et Loire-Atlantique. La suite vous la connaissez, le nom actuel sera entériné en 1957.Le  Conseil d’État avait proposé lui, la Loire-Maritime.

L’activation du jour se passe donc sur cette frontière. La zone du marais Breton couvre environ, 450 km². Cette zone se situe sur les territoires de Bourgneuf en Retz, Challans, Bouin, Beauvoir, Noirmoutier, Saint Jean de Monts, jusqu’à Saint Gilles Croix de vie. Vous l’avez compris, sur les départements du 44 et du 85.

Vendée à gauche, Loire-Atlantique à droite

Vendée à gauche, Loire-Atlantique à droite

Petit phare du Collet

Petit phare du Collet

 

 

 

 

 

 

 

 

Autres caractéristiques,

En terme de superficie, 18% se situe en Loire Atlantique et 52% sur la Vendée. Les 30% restant étant attribués à l’océan. La référence du Marais breton sur l’INPN est FR5200653 et l’appellation exacte est « Marais breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt des Monts ». Pour toutes précisions supplémentaires, cliquez ici sur le site de l’ INPN. Finalement tous les renseignements sont sur ce site.

Vue de la baie de Bourgneuf en Retz

Vue de la baie de Bourgneuf en Retz

Vue sur des pins tourmentés

Vue sur des pins tourmentés

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Concernant les accès routiers, rien de plus simple, le territoire de ce marais ne manque pas d’opportunités de visites. Que vous arpentiez les plages de la Bernerie en Retz ou celle de Saint Jean de Monts, vous serez dans le marais breton. Vous pourrez partager votre temps entre partie de ballon, farniente sur le sable, marche à pieds dans les dunes où randonnée de vtt sur les chemins. Quoiqu’il en soit l’endroit est protégé et surveillé, donc attention au respect des lieux et des autres utilisateurs.

Vue sur la nature torturée

Vue sur la nature torturée

Plan large

Plan large

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant le phare du Collet. Bien sûr il ne paie pas de mine à première vue.

Le banc de sable à BM

Le banc de sable à BM

Vu du port ostréicole

Vu du port ostréicole

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme beaucoup de gens, il ne fait pas de bruit, l’on n’y prête peu d’attention. Il fait simplement son travail de guide. Finalement comme beaucoup de quidams.

Son rôle est d’assister les bateaux de pêche en tous genres afin qu’ils puissent sortir ou entrer dans l’étier. Imaginez un filet d’eau, une sorte de corridor et, de part et d’autre deux colonnes de vase…

Quelques données,

Autres précisions, le port est à cheval sur deux communes. le côté 44, sur le village des Moutiers en Retz, donc le phare. Le second dans le 85 côté Vendée sur le territoire de Bouin. Au milieu la rivière du Falleron.

Le fanal à une hauteur sept mètres. Il est de forme carré pour la base, de couleur blanche. Le haut est de couleur rouge, donc, à Bâbord lorsque vous pénétrez dans le port.

Côté signalisation, son feu est à occultation toutes les 6″, rouge et blanc. La portée optique est de 7 miles nautiques pour le blanc et 5 miles nautiques pour le rouge. Sa position est 47°01’8″ N et 001° 58′ 09″ W. Pour les OMs, son locator est IN99XX

Merci d’avoir lu ce court article sur le Marais breton et le fanal du Collet. L’activation de ce site en radio sera accessible en cliquant ici.

Des arbres qui penchent et penchent...

Des arbres qui penchent et penchent…

Le Falleron au lever du jour plein Est

Le Falleron au lever du jour plein Est

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Falleron est la rivière qui alimente le port du Collet avant se jeter dans l’océan.

 

Hoëdic île, Calme et Phares

Hoëdic île, Calme et Phares, encore un titre bizarre mais qui reflète mon petit séjour en Atlantique.

Entrée en matière,

Cette petite île de Hoëdic fait partie des îles du Ponant. Tout comme sa sistership, l’île de Houat. Hoëdic fait partie des 1260 îles du littoral référencées en France. Appellation « Ponant » vient du Latin Ponens, que l’on peut traduire par « Sol » au sens étymologique du terme.

Cette île d’environ 2,5 kilomètres de longueur par 800 mètres de large. Elle est située en plein océan Atlantique. Suivant votre situation géographique, au large de, la Presqu’île du Croisic, de la Presqu’île de Rhuys ou de celle de Quiberon. Une chose est sûre elle n’est accessible que par bateau. Sa situation, 47° 20′ 25″ Nord et 002° 52″ 40′ Ouest. Le locator pour les Radio-Amateurs est IN87NI. Finalement située dans le Mor braz, qui en breton veut dire, grande mer.

Le nombre d’habitants (source 2014) est de 113 habitants l’hiver et plus de 3000 doryphores l’été. Les ressource principales pendant des siècles ont été l’agriculture et la pêche.

