Pointe des Dames,

Pointe des Dames,

Pointe des Charniers, Banc de la Chaise, Pointe du Cobe, Roche des pères, pas de doute nous sommes bien sur l’île de Noirmoutier. Plus précisément au Nord-Est de l’île, à l’extrémité de celle-ci.

Pour s’y rendre, deux voies possibles, le passage du Gois ou le pont depuis Fromentine.

Le passage du Gois depuis 1701

Le passage du Gois depuis 1701

Le pont 800 m de longueur depuis 1970

Le pont 800 m de longueur depuis 1970

 

 

 

 

 

 

 

 

Le passage du Gois est un lieu historique, classé depuis 1942. Il est long de 4130 mètres environ. La commune de Beauvoir sur mer gère l’ouvrage et figure depuis 1701 il figure sur les cartes. C’est un lieu pratique, qui permet de gagner du temps sur la traversée en direction de l’île. Cet endroit peut devenir très dangereux, un peu comme un passage à niveau. Des panneaux en langues anglaise, allemande et française indiquent la conduite à tenir. Le tout est renforcé lampes clignotantes qui signalent le danger de la marée montante. En dépit de tout cela, des guignols, continuent de braver les conseils. Encore 32 sauvetages l’année 2017, maintes vidéos relatant ces événements traînent sur les réseaux sociaux. A quand ? Une appli pour ces personnes…

Les rampes existent depuis 1922

Les rampes existent depuis 1922

Les dalles bétons depuis 1935

Les dalles bétons depuis 1935

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme précisé au-dessus, les rampes d’accès ont été construites de 1922 à 1924. Le pavage est en dalles de ciment armé, de dimensions 40 x 40 x 12 centimètres. Celles-ci sont en place depuis 1935, pour celles qui sont encore présentes. Le jointement entre ces dalles varie de 12 à 15 millimètres et rempli de Brai.

Noirmoutier en l’île,

Par décret en Conseil d’État du 2 novembre 2017, publié au Journal Officiel le 4 novembre,
l’ensemble paysager formé par le passage du Gois, l’île de la Crosnière et le polder de
Sébastopol a été classé au titre des sites sur les critères historique et pittoresque.

Eglise St Philibert, depuis l'an 674

Eglise St Philibert, depuis l’an 674

Édifié depuis le 12ème siècle

Édifié depuis le 12ème siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traversons toute l’île, environ 18 kilomètres, si passage par le pont. Nous passons le centre ville, l’église Saint Philibert et son superbe château en direction de la pointe des dames. De ses origines, il reste la crypte de l’époque Mérovingienne, et cette église aurait vue son érection en l’an 694. A noter que le clocher de celle-ci est blanchi à la chaux en 1822, afin de servir d’amer pour les navires. Comme nous le savons tous, ces monuments étaient souvent réalisés à l’aide de matériaux d’un ou plusieurs temples « Païens ». Rasés pour la circonstances afin de normaliser la religion concernée.

Le château lui, est connu depuis le 12 ème siècle aussi, nous pouvons penser qu’auparavant un fortin de bois était en place. Finalement nous terminons dans un cul de sac, comme la plupart des routes de cette jolie île. Si vous passez par le pont, méfiance, des boites à images mobiles peuvent vous tirer le portrait à tous moments. Principalement, entre avril et octobre, hihihi.

Arrivée sur les lieux,

Le bois de la Chaize est très connu des estivants. Depuis le 19ème siècle des familles aisées s’y rendirent dès le développement du chemin de fer. De belles maisons s’y installèrent et demeurent à ce jour. Ce bois de 30 Ha est classé (heureusement) depuis 1936, zone fragile subissant les assauts perpétuels de l’océan. Son altitude varie de 0 à 16 mètres.

Bois de la Chaize vu de la plage des Dames

Bois de la Chaize vu de la plage des Dames

Débarcadère pour les liaisons continentales

Débarcadère pour les liaisons continentales

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit cocon de verdure est une zone *ZNIEFF et donc sous protection des autorités. La zone porte la jolie référence ZNIEFF 5200300003. Cette partie de l’île rasé plusieurs fois depuis la nuit des temps, afin d’assurer la subsistance des populations locales. Voir éventuellement l’appétit de certains. De nombreux écrits relatent ces faits, notamment l’hiver 1793 et les températures très basses.

C’est un endroit calme hors périodes de congés estivaux, est arboré de diverses essences, notamment de chênes verts, pins maritimes ou arbousiers. Elle abrite des animaux peu communs dans la région comme le faucon Hobereau, hibou petit-duc ou le petit-duc Scops.

Pointe du Cobe et tour Plantier

Pointe du Cobe et tour Plantier

Face orientale du Bois de la Chaise

Face orientale du Bois de la Chaise

 

 

 

 

 

 

 

L’île est très calme en général, l’endroit se réveille comme la côte en général, à partir de Pâques. j’aime particulièrement le printemps et la nature qui s’éveille. N’hésitez pas à visiter le site internet de l’île.

Et la lumière dans tout cela,

Elle arrive, lentement mais sûrement, enfin presque. Comme je le précise auparavant, nous sommes pauvres de lumière en France. Hormis quelques tours à feux disséminées sur les 5850 kilomètres de côtes recensés par l’IGN. Le nord de l’île est un vaste plateau rocheux d’une surface d’environ 6 lieues, à la louche 160 km² (nous sommes avant la Révolution). Ce plateau c’est la Baie de Bourgneuf et la Chaussée aux bœufs.

Pour mémoire une lieue terrestre de l’époque est la distance que peut parcourir un homme ou un cheval. Sa valeur métrique est de 4,4448 kilomètres. En revanche la Lieue marine elle, est de 5,556 kilomètres ou 3 miles nautiques. Finalement je vous laisse effectuer les calculs précis, pour ceux qui aiment l’exactitude.

Revenons à nos moutons. Avant le vaste programme d’éclairage de nos côtes, de 1825, de nombreuses demandes virent le jour. Finalement, en 1823 suites aux requêtes de Sieur Pineau, négociant à Noirmoutier, cela fini par aboutir. Cela se solda par la construction du phare du Pilier. Vous pouvez relire un article précèdent à cette adresse

Attention tu es chez moi !

Attention tu es chez moi !

Le phare du Pilier en restauration Juin 2015

Le phare du Pilier en restauration Juin 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr cela ne résolvait pas le problème du port de l’Herbaudière, ni le balisage du Nord-Est de l’île. A cette époque, il y a bien le blanchiment de l’église de l’île afin d’en faire un Amer. Il faut attendre le 22 avril 1865. De nombreux naufrages plus tard, demandes des îliens, une adjudication de Travaux pour un petit phare arrive.

Loup sort du bois, mai 1867

Loup sort du bois, mai 1867

Remake

Remake

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une étoile scintille,

Un spot lumineux de couleur blanche émerge au-dessus des arbres le 5 mai 1867. Finalement c’est une petite maison phare. Celle-ci est d’ailleurs toujours habitée (2018). Sa position exacte 47° 00′ 699 N et 002° 13′ 266 W.

Accolée à la maison une tour, construite en pierre enduites. Sa hauteur est 18,77 mètres de hauteur. Comme les feux tricolores n’existent pas encore, deux faces de la tour sont peintes en rouge, ce jusqu’en 1910. Cette couleur indique le danger pour la navigation. Pour mémoire le premier phare tricolore apparaît en 1889, rouge, blanc, vert. Ce sera la maison phare de Penlan, commune de Billiers, Morbihan.

Nuit,

Nuit,

Jour,

Jour,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tour est blanche sur les quatre faces depuis 1910. Afin d’harmoniser les éclairages de phares, il passera en trois couleurs à partir de cette date.

Sa focale est de 0,25 mètre, et la portée optique de 19 miles nautiques. Elle est à 360 degrés et la lampe est un halogène de 1000 watts.

Avant 1910, deux faces de couleur rouge, permettaient d’indiquer les « écueils des pères » et de « La Pierre Moine ». Ceci afin de protéger les navigateurs professionnels et amateurs.Il ne faut pas oublier qu’une liaison maritime reliait la cité de Pornic et le ponton de la plage des Dames. Celui-ci est construit en 1860, sept années avant le petit phare des Dames.

Les estivants arrivaient de Paris ou Nantes par la locomotive à vapeur. Ils descendaient aussi à la Bernerie en Retz afin de profiter de la grande plage.

Belle vue même, en hiver

Belle vue même, en hiver

C'est beau aussi, en juin

C’est beau aussi, en juin

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila, c’est terminé pour cette petite présentation du bois de la Chaise. N’hésitez à consulter les gens du crû et les professionnels qui sauront vous orienter. A bientôt sur l’air.

