Pointe St Gildas, sémaphore et musée

Pointe St Gildas, sémaphore et musée,

Une petite visite s’impose à cette belle lande de terre, protégée pour notre bonheur. Je veux parler de la « Pointe Saint Gildas », située sur la commune de Préfailles. Département de Loire Atlantique (44 pour les Dummies) entre Pornic et Saint Brévin. Pour s’y rendre, une fois le pont de Saint Nazaire franchi, en direction du Sud, suivez la Route Bleue. Après Saint Michel Chef Chef, sortie en direction de la Pointe Saint Gildas, puis « Article 22 ».

L'accès réglementé du site

L’accès réglementé du site

Le sémaphore, phare et musée depuis 2004

Le sémaphore, phare et musée depuis 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne vais pas vous décrire de nouveau son histoire, évoquée lors d’un article précèdent. Il suffit de cliquez ici, https://headlight44.fr/la-pointe-st-gildas/

Ce site est un ancien poste de guet surveillant d’éventuelles venues d’envahisseurs. Sous Louis XIV, existaient des « milices de gardes côtes » en chargent de ces activités.

Vue générale du sémaphore vers 1900

Vue générale du sémaphore vers 1900

Vue sur la mât sémaphorique

Vue sur la mât sémaphorique

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sémaphore lui, date d’environ 1862, jusque dans les années 1930, il fut remplacé par la TSF en pleine évolution depuis la première mondiale.

Salle de transmission morse

Salle de transmission morse

Poste électro-sémaphorique morse

Poste électro-sémaphorique morse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est phare depuis 1941, une des rares choses utiles que nos envahisseurs ont fait édifier. De la « récup » bien sûr, la lanterne du Cap Gris Nez refixée sur « une verrue » en béton. Éteint ensuite après la guerre, puis de nouveau allumé en 1958 sous la pression locale, avec un logement pour le(s) gardien(s).

Salle de Guet

Salle de Guet

La lanterne sur le sommet

La lanterne sur le sommet

 

 

 

 

 

 

 

 

Le musée,

Celui-ci et beaucoup d’autres équipements, doivent leur existence à une poignée de passionnés locaux. Lors de l’automatisation du phare, bien sûr tout est parti à l’égaillé, ceux-ci se sont battus pour sa sauvegarde. Une association existe, « Les amis du Sémaphore ». Ils valorisent le site, veillent aux travaux, effectuent des recherches documentaires et organisent des conférences, et j’en passe…

Des expositions permanentes et temporaires s’égrènent aux fil des salles. Un accueil souriant et amical de l’équipe de Stéphane Brégeon, passionné, vous mettra de suite à l’aise.

La salle des Loupiotes

La salle des Loupiotes

On ne se lasse pas de Mr Fresnel

On ne se lasse pas de Mr Augustin Fresnel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première salle vous parle d’éclairage et une belle collection de loupiotes. Vous pouvez admirer des ampoules de 6000 Watts anciennes, à la moderne LED* de 80 Watts équipant l’actuelle lanterne. Une autre salle pédagogique multimédia pour les plus jeunes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite nous avons la salle des naufrages de l’Estuaire de la Loire, vous pouvez retrouver des maquettes de navires tristement célèbres comme, Le Maidstone, Le Juste, Saint Philibert ou plus récemment le Lancastria. Ce dernier coulé le 17 juin 1940, emportant des milliers de passagers. Ce navire transportant environ 9000 passagers, coula dans la Baie de Bourgneuf, bombardé par l’aviation ennemie. Le bilan 6000 victimes, et pourtant l’histoire ne retiendra que le nom du Titanic… Aussi injuste que la date du 22 août 1914…

Une autre grande salle consacré à l’histoire des sémaphores et notamment celui de la Pointe Saint Gildas. Histoire très documentée et complète.

Décodage Morse et électro-Sémaphore

Décodage Morse et électro-Sémaphore

La salle des Loupiotes

La salle des Loupiotes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’extérieur du site,

Sur la terrasse lorsqu’elle est accessible, une vue magnifique à 360°.

Baie de Bourgneuf plein Sud-Ouest

Baie de Bourgneuf plein Sud-Ouest

La même plein Ouest

La même plein Ouest

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne pas oublier non plus les expositions temporaires, et les conférences tout au long de l’année.

Voila merci d’avoir pris le temps de lire ce petit article, représentant qu’un minuscule aperçu des connaissances apporté par ce musée. Animé par des passionnés et soutenu par la région et l’agglomération de Pornic.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Futur proche,

Concernant les phares et bateau-phares. Chaque année en tant que Radio-Amateur et passionné de phare, je participe à la fête de ceux-ci.

Chaque troisième week-end du mois d’Août, depuis 25 ans afin de faire connaitre les phares du monde entier, des activités radio sont organisées. Crée par des gardiens de phares écossais afin de sensibiliser les pouvoir publics, sur la dégradations de ces monuments. Il s’agit de l’ILLW (clic clac)

Lorsque nous le pouvons nous émettons de l’intérieur d’un phare (en accord avec les autorités) où dans les abords immédiats. Cette année nous serons deux Radio-Amateurs Français, activant un phare Français. L’an dernier 516 stations Radio-amateurs dans le monde ont participé ……… une seule équipe Française, La nôtre.

*LED ou DEL, Light-Emitting Diode en anglais, ou Diode Electro-Luminescente en français,

Goulet de Fromentine et Barre de Monts

Goulet de Fromentine et Barre de Monts,

Cette fois nous, nous rendons en Vendée (85) sur la commune de La Barre-de-Monts et plus précisément le quartier de Fromentine. Nous allons parler de Tôle, il reste quelques phares fabriqués en tôles de fer ou de fonte. Il y en a en France et à l’étranger, notamment en Angleterre précurseur en la matière.Ce petit phare voyageur est fidèle depuis plus de cent années. Depuis le grand plan de balisage des côtes françaises des sommes importantes ont été dépensées. En 1800, il n’y avait que quinze phares en service en France. Les matériaux utilisés étaient le granit ou le Kersanton. Il était hors de question de dépenser de l’argent afin de transporter ces matériaux loin des sites de production.

Le goulet de Fromentine,

Ce lieu se situe donc au Nord de la Vendée, entre l’île de Noirmoutier et la côte de la Barre-de-Monts. C’est la fin de la Baie de Bourgneuf. Pour s’y rendre, ce n’est pas compliqué, que vous veniez des Sables, Nantes ou Saint-Nazaire, il suffit de suivre direction Noirmoutier. C’est à cet endroit qu’en 1971 fût érigé le pont reliant l’île au continent, c’est aussi l’endroit le plus étroit, moins de 800 mètres. Donc le plus dangereux, imaginez un siphon d’évier, trois heures après la bascule de marée. C’est à cet endroit aussi que, se situe le quai du ferry permettant de relier l’île d’Yeu au continent.

Il va falloir attendre un peu

Il va falloir attendre un peu

Moins bucolique mais, plus rapide

Moins bucolique mais, plus rapide

 

 

 

 

 

 

 

 

Le célèbre passage du Gois se trouve quelques 4 kilomètres en amont, plus au Nord. Il était le passage incontournable au gré des marées. L’endroit est balayé par des vents très violents, il suffit de voir ce qui s’est passé en ce début d’année 2018, sur Bouin.

102 mètres de hauteur, enfin presque...

102 mètres de hauteur, enfin presque…

Bien, maintenant il va falloir ramasser !

Bien, maintenant il va falloir ramasser !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le métal s’invite chez nous,,

Nous sommes à la fin du 19ème siècle, la Baie de Bourgneuf n’est balisée que par des perches de bois se déplacent au gré des flots. Malgré les demandes des travailleurs de la mer et autorités de la baie, l’éclaire du goulet n’était pas une priorité.

Ce n’était pas un problème local, il concernant tout le littoral français depuis la décision de 1825. Entre temps nos amis anglais exploraient une autre solution, une sorte d’alternative. Avec l’explosion industrielle, pour la première fois en Europe, ils construisent en 1803, un phare métallique. C’est le phare de Swansea entièrement réalisé en plaque de métal.

En France pas question d’utiliser le métal, jugé incompatible avec l’air salin. Un phare est fait de pierre noble ou éventuellement de bois pour les locaux. L’avantage du métal est son insensibilité au feu, fléau de l’époque. Il est fait de plaques de métal assemblées par des vis, puis pas rivets. A ce sujet Monsieur Eiffel et un associé avaient déposé un brevet concernant ces édifices métalliques.

