Le Four du Croisic

Le Four du Croisic,

Le Four du Croisic se trouve en Loire Atlantique, au large du port éponyme. Petite ville sur le littoral au nord de la ville de Saint-Nazaire et au sud de La Turballe. Vous me direz, pourquoi celui-là ? Très simple, deux raisons à cela. La première, aux dires des experts, il serait le premier phare construit en mer. Non, ce n’est pas Cordouan, dont on nous rabâche les oreilles avec le blabla des « gens qui savent ». J’ai les mêmes dans le bistrot de mon village. Le phare de Cordouan bien qu’antérieur de construction, l’était sur un îlot, une charte de l’an 1409 atteste la présence d’un village. La deuxième raison est que, ce phare se connecte à un événement d’actualité, à savoir le navire Hermione. Je dirai plutôt sa réplique, car l’original justement gît à l’Est de ce phare depuis, le 20 septembre 1793 à 18h30. Cette précision vient de l’excellente revue de marine, « Chasse-marée » de ce mois-ci (avril 2015). D’autres raisons bien sûr, il se situe pas loin de chez moi et il très rarement, voir jamais animé par des opérateurs Radio-Amateurs, mais cela sera l’objet d’un autre article.

Four du Croisic

Four du Croisic

L’Hermione, bataille de Louisbourg, 1781,

L’Hermione, bataille de Louisbourg, 1781,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La genèse,

Revenons à l’histoire de ce phare et sa genèse. Au 18ème siècle le trafic maritime dans l’estuaire de la Loire est intense. Le souci est l’absence de balisage pour aborder les côtes et donc une quantité importante de naufrages. Face à ces conséquences dès 1551, au Havre-de-Grâce, le roi Henri 2 impose la présence d’un pilote pour entre et sortir des ports. Mais ce métier n’est pas structuré et les compétences de ces derniers est souvent lié à leur expérience maritime, longue, courte, voire inexistante.

La profession acquiert ses lettres de noblesse sous la gouvernance de Colbert. Il veille à ce que dans chaque port, un groupe de marins expérimentés assurent le service. Pour devenir pilote il faut, être âgé de plus de 25 ans, avoir des connaissances en construction de navires, en navigation, des bancs de roches ou de sable, courants marins etc…Dès 1584, une certification est passée en présence d’un jury composé de, deux anciens maîtres et un amiral ou, ses lieutenants.

Ah ! L’argent,

Tout cela est bien beau mais, toute médaille a son revers. L’appât du gain est le plus important et certains pilotes vont de plus en plus loin chercher des navires à piloter. Ils ne sont pas toujours de bons conseils et les naufrages se multiplient.

Le 14 mars 1770 le navire « L’Afrique », venant de Belle-Île s’échoue sur le plateau du Four, par la faute du pilote. Six ans plus tard, le « Solide », parti de St Domingue termine au même endroit. Là encore le pilote, Pierre Le Goff venant des îles Glénan est mise en cause. Il finira en prison. Les fautes impliquent aussi des capitaines de ports, quand il y en a un, à tort ou raison.

A l’heure ou le trafic maritime s’intensifie, il faut moraliser ce métier. Une première tentative verra le jour sous la révolution, avec les lois des 21 et 22 août 1790, puis celles du 17 août 1792. Finalement Napoléon signera un décret réglementant le service de pilotage, qui restera la base de la charte de cette profession jusqu’en 1928.

L’Hermione,

Mais ce cadre réglementaire ne résoudra pas tous les problèmes. Le 20 septembre 1793, l’Hermione navire de guerre français, qui amena La Fayette aux USA avec son commandant, le Comte Lattouche de Tréville. Il livra maintes batailles à Boston, Philadelphie, Newport et la baie du Saint-Laurent, appareille de Mindin pour une mission vers Brest. Il s’échoue sur le « Plateau du Four le soir même. Une voie d’eau se déclarait à 19h00 et le navire donnait « une bande considérable ».