 

*ZNIEFF, Zones Naturelles d’intérêt Écologique Faunistique et Floristique

Flash au plateau du Four

Flash au plateau du Four,

Il est 6h30 ce lundi de fin septembre. Je prends la route en direction de la petite cité du Croisic. La dépression du weekend se termine, le vent de Nord-est se calme progressivement. La journée s’annonce ensoleillée, température de 20 degrés et quelques rafales à 15 nœuds. La marée haute de coefficient 80 est à 5h00 ce matin.

La route se fait de nuit, en Loire Atlantique fin septembre, le jour se lève à 8h00. Le voyage dure environ cinquante minutes, principalement des voies secondaires. Je ne parle pas des multiples limitations de vitesse, rond points dont nous sommes les champions de France. Enfin les dos d’ânes à négocier avec l’ensemble routier, voiture et remorque. Nous sommes de nouveau en période calme, tant mieux, Le Croisic c’est un cul de sac. Je ne vous parle pas des vacances scolaires hihihi.

Je traverse la cité endormie où seul la boulangerie est ouverte.

Mise à l’eau et départ,

Mise à l’eau rapide compte-tenu de la marée qui descend depuis bientôt trois heures.Finalement, l’ensemble dure vingt minutes, incluant le changement de tenue pour la combinaison néoprène. La température est de 5° centigrades.

Lever du jour, encore une belle journée

Lever du jour, encore une belle journée

Remous dans le traict du Croisic

Remous dans le traict du Croisic

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, c’est parti, pour un nouveau run sur le plateau du four. Pas mal de clapot jusqu’à la pointe de la jetée du Tréhic, le vent de Nordest claque pas mal sur la coque et la douche matinale est de rigueur.

Le petit phare du Tréhic

Le petit phare du Tréhic

8h00 du Mat sur le Croisic

8h00 du Mat sur le Croisic

 

 

 

 

 

 

 

 

La jetée du Tréhic construite en 1872 et d’une longueur de 858 mètres, est le lieu privilégié des badauds venus de tout l’hexagone. Soit des pêcheurs de passage, des estivants en goguette ou des locaux amoureux de leur cité.

Vogue le navire,

Surprise, en passant la tourelle de « Basse Hergo » c’est le calme plat. Je file à 19 noeuds cap au 260 °. Même à 5 miles, avec le soleil levé, l’on aperçoit au loin le phare du plateau du Four.

Je l’ai déjà évoqué, rien à voir avec le « phare du Four » situé dans le département du Finistère (29 pour les nuls) Le notre est encore plus tristement célèbre. Le plateau rocheux d’environ 2 miles de longueur, renferme maintes épaves, dont l’Hermione et d’autres navires de guerres. Notamment la bataille des Cardinaux, où des navires de 80 canons ont disparus.

Le notre, dans le 44, est le premier phare construit en pleine mer, en 1822…Je ne reviendrai pas sur les détails, il vous suffit de vous reporter à un de mes articles précèdent. Pour cela, merci de cliquer ici.

Mon clown des mers est en vue,

Mon clown des mers est en vue,

Amarrage du gros, provisoirement

Amarrage du gros, provisoirement

 

 

 

 

 

 

 

Pour planifier l’abordage donc, je vous conseille, une mise à l’eau au Croisic, environ trois heures après la pleine mer. Attention, ce jour-là, coefficient de marée, 80. Si celle-ci est plus faible, raccourcissez ce délai, marnage moins important. Pour ma part, le coefficient idéal est 65/75. Dans les ouvrages de navigation anciens, l’on conseille de ne pas dépasser 80 de coefficient, notamment pour le débarquement en pleine mer. Finalement c’est du bon sens.

Installation…Et plouf, paf,

Situation normale, comme d'hab...

Situation normale, comme d’hab…

C'est l'heure du café, avant installation

C’est l’heure du café, avant installation

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le moment tout va bien. Comme à mon habitude, je prends un café et installe tous ce qui n’a pas trait à la radio. Les pieds de caméra et appareil photo. Je dois le faire car la fenètre d’activation est de seulement trois heures dans le meilleur des cas. En règle générale, une heure après la basse mer, ça vient claquer sur la jetée. Le matériel électrique n’aime pas du tout.

je démarre l’installation de la station radio, à savoir, le booster MFJ, le Yaesu FT857 et la comet CHA250. Suivent le carnet de trafic papier, crayons de bois, etc…

Je n’ai pas de PC portable (tant mieux) car pour ma part difficile de visualiser l’écran en plein soleil.

J’allume la station, règle l’antenne et me prépare à lancer le premier appel. Le niveau de l’eau se situe, comme d’habitude, un mètre en dessous de mes pieds. Soudain, avant de réaliser quoi que ce soit, je suis trempé de la tête aux pieds. Une vague est passée environ, un mètre au-dessus de moi. Elle emmène tout mon matériel, je me cramponne à la table de camping en retenant tout ce que je peux. Je suis abasourdi, je vais bien, le matériel beaucoup moins. Le FT857 est passé à trépas.

L’activation est terminée, elle aura durée, rien du tout… Une seule vague, tout redevient normal, comme s’il ne s’était rien passé.

La scélérate à ruinée ma journée de radio et mon matériel. Le côté positif est que, tout va bien, aucune blessure, sauf d’amour propre. Même mon gilet de sauvetage automatique, que je garde toujours sur moi, ne s’est pas déclenché.

Attention ,je suis conscient qu’une vague scélérate n’a rien à voir avec ma situation. Dans mon cas c’est une vaguelette. A ce propos aucun scientifique connu, ne peux expliquer le phénomène. Hormis mes copains d’estaminet.

Et ensuite,

La situation est simple. Il est 9h30 du matin, je suis sur une jetée de phare à 5 miles des côtes. Je dois patienter jusqu’à la fin d’après-midi, le bateau est échoué et le port du Croisic à sec.

J’étale tout le matériel sur la jetée ensoleillée.

Vue d'ensemble, côté Nord

Vue d’ensemble, côté Nord

Vue d'ensemble, côté Sud-Est

Vue d’ensemble, côté Sud-Est

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vais passer une grande partie de la journée à explorer les alentours, une fois de plus hihihi. Les moules sont en essaims et donc bonnes pour l’an prochain. Quelques tourteaux et étrilles présentent que je vais observer. Un pensée bien sûr pour tous les copains qui m’attendent derrière leur transceiver. Mais, que fait-il le OHH ? La référence du Plateau du Four est rare (restons modeste). Pour une fois j’étais de bonne heure.

Il est 14h00 sur le Four

Il est 14h00 sur le Four

En attendant la marée

En attendant la marée

 

 

 

 

 

 

 

 

La journée défilant, en arpentant les rochers découverts je cogite. Où ai-je pu pêcher ?Je n’ai pas la réponse dans l’immédiat, mais je la pressant. Pour l’instant la pilule est amère. La question qui se pose, c’est « est-ce que j’ai atteint certaine limite » ou « prendre cet échec afin de rebondir ».

Dans un premier temps, l’acquisition d’une valise plus étanche est souhaitable. L’événement peut se reproduire. La position de la station radio sur la jetée. Le vent est d’Ouest à 70% et, à la base de ce pied d’éléphant je suis bien protégé. En revanche lors de vent du Nord ou d’Est, beaucoup moins.

Vue panoramique du plateau

Vue panoramique du plateau

Vérifications avant retour

Vérifications avant retour

 

 

 

 

 

 

 

 

En attendant es investigations, le FT857, bien que sûrement passé à trépas part en dépannage chez un spécialiste. Il n’est pas réparable, mais l’avis d’un expert va fixer la situation.

Le futur,

Malgré cet échec et ses conséquences, je prévois de continuer mes activations en mer. Ce n’est pas nous qui la prenons mais elle qui nous prend.

C’est drôle, en France, le terme « échec » est banni du vocabulaire. A l’inverse des Anglo-saxons, qui pour eux est une force et une expérience. Le hasard à fait que la semaine précédente mon activation, je dévore un ouvrage du philosophe français, Charles Pépin. Celui-ci à pour titre « Les vertus de l’échec ». Il parle de tous ces grandes femmes et hommes qui ont malgré l’accumulation des échecs, ou des rejets de leurs semblables, marqués nos sociétés modernes.

Notamment en ce moment, nous fêtons la victoire du 11 novembre 1918, l’on ne parle jamais des défaites, notamment le 22 Août 1914, pire journée de toute l’histoire de France. Autre exemple, le 11 novembre 1918, pas de décès, vous ne trouverez aucun nom sur les monuments. C’est le jour de la victoire donc, les trois ou quatre cents morts sont inscrits la veille…Pour la seconde, idem, l’on fête l’armistice du 8 Mai 1945, rien d’autre. En passant, à cette date une région était toujours occupée. La Loire Atlantique, libérée le 11 Mai 1945…

Notamment il cite (l’auteur), Thomas Edison, ce grand inventeur. Sans cesse tentait, chutait, se relevait, recommençait. Une de ses maximes, « Je n’ai pas échoué des milliers de fois, j’ai réussi des milliers de tentatives, qui n’ont pas fonctionné »

Certains théoriciens américains parlent souvent de « fail fast, learn fast », échouer vite et apprendre vite. Impensable dans notre pays, ou l’on se doit de réussir, celui qui rate est un faible…Or il acquière de l’expérience pour plus tard. Pour mémoire un dicton souvent utilisé, bien qu’incomplet. « L’erreur est humaine… » Il en manque un morceau. Il est de Saint Augustin, auteur chrétien, « l’erreur est humaine, la reproduire est, diabolique.. »

Merci d’avoir parcouru ce petit article. A bientôt pour un visu ou sur l’air.