Le bateau de 08h15 un 03 Février

Le bateau de 08h15 un 03 Février

Le phare de La Teignouse un matin d'hiver

Le phare de La Teignouse un matin d’hiver

 

 

 

 

 

 

Bonjour nom est Hoëdic et vous ?

J’apparais pour la première fois, aux environs de l’an mille. Les textes disent à peut près dix siècles car, rien de précis. Cela donnerai à la louche 1017. Finalement c’est le diocèse de la presqu’île de Rhuys qui hérita des îles de Houat et Hoëdic. Des moines y furent dépêchés avec des familles d’agriculteurs de la presqu’île. A l’époque le patron c’était, celui qui savait lire et écrire. Pour les autres, ils étaient là pour gratter (la terre) et ne pas poser de question. Ils devaient se reproduire bien sûr afin d’assurer la continuité des tâches. Ils avaient une visite chaque année du suzerain monastique qui venait chercher son dû. Finalement rien à changé…

L'église actuelle

L’église actuelle

L'église et le monument de la grande guerre

L’église et le monument de la grande guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

Vie et survie,

Hoëdic vécu ou survécu en autarcie complète pendant quelques siècles, jusqu’à la venue d’un personnage important, Sébastien le Prestre. Oui ! cela ne vous dis pas grand chose, en revanche, si je vous parle du Marquis de Vauban (1633-1707). C’est mieux, non ?

Cet homme avait en charge de crée une « ceinture de fer » autour du royaume de France. Une sorte de pré carré pour son roi, Louis 14. Donc fatalement la côte Atlantique était concernée.

Vauban et ses fortifications,

Rappelons pour mémoire que ce Monsieur, possède douze de ses ouvrages fortifiés, classés au patrimoine mondiale de l’ UNESCO. Finalement vous voyez, en France, y a pas que des mauvais, à en croire les dires de certains …

Il faut préciser que l’île fût pillée à maintes reprises par des puissances étrangères, notamment les anglais. En 1693, il fit édifier une tour afin de défendre les deux îles. Comme à l’époque, sur un territoire nouvellement fortifié, une troupe de soldats et un prêtre s’implantent sur l’île. Les tours furent détruites en 1756 par les troupes anglaises de nouveau.

Sur Hoëdic le duc d’Aiguillon fit de nouveau construire un nouvelle fortification en 1758. Malheureusement après la raclée prise par les français lors de la bataille des Cardinaux, en 1759, la tour ne sera jamais terminée.

Fort "dit Vauban" de 1847

Fort « dit Vauban » de 1847

Fort "dit Vauban" de 1847

Fort « dit Vauban » de 1847

 

 

 

 

 

 

 

La Révolution,

En 1789, l’île devient bien national comme tout le reste. En revanche comme les deux îles n’intéressent personne, il faut trouver une solution. Le prête officiant les lieux prend de l’importance.

En 1790 lors de la création des communes, les deux îles sont rattachées au Palais. Le prêtre devient Recteur et responsable de l’ île et finalement principal interlocuteur. En revanche la flotte anglaise continue d’occuper l’océan dû en partie à la guerre de Vendée et des Royalistes.

Le recteur à tous les pouvoirs, sur l’île devenue paroisse en 1802. Il exerce les fonctions de juge, donc des lois, les finances, notamment de la poste, du syndicat des gens de mer et bien sûr les âmes de ses paroissiens. Tout cela disparaitra dans les années 1980…

Malgré cela les rouages se grippes parfois avec notamment l’arrivée de sang neuf, c’est le cas de le dire. La construction d’ouvrages militaires et du premier phare sur l’île provoquent des remous dans la population.

En 1891 les deux îles deviendront, îles indépendantes mais, le système perdurera avec les mêmes personnes sous d’autres appellations.

Ces deux seront quasiment les deux derniers électrifiés en France, en 1963…

Les phares,

Les accès de l’île sont très dangereux et cela va déclencher la construction d’un premier phare sur le sommet de l’île. Ce sera face aux roches des Cardinaux, là où en 1759 la flotte française fût défaite.

La première tour était faite de bois et mesurait une dizaine de mètres de hauteur.

Premier fanal de l'île d'Hoëdic 1831

Premier fanal de l’île d’Hoëdic 1831

Maison du gardien, aujourd'hui un Amer

Maison du gardien, aujourd’hui un Amer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un pêcheur de l’île avait en charge d’allumer le système et s’en occuper en général. Il devint le premier employé des phares et balises de l’ île. L’ouvrage est modeste car, une fois de plus il n’y a pas d’argent pour ce genre d’ouvrage. En revanche son utilité est fortement appréciée des marins confrontés aux éléments déchainés parfois de l’océan.

1851 Nouveau phare d'Hoëdic

1851 Nouveau phare d’Hoëdic

2017, ce qu'il en reste

2017, ce qu’il en reste

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1851 un vrai phare fut construit avec des logements pour les deux gardiens, tout cela en dur. Mais sa durée de vie fût relativement courte, il est éteint en 1879 remplacé par le nouveau phare des Grands Cardinaux situé à un mile nautique en pleine mer. La tour a été détruite  lors de la débâcle de nos envahisseurs.