Autour de la coque et il n’y a que 4 pieds d’eau. Le pompage de l’eau ne donne rien. 22h15, marée basse, le navire se couche sur le flanc tribord. Le rejet à la mer des douze canons et d’une ancre à jet, n’y font rien. L’équipage rend le navire à l’océan pour toujours, le lendemain matin 10h00. Le pilote qui avait pris une marque pour une autre terminera en prison. Ce navire de guerre de 44,27m de long et 65mètres hors tout, 11,24 m de large. D’une contenance de charge de 1058 tonneaux et à pleine charge avec l’artillerie 1200 tonnes. Une voilure de 900 à 1200 m²  suivant la route. (1 tonneau équivaut à 2,84 m3 environ)

Construit à Rochefort en décembre 1778, il nécessite 1160 stères de chêne, 200 stères de résineux, 35 tonnes de fer et 15 tonnes de chanvre. Il s’élance le 28 avril 1779 et possède 26 canons de 12 livres ainsi que 8 canons de 8 livres.

Le 05 novembre 1807, le navire hollandais « Hoop de Kinphausen » s’éventre sur la rivière de Tréguier suite à une dispute entre deux pilotes. A Saint-Nazaire, dès qu’un naufrage survient dans l’estuaire,  automatiquement le pilote va en prison. Cela permet aussi à l’État de se désengager de ses responsabilités. Comme quoi, ce n’est pas nouveau.

La pression monte,

Le port de Nantes est un des premiers de France en transit de tonnage, de part le commerce avec les Antilles. Si l’on additionne Commerce de « Droiture » et commerce « Triangulaire ». Les demandes de sécurisation de l’estuaire datent de 1747. Faites par un ingénieur hydrographe sous les ordres du Duc de Penthièvre, mais elles resteront vaines par manque de crédit.

Le Four du Croisic côté Sud-Ouest

Le Four du Croisic côté Sud-Ouest

Hermione, la réplique en 2015

Hermione, la réplique en 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après les capitaines de ports, marins et chambres de commerce, rien n’y fait. L’écueil le plus dangereux de l’estuaire de la Loire n’est toujours pas balisé. Ils réitèrent leur demande auprès du ministère de l’intérieur après un énième naufrage, celui du « Balaou » venu de Charleston. Enfin en 1816 est pris la décision d’édifier un ouvrage, suivra 4 années plus tard la tourelle des « Brillantes ».

Le Four du Croisic enfin,

L’édifice tronconique à empattement, sorte de pied d’éléphant s’elève enfin dans le ciel. C’est un copie du phare écossais de « Bell Rock », alors réputé en Europe. Il est inauguré en 1822. L’on appelle aussi ce type de phare, « Tour Trompette » reproduit sur nombre d’autres phares comme, Chauveau (1842), les Baleineaux (1854), les Barges (1861), la Banche (1864), le Grand Chapentier (1887) etc…

Le Four du Croisic et une partie de sa digue

Le Four du Croisic et une partie de sa digue

Pied d'éléphant du Four du Croisic

Pied d’éléphant du Four du Croisic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autre chose intéressante, à la fin de sa construction, l’on s’apercevra que ce phare est bien trop important au regard de son utilité. Dans le même temps les travaux de Beautemps-Baupré célèbre hydrographe prouveront que le plus facile est d’arriver sur St Nazaire près du banc des Charpentiers, en plein estuaire. A cette époque une banale perche en bois de 17 mètres balise le banc de rochers du même nom.

Plus tard suivront les constructions de « La Banche » et du « Grand Charpentier ».

Phare du Four suite,

Donc pour le « Phare  du Four », la situation au large du Croisic, Latitude 47° 19′ 7 N et Longitude 002° 38′ 1 W. Pour les Radio-Amateurs et Amateurs Radio le Locator IN87QH. La tour d’une hauteur 17,64 mètres, l’embase d’un diamètre de 10 m se terminant au somment à 5,64 m. Rehaussé quelques années plus tard de près de 8,30 mètres.

Le Four du Croisic

Le Four du Croisic

Le Four du Croisic

Le Four du Croisic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les années 1890 l’administration par le  biais du service des phares et balises décide d’engager une campagne de signalisation maritime. Peinture de tous les amers et donc « Les phares » n’y échappent pas. Le beau granit du Four et de la Banche extrait des carrières du village de Batz sur mer ne va pas échapper au badigeonnage sauvage. Ils le barbouillent d’abord de blanc en 1884, puis avec des bandes noires et blanches obliques en 1935. En dépit des vives protestations de certains.

Le Four à Basse mer coefficient 65

Le Four à Basse mer coefficient 65

Le Four à Basse mer coefficient 65

Le Four à Basse mer coefficient 65

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 19 octobre 1940 comme beaucoup de phares du littoral français, le Four du Croisic aura son optique déposée et hors service jusqu’en 1945.