De nouveau à flot, le retour est proche

De nouveau à flot, le retour est proche

A l'année prochaine, phare du Four

A l’année prochaine, phare du Four

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pointe St Gildas, sémaphore et musée

Pointe St Gildas, sémaphore et musée,

Une petite visite s’impose à cette belle lande de terre, protégée pour notre bonheur. Je veux parler de la « Pointe Saint Gildas », située sur la commune de Préfailles. Département de Loire Atlantique (44 pour les Dummies) entre Pornic et Saint Brévin. Pour s’y rendre, une fois le pont de Saint Nazaire franchi, en direction du Sud, suivez la Route Bleue. Après Saint Michel Chef Chef, sortie en direction de la Pointe Saint Gildas, puis « Article 22 ».

L'accès réglementé du site

L’accès réglementé du site

Le sémaphore, phare et musée depuis 2004

Le sémaphore, phare et musée depuis 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne vais pas vous décrire de nouveau son histoire, évoquée lors d’un article précèdent. Il suffit de cliquez ici, https://headlight44.fr/la-pointe-st-gildas/

Ce site est un ancien poste de guet surveillant d’éventuelles venues d’envahisseurs. Sous Louis XIV, existaient des « milices de gardes côtes » en chargent de ces activités.

Vue générale du sémaphore vers 1900

Vue générale du sémaphore vers 1900

Vue sur la mât sémaphorique

Vue sur la mât sémaphorique

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sémaphore lui, date d’environ 1862, jusque dans les années 1930, il fut remplacé par la TSF en pleine évolution depuis la première mondiale.

Salle de transmission morse

Salle de transmission morse

Poste électro-sémaphorique morse

Poste électro-sémaphorique morse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est phare depuis 1941, une des rares choses utiles que nos envahisseurs ont fait édifier. De la « récup » bien sûr, la lanterne du Cap Gris Nez refixée sur « une verrue » en béton. Éteint ensuite après la guerre, puis de nouveau allumé en 1958 sous la pression locale, avec un logement pour le(s) gardien(s).

Salle de Guet

Salle de Guet

La lanterne sur le sommet

La lanterne sur le sommet

 

 

 

 

 

 

 

 

Le musée,

Celui-ci et beaucoup d’autres équipements, doivent leur existence à une poignée de passionnés locaux. Lors de l’automatisation du phare, bien sûr tout est parti à l’égaillé, ceux-ci se sont battus pour sa sauvegarde. Une association existe, « Les amis du Sémaphore ». Ils valorisent le site, veillent aux travaux, effectuent des recherches documentaires et organisent des conférences, et j’en passe…

Des expositions permanentes et temporaires s’égrènent aux fil des salles. Un accueil souriant et amical de l’équipe de Stéphane Brégeon, passionné, vous mettra de suite à l’aise.

La salle des Loupiotes

La salle des Loupiotes

On ne se lasse pas de Mr Fresnel

On ne se lasse pas de Mr Augustin Fresnel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première salle vous parle d’éclairage et une belle collection de loupiotes. Vous pouvez admirer des ampoules de 6000 Watts anciennes, à la moderne LED* de 80 Watts équipant l’actuelle lanterne. Une autre salle pédagogique multimédia pour les plus jeunes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite nous avons la salle des naufrages de l’Estuaire de la Loire, vous pouvez retrouver des maquettes de navires tristement célèbres comme, Le Maidstone, Le Juste, Saint Philibert ou plus récemment le Lancastria. Ce dernier coulé le 17 juin 1940, emportant des milliers de passagers. Ce navire transportant environ 9000 passagers, coula dans la Baie de Bourgneuf, bombardé par l’aviation ennemie. Le bilan 6000 victimes, et pourtant l’histoire ne retiendra que le nom du Titanic… Aussi injuste que la date du 22 août 1914…

Une autre grande salle consacré à l’histoire des sémaphores et notamment celui de la Pointe Saint Gildas. Histoire très documentée et complète.

Décodage Morse et électro-Sémaphore

Décodage Morse et électro-Sémaphore

La salle des Loupiotes

La salle des Loupiotes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’extérieur du site,

Sur la terrasse lorsqu’elle est accessible, une vue magnifique à 360°.

Baie de Bourgneuf plein Sud-Ouest

Baie de Bourgneuf plein Sud-Ouest

La même plein Ouest

La même plein Ouest

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne pas oublier non plus les expositions temporaires, et les conférences tout au long de l’année.

Voila merci d’avoir pris le temps de lire ce petit article, représentant qu’un minuscule aperçu des connaissances apporté par ce musée. Animé par des passionnés et soutenu par la région et l’agglomération de Pornic.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Futur proche,

Concernant les phares et bateau-phares. Chaque année en tant que Radio-Amateur et passionné de phare, je participe à la fête de ceux-ci.

Chaque troisième week-end du mois d’Août, depuis 25 ans afin de faire connaitre les phares du monde entier, des activités radio sont organisées. Crée par des gardiens de phares écossais afin de sensibiliser les pouvoir publics, sur la dégradations de ces monuments. Il s’agit de l’ILLW (clic clac)

Lorsque nous le pouvons nous émettons de l’intérieur d’un phare (en accord avec les autorités) où dans les abords immédiats. Cette année nous serons deux Radio-Amateurs Français, activant un phare Français. L’an dernier 516 stations Radio-amateurs dans le monde ont participé ……… une seule équipe Française, La nôtre.

*LED ou DEL, Light-Emitting Diode en anglais, ou Diode Electro-Luminescente en français,

Dumet Island Lighthouse

Dumet Island Lighthouse,

Nous sommes une nouvelle fois dans le département de la Loire Atlantique. L’objectif du jour, l’île Dumet, seule île maritime de ce département. Côté Radio c’est un régal, puisque j’ai la possibilité d’activer cinq références officielles. Nous en reparlerons plus tard dans cet article. Il faut quand même savoir que cette île est protégée, c’est une zone ZNIEFF* sous le matricule 520006653. Avec cela vous êtes bien avancé, hihihi.

Mais où se situe-elle ?

Bien pour commencer, chose importante, il faut s’y rendre en bateau, suivant vos préférences, kayak de mer, pneumatique ou autre. Elle se situe au large du port de Piriac ou du Croisic. Là aussi tout dépend de vos possibilités matérielles ou opportunités du moment. A titre informel, elle se situe à 3,6 miles nautiques de Piriac, sur la route fond 299° environ. Si vous partez du Croisic là, la distance passe à 8,1 miles nautiques et votre route fond est d’environ 325°. Les deux endroits sont tributaires des marées sauf, si vous possédez un emplacement dans un des deux ports. 10 voir 15 années d’attente, un emplacement sans évoquer la redevance annuelle.

Idem pour accéder à la cale de mise à l’eau, de Piriac. Je suis contacté (avril 2018) après cinq années de liste d’attente, afin d’avoir une clef d’accès à la cale. Bien sûr il faut s’acquitter de 200 euros chaque année, sans oublier les cent euros de caution pour la clef…

Mise à l'eau au port du Croisic

Mise à l’eau au port du Croisic

Carte marine des lieux concernés

Carte marine des lieux concernés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La politique du port du Croisic est différente (encore d’actualité début 2018). Vous achetez une carte chargée d’un certain nombre de mises à l’eau, sans limite de validité. Vous la rechargez lorsqu’elle est vide. A voir suivant vos moyens, opportunités ou désidératas personnels.

Allez c’est parti pour un run,

En général l’idéal est d’accoster les phares et îlots divers pendant les mortes eaux, (inférieur à 70) indépendamment des autres contraintes météorologiques. Dans ce cas présent, j’ai fait une petite entorse pour cette jolie île Dumet. Le coefficient est de 87, depuis des semaines impossible de mettre le bateau à l’eau, les conditions sont trop mauvaises. Apercevant une fenêtre possible d’une journée, je le tente. Aussi l’abordage d’une île est différente d’un bout de rocher de quelques mètres carrés de surface. Le souci d’un fort coefficient de marée, c’est le marnage, surtout entre la 3ème et 4ème heure de la montée ou descente.

La marée est haute à 08h02, compte-tenu des 8,1 miles nautiques de route, je suis sur place au flot pour la mise à l’eau. L’état de la mer est très correct, une petite houle de 50 cm avec une légère brise venant d’Ouest. L’idéal pour aborder l Île Dumet c’est le Nord-ouest ou Nord-est de celle-ci. Le reste n’est que récif très dangereux.