En France la première expérience se situerai en 1832. Cela concerne la fabrication de planchers et de structures de soutient. Cela consistait à renforcer et rigidifier l’intérieur des édifices. Le phare de Goulphar en fera l’expérience (Belle-île en mer).

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite les chantiers s’enchainent, compte-tenu du coût de fabrication et d’installation, 40 à 60% moins chers.

Un petit fanal métallique est installé à la « Pointe de L’Eve », à Saint-Nazaire en Loire Atlantique, face au Grand Chapentier, en l’année 1856. Cette même année c’est dans le Pas-de-Calais que l’on érige le feu de Walde dont les vestiges sont toujours visibles. Imitant celui de nos amis britanniques qui en 1830, installèrent le même sur la Tamise.

Le métal suite,

Les phares métalliques se commandent sur catalogue et sont livrés à l’autre bout du monde. Le transport se fait par voie maritime comme, le phare Amedée de Nouméa, d’une hauteur de 52 mètres assemblée en dix mois seulement. Assemblée en 1862, Il est toujours en service à ce jour et se visite. Crée par une entreprise parisienne des Buttes Chaumont, ils étaient assemblés en plein Paris avant expédition.

Suivrons quelques phares, en 1865 à Saint-Vaast-la-Hougue, 1868 celui de Saint-Portrieux etc…

J'habite rue du phare, Fromentine

J’habite rue du phare, Fromentine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant le phare qui nous occupe,je l’ai surnommé le « Phare voyageur ». Il a été installé sur au moins trois sites portuaires. Le souci c’est « Ou » ? Son année de naissance serait en 1865/1867. Dans les nombreux documents que je compulse, deux ouvrages de références le situent à des endroits différents.

L’un le place sur le port de Dieppe en début de carrière, ensuite la Pointe du Raz, Saint-Nazaire pour terminer à Fromentine.

Le second le situe à Brest en 1868, puis Saint-Nazaire et enfin Fromentine. Une chose est certaine, il trône sur la colline de la Barre-des-Monts depuis 1915.

Vue de son embase boulonnée au sol

Vue de son embase boulonnée au sol

Caillebottis en fer forgé

Caillebotis en fer forgé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite au déplacement du chenal de Fromentine, les systèmes à feux fixes deviennent insuffisants. Par lettre de décembre 1894 le ministère informe le préfet de Vendée. En 1913, il est décidé d’installer une tourelle métallique sur les dunes de Fromentine. Ce fanal vient du port de Saint-Nazaire. Il sera assemblé en 1915

Pour conclure,

Il n’est pas très haut, il culmine à 10 mètres de haut et 21 d’altitude. Sa portée est de 13 miles nautiques pour le secteur blanc et 10 miles pour les secteurs Rouges et Verts. Des panneaux de secteurs sont renforcés par leur fixation sur la rambarde extérieure. C’est une optique simple focale de 0,25 mètres à deux occultations toutes les 6 secondes.

Il est classé monument historique depuis fin 2012. Il n’est pas ouvert au public mais facilement visible. Pour vous y rendre très simple, il est situé « rue du phare » à Fromentine. Cela ne s’invente pas, nos anciens ne se perdaient pas en blabla, ils allaient à l’essentiel.

Pour les OMs, son locator est IN86WV et c’est un site France Flora Fauna référencé FFF-1248. Pour le phare il porte une référence ARLHS, FRA-374. J’aurai le plaisir d’activer ces deux références dans quelques jours.

Tourelle rouge du Milieu

Tourelle rouge du Milieu

Tourelle blanche de Boisvinet

Tourelle blanche de Boisvinet

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’entrée du goulet de Fromentine, en venant de l’île d’Yeu deux tourelles anciennes balisent celui-ci. Elles sont en pierres assemblées sans joints. Elles portent les jolis noms de « tourelle du milieu » et « tourelle Boisvinet ». La portée de la tourelle du Milieu (la rouge) est de 5 miles nautiques, en revanche la tourelle Boisvinet est à ce jour un simple Amer.

Merci pour la patience dans la lecture de ce petit article, à bientôt pour une nouvelle aventure, 73/44

Dernières news,

Les conditions climatiques, ce n’est pas que des éoliennes qui tombent. L’Océan creuse les côtes inlassablement, comme sur les deux clichés dessous, pris au pied du pont de Fromentine.

En Gironde*, sur la plage du Pyla-sur-mer, en ce moment un bateau pompe appelé « Côtes de Bretagne » tente de rattraper les dégats. C’est un sablier de 75 mètres de longueur, il charge du sable au large (1200 mètres cubes) et les projette sur la plage. Dans trois semaines il aura envoyé 150.000 mètres cubes sur les plages aux abords de la dune du Pyla. Coût 300.000 euros…

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

 

 

 

 

 

 

*Ouest France du 18/01/2018

La Tourelle du Pignon

La Tourelle du Pignon, dans le Morbihan (56), voila un monument fort sympathique au milieu de la rivière Penerf. Où ?  Dans l’extrême sud/ouest du département, à la frontière avec le département de la Loire-Atlantique. Par la route, sur l’axe Vannes, Nantes ou inversement. A la hauteur du village de Muzillac, vous prenez la direction Damgan, donc vers la mer. Ensuite une fois arrivé à Damgan, vous suivez Penerf, demandez « la Tour des anglais » et vous serez quasiment arrivés. Pour le final c’est, « article 22 ».

Sur bâbord, la rade de Penerf

Sur bâbord, la rade de Penerf

La passe, entre la Tour et les rochers

La passe, entre la Tour et les rochers

 

 

 

 

 

 

 

Côté mer, afin de situer sa position en venant du large, il suffit de prendre la « Passe de l’Est » au cap 31,4° en alignant la fameuse « Tour des Anglais » et le clocher de l’église de Penerf. Ensuite suivre l’alignement à 0° (ou 360°) en visant la « Tourelle du Pignon » et l’église du « Tour du Parc ». Des récifs très méchants bordent le chenal très étroit.

Tour de Pénerf, dite des anglais

Tour de Pénerf, dite des anglais

Position du site

Position du site

 

 

 

 

 

 

 

Présentation,

Les constructions de phares coûtent cher, afin de les réduire, toutes sortes de solutions prennent vies. Cela est d’autant plus vrai pour les tourelles, et signaux divers d’entrées de ria et/ou de ports. La plupart des anciennes tourelles, sont construites en pierres qui s’enchâssent les unes dans les autres, le ciment Portland n’existant pas encore. En revanche, fin du 19ème siècle, des premiers essais se réalisent avec le béton armé. Ce conglomérat de matériaux et de ferraille (1877) va permettre de construire des édifices là, où il était impossible d’en implanter auparavant.

Les premières expérimentations passeront par le renforcement de phares existants. L’on n’imagine pas les tonnes de béton coulées au pied de nos phares  emblématiques. Les secondes concerneront la constructions de tourelles, souvent des projets laissés en jachère depuis des années. Les premières seront circulaires, notamment les tourelles du Lavardin en 1888.

Mais ces édifices restent fragiles et nombre d’entre-eux finiront dans l’océan. En 1893, une autre technique apparait, les coffrages de forme octogonale munis d’arêtiers en fonte. La première des tourelles sera celle des « Trois pierres » dans les passes de Lorient.

Le chenal ? Entre les deux pieux bien sûr...

Le chenal ? Entre les deux pieux bien sûr…

C'est rouge, donc, je passe sur tribord

C’est rouge, donc, je passe sur tribord

 

 

 

 

 

 

 

Le travail consiste à couler un massif de béton à deux mètres en dessous du zéro des cartes. Pour mémoire le plus bas niveau de marée basse d’équinoxe. Le coffrage est fait de sacs de ciment, des barres métalliques sont scellées en son sein. Ensuite des moellons sont noyés dans la masse afin d’apporter du poids à l’édifice.

Cette méthode permettra d’éclairer des endroits impensables à l’époque.