Comme me dit ma mère, « A la débâcle, les B….. violaient, pillaient, détruisaient tous ceux qu’ils trouvaient sur leur passage »…

Finalement le vieux phare rejoindra ses 170 frères endommagés ou détruits à la fin du conflit.

Nouveau et actuel phare,

Pris en 2016

Pris en 2016

Les Grands Cardinaux en 2017

Les Grands Cardinaux en 2017

 

 

 

 

 

 

 

Actuellement les bâtiments des gardiens sont devenus propriétés de résidents secondaires. Finalement comme 75% des 240 maisons de l’île…

Pour terminer avec les Phares de l’île,

Fanal du port d'Argol

Fanal du port d’Argol

Affiche pour la sauvegarde des Cardinaux

Affiche pour la sauvegarde des Cardinaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr pour le repos et la vie simple c’est l’endroit idéal. Il y a simplement des habitudes à prendre car hors saison, peu de personnes y séjournent. En général, début février, il y a la boulangerie, une petite supérette et le café « La Trinquette » ouverts. Le but est de s’adapter à la vie des îliens.

Rue du village

Rue du village

Brise lame et ancien débarcadère du courrier

Brise lame et ancien débarcadère du courrier

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis la construction du fort de 1847 et des phares, ce village vit au rythme de la mer de par ses activités de pêche ancestrale et la liaison maritime avec le continent.

Pour finir, la vie de cette île est plus ancienne que les écrits d’il y a mille ans. En vérité en 1931 un couple d’industriels passionnés d’archéologie on découverts des nécropoles du Mésolithique. Cette période se situerai de -10 000 à – 5 000 ans avant JC à l’époque des chasseurs cueilleurs. Ces nécropoles sont connues dans le monde entier grâce à Mr et Mme Marthe et St Just Péquart.

Pour terminer,

En 2004 des traces de camp romain ont été découvertes sur l’île.

Quoi qu’il en soit n’hésitez pas à visiter cette île, protégée par le conservatoire du littoral et donc avec une faune et flore à respecter.

Ce n’est pas compliqué, il suffit de prendre le bateau toute l’année à Quiberon ou en saison estivale, de La Turballe, Le Croisic ou Vannes.

Vous passerez un super moment de calme et dépaysement.

Ancien presbytère transformé en gîte

Ancien presbytère transformé en gîte

Il n'est pas beau cet arbre ?

Il n’est pas beau cet arbre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Des gîtes très bien aménagés sont loués toute l’année et abordables surtout. Cela change des prix de l’île d’à côté. Il suffit d’appeler la mairie d’Hoëdic où ils se feront un plaisir de vous renseigner.

Des monuments partout,

La facture est lourde, non ?

La facture est lourde, non ?

Au Texas, dans un petit village en plein désert

Au Texas, dans un petit village en plein désert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui frappe lorsque l’on se promène dans les plus petits villages de France où dans le monde lointain. Ce sont les monuments. Pas n’importe lesquels, ceux concernant la « Grande Guerre ». Finalement Tous ont payé le prix fort. Que ce soit dans notre pays ou ailleurs, exemple lors d’un de mes périples dans le désert Texan. Pour les américains c’est à partir du 27 juin 1917 date de débarquement à Saint-Nazaire. Le pire jour de l’histoire de France c’est, le 22 Août 1914 où 27000 de nos compatriotes disparurent dans la journée. L’équivalent des pertes françaises pendant la guerre d’Algérie ou quasiment la moitié de la guerre du Vietnam (58.000). Par la suite, le rythme était de 900 par jour. Nous avons tendance à oublier tout cela.

Café "La Trinquette"

Café « La Trinquette »

Vue sur l'océan

Vue sur l’océan

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila c’est fini, il n’y a pas tout, ce serait trop long. Je n’ai finalement pas parlé de Radio, ce sera l’article d’après sur l’activation des nombreuses références de cette île.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Pour le rédiger, j’ai bénéficié de l’aide d’un excellent site internet, d’ouvrages fort bien écrit entre autres. Tout cela ne vient pas de moi, pour cela il aurait fallu que j’aille à l’école…

Cette ressource est crée par l’association, Melvan. Cette association, crée en 2003, a pour vocation l’étude, la protection et la promotion du patrimoine historique, naturel, archéologique, social et maritime des îles d’Hoëdic et de Houat, de leur environnement, dans une approche pluridisciplinaire. Je n’aurai pas dis mieux.

N ‘hésitez pas à parcourir leur site, il est magnifique, n’hésitez pas à acquérir leurs ouvrages très complets. Pour cela, cliquez ici.

Amer maritime de Hoëdic

Amer maritime de Hoëdic

Menhir et auge en pierre

Menhir et auge en pierre

 

 

 

 

 

 

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