Le côté Sud-est quasiment inaccessible

Le côté Sud-est quasiment inaccessible

Le Sud-ouest guère mieux

Le Sud-ouest guère mieux

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien que les conseilleurs ne soient pas les payeurs, je pense que l’abordage de l’île  par le Nord-ouest ou le Nord-est sont les moins dangereux. C’est d’ailleurs par ce côté que je vais échouer en partie le bateau.

Face Nord-ouest la plus encombrée l'été

Face Nord-ouest la plus encombrée l’été

C'est par le Nord-est que je vais aborder

C’est par le Nord-est que je vais aborder

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plus dur arrive,

C’est toujours délicat d’aborder un rivage, même par temps calme, en apparence. La mer descend depuis une bonne heure, si j’échoue le pneumatique sur les cailloux, il se met en travers des lames et se rempli en quelques minutes. L’autre solution, c’est de le laisser à dix mètres du rivage environ. En revanche la profondeur de l’eau est de plus d’un mètre et pour décharger le matériel…

Début d'activation, océan à 5mètres

Début d’activation, océan à 5mètres

Fin de journée, distance près de 100 mètres

Fin de journée, distance près de 100 mètres

 

 

 

 

 

 

 

 

Je prends quand même la seconde solution. Pendant que j’installe la station radio je surveille du coin de l’œil le bateau. C’est très rock’n’roll.J’ai gardé ma combinaison néoprène compte-tenu de la température qui lors du zénith solaire, sera de 34°. Mais j’ai oublié les bras, bilan, brûlures assez sérieuses sur ceux-ci. Et l’on dit que la radio c’est, pépère.

Avec les années, j’anticipe et planifie la journée, je m’explique. Je ne bois plus de café au début de celle-ci car, l’addition de ce breuvage plus les 1664, pas terrible. Je tourne mes vidéos et prend des clichés avant de démarrer. Pourquoi ? Les couleurs sont splendides le matin, en cours de journée vous risquez de cramer vos photos. On rattrape facilement avec un logiciel adéquate un cliché sombre, jamais une surexposition.

Le tour du propriétaire,

Comme précisé auparavant, cette île au même titre que l’archipel des Glénan est protégée et surveillée (surtout pendant la belle saison). Elle est libre d’accès et si l’on veut garder cette opportunité, il faut la respecter. Certaines zones sont closes afin de laisser les différentes familles d’oiseaux en paix. Les animaux sont prohibés. Mais c’est comme sur la route, il y a toujours des abrutis qui prônent à qui veut l’entendre, l’ordre, la loi, le respect d’autrui, mais eux…

N'hésitez pas à lire le panneau

N’hésitez pas à lire le panneau

Seule île maritime de Loire Atlantique

Seule île maritime de Loire Atlantique

 

Comme je l’évoquais, nous avons à disposition 5 références à activer. La première c’est bien sûr, un IOTA EU-064 commun à plusieurs îles de la région, notamment Yeu et Noirmoutier.

Ensuite nous disposons de deux forts sur cette île, un seul est référencé par le comité d’éthique. Le fort rond et le fort carré, seul le second porte une nomenclature. C’est le DFCF* 44-032, pour le premier une demande de référencement, en attente.

Unique étroite entrée du fort enterré

Unique étroite entrée du fort enterré

Les restes du fort rond

Les restes du fort rond

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce site bien entendu fait partie du DIFM* et le joli numéro AT-018.

Aperçu du fort carré et historique

Aperçu du fort carré et historique

Le Lighthouse et des ruines

Le Lighthouse et des ruines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La zone ZNIEFF* porte le numéro FFF*-0731, celle-ci n’a jamais été activée jusqu’à ce jour.

Et enfin,

Finalement, nous avons le petit phare de l’île Dumet. Bien sûr comme je le dis souvent, ce n’est pas « Armen, La Vieille ou la Jument », en revanche il est aussi utile. Cette région est très dangereuse, des dizaines d’épaves gisent dans les environs.

La lumière de l'île

La lumière de l’île

Autre point de vue

Autre point de vue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des navires célèbres reposent à l’Ouest de cette île. Nous avons « le Soleil Royal », 104 canons pour une longueur de près de 90 mètres, « le Juste » navire de près de 75 canons. N’oublions pas « le Thésée », aussi 75 canons qui coula lors de la bataille des Cardinaux. La bataille eut lieu par très gros temps et en virant de bord brutalement il sombra en quelques minutes. Les canons n’étant pas rentrés, les sabords ouverts, fini rideau. Identifié en 2009 et en relatif bon état. Autre célèbre bateau  dans les environs, « L’Hermione » 66 mètres, et 34 canons qui coula bêtement au large du plateau du four.

Les dangereuses côtes de Dumet

Les dangereuses côtes de Dumet

Un des canons sur "La Pointe St Gildas"

Un des canons sur « La Pointe St Gildas »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre petit phare, est construit d’un pylône métallique blanche, sommet vert, d’une hauteur de 6 mètres. Installé sur le mur d’accès à l’enceinte du fort carré. Il culmine à une hauteur de 14 mètres, alimenté par un panneau solaire. Trois couleurs, secteur blanc d’une portée de 7 miles nautiques. Les secteurs rouges et verts ont eux une portée de 4 miles nautiques.

Côté radio,

Le côté radio lui, est très simple. Je ne vous embêterai pas avec cela car c’est le matériel habituel. Pour l’antenne j’ai amené un dipôle trois bandes 80/40/20m, compte-tenu de la place disponible à marée basse. J’ai environ 7 à 8 heures de plage à ma disposition.

L’énergie toujours à l’aide d’une batterie marine décharge lente de 110 Ah. Le seul petit bémol, sa masse d’environ 30 kilogrammes, toujours délicat de sortir du fond du bateau ou décharger sur une jetée de phare sous la houle.

Le transceiver l’éternel FT857 de chez Yaesu, des milliers de contacts à son actif. Seul petit bémol, le bouton du VFO qui commence à coincer.

Concernant l’activation, elle va durer jusqu’a 17h00, pas mal de contacts avec le continent américain. Plus de deux contacts réalisés sur le 40, 20 et 15 mètres.

Retour,

Comme d’habitude sur la région, lors de la bascule de marée, les conditions changent. Le vent tourne, passe à l’Ouest et donc la mer se creuse. Pas méchant, des creux d’un mètre mais, une houle longue. Je ne taperai pas 20 nœuds pour le back.

Retour sur Le Croisic vers 19h00, les jours rallongent et la température est douce en ce mois d’avril.

Le guignol en action

Le guignol en action

Vu du Tréhic, ça sent l'écurie

Vu du Tréhic, ça sent l’écurie

 

 

 

 

 

 

 

 

N’hésitez pas à vous lancer et activer cette petite île, seule île maritime de Loire Atlantique.

Merci d’avoir pris le temps d’avoir lu cet article, à bientôt sur l’air.

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

*ZNIEFF: Zone Naturelle d’intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique

*DFCF: Diplôme des Forts et Châteaux de France

*DIFM: Diplôme des Iles de France Métropolitaines

Basse Bertrand à un raccord près

Basse Bertrand à un raccord près,

La tourelle Basse Bertrand est située près de l’estuaire de la Vilaine, plein sud du département du Morbihan. Située en mer, cette tourelle faite de béton, peinturlurée de vert ne paie pas de mine. Couverte de moules sur une hauteur de près de trois mètres. Sa portée optique est de 9 miles nautiques et son optique verte recoupe en partie le secteur blanc du phare de Penlan.

Toujours la même démarche lors de mes futures activations de phares, la reconnaissance des lieux. Lorsque l’on prend la mer, pas d’erreur permise. Étude des hauteur de marées, force et sens du vent et bien sûr pour le fun, calcul de la « route surface » et « route fond ». Ce coup-ci, utilisation d’un kayak de mer

Pour ce faire je décide quand même d’emmener du matériel radio afin d’effectuer quelques éventuels contacts. Tant que faire ce peut, autant en profiter.Ce sera d’ailleurs une 12 AVQ de chez HyGain qui travaille sur 20,15, et 10 mètres.

L'objectif de ce jour

L’objectif de ce jour

Au loin, la pointe de PennLann

Au loin, la pointe de PennLann

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti,

La distance qui sépare le petit port de Billiers et la tourelle Basse Bertrand est courte, moins de deux miles nautiques. Le temps m’a piégé, la mer est très basse, pourtant je démarre deux heures avant la fin de celle-ci. L’avantage du kayak est quasiment la mise à l’eau n’importe où et qu’importe l’heure. En revanche il y a des limites malgré tout à ne pas franchir.