Son secteur blanc à 360° illumine toujours le secteur, il a une portée de 18 miles nautiques. 1 feu à éclat blanc toutes les 5 secondes.

Son combustible, en 1822 de l’huile végétale. En 1904, de la vapeur de pétrole et sera électrifié et automatisé en 1983 à l’aide d’un aérogénérateur.

Tiens ! La revoilà

Tiens ! La revoilà

Il va être temps de plier bagages

Il va être temps de plier bagages

 

 

 

 

 

 

 

Merci d’avoir lu cet article, pour les Radio-Amateurs  désirant activer ce phare cliquez ici.

 

Mes ressources pour écrire ces articles : https://headlight44.fr/mes-ressources-phares/

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

Piriac

Piriac phare de troisième ordre, se situe sur le port du village éponyme. Petite cité d’environ 2200 âmes et située à 11 kms au Nord Ouest de Guérande et 25kms de Saint-Nazaire. 40% de sa population à plus de 60 ans.

Présentation,

Son clocher très caractéristique par sa forme, il sert d’Amer pour les marins. La nuit bien sûr il y a son petit phare. Bah ! Oui, il est petit par sa taille. C’est une tour tronconique de 8 mètres de hauteur. Revenons à sa naissance, en mai 1906, feu fixe blanc sur une colonne en fonte et dans une cabane en brique à l’enracinement de la jetée abritant l’allumeur extincteur.

Église de Piriac servant d'Amer

Église de Piriac servant d’Amer

Phare de Piriac en 2015

Phare de Piriac en 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1943 nos envahisseurs le mettent à terre. Le 22 octobre de cette même année, le gardien de ce phare écrit à la 4ème subdivision du port de Saint-Nazaire afin de leurs signaler un va et viens bizarre autour du phare. Ils ont déposé une caisse en bois devant la porte avec un fil en sortant et relié à leur poste. La nuit du 6 janvier 1944 le même ballet se reproduira au pied du « phare du Commerce » à Saint-Nazaire. Cela sent le sabotage à plein nez, les gardiens malgré l’obscurité discernent quatre engins métallique en forme de bombes, trois petites caisses, une douzaine de bâtons à mèche genre détonateurs et huit récipients en verre ou en métal contenant probablement des piles.

Nombre de phares vont recevoir ainsi la visite artificiers allemands. Avec du recul, ils n’étaient pas si fin que cela, la discrétion d’un panzer quoi…Pour mémoire, dans le phare d’Armen, c’est une tonne d’explosifs qui fut déposé…

Après les événements,

Le phare reprend du service le 24 juillet 1945, en revanche la cabine ne sera reconstruite qu’en 1949.

En 1952 et après approbation d’une décision ministérielle de juillet 1950, une tourelle en maçonnerie enduite sera reconstruite, le soubassement ovoïde est en pierres apparentes. L’optique sera à occultations toutes les 6 secondes, secteurs blanc et rouge. La portée de l’optique blanche est de 10 milles et 7 pour le secteur rouge. Je vous rappel que le secteur blanc en général correspond au chenal permettant de rentrer dans le port.

De bonne heure, Avant l'arrivée des estivants

De bonne heure, Avant l’arrivée des estivants

Profitons du calme...

Profitons du calme…

 

 

 

 

 

 

 

 

L’histoire de ce petit phare est courte du fait des événements historiques relativement succins. De plus c’est un phare de troisième ordre.

Pour les OM,

Pour la Radio-Amateurs quelques précisions sur la position de l’édifice, L = 47°25’32 N,    G = 002° 22’70 W. Locator IN87RJ et les références, PB198 et FRA124.

Merci d’avoir lu ce petit article. Pour voir l’activation de ce phare, cliquez ici.

 

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

 

Pointe de Merquel

Non, non ! Ce n’est pas un jeu de mots de quelques sortes. La Pointe de Merquel se situe en Loire Atlantique et porte ce nom depuis longtemps, bien avant que des touristes s’invitent chez nous pendant 5 années. Rien à voir non plus avec, Berlin Est. Elle se situe sur la côte, à 85° à l’Est de l’Ile Dumet, seule île maritime de la Loire Atlantique.