Enfin,

Mais cette méthode n’est pas universelle et certains déboires conduiront des ingénieurs dans l’emploi de parement en pierres afin d’assurer la pérennité des tourelles. Un exemple école, le tourelle des Birvideaux entre Groix et Belle-île. Ses travaux dureront en tout et pour tout cinquante années. Son budget dépassera celui du phare d’ Ar-Men et sera aussi élevé que celui de Kéréon. Ce dernier étant le plus cher de tous les phares français.

Enfin pour notre tourelle du Pignon, ce sera la même technique du cylindre de béton et ceinturage en moellons. D’un coût trois fois moins élevé qu’une technique en pierre de taille.

Seul bémol sur cette tourelle c’est, son année de construction… Je ne la connais pas, elle remonte à la fin du 19ème siècle mais sans date précise. Aucune mention sur les sites spécialisés amateurs ou professionnels. Même après des recherches sur les archives nationales et départementales du Morbihan.

La seule piste trouvée, est sur un site bien connu et que j’aime particulièrement, il s’agit de « Phares de France » très documenté. Voici le lien « Phares de France » , il situe sa construction en l’année 1865/66. Je vais poursuivre mes recherches afin de trouver d’autres sources possibles.

Pour finir,

Cette tourelle est bien entendu toujours en service et très utile pour les professionnels de la mer et les plaisanciers de passages.

Cet édifice donc, est pile au milieu de la Ria de Penerf, sa hauteur est de 14 mètres. Position, 47° 30′ 00″ N et 002° 38′ 9″ W. Réflecteur radar. La tour est rouge comme précisé auparavant, servant d’amer et de balisage du chenal le jour. Côté éclairage, en 1933 elle était munie d’un feu fixe rouge et vert. Auparavant il devait être blanc comme la plupart d’entre-eux.

Pendant la seconde guerre mondial il a été éteint sur ordre de la Kriegmarine. je n’ai pas trouvé de trace de son éventuelle destruction en 1944 par l’occupant. En revanche en 1952 celle-ci est rallumé, renforcée et rehaussée.

En 1962 et jusqu’à ce jour (2018) elle passe ses couleurs en Blanc et Rouge, trois éclats toutes les 12 secondes. Les portées optiques sont respectivement de 9 et 6 miles nautiques.En 1973 son alimentation électrique est assurée par un aérogénérateur.

En 2018 ce sont des panneaux photovoltaïques qui assurent cette fonction.

Panneaux photovoltaïques

Panneaux photovoltaïques

Pour les OMs désirant activer cette tourelle, un article va suivre et au plaisir de se retrouver. Sachez simplement que cette tourelle se situe sur une zone FFF (France Flora Fauna) 73/44, finalement une bonne future activation.

Balise Bâbord du chenal

Balise Bâbord du chenal

Balise Tribord du chenal

Balise Tribord du chenal

 

 

 

 

 

 

 

Un siècle déjà,

Un siècle déjà,

Un siècle déjà, Comme le temps passe, c’est comme si c’était avant-hier. Le Sillon de Bretagne est en fête, commémoration, souvenir, et nostalgie. Il y a cent ans, un évènement considérable s’est déroulé dans notre région. Passé inaperçu dans notre hexagone, mais, décisif. Même si certains esprits minores ce bouleversement. Tout ce qui ne vient pas de la capitale…. Cela me rappel l’opération « Chariot » du 28 mars 1942. Ces deux évènements ont beaucoup contribué à notre, à votre liberté d’aujourd’hui. Il vaut mieux parler de LGV qui raccourci les distances, entre les villes. De là à descendre chez les gueux… Et entre les Femmes et les Hommes ?

Le 26 juin 1917 à 7h00 du matin, les troupes américaines débarquent sur le port de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique (44 pour les nuls). Cette déferlante de 198.000 femmes et hommes ont bouleversé le quotidien de nos aïeuls.

Monument dédié aux troupes américaines

Monument dédié aux troupes américaines

Queen-Mary 2 et les Ultimes

Queen-Mary 2 et les Ultimes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

État des lieux,

Il y avait environ 39.000 âmes au recensement de 1911 à Saint-Nazaire. Imaginez la campagne environnante, essentiellement agricole, 15 kilomètres en arrière.  Entre le 6 juillet 1917 et le 13 juillet 1919. Les habitants d’un village de 3200 âmes vont se retrouver en présence d’un barrage hydraulique de 800.000 m³. Construit en moins de trois mois. Il alimentait l’hôpital situé 1,5kms plus haut, à l’aide de pompes. Alimentant un château d’eau, construit dans la foulée. Sans oublier une station de filtrage sur sable de 2300m³ journalier.

Le plus grand hôpital militaire de l’arrière front,  près de 20.000 lits. Le base hôpital n°8, construit et géré par les américains, sur 34 hectares de superficie. Sous la houlette du colonel Cooper, du sergent Miller et des milliers de petites mains oubliées, ignorées, depuis longtemps. Plus de 90.000 soldats soignés. Sans parler du doublement des lignes de chemin de fer. Sans compter le bouleversement culturel et intellectuel résultant de ce continent lointain.

C’est la fête,

La région, villes, villages et habitants se sont mis à l’ouvrage afin de faire revivre ces instants. Ils ont tenté d’honorer au mieux nos hôtes centenaires. Une collecte de documents et de témoignages à été organisée, dans les villages, bien en amont.

Le gros des évènements bien sûr tourne autour du 26 juin, date de l’arrivée des Sammies.

Savenay en fête

Savenay en fête

Savenay en fête

Savenay en fête

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant cet hôpital militaire américains, une courte vidéo est disponible à cette adresse, pour cela cliquez ICI.

Le gros des activités festives va se passer sur la commune de Saint-Nazaire.

A noté aussi la participation des Radio-Amateurs de Loire Atlantique. Du 16 Juin au 02 Juillet, ils animent deux stations radio commémoratives. L’une, TM17USA afin d’honorer la venue des troupes américaines. L’autre TM5BDG, pour la course « The Bridge », une course amicale et un pont d’amitiés entre la France et les USA.

Vue générale des 4 ultimes

Vue générale des 4 ultimes

Les 4 Ultimes et le Belem

Les 4 Ultimes et le Belem

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les quatre ultimes sont arrivés dans la semaine et ont paradé sur la Loire en compagnie du trois mats barque « Belem ». Lui la star, « Le Queen Mary2 » arrive ce samedi 24 Juin, au environ de 17H00.

Macif et Sodebo

Macif et Sodebo

Les belles lignes des Ultimes

Les belles lignes des Ultimes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cœur du port,

Comme à son habitude, la ville de Saint-Nazaire est pavoisée de petits pavillons autour du bassin de Penhoet. Nous fêtons aussi le cinquantenaire de l’association SNSM si chère au cœurs des navigateurs.

La zone bien sûr est sécurisée et interdite à tous les véhicules, cela permet à des milliers de badauds de déambuler au gré de ses envies. De nombreuses animations sont prévues dans cet espace libre, nous avons tous en tête les évènements de Nice, dont le premier triste anniversaire arrive.

Batucada place des Amériques

Batucada place des Amériques

La Verrue du port pavoisée

La Verrue du port pavoisée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr que tout le monde attend avec grand intérêt l’arrivée du « Gros », après quatorze années d’absence. Un vrai Liner qui nous change des « HLM flottants » actuels. C’est comme une pièce de monnaie, tout dépend de la face regardée. J’ai toujours plaisir à les voir se déplacer et partir vers leur destinations lointaines, et l’immense compétence des techniciens constructeurs. L’autre face, c’est les souvenirs de ma cité du 93, sauf que ce n’est pas de la verdure désolé mais, de l’eau saumâtre.

Et le Gros dans tout cela,

Certains sont massés depuis des heures comme des Tamalous devant le buffet d’un village de vacances. Il est 16h30 et les pavillons sont presque désertés. Certains des articles dérivés de « The Bridge » sont déjà en rupture de stock. Ben ! On pensait pas que ça partirai si vite … Je suis rassuré, je suis bien en France.

Le Gros arrive, pile à l'heure

Le Gros arrive, pile à l’heure

Petite marche arrière

Petite marche arrière

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est accompagné de cinq à six remorqueurs, ayant l’habitude de faire pivoter des géants de ce genre, au milieu de l’estuaire. Certains endroits sont clos pour raison de sécurité. Dommage, notamment la jetée Ouest et celle du phare du vieux môle.