D’après mes calculs de marée, je suis en avance mais, première erreur le coefficient. Les conseils des professionnels et anciens est que, l’abordage de phares en mer se réalise en morte-eau. Ceci en lien avec le marnage de la marée et donc les montées ou descentes brutales des niveaux d’eau. Les plus importantes étant pour mémoire, la 3ème et 4ème heure. Cela se matérialise par une montée ou descente des eaux de trois ou quatre douzième.

Voila sa seigneurie

Voila sa seigneurie

Objectif en vue

Objectif en vue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fatalement, si le coefficient est faible, le marnage l’est aussi et les récifs découvrent moins. Mon douzième de marée n’étant que de 31 centimètres ce jour-là.

ça y est, j’y suis,

Il est 14h15, la basse mer est à 15h53 et les roches sont toujours couvertes. J’en profite pour prendre des clichés et tourner des vidéos. J’envisage de laisser tomber et éventuellement aller visiter la « Tourelle de Kervoyal » située un mile au Nord-ouest de là. Mais il n’y a de la chance que pour les canailles, et à 14h50 des têtes de roches se découvrent. Je décide d’accoster afin de visiter les lieux.

Allez c'est parti pour un tour

Allez c’est parti pour un tour

14h50 ça commence à pointer

14h50 ça commence à pointer

 

 

 

 

 

 

 

 

Je commence à prendre des clichés, j’installe où j’installe pas ? Il ne reste qu’une heure de descente des eaux, à savoir 32 centimètres seulement.

J’installe,

Ce serait dommage, et, je vais faire quoi ! C’est marée basse et je ne peux pas rentrer au port, hihihi. Premier problème, malgré ma massette (masse 1,5 kg) habituelle et mon pieu en acier, cela ne rentre pas sur le rocher, ou mal. finalement ça le fait, j’installe mon tube et l’antenne verticale 12 AVQ tribandes.

Basse Bertrand à un raccord près,

Basse Bertrand à un raccord près,

ça rend bien sur l'image...

ça rend bien sur l’image…

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me dépêche, il ne reste plus que 30′ avant la remonté des eaux. Tout est presque ….. installé. Il ne me reste plus que l’antenne à connecter sur le transceiver, mon fidèle FT857.

Le carnet de trafic papier et les crayons bois sont sortis, tout le monde est présent. Enfin presque…

J’ai raccordé le connecteur « PL » sur l’antenne, il reste plus qu’à poser celui du transceiver. Patatraque j’ai besoin d’une autre « PL » et je suis en présence d’une fiche « N ». Pas grave j’ai une boite fourretout de connecteurs au cas où. En revanche elle n’est pas là, afin de faire light, je l’ai laissée à la station.

Pas grave, j’ai le dipôle SotaBeam, ben oui, pas assez de place. C’est foutu, je ne peux même dans un moment de désespoir me jeter de la falaise. Je suis au ras de l’eau.

Trop court et risqué pour un dipôle

Trop court et risqué pour un dipôle

La tourelle, le kayak et le Guignol hihihi

La tourelle, le kayak et le Guignol hihihi

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la vie, hihihi,

C’est un petit revers qui reste malgré tout anodin. La Radio n’est qu’un loisir et tant de choses sont plus graves que cela. En France le terme « échec » est banni de notre vocabulaire. Quand une personne vous évoque, un voyage, une sortie en mer, une compétition quelconque, jamais elle ne vous évoque ce terme. Et pourtant c’est formateur, je trouve. Même si j’ai une superbe explication, bah ! Je me suis planté. Je pensais surtout à mes Amis SWL, notamment Patrice F11579, dans l’Yonne derrière son poste à l’écoute du moindre signe.

Basse Bertrand à un raccord près,

Ce raccord inapproprié vient d’une étourderie basique. Sachant l’emplacement peut important en surface sur le rocher, je décide d’amener une antenne verticale. Elle me permettra de travailler sur le 20, 15 et 10m, sachant que son angle de départ est faible.

Exceptionnellement dans ma région, il a plu toute la semaine, ce qui est rare. Je devais accorder l’antenne prévue, donc protéger les appareils de mesures. Ayant placé l’antenne au centre de ma pelouse, je déroule 20 mètres de coaxiale afin de procéder aux réglages à l’abri.

La veille de l’expédition, je décide de ne prendre qu’une valise afin de transporter le matériel dans le kayak. Mes vingt mètres de câble sont bien trop long…Je la mets de côté et range une nouvelle de seulement 5 mètres de longueur. Le seul souci est, que celle-ci est équipée d’une prise « N » et d’une prise « PL ». Comme je désire gagner de la place et du poids, j’opte pour laisser la boite de raccords à la station.

Voilà c’est bon, il était dit que la radio serait pour un autre jour. La prochaine fois, j’aurai au moins deux raccords d’avance, mais j’oublierai autre chose. La thermos de café, le casse-croûte, mes bières ou bien le mât d’antenne.

Ce qui compte c’est de se faire plaisir et prendre du bon temps. C’est vraiment rien, j’entends souvent des quidams se morfondre sur le « mauvais temps » ou choses banales de la vie. C’est bien mieux que de regarder le paysage, de la chambre du CHU et d’écouter le tramway passant à intervalles réguliers. Surtout la nuit…

Par temps calme, le bonheur

Par temps calme, le bonheur

A la moule ! A la moule !

A la moule ! A la moule !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est fini,

Merci d’avoir parcouru ce petit article, à bientôt sur l’air.

Bien sûr cette tourelle est référencée pour l’activation des lighthouses. Elle porte la référence FRA 183. Elle est dans le locator IN87RM, identique au phare de Penlan situé en face, à moins d’un mile nautique.

Sa position est 47° 31.1′ Nord et 002° 30.72′ West. Elle se situe aussi dans une France Flora Fauna portant le numéro, FFF 2339, zone que j’ai activée sur le phare de Penlan.

Si le WX et l’état de la mer le permet, j’y retourne la semaine prochaine. 73/44

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

Barre de Monts, Goulet de Fromentine

Mais où sommes nous ?

Barre de Monts, Goulet de Fromentine, nous sommes de nouveau chez nos amis vendéens. L’activation du jour vise le phare métallique dominant ce goulet et une des  zones FFF. A savoir « Le marais breton », zone Ramsar. Organisation qui régie les régions humides d’importance internationale, abritant des espèces d’oiseaux ou animaux aquatiques. Dans le 44, il y a notamment le parc de la grande Brière ainsi que le Lac de Grand Lieu. Pour mémoire, cet sorte d’ acronyme est simplement la ville de Ramsar en Iran, cité où à été officialisé la création de l’organisation en 1974. A l’origine d’une idée française émise en 1962.

Cet endroit délicat à certaines périodes de l’année, connu des estivants et locaux. Je ne reviendrai pas sur les particularités des lieux décrites dans un article précédent. Pour le relire, cliquez ici.

Le goulet 800 mètres de largeur

Le goulet 800 mètres de largeur

Appréhension de lieux

Appréhension de lieux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce goulet d’une étroitesse caractéristique, voie au fil du temps le va et vient des navires effectuant la liaison entre l’Ile d’Yeu et le continent. Passage délicat, étant en grande partie à sec lors de basses mer en période vives eaux.

En revanche je n’ai pas ce souci, pour ma part je suis sur la colline au pied du phare. Concernant l’appellation de celui-ci, l’on entend pas mal de noms. Vu de ma fenêtre, et de modeste amateur, j’emploie les termes officiels utilisés par un organisme de référence internationale, le NGIA*. Publication et mise à jour permanente.

My name is Pointe Notre Dame-de Monts

My name is Pointe Notre Dame-de Monts

Pointe Notre Dame-de Monts

Pointe Notre Dame-de Monts

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sources citées servent aux professionnels et amateurs liés à la mer dans leurs activités. En revanche comme évoqué dans l’article de présentation, si vous demandez le « Phare de Fromentine » pas de souci, tout le monde connait.

Pour finir,

Je ne vais pas vous casser les pieds avec ses caractéristiques déjà évoquée, ni sur son périple sur les ports de France durant sa vie. Ne pas oublier quand même qu’il fonctionne en ces lieux depuis 1915. Idem pour sa localisation, si vous renseignez sur votre Global Positionning System, du dernier SUV à la mode, (il faut bien cela) « La rue du phare » à Fromentine, tout va bien. Comme point de repère aussi, l’embarcadère ou débarcadère de l’île d’Yeu. Vous en êtes à moins de 500 mètres. Bien Barre de Monts, Goulet de Fromentine, maintenant à l’attaque..

Je ne peux pas faire mieux !!

Je ne peux pas faire mieux !!

Vous y êtes...

Vous y êtes…

 

 

 

 

 

 

 

Sur le cliché de droite vous pouvez visualiser les possibilités de parking, sachant que celui de gauche est limité à trois heures. Sur la droite de l’arbre, qui à été coupé début janvier 2018 suite à la tempête, vos avez aussi des places. Enfin, finalement nous voila sur place.