Localisation,

Elle se situe au Nord de la commune de Piriac et au Sud de l’estuaire de la Vilaine. Exactement à 5 miles, c’est le premier abri au Sud de l’estuaire. Endroit relativement dangereux, ses roches isolées et émergentes, les bancs de vase et enfin les parcs à moules et huîtres.

Pointe de Merquel

Pointe de Merquel par temps bouché

Vue aérienne de la pointe de Merquel

Vue aérienne de la pointe de Merquel

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa situation, Longitude 002° 28,4 W et Latitude 47° 25,3 N, avec le Locator IN87SK et référence FRA-735. Sa naissance arrive dans une période assez bizarre, l’Etat fin 19ème et début 20ème se dégage de plus en plus de ses prérogatives, n’arrivant pas à faire face à toutes les demandes d’établissement de phares et de balisages en général. Et pour faire court, répond aux demandes des communes que, si elles veulent quelque chose, elles doivent mettre la main à la poche.Une première directive ministériel approuve l’installation d’un feu, elle date de juillet 1866. Elle ne sera suivie d’aucun effet.

Enfin la lumière,

Il faudra attendre janvier 1920 pour voir apparaître une optique blanche sur une colonne en fonte au-dessus d’une cabane en tôle.

Cela commencera en 1870 ou une commune bretonne de Penvenan demande l’établissement d’un « Fanal » qui immédiatement  reçoit un avis négatif par la commission des phares. La commune est souvent entre les demandeurs, à savoir les professionnels de la mer et la commission des phares. Cela durera douze années avant le feu vert de la commission, et à une condition. La municipalité doit l’entretenir et assurer le gardiennage…Ce sera sources de conflits, le travail est ni fait, ni à faire, un seul secteur blanc sur le fanal, donc impossibilité de séparer les secteurs dangereux de la côte, du chenal du port. Moralité la commune refuse de payer, le gardien non plus ne l’est pas. La commission des balises menace d’éteindre le feu. Finalement un accord sera trouvé, la commune paiera et en échange l’état installe une optique, W,R,G à la place du W.

Des situations comme celle-là se reproduiront par dizaines, notamment sur le bancs des impairs sur les communes du Pouliguen et de La Baule.

 

Pointe de Merquel

Pointe de Merquel

Rochers de Laneguy

Rochers de Laneguy

 

 

 

 

 

 

 

Qui va payer,

Pour se rembourser des sommes mises en avant, les communes vont créer des taxes. La chambre de commerce de Saint-Nazaire instaure un péage de 5 centimes par tonne pour toutes marchandises qui embarque ou débarque dans les étiers des communes d’Assérac, Saint-Molf et Mesquer, afin de rembourser l’emprunt de 3000 Frs réalisé pour la construction du feu de la Pointe de Merquel, allumé les 20 Janvier 1920.

Sa hauteur de 7 mètres, son optique à trois couleurs. Portée 10 miles pour le blanc, 7 miles pour le rouge et vert et ce depuis avril 1955.Feu à 4 occultations toutes les 12 secondes.

Le feu blanc sera électrifié en mai 1936, transformé en occultant toutes les 12 secondes.   

Compte-tenu des problèmes liées aux nombreux litiges, à la veille de la seconde guerre mondiale, le service des phares renonce définitivement à laisser le fonctionnement des établissements à la charge des communes.

Le feu sera détruit par les allemands en mai 1944. Tout comme le phare de Piriac d’ailleurs. Il ne sera reconstruit et rallumé qu’en mai 1946. En 1955, il sera refait entièrement et passé à trois couleurs. White, Red, Green.

La bestiole en question

La bestiole en question

Mortes eaux coefficient 39

Mortes eaux coefficient 39

 

 

 

 

 

 

 

Pour les Radio-Amateurs désirant activer ce phare,merci de cliquez sur ce lien.

Merci d’avoir lu cet article. 73 QRO

 

Tréhiguier et la Pointe du Scal

Les phares de Tréhiguier et la Pointe du Scal. Nous voila dans le département du Morbihan, (56 pour précision) pas très loin du phare de « Penlan ». Donc comme vous vous en doutez dans les environs de l’embouchure de la Vilaine. L’embouchure de ce fleuve est non seulement étroite, mais dangereuse. Des récifs parsèment son embouchure qui permet de remonter jusqu’à la Roche-Bernard. Ensuite Redon puis jusqu’à Saint Malo si vous le désirez. Cet endroit si dangereux pour les navires étaient balisé jusqu’en 1989 par deux phares. Le phare de la « Pointe du Scal » et celui du petit port de « Tréhiguier ». De nos jours il ne reste plus que celui de la « Pointe du Scal ».

