Phare de la Corne
Phare de la Corne
Dans un précédent article j’ai évoqué la singulière histoire du phare de La Corne sur la rivière/fleuve le Jaudy, à l’embouchure de Tréguier. Je ne reviendrai pas sur l’historique de cette superbe cité, pour la parcourir de nouveau, il vous suffit de cliquer sur ce lien.
Avant de repartir de cette belle région je passe souvent rendre visite à une de mes amis, Philomenn de Tréguier, suivant la période et les humeurs elle est, blonde, rousse ou brune.
En général je passe rue Ernest Ronan dans une petite librairie que j’aime où l’on peut vraiment parler de livre. Il y a de tous les thèmes en édition récente ou ancienne, elle se nomme « l’histoire vagabonde » tout un programme afin de rêver. Même avec des soucis de marche à pieds car cela grimpe dans le style Dinan, la librairie est au bas de la côte près des quais.
Je sors de trois d’activation radio-Amateur avec mon acolyte Dyd, dans le gîte de Coat Min je regarde les horaires de marées, coefficient 110 et mer basse vers 14h00. Il se trouve que le phare de La Corne possède une référence. Ce serait bien que j’essaie de m’y rendre. J’adore les phares en mer et de faire de la radio dessus ou au plus près possible. Le souci c’est qu’il se trouve à 1200 mètres du bord de plage. En revanche, je connais ce coin tourmenté avec du granit partout mais, très peu de vase.
Logistique
Pour le moment je dois prendre des forces et me restaurer, à chacun de mes passages sur Lézardrieux je passe chez l’ami Thierry, tout le monde le connait dans la région.
Chantal et Thierry tiennent le restaurant routier sur la départementale D786 entre Tréguier et Lézardrieux. Il se nomme La Licorne. C’ est comme à la maison, avec les repas mitonnés par la maison. Thierry est Radio-Amateur sous le call F4AIT. C’est toujours un excellent moment passé en leur compagnie.
Il est temps de reprendre la route. Je reprends la Départementale N°20 en direction de Kerbors, puis Port Béni sur un petit parking le long de l’estran. Nous sommes sur la commune de Pleubian. Une multitude de petites aires de stationnement bordent le littoral touristique.

Le phare se trouve à 1,2 kilomètres de la rive, la mer descend tranquillement, j’ai deux heure avant la basse mer. La règle est simple, en mer l’on ne triche sinon ce sera peut-être la dernière. Nous sommes en février 2026 et pourtant, quelques crétins ont déja perdu leur véhicule sur le Gois de Noirmoutier. Pourtant d’immenses panneaux lumineux renseignent les populations, en français, anglais et allemand.
Donc pas question de déroger à la prudence, pour toutes activations radio-Amateur, à l’heure de la bascule basse mer, haute mer, je plie bagage.
Bagages
En parlant de bagages j’ai tendance à déménager, même quand il y a de la distance à pieds. Cette fois-ci, j’ai une seule valise étanche, contenant le FT 891 Yaesu réglé sur puissance 30 watts, une batterie de 30 Ah LiPo. Je serai en SSB car incapable de réaliser de la télégraphie sur des rochers de granit. L’antenne, je l’assemble sur le parking en dépit de bourrasque de vent. C’est une vertical 12 AVQ, de 20 à 10 m, légère et ses radians dans la valise. Celle-ci pour informations est étanche, cela me permet de la laisser sur l’eau en cas de besoins.
Je passe les détails des glissades malgré mes grosses bottes. L’eau se retire encore, il me reste une heure avant la basse mer. Nous sommes dans le dernier douzième, il reste encore 50 centimètres de hauteur à baisser. je dois souvent poser le matériel et aller explorer l’endroit adéquate afin de pouvoir traverser.
Par précaution, je m’installe entre 150 et 200 mètres du phare. Le timing serait trop risqué, aucun intérêt de poser l’antenne sur le phare. Je ne concoure pour aucun diplôme, ni médaille, simplement le plaisir de contacter des Oms et faire plaisir aux SWLs. Pas de démonstration quelconque, je suis seul sur des centaines de M2 voir hectares.
La 12 AVQ est très efficace avec ses radians à même le sol trempé. Je réalise une dizaine de contacts avec 30 watts et décide d’aller sur le phare.
Pour information, sur le cliché de gauche, le phare de La Corne à marée basse avec coefficient de 100. L’accès se fait uniquement dans la dernière heure alors, attention aux dangers éventuels.
J’observe le flot qui commence à remonter doucement pour le moment. Le marnage surtout, quand il est de six mètres à Saint-Nazaire, il est de douze mètres à Pleubian.
Je reprend la direction de la station afin de remballer les affaires, le bilan est plus que positif, activer des phares que personnes ne fait. Même la dépense d’énergie est conséquente, cela me fera 2,4 kilomètres avec une valise de 19 kilogrammes et une antenne de plus de trois mètres de longueur.
Merci d’avoir une nouvelle fois parcouru ce petit article et au plaisir de se lire ou entendre, 73.










































































































