Bon, j’y suis, et après…

Afin d’en terminer avec un éventuel problème de stationnement, vous pouvez faire comme moi, à savoir choisir votre période. Cela consiste si vous le pouvez, de venir en plein mois de janvier, un vent de 50 km/h plein Nord et une température de -3°. Finalement personne, de plus un évènement inattendu deux semaines auparavant, une tempête méchante.

Pour le lieu d’activation, vous avez l’embarras du choix. Soit vous restez sur le parking, il y a une table avec des bancs. Une autre solution, grimper les escaliers et aller dans la foret domaniale attenante. Ce ne sont pas les lieux qui manquent. Pour ma part j’ai choisi une autre solution hihihi. Les lieux sont gérés par les agents des eaux et forêts qui veillent à la quiétude des lieux. Avoir à l’esprit que l’activation des sites sensibles comme celui-ci ne se fait pas avec un groupe électrogène, ni un gros 4×4. Mon énergie est autonomie et finalement respect de la nature.

Le jour se lève à l'Est, ici aussi...

Le jour se lève à l’Est, ici aussi…

-3° c'est parti pour la journée

-3° c’est parti pour la journée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’arrive vers 7h00 du matin, et commence l’installation à la lampe électrique, instrument très utile lors des expéditions. Le montage des antennes se réalise avec les gants afin de préserver l’intégrité des doigts pour plus tard.

Installation,

J’ai amené le matériel habituel, de la VHF et de la HF. La 4éléments pour le 144 et le dipôle 20/40 m. Je commence par assembler la station pour le deux mètres, cela me permet d’écouter d’une oreille distraite la bande. Le plus dur est l’assemblage des écrous, je décide de déposer les mitaines.

Le jour se lève et suis prêt

Le jour se lève et suis prêt

Non, nous ne sommes pas à Pise...

Non, nous ne sommes pas à Pise…

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois la quatre éléments installée, je passe au dipôle. Celui-ci est hissé au sommet de mon télescopique Sotabeam, de 10 mètres de hauteur. L’ensemble est visible sur la photo de gauche.

Le reste du matériel est le classique habituel. L’énergie finalement est la batterie de 70 Ah marine, décharge lente. je n’ai pas besoin de plus, cela me fait au moins deux cent contacts minimum.

La journée se déroule,

L’activation de ces deux références se déroule comme d’habitude. Un début sur le 144,300, ensuite je passe sur le 40m, une grande partie de la matinée. A partir de 11h00, je claque des dents, le froid et le vent sont vifs.

La station est prête, le café aussi...

La station est prête, le café aussi…

Le guignol aussi...

Le guignol aussi…

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois n’est pas coutume, je décide d’emmener le computer, je n’aime pas me servir de cet engin. En parallèle j’ai le carnet de trafic papier au cas où. Ce petit Asus, tient environ 7 heures avec sa batterie, même après cinq années de vie.

Une surprise se présentera en plein pile-up. J’ai la surprise d’avoir la visite d’un OM qui habite dans la rue. Il s’agit de Pat, F8BON. Je laisse de côté le trafique radio afin de converser avec mon hôte. J’en profite aussi pour réparer une connexion capricieuse.

Après cette visite surprise, je décide d’aller marcher dans la forêt et la plage attenante. Je n’en peux plus, je suis gelé, j’envisage d’arrêter.

Antennes et phare dans le ciel azur

Antennes et phare dans le ciel azur

Pas mal pour un centenaire

Pas mal pour un centenaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite et fin,

Après le repas, je décide d’aller sur le 20m. Il faut dire que je n’ai pas le choix, certains diplômes ont des exigences difficiles. Je ne me réchauffe pas malgré le soleil de janvier. J’ai réalisé plus de 140 qso, en 2m et 40m. Ils ne sont pas cumulables, moralité je dois rester pour en réaliser sur la bande des 14 mhz.

Bien m’en prends, je commence sur 14,255 et un OM de la Martinique me répond. Bonheur total, lui est surpris compte-tenu de l’heure matinale pour lui. Suivront les USA et le Canada, des OMs heureux de décrocher de nouvelles références France Flora Fauna. De plus, il parait que nous sommes de moins en moins en France, donc Qso plus rares, CQFD.

Il est 16h00, je suis sur les lieux depuis plus de 9 heures. Je suis vanné, je pourrai continuer, le pile-up est présent.

Je plie le matériel, il me reste 80 kilomètres à effectuer pour rentrer. Le nord du département de Loire Atlantique, ce n’est pas à côté.

End,

Encore une sympathique activation de phare et de référence France Flora Fauna. Prêt de deux cent contacts effectués dans un froid de canard.

Les références des lieux, le locator tout d’abord, IN86WV. La référence FFF-1248 et le petit phare FRA-374.

J’espère que ce petit article vous aidera ou incitera à passer un bon moment à l’extérieur au bord de l’Océan. 73/44

16h15, le jour va bientôt tomber

16h15, le jour va bientôt tomber

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*National Geospatial-Intelligence Agency

Penlan deux, le retour

Penlan deux, le retour

Penlan deux, le retour. Je vous rassure ce n’est pas un road movie sortie d’une salle obscure. Quoi que ! En fait il s’agit d’une nouvelle activation radio-amateur. Bien sûr les OMs sortent, chaque jour il y a des expéditions à contacter ou écouter. Nous sommes tous, avant tout, des SWL.

Penlan est un petit phare du Sud Morbihan, pas très loin de la frontière avec la Loire Atlantique. Il se situe sur la « pointe de Penn Lann » dans la Baie de la Vilaine (le fleuve). Ce lieu très apprécié des estivants de toutes origines, cet endroit est familial notamment pour la pêche à pieds. Celui-ci est très calme en ce début du mis de février. Il faut souligner aussi les -4° et un vent de 40 km/h plein Nord.

Il est rattaché à la commune de Billiers, et pour l’historique du lieu, je vous propose de revisiter un article précédent. Cliquez ici.

Simplement pour mémoire, même s’il ne paie pas de mine, c’est le premier phare en France sur lequel fut installé les couleurs Verte, Rouge et Blanche.

Sympa ce phare du Sud Morbihan

Sympa ce phare du Sud Morbihan

Vue côté Sud

Vue côté Sud

 

 

 

 

 

 

 

Le côté radio,

C’est passionnant en fixe mais, encore plus grisant à l’extérieur. Bien sûr nous devons faire abstraction de la météo, sinon pas de sortie. Je met de côté celles qui dépendent de l’état des éléments climatiques, à savoir l’océan ou la montagne.

Pour cette activation du début de février, c’est le froid et le vent. C’est parti pour une heure de voiture, la température extérieure est de moins quatre degrés centigrades. Une petite bise venant du Nord complète le tableau.

Arrivée sur place aux alentours de 7h00 du matin, en cet endroit déserté par les estivants, et résidents de maisons secondaires.

C'est beau un phare la nuit

C’est beau un phare la nuit

Le jour se lève sur Penn Lann

Le jour se lève sur Penn Lann

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour l’activation de ce lieu, je vous conseille d’éviter les périodes de vacances scolaires et surtout les grandes marées. Des hordes de tamalous bottés envahissent les lieux afin de cannibaliser l’estran. De ce fait aucune possibilité pour se garer. En revanche pendant ces périodes creuses vous pouvez aussi demander la permission d’installer vos antennes dans l’enceinte du phare. Il faut mettre de côté cette culture française qui consiste à ne pas demander car, ce sera « non ». Il y a une chance sur deux, et souvent réserve de bonnes surprises

Une fois parqué la voiture il faut sortir et assembler le matériel. Les conditions de mise en œuvre du celui-ci sont bien sûr différentes suivant la saison. J’ai eu l’occasion d’activer les lieux, il y a quatre années avec l’ami Albert F4FDY.

Albert 4 ans auparavant

Albert 4 ans auparavant

Quelle belle journée estivale

Quelle belle journée estivale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour à notre activation,

Aujourd’hui j’active deux références. La première est celle du petit phare de Penlan, bien entendu. La seconde est celle du Flora Flauna de la Baie de Vilaine. Référence nouvelle, jamais activée donc, elle va déclencher automatiquement des piles-up tout au long de la journée.

Pour le moment, je monte rapidement pour le décamétrique la verticale Comet CHA250 que j’utilise en mer pour mes phares. En fait je vais l’utiliser pour démarrer sur le 80 mètres. Pas de dipôle 80 m car pas de place sur la voie publique. L’assemblage de cette antenne de 7,13 mètres de haut est rapide. Ensuite installation de la petite 4 éléments pour la VHF afin de contacter les copains des environs et plus si coup de propagation. Avec celle-ci et les 30 watts, je peux aller sur le 50 ou au Sud, le 17, 40 et/où 31.

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Je démarre par la VHF comme d’habitude et lance appel sur 144,300. Ensuite les qso se fait sur 144,244. Les amis habituels et fidèles de la bande des 2 mètres sont au rendez-vous. Jacky F6DFI, le phare de l’Ouest, il veille sur la fréquence et toujours près à parler technique, des lampes notamment. Précieux conseiller pour le dépannage de mes TSF.