Finalement sous l’œil admiratif des badauds, il fera un sans faute et rentrera tranquillement dans la forme Joubert. C’est tout bêtement une place de parking liquide, sauf qu’il n’y a pas large de chaque côté. Construite début des années 1930, afin de recevoir le paquebot « Normandie ». Ce géant de l’époque de 313 mètres de longueur.

Cette « forme Joubert » qui connu un bain de sang le 28 mars 1942, afin d’empêcher l’éventuel venue de cuirassé de la Kriegmarine.

Écluse "Est" et le garage du sous-marin Espadon

Écluse « Est » et le garage du sous-marin Espadon

Écluse "Sud" et machine élévatrice

Écluse « Sud » et machine élévatrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le cliché de droite, vous pouvez apercevoir une cheminée  réalisée en briques. Le bâtiment à ses pieds, est l’usine élévatrice, son rôle était de pomper l’eau afin de remplir ou vider l’écluse Sud, construite en 1904. Cela permet au gros navire d’entrer ou sortir du bassin de Penohet.

Le lendemain, le dimanche 25 juin, nous avons assisté toute l’après-midi à la parade des ultimes et du Queen Mary 2, survolés par le fleuron de l’industrie Airbus, le A380.

Épilogue,

Bien sûr que la fête a continuée. La France commémore les cent années de la première mondiale. Toute cette armée de fantômes venues des quatre coins de la planète.

En même temps quatre années, c’est très court, nous sommes déjà en 2017, il ne reste plus qu’une année tout au plus. Nous en oublions sûrement, par exemple, les 1,4 millions de chevaux massacrés sur le front, soit disant un ami de l’homme. Un animal qui nourrissait les hommes et les femmes en s’éreintant à tirer des outils agricoles ou des remorques. Du jour au lendemain face à des mitrailleuses dans les Ardennes belges, avec un guignol sur le dos armé d’un sabre.

Le 22août 1914,

Nous avons raté aussi, le 22 août 1914, le jour le plus meurtrier que notre pays ai connu. Ce jour-là, trente mille soldats sont fauchés dans chaque camp. Le seul jour comparable serait la bataille de la Somme, vers Vimy et Bapaume où ce 1er juillet 1916, 20.000 Britanniques y moururent.

Nous ne pouvons pas être partout non plus. A l’école l’on vous rabâche, Waterloo et en fait que…Ses 6800 morts. La semaine du 22 août 1914 coûta à notre pays plus du double de morts aux combats que, la guerre du Vietnam qui dura de 16 années (1959-1975). Ce jour là aussi, il y eu autant de morts que durant toute la guerre d’Algérie.

Bizarrement ce 22 août 1914 a été oublié… Contrairement à nos Amis Britanniques qui chaque 1er juillet vont par centaines sur les cimetières de la Somme. En France, on aime pas l’échec. Bon en tout cas pour Saint-Nazaire et les environs, c’est bon, plus rien à honorer, on est tranquille, avant que cela revienne chez nous, nous serons partis depuis longtemps…

Et enfin…

Quoiqu’en disent certains, nous avons des choses en commun, lorsque vous traversez les USA, vous n’êtes pas dépaysez.

Clay County, Texas

Clay County, Texas

La même en couleur

La même en couleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eux ont péris chez nous, cela a permis à leur pays de passer de débiteur vis a vis de l’ Entente, à Créancier. Nous avions quand même une dette de 20 milliards de Francs or. Certaines de leurs industries ont multiplié leur chiffres d’affaires par …500. Et puis les mexicains ont failli récupérer la Californie et le Nouveau Mexique…

Jacques, bataille de la Somme, Quilly (44)

Jacques, bataille de la Somme, Quilly (44)

Tucumcari, Nouveau Mexique

Tucumcari, Nouveau Mexique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centre de Boston, Massachusets

Centre de Boston, Massachusets

 

 

Et voila, le chapitre se clos, ce conflit a été une bonne leçon de pédagogie et depuis tout se passe au mieux, finalement aucun souci n’est venu troubler notre quiétude…Jusqu’en 2077, là c’est une autre histoire hihihi

 

 

Super final comme l’on dit chez les OMs, je vous recommande un ouvrage sur l’hôpital Américain de Savenay, écrit par le groupe d’histoire local. Très documenté et fort bien écrit.

Les amis de l'histoire de Savenay

Les amis de l’histoire de Savenay

Bonne lecture et à bientôt.

 

Échec au Cardinaux

Échec aux Cardinaux

 

Au lieu de rabâcher ses réussites, pourquoi ne pas parler de ses échecs ?

Petite vidéo résumant deux heures trente d’efforts afin d’accoster le Phare des Grands Cardinaux au large d’ Hoëdic, seul…

Le but à chaque fois est de réaliser des contacts radio avec d’autres Amateurs du Globe. Le nombre de QSO n’a aucune importance, ce qui compte c’est d’aborder ces rochers un peu récalcitrants. ça c’est du Rock’n Roll.

Pour visualiser cette courte vidéo,

Cliquez ici

73/44 Chris

 

 

Collet et Marais Breton

Collet et Marais Breton,

Collet et Marais Breton, vous allez me dire, encore un titre tarabiscoté. En fait, c’est le raccourci entre le « Phare du Collet » et « Le Marais Breton ». Le premier étant situé dans le second. Je vous propose, non pas une, mais deux activations pour la même somme. D’une part une référence concernant le petit phare de l’Étier du Collet, d’autre part une seconde incluant la zone Flora Fauna du Marais Breton. Dans ce petit article je ne présente que les lieux et planter le décor, un autre suivra afi de narrer l’activation de ces deux références.

Une partie du Marais Breton

Une partie du Marais Breton

Le port du Collet

Le port du Collet

 

 

 

 

 

 

 

Plantons le décor,

Nous sommes sur le territoire des « Marches de Bretagne », cet endroit définissait la limite entre le royaume de Bretagne et le celui du Poitou. Celle-ci serpentait du Mont St Michel en direction de l’actuelle Loire Atlantique afin de terminer au petit port du Collet. Les premiers écrits, certifiés, datant de 778 de notre ère. Une quantité non négligeable de fortifications, châteaux, forteresses en tous genres parsèment de part et d’autre cette ligne de frontière. Par la suite, lors du redécoupage des régions françaises, en 1955, la Loire Inférieur fût sortie de la Bretagne. Ce bidouillage effectué à l’époque par le ministre des finances, Pierre Pflimlin. Je ne parle pas de celui de 1941, en pleine guerre, par une personne de 85 ans… Comme on l’entend souvent. La plupart des personnes de cet age à notre époque, ont du mal à assumer le quotidien, isn’t it ?

En 1955, les différents chambres d’agriculture et d’industrie, se plaigne du terme « Loire Inférieur ». Il serait péjoratif et faisant obstacle au commerce français et international. En novembre 1955, il sera proposé 3 appellations différentes. Loire-Maritime, Loire-Océane et Loire-Atlantique. La suite vous la connaissez, le nom actuel sera entériné en 1957.Le  Conseil d’État avait proposé lui, la Loire-Maritime.

L’activation du jour se passe donc sur cette frontière. La zone du marais Breton couvre environ, 450 km². Cette zone se situe sur les territoires de Bourgneuf en Retz, Challans, Bouin, Beauvoir, Noirmoutier, Saint Jean de Monts, jusqu’à Saint Gilles Croix de vie. Vous l’avez compris, sur les départements du 44 et du 85.

Vendée à gauche, Loire-Atlantique à droite

Vendée à gauche, Loire-Atlantique à droite

Petit phare du Collet

Petit phare du Collet

 

 

 

 

 

 

 

 

Autres caractéristiques,

En terme de superficie, 18% se situe en Loire Atlantique et 52% sur la Vendée. Les 30% restant étant attribués à l’océan. La référence du Marais breton sur l’INPN est FR5200653 et l’appellation exacte est « Marais breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt des Monts ». Pour toutes précisions supplémentaires, cliquez ici sur le site de l’ INPN. Finalement tous les renseignements sont sur ce site.