PPhare de la Pointe du Scal 56

Phare de la Pointe du Scal 56

Phare de Tréhiguier 56

Phare de Tréhiguier 56

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lieux,

Après avoir pris la passe de la « Grande Accroche » que signale le « phare de Penlan » et permettant d’éviter les écueils découvrant au jusant, vous prenez le secteur vert du phare « de la Pointe du Scal » afin de remonter vers le barrage d’Azal qui délimite le secteur maritime, du fluvial. A l’époque c’était le phare « de Tréhiguier » du nom du village, situé entre la commune de Penestin et celle de Camoël. Construit en 1882, la même année que celui de « Penlan ». Ce sont tous les deux des « Maisons Phares » entrant dans un vaste plan d’éclairage des côtes de France en 1825. Sa vocation, construire des fanal et des logements pour les gardiens afin de rattraper notre retard. Notre retard sur des pays comme l’Angleterre, par exemple. Il à une hauteur de 24 mètres, optique blanche fixe, il est autonome depuis 1971.

Bombardé en décembre 1944, il reçut des obus qui défoncèrent le toit du phare. Nos envahisseurs du moment ont dérobé les bois de la charpente. En 1947 il devint feu rouge à 4 occultations et enfin en 1962, à 4 occultations rouges et  une verte. Le barrage sur la Vilaine ayant bouleversé l’écosystème et le cours du fleuve, des vasières se sont constituées et le phare ne pouvait plus jouer son rôle, il est éteint en 1989 suite à décision ministérielle du 27 mars 1987.

Ensuite,

Il est vendu à la commune de Penestin en 1990.

il renaît de ses cendres en 1995 et devient un musée de la Mytiliculture, (culture des moules) suite à une initiative locale de mytiliculteurs(eusses), il est visitable en saison.

Embouchure de la Vilaine

Embouchure de la Vilaine

Phare de Tréhiguier et son pédigré

Phare de Tréhiguier et son pédigré

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant le phare de « La Pointe du Scal » situé en aval du fleuve, il a une hauteur de 8 mètres et une portée optique de 4 miles. Mise en service le 1er juillet 1882, optique fixe blanche, sur une tourelle carrée en maçonnerie de 3m de hauteur. En 1909 le réflecteur parabolique est remplacé par un appareil catadioptrique. En 1947 le feu devient vert à 3 occultations toutes les 12 secondes, enfin en 1987 c’est un feu scintillant vert.

Avant ces deux phares, les marins approchaient la Vilaine au moyen d’un Amer, dit « La Pierre Blanche » haute de 4 mètres et 6 de circonférence, elle existe toujours.

Les OMs,

Pour les Amis Radio-amateurs, malheureusement ces deux phares ne sont pas répertoriés dans le DPLF, car la portée optique doit être de 10 miles, pour un phare éteint difficile à atteindre. Pour celui de la pointe du Scal, cette portée n’est que de 4 miles.

En revanche dans le répertoire de l’ARLHS, ils y figurent tous les deux. Le phare de Tréhiguier sous le référence FRA 520. Pour le fanal de la Pointe du Scal, qui est le deuxième plus petit phare de France c’est FRA 602.

Côté activation radio-amateur, j’active ce petit phare dans le cadre du ILLW*. Vous pouvez parcourir un petit article de cet évènement en cliquant ici.

Merci d’avoir parcouru ce court article, à bientôt, 73 QRO.

*International Lighthouse and Lightship Week-end

Les Amers

Les Amers,

Ce sont des points de repère fixes et identifiables sans ambiguïté utilisés pour la navigation maritime. Ne pas confondre avec « Ministère A.M.E.R. » un groupe de Rap de Sarcelles.

Amer et phare de la pointe Saint Mathieu

Amer et phare de la pointe Saint Mathieu

Clocher et Amer d'Ars en Ré

Clocher et Amer d’Ars en Ré

Contrairement aux autres marques de balisages, les Amers n’ont pas pour vocation de guider les marins. Ils n’appartiennent pas à l’administration des phares et balises. Mais, à des communes, congrégations religieuses, particuliers, voire au génie ou à la marine.

La maintenance de ces ouvrages remarquables du paysage côtier échappe en grande partie au service des phares.