Pas UHF ce coup-ci, donc pas Bigweel 432. Après une dizaine de contacts, je vais passer sur le 80 mètres, aux alentours de 3715.

Phare et France Flora Fauna

Phare et France Flora Fauna

Phare, antennes et le Guignol

Phare, antennes et le Guignol

 

 

 

 

 

 

 

 

Le côté HF,

Ça démarre pas très bien, après quelques minutes d’appels, pas de correspondant. Je décide de balayer la bande des 80 et répondre à des stations présentes. Personne ne me répond, juste un ami espagnol après beaucoup de difficultés. Une heure d’efforts et un seul contact. Cette verticale je l’utilise habituellement en pleine mer pour des raisons de place. Je l’a dépose rapidement et décide d’installer le dipôle 20/40 m. Le seul souci, pas de place pour le déplier… sur le trottoir, il faut bien trouver une solution. Il est 10h00 du matin et seulement 15 à 20 contacts.

Finalement démarrage sur 7 mhz, du premier appel, le premier pile-up démarre instantanément. Les qso s’enchainent jusqu’a midi et je décide fermer la bande à 12h45 heures locales.

Pause méridienne,

La radio c’est bien, mais, une petite s’impose, d’autant plus que la « pointe de Penn Lann » est splendide en hiver.

Une bière plus tard je pars en repérage afin de préparer une de mes activation 2018, à savoir « La tourelle Bertrand ». Je l’activera avec le pneumatique ou mieux, le Kayak.

La tourelle Bertrand à BM coefficient 80

La tourelle Bertrand à BM coefficient 80

Le phare de Penlan vue de l'Estran

Le phare de Penlan vue de l’Estran

 

 

 

 

 

 

 

 

Une après-midi à zéro degré,

Après ce petit break, je retourne à la station portable, le vent du Nord est vif et mes doigts sont limites.

Après avoir réglé le dipôle SotaBeam, je prospecte la bande des 20 mètres vers 14,244. Beaucoup de monde, comme à l’habitude, de grosses stations occupent les lieux, je pars plus haut dans la bande. C’est difficile pour des stations portables de se frayer une place, et lorsque je suis en QRP avec 5watts je n’en parle même pas.

Je commence quelques OMs polonais et russes qui attendent. Toute l’Europe de l’Est défilent, puis plus rien. Il est 14h30, calme plat et ouverture avec le continent de l’Amérique du Nord. Quelques américains et des canadiens, mes signaux sont reçus 54/55 ce qui me convient parfaitement.

J’approche les deux cent contacts, il est 16h00 heure locale, je décide d’arrêter. C’est une journée superbes malgré les désagréments du matin. Le soleil commence à descendre et le froid reprend le dessus. Je termine juste avant la nuit.

Pendant ma pause j’ai aussi été à la chasse aux « Amers ». Et, oui ! il en existe toujours, très pratique de jour et ce sont les ancêtres des tourelles et phares de tous poils. Souvent ce sont de simples cailloux ou menhirs de couleur blanche.

Petit à petit l'océan gagne ... Toujours

Petit à petit l’océan gagne … Toujours

Mur blanchi "Passe de la Varlingue"

Mur blanchi « Passe de la Varlingue »

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce mur blanchi matérialise la passe de la Varlingue, au cap 23°, en alignement avec la Tour de l’abbaye des Prières.

J’en profite pour remercier une nouvelle fois les chasseurs de phares et de park Flora Fauna, ainsi que les SWL. Toutes les personnes qui m’envoient des rapports d’écoutes à chaque fin d’expédition e notamment l’Ami Patrice, F-11579 du territoire de l’Yonne.

Merci d’avoir lu ce petit article et à bientôt sur l’air. 73/44 Chris.

 

 

 

 

 

 

Goulet de Fromentine et Barre de Monts

Goulet de Fromentine et Barre de Monts,

Cette fois nous, nous rendons en Vendée (85) sur la commune de La Barre-de-Monts et plus précisément le quartier de Fromentine. Nous allons parler de Tôle, il reste quelques phares fabriqués en tôles de fer ou de fonte. Il y en a en France et à l’étranger, notamment en Angleterre précurseur en la matière.Ce petit phare voyageur est fidèle depuis plus de cent années. Depuis le grand plan de balisage des côtes françaises des sommes importantes ont été dépensées. En 1800, il n’y avait que quinze phares en service en France. Les matériaux utilisés étaient le granit ou le Kersanton. Il était hors de question de dépenser de l’argent afin de transporter ces matériaux loin des sites de production.

Le goulet de Fromentine,

Ce lieu se situe donc au Nord de la Vendée, entre l’île de Noirmoutier et la côte de la Barre-de-Monts. C’est la fin de la Baie de Bourgneuf. Pour s’y rendre, ce n’est pas compliqué, que vous veniez des Sables, Nantes ou Saint-Nazaire, il suffit de suivre direction Noirmoutier. C’est à cet endroit qu’en 1971 fût érigé le pont reliant l’île au continent, c’est aussi l’endroit le plus étroit, moins de 800 mètres. Donc le plus dangereux, imaginez un siphon d’évier, trois heures après la bascule de marée. C’est à cet endroit aussi que, se situe le quai du ferry permettant de relier l’île d’Yeu au continent.

Il va falloir attendre un peu

Il va falloir attendre un peu

Moins bucolique mais, plus rapide

Moins bucolique mais, plus rapide

 

 

 

 

 

 

 

 

Le célèbre passage du Gois se trouve quelques 4 kilomètres en amont, plus au Nord. Il était le passage incontournable au gré des marées. L’endroit est balayé par des vents très violents, il suffit de voir ce qui s’est passé en ce début d’année 2018, sur Bouin.

102 mètres de hauteur, enfin presque...

102 mètres de hauteur, enfin presque…

Bien, maintenant il va falloir ramasser !

Bien, maintenant il va falloir ramasser !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le métal s’invite chez nous,,

Nous sommes à la fin du 19ème siècle, la Baie de Bourgneuf n’est balisée que par des perches de bois se déplacent au gré des flots. Malgré les demandes des travailleurs de la mer et autorités de la baie, l’éclaire du goulet n’était pas une priorité.

Ce n’était pas un problème local, il concernant tout le littoral français depuis la décision de 1825. Entre temps nos amis anglais exploraient une autre solution, une sorte d’alternative. Avec l’explosion industrielle, pour la première fois en Europe, ils construisent en 1803, un phare métallique. C’est le phare de Swansea entièrement réalisé en plaque de métal.

En France pas question d’utiliser le métal, jugé incompatible avec l’air salin. Un phare est fait de pierre noble ou éventuellement de bois pour les locaux. L’avantage du métal est son insensibilité au feu, fléau de l’époque. Il est fait de plaques de métal assemblées par des vis, puis pas rivets. A ce sujet Monsieur Eiffel et un associé avaient déposé un brevet concernant ces édifices métalliques.

En France la première expérience se situerai en 1832. Cela concerne la fabrication de planchers et de structures de soutient. Cela consistait à renforcer et rigidifier l’intérieur des édifices. Le phare de Goulphar en fera l’expérience (Belle-île en mer).

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite les chantiers s’enchainent, compte-tenu du coût de fabrication et d’installation, 40 à 60% moins chers.

Un petit fanal métallique est installé à la « Pointe de L’Eve », à Saint-Nazaire en Loire Atlantique, face au Grand Chapentier, en l’année 1856. Cette même année c’est dans le Pas-de-Calais que l’on érige le feu de Walde dont les vestiges sont toujours visibles. Imitant celui de nos amis britanniques qui en 1830, installèrent le même sur la Tamise.

Le métal suite,

Les phares métalliques se commandent sur catalogue et sont livrés à l’autre bout du monde. Le transport se fait par voie maritime comme, le phare Amedée de Nouméa, d’une hauteur de 52 mètres assemblée en dix mois seulement. Assemblée en 1862, Il est toujours en service à ce jour et se visite. Crée par une entreprise parisienne des Buttes Chaumont, ils étaient assemblés en plein Paris avant expédition.

Suivrons quelques phares, en 1865 à Saint-Vaast-la-Hougue, 1868 celui de Saint-Portrieux etc…

J'habite rue du phare, Fromentine

J’habite rue du phare, Fromentine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant le phare qui nous occupe,je l’ai surnommé le « Phare voyageur ». Il a été installé sur au moins trois sites portuaires. Le souci c’est « Ou » ? Son année de naissance serait en 1865/1867. Dans les nombreux documents que je compulse, deux ouvrages de références le situent à des endroits différents.

L’un le place sur le port de Dieppe en début de carrière, ensuite la Pointe du Raz, Saint-Nazaire pour terminer à Fromentine.