Vue de la baie de Bourgneuf en Retz

Vue de la baie de Bourgneuf en Retz

Vue sur des pins tourmentés

Vue sur des pins tourmentés

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Concernant les accès routiers, rien de plus simple, le territoire de ce marais ne manque pas d’opportunités de visites. Que vous arpentiez les plages de la Bernerie en Retz ou celle de Saint Jean de Monts, vous serez dans le marais breton. Vous pourrez partager votre temps entre partie de ballon, farniente sur le sable, marche à pieds dans les dunes où randonnée de vtt sur les chemins. Quoiqu’il en soit l’endroit est protégé et surveillé, donc attention au respect des lieux et des autres utilisateurs.

Vue sur la nature torturée

Vue sur la nature torturée

Plan large

Plan large

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant le phare du Collet. Bien sûr il ne paie pas de mine à première vue.

Le banc de sable à BM

Le banc de sable à BM

Vu du port ostréicole

Vu du port ostréicole

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme beaucoup de gens, il ne fait pas de bruit, l’on n’y prête peu d’attention. Il fait simplement son travail de guide. Finalement comme beaucoup de quidams.

Son rôle est d’assister les bateaux de pêche en tous genres afin qu’ils puissent sortir ou entrer dans l’étier. Imaginez un filet d’eau, une sorte de corridor et, de part et d’autre deux colonnes de vase…

Quelques données,

Autres précisions, le port est à cheval sur deux communes. le côté 44, sur le village des Moutiers en Retz, donc le phare. Le second dans le 85 côté Vendée sur le territoire de Bouin. Au milieu la rivière du Falleron.

Le fanal à une hauteur sept mètres. Il est de forme carré pour la base, de couleur blanche. Le haut est de couleur rouge, donc, à Bâbord lorsque vous pénétrez dans le port.

Côté signalisation, son feu est à occultation toutes les 6″, rouge et blanc. La portée optique est de 7 miles nautiques pour le blanc et 5 miles nautiques pour le rouge. Sa position est 47°01’8″ N et 001° 58′ 09″ W. Pour les OMs, son locator est IN99XX

Merci d’avoir lu ce court article sur le Marais breton et le fanal du Collet. L’activation de ce site en radio sera accessible en cliquant ici.

Des arbres qui penchent et penchent...

Des arbres qui penchent et penchent…

Le Falleron au lever du jour plein Est

Le Falleron au lever du jour plein Est

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Falleron est la rivière qui alimente le port du Collet avant se jeter dans l’océan.

 

Hoëdic île, Calme et Phares

Hoëdic île, Calme et Phares, encore un titre bizarre mais qui reflète mon petit séjour en Atlantique.

Entrée en matière,

Cette petite île de Hoëdic fait partie des îles du Ponant. Tout comme sa sistership, l’île de Houat. Hoëdic fait partie des 1260 îles du littoral référencées en France. Appellation « Ponant » vient du Latin Ponens, que l’on peut traduire par « Sol » au sens étymologique du terme.

Cette île d’environ 2,5 kilomètres de longueur par 800 mètres de large. Elle est située en plein océan Atlantique. Suivant votre situation géographique, au large de, la Presqu’île du Croisic, de la Presqu’île de Rhuys ou de celle de Quiberon. Une chose est sûre elle n’est accessible que par bateau. Sa situation, 47° 20′ 25″ Nord et 002° 52″ 40′ Ouest. Le locator pour les Radio-Amateurs est IN87NI. Finalement située dans le Mor braz, qui en breton veut dire, grande mer.

Le nombre d’habitants (source 2014) est de 113 habitants l’hiver et plus de 3000 doryphores l’été. Les ressource principales pendant des siècles ont été l’agriculture et la pêche.

Le bateau de 08h15 un 03 Février

Le bateau de 08h15 un 03 Février

Le phare de La Teignouse un matin d'hiver

Le phare de La Teignouse un matin d’hiver

 

 

 

 

 

 

Bonjour nom est Hoëdic et vous ?

J’apparais pour la première fois, aux environs de l’an mille. Les textes disent à peut près dix siècles car, rien de précis. Cela donnerai à la louche 1017. Finalement c’est le diocèse de la presqu’île de Rhuys qui hérita des îles de Houat et Hoëdic. Des moines y furent dépêchés avec des familles d’agriculteurs de la presqu’île. A l’époque le patron c’était, celui qui savait lire et écrire. Pour les autres, ils étaient là pour gratter (la terre) et ne pas poser de question. Ils devaient se reproduire bien sûr afin d’assurer la continuité des tâches. Ils avaient une visite chaque année du suzerain monastique qui venait chercher son dû. Finalement rien à changé…

L'église actuelle

L’église actuelle

L'église et le monument de la grande guerre

L’église et le monument de la grande guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

Vie et survie,

Hoëdic vécu ou survécu en autarcie complète pendant quelques siècles, jusqu’à la venue d’un personnage important, Sébastien le Prestre. Oui ! cela ne vous dis pas grand chose, en revanche, si je vous parle du Marquis de Vauban (1633-1707). C’est mieux, non ?

Cet homme avait en charge de crée une « ceinture de fer » autour du royaume de France. Une sorte de pré carré pour son roi, Louis 14. Donc fatalement la côte Atlantique était concernée.

Vauban et ses fortifications,

Rappelons pour mémoire que ce Monsieur, possède douze de ses ouvrages fortifiés, classés au patrimoine mondiale de l’ UNESCO. Finalement vous voyez, en France, y a pas que des mauvais, à en croire les dires de certains …

Il faut préciser que l’île fût pillée à maintes reprises par des puissances étrangères, notamment les anglais. En 1693, il fit édifier une tour afin de défendre les deux îles. Comme à l’époque, sur un territoire nouvellement fortifié, une troupe de soldats et un prêtre s’implantent sur l’île. Les tours furent détruites en 1756 par les troupes anglaises de nouveau.

Sur Hoëdic le duc d’Aiguillon fit de nouveau construire un nouvelle fortification en 1758. Malheureusement après la raclée prise par les français lors de la bataille des Cardinaux, en 1759, la tour ne sera jamais terminée.

Fort "dit Vauban" de 1847

Fort « dit Vauban » de 1847

Fort "dit Vauban" de 1847

Fort « dit Vauban » de 1847

 

 

 

 

 

 

 

La Révolution,

En 1789, l’île devient bien national comme tout le reste. En revanche comme les deux îles n’intéressent personne, il faut trouver une solution. Le prête officiant les lieux prend de l’importance.

En 1790 lors de la création des communes, les deux îles sont rattachées au Palais. Le prêtre devient Recteur et responsable de l’ île et finalement principal interlocuteur. En revanche la flotte anglaise continue d’occuper l’océan dû en partie à la guerre de Vendée et des Royalistes.

Le recteur à tous les pouvoirs, sur l’île devenue paroisse en 1802. Il exerce les fonctions de juge, donc des lois, les finances, notamment de la poste, du syndicat des gens de mer et bien sûr les âmes de ses paroissiens. Tout cela disparaitra dans les années 1980…

Malgré cela les rouages se grippes parfois avec notamment l’arrivée de sang neuf, c’est le cas de le dire. La construction d’ouvrages militaires et du premier phare sur l’île provoquent des remous dans la population.

En 1891 les deux îles deviendront, îles indépendantes mais, le système perdurera avec les mêmes personnes sous d’autres appellations.

Ces deux seront quasiment les deux derniers électrifiés en France, en 1963…

Les phares,

Les accès de l’île sont très dangereux et cela va déclencher la construction d’un premier phare sur le sommet de l’île. Ce sera face aux roches des Cardinaux, là où en 1759 la flotte française fût défaite.

La première tour était faite de bois et mesurait une dizaine de mètres de hauteur.

Premier fanal de l'île d'Hoëdic 1831

Premier fanal de l’île d’Hoëdic 1831

Maison du gardien, aujourd'hui un Amer

Maison du gardien, aujourd’hui un Amer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un pêcheur de l’île avait en charge d’allumer le système et s’en occuper en général. Il devint le premier employé des phares et balises de l’ île. L’ouvrage est modeste car, une fois de plus il n’y a pas d’argent pour ce genre d’ouvrage. En revanche son utilité est fortement appréciée des marins confrontés aux éléments déchainés parfois de l’océan.

1851 Nouveau phare d'Hoëdic

1851 Nouveau phare d’Hoëdic

2017, ce qu'il en reste

2017, ce qu’il en reste

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1851 un vrai phare fut construit avec des logements pour les deux gardiens, tout cela en dur. Mais sa durée de vie fût relativement courte, il est éteint en 1879 remplacé par le nouveau phare des Grands Cardinaux situé à un mile nautique en pleine mer. La tour a été détruite  lors de la débâcle de nos envahisseurs.