En 1841 suite aux plaintes des marins concernant le balisage diurne, l’administration lance une grande enquête nationale afin de répertorier l’ensemble de ces aides. Plus particulièrement dans les estuaires de la Loire et la Gironde. Concernant la seconde, ils recenseront 91 amers, comprenant entre autre 61 arbres de toutes essences. Obligeant ainsi les marins à avoir des connaissances en botanique.

Cela tiens à peu de choses,

Cela donne en même temps une idée de la vulnérabilité de cette signalisation naturelle. Une belle épée de Damoclès au-dessus de la tête, à la merci d’une hache de bucheron, maladie ou vieillesse. Un arbre abattu, un écroulement de bâtiment, moulin, église, abbaye et plus de repères pour les marins. Bien sûr sans être prévenu car, bien souvent les propriétaires ignoraient que leurs ouvrages servaient à la navigation maritime ou fluviale.

Retour en arrière,

Ce problème remonte loin dans le temps, exemple à Saint-Nazaire. En 1750, douze peupliers, menacés d’abattage par son propriétaire, situés sur une colline dominant la ville.Tout cela au grand dam des pilotes de navires de guerre et de commerce, qui remontaient régulièrement l’estuaire. Finalement ils seront rachetés par la marine et l’amer sera sauvé. Autre exemple dans la même ville qui elle, achètera le bois de Kerlédé autre amer. Beaucoup plus tard, sera construit le phare du même nom juste à côté.

En Gironde cela deviendra dramatique et en mars 1842, le préfet adresse une circulaire à tous les maires des communes concernés afin de les sensibiliser aux problèmes de navigation. Dans le cas d’un amer remarquable, des mesures seraient prises pour éviter sa disparition.

Amer du chenal de l'ile Saint-Martin au Royaume-Uni

Amer du chenal de l’ile Saint-Martin au Royaume-Un

 Dans les cas exceptionnels, la marine et/ou le préfet contacteront les propriétaires afin qu’ils ne coupent pas leurs arbres.Pour certains édifice-amers remarquables l’état peut décider d’aider les communes. Certains seront peints, comme sur la photo dans l’article, aux frais de la marine, suivant le code de navigation de l’époque.

L’ argent,

Certains propriétaires flairant la bonne affaire, vont jusqu’à construire par exemple, des moulins à vent et demander des subventions, qui leur seront souvent refusées.

En revanche, la commune de Noirmoutier en Vendée (85) recevra de l’argent pour la reconstruction de son clocher en Août 1844. L’année 1857, verra la création d’un annuaire confidentiel des Amers Français. Il deviendra officiel et accessible à partir de l’année 1864. Les propriétaires de ces ouvrages répertoriés et déclaré d’utilité publique, seront astreints de les entretenir en échange de subventions.La destruction partielle ou publique sera formellement interdite.

Dorénavant l’état doit anticiper la maintenance des Amers privés les plus remarquables. Revers de la médaille, le recensement bouge, tout comme les estuaires et nombres de conflits éclatent entre l’état et les propriétaires.

« C’est la cupidité des propriétaires contre la pingrerie de l’état »

Exemple chez nous, dans la Loire Atlantique, en 1873, le propriétaire du clocher en ruine du prieuré de Donges, « renversé par les ages », réclame une subvention pour le déblaiement des gravats. La commune du Pouliguen réclamera en vain une subvention afin d’ériger un clocher pour son église.En 1875 ce sera le tour de la commune de Batz-sur- mer, qui réclamera en vain des subsides afin de rénover son clocher.

Ensuite viendra la mode des Phares-Amers, afin de parfaire le balisage diurne de navigation. Les ingénieurs de l’époque imagent Amériser les tours de certains phares.Ils le sont toujours d’ailleurs en 2015. La démarche de l’époque était d’éviter la confusion donc de jour, avec des clochers d’églises et des lumières de la ville. Il faut dire qu’à l’époque les feux étaient blancs et fixes. D’où la possible méprise par les navigateurs de l’époque.

Le Barbouillage,

Chez nous ce seront les phares de « Le Banche » et « Du plateau du Four » qui en feront les frais. En revanche celui du « Charpentier » et de « Ville-ès-Martin » échapperont au barbouillage. Pourtant ils avaient tous été construits sur les mêmes plans, ou presque, et le même granit venant des carrières de Batz-sur-Mer.

Merci d’avoir la patience de lire cet article.