Le second le situe à Brest en 1868, puis Saint-Nazaire et enfin Fromentine. Une chose est certaine, il trône sur la colline de la Barre-des-Monts depuis 1915.

Vue de son embase boulonnée au sol

Vue de son embase boulonnée au sol

Caillebottis en fer forgé

Caillebotis en fer forgé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite au déplacement du chenal de Fromentine, les systèmes à feux fixes deviennent insuffisants. Par lettre de décembre 1894 le ministère informe le préfet de Vendée. En 1913, il est décidé d’installer une tourelle métallique sur les dunes de Fromentine. Ce fanal vient du port de Saint-Nazaire. Il sera assemblé en 1915

Pour conclure,

Il n’est pas très haut, il culmine à 10 mètres de haut et 21 d’altitude. Sa portée est de 13 miles nautiques pour le secteur blanc et 10 miles pour les secteurs Rouges et Verts. Des panneaux de secteurs sont renforcés par leur fixation sur la rambarde extérieure. C’est une optique simple focale de 0,25 mètres à deux occultations toutes les 6 secondes.

Il est classé monument historique depuis fin 2012. Il n’est pas ouvert au public mais facilement visible. Pour vous y rendre très simple, il est situé « rue du phare » à Fromentine. Cela ne s’invente pas, nos anciens ne se perdaient pas en blabla, ils allaient à l’essentiel.

Pour les OMs, son locator est IN86WV et c’est un site France Flora Fauna référencé FFF-1248. Pour le phare il porte une référence ARLHS, FRA-374. J’aurai le plaisir d’activer ces deux références dans quelques jours.

Tourelle rouge du Milieu

Tourelle rouge du Milieu

Tourelle blanche de Boisvinet

Tourelle blanche de Boisvinet

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’entrée du goulet de Fromentine, en venant de l’île d’Yeu deux tourelles anciennes balisent celui-ci. Elles sont en pierres assemblées sans joints. Elles portent les jolis noms de « tourelle du milieu » et « tourelle Boisvinet ». La portée de la tourelle du Milieu (la rouge) est de 5 miles nautiques, en revanche la tourelle Boisvinet est à ce jour un simple Amer.

Merci pour la patience dans la lecture de ce petit article, à bientôt pour une nouvelle aventure, 73/44

Dernières news,

Les conditions climatiques, ce n’est pas que des éoliennes qui tombent. L’Océan creuse les côtes inlassablement, comme sur les deux clichés dessous, pris au pied du pont de Fromentine.

En Gironde*, sur la plage du Pyla-sur-mer, en ce moment un bateau pompe appelé « Côtes de Bretagne » tente de rattraper les dégats. C’est un sablier de 75 mètres de longueur, il charge du sable au large (1200 mètres cubes) et les projette sur la plage. Dans trois semaines il aura envoyé 150.000 mètres cubes sur les plages aux abords de la dune du Pyla. Coût 300.000 euros…

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

 

 

 

 

 

 

*Ouest France du 18/01/2018

La Tourelle du Pignon

La Tourelle du Pignon, dans le Morbihan (56), voila un monument fort sympathique au milieu de la rivière Penerf. Où ?  Dans l’extrême sud/ouest du département, à la frontière avec le département de la Loire-Atlantique. Par la route, sur l’axe Vannes, Nantes ou inversement. A la hauteur du village de Muzillac, vous prenez la direction Damgan, donc vers la mer. Ensuite une fois arrivé à Damgan, vous suivez Penerf, demandez « la Tour des anglais » et vous serez quasiment arrivés. Pour le final c’est, « article 22 ».

Sur bâbord, la rade de Penerf

Sur bâbord, la rade de Penerf

La passe, entre la Tour et les rochers

La passe, entre la Tour et les rochers

 

 

 

 

 

 

 

Côté mer, afin de situer sa position en venant du large, il suffit de prendre la « Passe de l’Est » au cap 31,4° en alignant la fameuse « Tour des Anglais » et le clocher de l’église de Penerf. Ensuite suivre l’alignement à 0° (ou 360°) en visant la « Tourelle du Pignon » et l’église du « Tour du Parc ». Des récifs très méchants bordent le chenal très étroit.

Tour de Pénerf, dite des anglais

Tour de Pénerf, dite des anglais

Position du site

Position du site

 

 

 

 

 

 

 

Présentation,

Les constructions de phares coûtent cher, afin de les réduire, toutes sortes de solutions prennent vies. Cela est d’autant plus vrai pour les tourelles, et signaux divers d’entrées de ria et/ou de ports. La plupart des anciennes tourelles, sont construites en pierres qui s’enchâssent les unes dans les autres, le ciment Portland n’existant pas encore. En revanche, fin du 19ème siècle, des premiers essais se réalisent avec le béton armé. Ce conglomérat de matériaux et de ferraille (1877) va permettre de construire des édifices là, où il était impossible d’en implanter auparavant.

Les premières expérimentations passeront par le renforcement de phares existants. L’on n’imagine pas les tonnes de béton coulées au pied de nos phares  emblématiques. Les secondes concerneront la constructions de tourelles, souvent des projets laissés en jachère depuis des années. Les premières seront circulaires, notamment les tourelles du Lavardin en 1888.

Mais ces édifices restent fragiles et nombre d’entre-eux finiront dans l’océan. En 1893, une autre technique apparait, les coffrages de forme octogonale munis d’arêtiers en fonte. La première des tourelles sera celle des « Trois pierres » dans les passes de Lorient.

Le chenal ? Entre les deux pieux bien sûr...

Le chenal ? Entre les deux pieux bien sûr…

C'est rouge, donc, je passe sur tribord

C’est rouge, donc, je passe sur tribord

 

 

 

 

 

 

 

Le travail consiste à couler un massif de béton à deux mètres en dessous du zéro des cartes. Pour mémoire le plus bas niveau de marée basse d’équinoxe. Le coffrage est fait de sacs de ciment, des barres métalliques sont scellées en son sein. Ensuite des moellons sont noyés dans la masse afin d’apporter du poids à l’édifice.

Cette méthode permettra d’éclairer des endroits impensables à l’époque.

Enfin,

Mais cette méthode n’est pas universelle et certains déboires conduiront des ingénieurs dans l’emploi de parement en pierres afin d’assurer la pérennité des tourelles. Un exemple école, le tourelle des Birvideaux entre Groix et Belle-île. Ses travaux dureront en tout et pour tout cinquante années. Son budget dépassera celui du phare d’ Ar-Men et sera aussi élevé que celui de Kéréon. Ce dernier étant le plus cher de tous les phares français.

Enfin pour notre tourelle du Pignon, ce sera la même technique du cylindre de béton et ceinturage en moellons. D’un coût trois fois moins élevé qu’une technique en pierre de taille.

Seul bémol sur cette tourelle c’est, son année de construction… Je ne la connais pas, elle remonte à la fin du 19ème siècle mais sans date précise. Aucune mention sur les sites spécialisés amateurs ou professionnels. Même après des recherches sur les archives nationales et départementales du Morbihan.

La seule piste trouvée, est sur un site bien connu et que j’aime particulièrement, il s’agit de « Phares de France » très documenté. Voici le lien « Phares de France » , il situe sa construction en l’année 1865/66. Je vais poursuivre mes recherches afin de trouver d’autres sources possibles.

Pour finir,

Cette tourelle est bien entendu toujours en service et très utile pour les professionnels de la mer et les plaisanciers de passages.

Cet édifice donc, est pile au milieu de la Ria de Penerf, sa hauteur est de 14 mètres. Position, 47° 30′ 00″ N et 002° 38′ 9″ W. Réflecteur radar. La tour est rouge comme précisé auparavant, servant d’amer et de balisage du chenal le jour. Côté éclairage, en 1933 elle était munie d’un feu fixe rouge et vert. Auparavant il devait être blanc comme la plupart d’entre-eux.

Pendant la seconde guerre mondial il a été éteint sur ordre de la Kriegmarine. je n’ai pas trouvé de trace de son éventuelle destruction en 1944 par l’occupant. En revanche en 1952 celle-ci est rallumé, renforcée et rehaussée.

En 1962 et jusqu’à ce jour (2018) elle passe ses couleurs en Blanc et Rouge, trois éclats toutes les 12 secondes. Les portées optiques sont respectivement de 9 et 6 miles nautiques.En 1973 son alimentation électrique est assurée par un aérogénérateur.

En 2018 ce sont des panneaux photovoltaïques qui assurent cette fonction.

Panneaux photovoltaïques

Panneaux photovoltaïques

Pour les OMs désirant activer cette tourelle, un article va suivre et au plaisir de se retrouver. Sachez simplement que cette tourelle se situe sur une zone FFF (France Flora Fauna) 73/44, finalement une bonne future activation.

Balise Bâbord du chenal

Balise Bâbord du chenal

Balise Tribord du chenal

Balise Tribord du chenal

 

 

 

 

 

 

 

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