Comme me dit ma mère, « A la débâcle, les B….. violaient, pillaient, détruisaient tous ceux qu’ils trouvaient sur leur passage »…

Finalement le vieux phare rejoindra ses 170 frères endommagés ou détruits à la fin du conflit.

Nouveau et actuel phare,

Pris en 2016

Pris en 2016

Les Grands Cardinaux en 2017

Les Grands Cardinaux en 2017

 

 

 

 

 

 

 

Actuellement les bâtiments des gardiens sont devenus propriétés de résidents secondaires. Finalement comme 75% des 240 maisons de l’île…

Pour terminer avec les Phares de l’île,

Fanal du port d'Argol

Fanal du port d’Argol

Affiche pour la sauvegarde des Cardinaux

Affiche pour la sauvegarde des Cardinaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr pour le repos et la vie simple c’est l’endroit idéal. Il y a simplement des habitudes à prendre car hors saison, peu de personnes y séjournent. En général, début février, il y a la boulangerie, une petite supérette et le café « La Trinquette » ouverts. Le but est de s’adapter à la vie des îliens.

Rue du village

Rue du village

Brise lame et ancien débarcadère du courrier

Brise lame et ancien débarcadère du courrier

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis la construction du fort de 1847 et des phares, ce village vit au rythme de la mer de par ses activités de pêche ancestrale et la liaison maritime avec le continent.

Pour finir, la vie de cette île est plus ancienne que les écrits d’il y a mille ans. En vérité en 1931 un couple d’industriels passionnés d’archéologie on découverts des nécropoles du Mésolithique. Cette période se situerai de -10 000 à – 5 000 ans avant JC à l’époque des chasseurs cueilleurs. Ces nécropoles sont connues dans le monde entier grâce à Mr et Mme Marthe et St Just Péquart.

Pour terminer,

En 2004 des traces de camp romain ont été découvertes sur l’île.

Quoi qu’il en soit n’hésitez pas à visiter cette île, protégée par le conservatoire du littoral et donc avec une faune et flore à respecter.

Ce n’est pas compliqué, il suffit de prendre le bateau toute l’année à Quiberon ou en saison estivale, de La Turballe, Le Croisic ou Vannes.

Vous passerez un super moment de calme et dépaysement.

Ancien presbytère transformé en gîte

Ancien presbytère transformé en gîte

Il n'est pas beau cet arbre ?

Il n’est pas beau cet arbre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Des gîtes très bien aménagés sont loués toute l’année et abordables surtout. Cela change des prix de l’île d’à côté. Il suffit d’appeler la mairie d’Hoëdic où ils se feront un plaisir de vous renseigner.

Des monuments partout,

La facture est lourde, non ?

La facture est lourde, non ?

Au Texas, dans un petit village en plein désert

Au Texas, dans un petit village en plein désert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui frappe lorsque l’on se promène dans les plus petits villages de France où dans le monde lointain. Ce sont les monuments. Pas n’importe lesquels, ceux concernant la « Grande Guerre ». Finalement Tous ont payé le prix fort. Que ce soit dans notre pays ou ailleurs, exemple lors d’un de mes périples dans le désert Texan. Pour les américains c’est à partir du 27 juin 1917 date de débarquement à Saint-Nazaire. Le pire jour de l’histoire de France c’est, le 22 Août 1914 où 27000 de nos compatriotes disparurent dans la journée. L’équivalent des pertes françaises pendant la guerre d’Algérie ou quasiment la moitié de la guerre du Vietnam (58.000). Par la suite, le rythme était de 900 par jour. Nous avons tendance à oublier tout cela.

Café "La Trinquette"

Café « La Trinquette »

Vue sur l'océan

Vue sur l’océan

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila c’est fini, il n’y a pas tout, ce serait trop long. Je n’ai finalement pas parlé de Radio, ce sera l’article d’après sur l’activation des nombreuses références de cette île.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Pour le rédiger, j’ai bénéficié de l’aide d’un excellent site internet, d’ouvrages fort bien écrit entre autres. Tout cela ne vient pas de moi, pour cela il aurait fallu que j’aille à l’école…

Cette ressource est crée par l’association, Melvan. Cette association, crée en 2003, a pour vocation l’étude, la protection et la promotion du patrimoine historique, naturel, archéologique, social et maritime des îles d’Hoëdic et de Houat, de leur environnement, dans une approche pluridisciplinaire. Je n’aurai pas dis mieux.

N ‘hésitez pas à parcourir leur site, il est magnifique, n’hésitez pas à acquérir leurs ouvrages très complets. Pour cela, cliquez ici.

Amer maritime de Hoëdic

Amer maritime de Hoëdic

Menhir et auge en pierre

Menhir et auge en pierre

 

 

 

 

 

 

Le phare de Penfret

Le phare de Penfret, C’est partie pour une petite évasion dans les îles Glénan. Célèbres îlots situés dans le Finistère Sud. Des eaux limpides, des plages de sable blanc, des hordes d’engins flottants en tous genres, à l’assaut de leur carré de pique-nique, farniente et activités diverses. Tout le monde veut son coin de paradis. Sans parler de saison estivale, les week-ends, les îles sont prises d’assauts. Les eaux canard WC, c’est pas mon truc, je préfères les eaux saumâtres du Mississippi, de la Loire ou la Baie de Hong-Kong. J’aime le mystère.

Fin Septembre à Penfret

Fin Septembre à Penfret

Ile de Penfret

Île de Penfret

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais revenons à notre phare de Penfret. Situé sur l’île du même nom, d’une superficie d’environ 4 km², je ne reviendrai pas sur l’histoire des îles Glénan, il suffit de lire mon article précèdent (pour cela cliquez ici). Cette île abrite donc, un fort militaire, et une tour sémaphore mais, nous reviendrons plus loin sur ce sujet.

La genèse,

Tout commence à la fin du 18ème siècle. Compte-tenu du nombre élevé de naufrages sur les côtes Françaises et, notamment bretonnes, de nombreuses plaintes arrivent au ministère de la marine, à Paris. Ceux-ci sont dûs aux nombreux écueils non balisés, non répertoriés ainsi que, les accès aux ports de commerce. Finalement cela provoque de forts ralentissements d’exportations, et d’importations de biens par voie maritime. Mais nous ne sommes pas dans la même optique que le balisage de la Loire et de la Garonne qui eux pratiquaient le commerce triangulaire. L’argent coulait à flots.

Un homme de combat,

Peu avant la Révolution Française des hommes se battent pour obtenir l’éclairage de leurs côtes. En Bretagne, Landois de Cleumeur, un commerçant sardinier de Concarneau, crée un projet. Celui-ci consiste en la construction de cinq feux entre Ouessant et les Glénan. Le premier feu serait installé sur l’île d’Ouessant, ensuite un double feu sur la Pointe du Raz, un autre sur la Pointe de Penmarc’h et un dernier sur l’île de Penfret.

Vue de Penfret du Bateau

Vue de Penfret du Bateau

Vue sur l'école des Glénans et le phare

Vue sur l’école des Glénans et le phare

 

 

 

 

 

 

 

Landois de Cleumeur va passer une partie de son existence de 1767 à 1793 à porter son projet. Mais cela coûte beaucoup d’argent et les caisses de l’état sont vides à la veille de la Révolution. Il fera plusieurs voyages afin de rencontrer le Duc de Choisel, ministre de la guerre de l’époque. Il rencontrera son successeur le Duc de Praslin. Tous semblent intéressés, mais cela n’ira pas plus loin. Landois avait même prévu une partie du financement consistant en un « Droit de Feu ». Il prévoyait le prélèvement de cinq sous par tonneau pour les navires français et dix sous pour les navires étrangers. Il décédera sans voir son projet aboutir. Les marins continuerons le chemin de traîne-misère et gueux, corvéables à merci et disparaissant par wagons dans le géant liquide.

Finalement, entre temps les troupes anglaises débarquent en 1795, sur Les Glénan, envahissent les îles, dont Penfret. L’amiral Pitt et ses hommes construisent une maison et cultivent les champs. Le sommet de l’île est transformé en vigie, ce sera le futur emplacement du Phare de Penfret.