Donges appontement pétrolier

Donges appontement pétrolier,

L’appontement pétrolier du port de Donges est peu connu. Ce n’est pas un phare mais ne tourelle lumineuse d’une portée de 9 miles quand même. Elle se situe dans la Loire maritime quasiment en face du phare de Paimboeuf. Ses coordonnées géographiques, Longitude G= 2° 04′ 30 W, L= 02° 04′ 10 W.

Pour s’y rendre du centre de la ville de Donges, prendre direction de la Gare vers la Loire. Suivre ensuite le terminal pétrolier situé au bord du fleuve. Arrivé sur place un immense parking lié aux activités de la raffinerie se situe sur votre gauche. Allez au fond de ce parking en longeant le fleuve jusqu’à la limite des clôtures surmontées de rouleaux de barbelés. Encore plus facile si un cargo est à quai, dans ce cas allez en sa direction au plus près pour le public.

Le phare est dans le carré jaune

Le phare est dans le carré jaune

Vue du phare à l'intérieur du domaine clôturé

Vue du phare à l’intérieur du domaine clôturé

 

 

 

 

 

 

 

 

Emplacement,

Comme vous pouvez le voir sur la vue aérienne, il est possible de s’approcher d’assez près. Pour les radio-amateurs qui désirent l’activer, c’est sans problème soit dans le cadre du DPLF ou de l’ARLHS, l’on vous demande d’être à une certaine distance maximale du phare ou de son enceinte. Ce sera un autre sujet développé plus tard, j’y reviendrai, l’animant en fin de semaine.

Concernant ce phare, rien de spécial, c’est une tourelle métallique avec une embase blanche et un sommet rouge. Finalement l’on y prête peu attention. L’optique est un flash rouge, normal puisqu’elle balise le chenal et indique l’emplacement de l’appontement pétrolier. L’accostage en bateau est interdit, because le danger d’explosion. Il permet la navigation dans le chenal au regard d’un danger important, à savoir le « banc de sable des Brillantes ». Le chenal à cet endroit est dragué à 12,40 mètres.

La Loire marée descendante

La Loire marée descendante

Cargo au pied de la tourelle

Cargo au pied de la tourelle

 

 

 

 

 

 

 

Jadis, avant l’arrivée des phares, certains monuments ou grandes propriétés servaient d’aide à la navigation. On les appelait des « Amers », ils en existe de nombreux actuellement comme, des châteaux, châteaux d’eau, églises, tours en pierre, moulin à vent etc.

Là nous rentrons dans la définition du phare à savoir, une optique puissante au sommet d’une tour. Là elle est métallique.

Le vent d' Ouest n'arrange as les choses

Le vent d’ Ouest n’arrange as les choses

Le temps change vite dans l'estuaire

Le temps change vite dans l’estuaire

 

 

 

 

 

 

 

 

Aussi pour les Radio-amateurs désirant animer ce phare, cliquez ici.

 

Activation du Vieux Môle

Activation du vieux Môle,

Voila une activation idéale pour les débutants. Ceci n’est pas un jugement de valeur en soi, mais pour une première fois, il convient très bien. Pas de souci d’accès qui peut se faire au plus près. Le phare du Vieux Môle se situe sur la commune de Saint-Nazaire donc, le long de l’estuaire de la Loire, à environ 500 mètres en aval du pont suspendu. A proximité du parc des expositions et de l’écomusée avenue St Hubert. Si vous êtes accompagné de personnes ne s’intéressant pas aux activités radio, c’est très rare mais, cela peut exister, tous les commodités sont à portée de mains.Le musée du sous-marin l’Espadon, la base sous-marine et le musée transatlantique, en face de celui-ci des cinémas etc…A 200 mètres de votre animation aussi, des restaurants et quelques cafés le cas échéant. Bien passons aux choses sérieuses.

Même endroit sous un autre angle

Même endroit sous un autre angle

Marée basse au pied du Vieux Môle

Marée basse au pied du Vieux Môle

 

Marée basse au pied de la jetée du phare. Au loin vous pouvez apercevoir le hayon levé du véhicule. Le coefficient de marée de jour 39 (mortes eaux), Vent dominant Ouest, Sud-Ouest, vitesse 70 km/h. Tout est prêt, les ingrédients sont là, lors de la marée haute les vagues passeront haut dessus de la voiture. Si,si, je ne plaisante pas. Je déplace le véhicule de la droite vers la gauche de la digue afin de la protéger et continuer mon pile-up.