1835 année charnière,

Le premier projet est refusé car sous-évalué. Construire un phare en mer loin des côtes cela coûte très cher. Autre petit souci, les militaires veulent construire un fortin afin de compenser l’inutilité du Fort Cigogne. Le phare va gêner les tirs de canons.

Le phare, le fort et maison des gardiens

Le phare, le fort et maison des gardiens

Vue des fossés

Vue des fossés

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement le fort est construit entre 1841 et 1847 et le phare sera implanté sur le fortin. Celui-ci est équipé de huit canons et deux mortiers. A noté que le terrain sera mis à disposition gratuitement par le Sieur Kernafflen de Kergoz.

Une carrière de granit est ouverte sur l’île afin de construire les bâtiments. Le fort pourra loger cinquante hommes de troupes. Seront construits, des latrines, une boulangerie, un four et une cuve pour recueillir les eaux pluviales.

Plaque apposée sur la grille d'entrée du phare

Plaque apposée sur la grille d’entrée du phare

Sortie de fuite du fort

Sortie de fuite du fort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fort lui, sera mis à la retraite et désarmé en 1873. En 1911 une tour sémaphore de 26 m de hauteur sera édifiée. Son rôle, servir d’Amer pour les navires et enfin un speed-mètre sera installé pour les cuirassés de la marine nationale. Le fort sera de nouveau occupé pendant la première guerre mondiale.

Le phare de Penfret

Le phare de Penfret

Le sémaphore et le phare

Le sémaphore et le phare

 

 

 

 

 

 

 

 

Autres occupants,

L’île abrite aussi depuis 1952, l’école de voile des Glénans crée en 1947 sur l’île de Loc’h. Des centaines de milliers de stagiaires perfectionnent ou découvrent les sports nautiques en tous genres depuis sa création. Aussi l’île est occupée une partie de l’année.

A noter aussi que le phare de Penfret est sous la protection et la restauration d’une association de bénévoles très active. Cette association présidée entre autre par le célèbre navigateur Jean Le Cam. Elle s’appelle « Plein phare sur Penfret », vous pouvez cliquer sur ce lien pour y accéder. Lien sur l’association. Ils organisent des chantiers afin de restaurer ce monument maritime, dès que la mer le permet et aussi les fonds récoltés.

Revenons à notre phare,

Je ne vous ai pas donné sa position. 47° 43′ 32″ Nord et 003° 57′ 09″ West. Son locator pour les radio-amateurs est IN87AR, précieux pour les chasseurs car très peu activé.

Construit de 1836 à 1838, l’allumage de son optique fut activé le 1er octobre 1838. Il a une hauteur de 24,20 m et se situe à 38 m au-dessus de la mer. Bien sûr pour l’optique, elle est de couleur blanche en 1838, comme tous les phares de l’époque. Sa focale est de 0,50 m et fonctionne à l’huile végétale.

Il passera à la couleur en 1899, elle sera et est restée rouge. Sa portée actuelle est de 21 miles pour une lampe halogène de 150 Watts. Les logements des gardiens sont situés à 200 m du Phare de Penfret à partir de 1880.

Ancien bâtiment des gardiens

Ancien bâtiment des gardiens

Vue sur la baie côté Sud-Ouest

Vue sur la baie côté Sud-Ouest

 

 

 

 

 

 

 

Aussi ce phare de Penfret va connaitre la série de combustibles d’éclairage comme l’huile végétale en 1838, en 1903 la vapeur de pétrole, le gaz en 1937 et enfin l’électricité en 1951 par des aérogénérateurs. Finalement il sera aussi alimenté par panneaux photovoltaïques.

La Baie vue du phare de Penfret

La Baie vue du phare de Penfret

Une des gardiennes

Une des gardiennes

 

 

 

 

 

 

 

The end, pour le phare de Penfret,

Tout à une fin, la valse des fermetures de phare bat son plein et le Phare de Penfret n’y échappera pas. Le 30 avril 1993 les trois derniers gardiens de phare quittent les lieux car il est passé en automatique… C’était messieurs Serge Coatmeur, Guy Cajan et Jean-Claude Amaudru.

Merci d’avoir pris le temps de parcourir cet article, dans un prochain, je vous parlerai de son activation radio effectuée à l’automne.

Finalement, L’article sur l’activation radio du Phare de Penfret est arrivé, merci de cliquer ici.

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

Penfret, Moutons et Glénan

Penfret, Moutons et Glénan sont trois noms propres qui sentent bon la Bretagne, plus précisément le sud Finistère. Le phare de Penfret, le phare des Moutons et bien sûr les Îles Glénan.

Un peu d’histoire,

Notre histoire moderne est  romancée, arrangée ou trichotée, pour les desseins de nos politiques ou businessmans. L’histoire ancienne avec ses légendes arrangées, ses transmissions orales, par chansons de geste ou dans l’estaminet du coin, c’est guère mieux. Quoi qu’il en soit, concernant les Glénan, elles auraient été occupées dès la période néolithique (l’âge de pierre nouveau), période charnière entre l’âge de la cueillette, de la chasse et le début de l’agriculture. A cette époque, il semblerait que les îles Glénan étaient reliées au continent.

Les îles furent occupées tout ou partie dès l’an 399, reçues en cadeau par le roi Gadlon, roi de Cornouailles. Ils l’occupèrent jusqu’à la Révolution française ou toutes les propriétés ont été confisquées. En 1791, elles furent vendues comme bien national à Alain de Kernaflen de Kergos qui en devint le nouveau propriétaire. Celui-ci tentera pendant 40 années d’y développer l’élevage de bovins, porcs et chevaux. Il tenta aussi l’agriculture, blé, orge et seigle y poussèrent. Des fermiers s’installeront sur l’île Saint-Nicolas, puis dès 1819 sur celles de Penfret, Drenec et Quignénec. Les îles resteront propriété de la même famille jusqu’en 1894. Le facteur déclencheur le vente de l’île Drenec, suivie en 1910 de la vente de toutes les autres îles.

Présentation,

Mais avant de parler de phares, il faut planter le décor. Nous sommes donc au large des villes de Concarneau, ou Trégunc ou Fouesnant, ou enfin Trévignon, comme vous voulez. Simplement les Îles Glénan dépendent de la commune de Fouesnant du point de vue administratif. Petite précision afin de fixer les choses, il n’y a pas de « s » à la fin des « Glénan », lorsque l’on parle des Îles. En revanche il y en a un, lorsque l’on évoque, « l’école de voile des Glénans ». Ce choix a été décidé à la création de celle-ci. Les Îles des Glénan se composent de neuf îles principales et d’une multitudes d’îlots, d’écueils et roches parsemés dans l’océan. Même les services du SHOM ont des difficultés pour recenser tous ces tas de cailloux.

Les îles principales,

L’île Saint Nicolas, la principale, la seconde de par sa superficie de 3,53 km² ou 353 Ha, si vous préférez. C’est à cet endroit que débarquent les estivants du moment avec les vedettes maritimes. Sur l’île, 1,5 Ha est classé réserve naturelle nationale, due à la présence d’une fleur endémique, « Le narcisse des Glénan ». Cette fleur unique au monde, et donc ne pousse que sur l’île Saint-Nicolas. Les lieux ont été occupé en permanence jusqu’en 1960.

Vue du ponton Saint-Nicolas côté mer

Vue du ponton Saint-Nicolas côté mer

Haut du débarcadère et le bistrot

Haut du débarcadère et le bistrot

 

 

 

 

 

 

 

 

A noter aussi, une association de bénévoles appelée « Le Sextant » qui s’occupe de la gestion d’un possible hébergement sur cette île Saint Nicolas.

Panneau d'accueil du Sextant

Panneau d’accueil du Sextant

Le Narcisse des Glénan, unique au monde

Le Narcisse des Glénan, unique au monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’île Bananec, bien sûr que c’en est une, mais à vrai dire c’est une simple bande ou cordon de sable blanc. Sa superficie dépend de l’état de la mer. Due à la marée d’une part, marée basse ou haute. D’autre part due aux vents dominants balayant la « Chambre ». Cette surface sableuse est accessible à pieds et à marée basse, à partir de l’île Saint-Nicolas.

Vue de l'île Bananec depuis Saint-Nicolas

Vue de l’île Bananec depuis Saint-Nicolas

Marée Haute, il faut attendre !

Marée Haute, il faut attendre !

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite précision sur le terme « La Chambre ». C’est le terme décrivant la surface de l’ocean entouré par les neuf îles formant une sorte de cercle imparfait.

D’autres iles

L’île de « Le Loc’h », d’une superficie d’environ 4,25 Km² ou 425 Ha. C’est la plus des îles des Glénan, possède un étang d’eau saumâtre en son milieu. Une pisciculture y fût implanté ainsi, qu’une unité de brûlage de goémon destinée à la fabrication de la soude. Cette unité a été construite en 1874. A ce jour (2016) il ne subsiste que la cheminée de l’usine, servant d’amer à la navigation. Finalement l’île est retombée dans l’oubli.

Dans le fond à droite l'île Le Loc'h

Dans le fond à droite l’île Le Loc’h

La cheminée de l'usine de soude

La cheminée de l’usine de soude

 

 

 

 

 

 

 

L’île Cigogne,  moins de 1 km² ou 90 Ha exactement. Appelée improprement « île des Cigognes », rien à voir avec la bestiole venue de l’Est. En langue Bretonne elle s’appelle « Seiz Kogn » qui voudrait dire « sept coins », l’île aux sept coins. Vous ne pouvez pas la rater, en son milieu trône un fort militaire. Il a été construit en 1756 sous les ordres du Duc d’Aiguillon. Il était destiné à la protection de nos côtes afin d’empêcher les corsaires anglais et/ou flibustiers de toutes les sortes de fomenter des mauvais coup.

Son rôle,

Finalement, il fût surnommer « le Fort de l’inutile » car il n’a jamais rien arrêté. Pendant son activité les autres îles étaient occupées par les anglais. A noter que l’activité « Multi-tâches » existait déjà en 1756 puisque, le Duc d’Aiguillon s’occupait aussi de la construction du phare de l’Aiguillon et de la Tour des Morées situées au milieu de l’estuaire de la Loire. Finalement tout était déjà inventé ou presque. Depuis son abandon, il sert simplement d’Amer.

Le Fort Cigogne

Le Fort Cigogne

La chambre et un des ses forts

La chambre et un des ses forts

 

 

 

 

 

 

Et ce n’est pas fini,

L’île de Quignenec, voisine de l’île de « Le Loc’h » de 66 Ha, sur lequel il n’y a rien d’intéressant hormis une ancienne ferme. Il y a aussi une ancienne goémonerie, abandonnée. Finalement un bout de rocher sans intérêt.

L’île de Guéotec, petite île au sud-ouest de celle de Penfret. Elle servait de pâtures aux fermiers de Penfret occupant le fort, le sémaphore ou le phare.Sa superficie est de 0,88 Km² ou 88 Ha. Elle est facilement reconnaissable avec son Amer perché sur son sommet. C’est presque, une œuvre d’art. Très utile aux plaisanciers ou marin professionnels.

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L’île de Guiriden, d’une superficie qui varie suivant les marées, malgré tout elle serait d’environ 89 Ha. Sans grand intérêt, c’est une simple bande de sable blanc située au Nord-Ouest de l’île de Penfret. Envahie régulièrement de touristes en mal d’exotisme, une sorte de Hawaï du pauvre.

L’île Brunec, appelée aussi « île Prison », pour avoir reçu des prisonniers français durant l’occupation anglaise. Cela se passait au 18ème siècle, ceux-ci occupaient l’île de Penfret et capturèrent des marins venus de Concarneau afin de ravitailler le Fort Cigogne occupé par les français. Peu ou pas d’écrits donc difficile de corroborer cela. Seule chose certaine, une villa y fut implantée vers 1960, puis abandonnée et enfin démolie en 2008.

L’île Drenec, même punition que la précédente, un îlot sans grand intérêt d’une superficie de 198 Ha ou 1,98 Km². Une ancienne ferme restaurée pour l’école de voile des Glénans.

Fin du décor,

Il nous reste trois îles, deux fausses et une vraie. Elles sont qualifiées sous ces termes, je n’ai rien inventé. Cela se saurait depuis longtemps…

L’île de Penfret, « la vraie » de 4 Km² ou 400 Ha de superficie, avec bien sûr son célèbre phare toujours en service.

L’île aux Moutons, excentrée par rapport aux Glénan, une des fausses car, de surface inconnue. Formée d’un petit archipel qui inclut l’île aux Moutons et le Rocher de Trévarec.

Phare de Penfret sur l'île du même nom

Phare de Penfret sur l’île du même nom

Phare des Moutons sur l'île du même nom

Phare des Moutons sur l’île du même nom

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Rocher de Huic, un rocher émergeant ayant à son sommet un simple fanal en béton éteint depuis 1934. Il fera l’objet d’un article dans la rubrique « Anciennes/Anciens » sur ce site.

Phare ou Fanal du Huic

Phare ou Fanal du Huic

Volontairement je ne développe pas ces trois derniers sujets, ils feront l’objet d’un article dédié pour chacun. Cet article est déjà suffisamment long, si vous êtes allez jusqu’au bout, je vous en remercie.

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

Le Phare de Pouldohan

Le phare de Pouldohan, petit fanal en béton situé sur la Ria de Minahouet dans le Finistère. Aussi, il est peu ou pas connu du public. Uniquement des locaux, plaisanciers, pêcheurs ou marcheurs du sentier douanier se rendant sur Concarneau.

Le phare de Pouldohan et la ria Minahouet

Le phare de Pouldohan et la ria Minahouet

Vue de l'ocean direction les Glénan

Vue de l’océan direction les Glénan

 

 

 

 

 

 

 

Localisation du Phare de Pouldohan,

Le phare de Pouldohan se situe sur la commune de Trégunc, pour y accèder, c’est très simple. Lorsque vous êtes sur la route de Concarneau vers Trégunc. A l’entrée de la ville, sur le rond-point de Minahouet. Aussi, il est simple à trouver, une usine de vêtements marins, très connue dans notre pays, « G.. C….n » face à une brasserie, café portant le nom du lieu. Vous prenez sur votre droite, la route de Lambell, ensuite première à droite de nouveau et prenez le chemin de Grignalou, c’est une route en cul de sac. Un petit parking est situé au bout du chemin car l’accès se fait à pieds.

Historique,

Ce petit havre de paix est situé à l’époque en dehors de tous les nœuds ferroviaires et de la folie touristique. Aussi peu de trafique maritime hormis quelques navires de pêche et de commerce de petites tailles. Donc la demande d’y installer un petit fanal va quelques peu traîner en longueur. L’administration décidera de traiter l’affaire « en rapport avec l’importance des intérêts à desservir… ». Finalement la dépense sera minime. C’est là que le béton fera son entrée quelques peu fracassante.

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Quatre petits phares seront installés dans le sud Finistère de 1924 à 1927. Le phare de Pouldohan et celui de Trévignon en 1924. Ensuite celui de Pors-Poulhan et Merrien en 1927. Ce sont de petites tours carrés de 5 à 7,60 mètres de hauteur.

Le phare de Pouldohan

Le phare de Pouldohan

Celui de Trévignon quelques kilomètres au sud

Trévignon quelques kilomètres au sud

 

 

 

 

 

 

 

 

L’embase est réalisée en moellons ordinaires et le sommet constitué de béton armé. Le phare de Pouldohan permet d’éclairer les navires venant des îles Glénan et notamment l’île aux Moutons située en face.

Historique suite,

Depuis 1924 le fanal de Pouldohan fait son job et donc toujours en service à ce jour. Sa portée et de 8 miles nautiques, un feu à éclats vert toutes les 4 secondes. Sa position est 47° 51′ 00″ Nord et 003° 53′ 70″ Ouest. L’accès à la marina est très dangereux, en plus du phare, un chenal est en place au regard des roches émergentes.

Vue sur l'océan

Vue sur l’océan

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A l’occasion, n’hésitez pas à vous promener dans ce petit coin de paradis. Un sentier côtier permet de se rendre vers la ville de Concarneau. Pour l’activation de ce phare un article va suivre.

Pour le plaisir une photographie du petit phare de « Merrien » évoqué dans l’article, faisant partit de la bande des quatre en béton.

Fanal de la presqu'île deMerrien

Fanal de la presqu’île de Merrien

Bonne lecture et à bientôt.

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