A l'étal elle passera pardessus la digue

A l’étal elle passera pardessus la digue

2 heures avant la pleine mer

2 heures avant la pleine mer

Bien sûr ces conditions ne se présentent pas tous les matins mais, rares sont les OMs scrutant les horaires de marées et coefficients de celle-ci avant d’animer un phare à ……… terre.

Alors ! On est pas bien là !

Alors ! On est pas bien là !

Et la vue .....

Et la vue ….

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques conseils,

Si le cœur vous en dit au printemps ou l’été vous pouvez placer votre station portable carrément au pied du phare, mais, pensez aux pêcheurs qui s’y installent et d’une faune qui parfois traîne dans le coin. D’ailleurs celle-ci n’est pas à protéger.

De toutes les façons comme tous les fronts de mer de France et de Navarre vous aurez de la visite. Des curieux qui vous poseront des questions. La dernière fois c’est une classe avec le staff d’accompagnement qui s’est arrêté, rencontre lunaire d’ailleurs.Cela permet de faire connaître notre hobby et susciter des intérêts, perhaps.

Pour installer la station portable pas de souci, pour les piquets de connections de terres vous retrouverez des trous dans les joints des pavés de grès. C’est comme à la montagne, il y a toujours quelqu’un qui passera avant vous, hihihi. Arrimez bien vos antennes car s’il le vent est présent ce jour là, il souffle souvent en rafale.

Équipements,

Côté radio, même équipement qu’a l’accoutumé. Le FT857, l’antenne verticale décamétrique Comet CHA250 (7,13 mètres de hauteur).

Une Yagi pour la VHF et l’UHF. Ce jour là des contacts à 200 kilomètres avec une 4 éléments et 40 watts. N’oubliez pas d’ajouter le « /p » à votre call et comme je vous le disais dans d’autres articles, vous avez au moins un pile-up à chaque sortie. Prenez bien soin prévenir votre club, vos amis car une grande quantité d’OMs et SWL se passionnent pour les phares.

Pour les Américains c’est « Headlights » et les Anglais « Lighthouses » et parfois inversement. Lorsque vous visitez des phares aux USA (Maine, Massachusetts) sur les pancartes ils utilisent l’appellation « Headlights ». Il existe de nombreuses excursions de phares à terre et en mer souvent couplés avec des cétacés.

En tout cas, faites-vous plaisir et pratiquez votre hobby en faisant plaisir aux autre et à vous-même bien sûr.

N’oubliez pas de faire valider votre expédition auprès des responsables d’associations concernées.

Dernier et ultime conseil, aujourd’hui 13 Février, je suis allé sur le Vieux Môle, conditions météo, pluie battante, vent en rafale de 70 km/h, Ouest, Sud-Ouest et coefficient de marée de 39 (mortes eaux). Voyez le résultat. La semaine prochaine les coefficients seront de 113, inutile de vous parler de prudence.

No comment

No comment

No comment

No comment

 

 

 

 

 

 

 

Pour les distances d’activations, suivant l’association, cela variera de 150 à 1000 mètres. Donc bien penser à positionner votre station à la bonne longueur. L’on vous demandera sûrement un justificatif visuel. Pour ma part j’utilise des photos bien sûr et, une station portable APRS. Le call est F5OHH-12.

Merci d’avoir pris la peine de lire cet article. 73 QRO. Pour retourner sur l’histoire du phare Cliquez ici.

Pas terrible pour la radio

Pas terrible pour la radio

Le Phare de Ville-ès-Martin

Le phare de Ville-ès-Martin,

Il est situé dans la ville de Saint-Nazaire dans le 44 en Loire Atlantique. Petite tourelle de 12 mètres de hauteur. Sommet rouge, lumineuse, balise le chenal de Bonne-Anse qui fait suite à la passe des Charpentiers. Finalement conduit à la grande rade de Saint-Nazaire. Sa localisation est relativement simple.Situé bien sûr sur le front de mer et isolé de la terre ferme à marée montante et haute.

Ville-ès-Martin phare de l'estuaire

Ville-ès-Martin phare de l’estuaire

Marée basse sur Ville-ès-Martin

Marée basse sur Ville-ès-Martin

 

 

 

 

 

 

 

Sa naissance à lieu en février 1865 suite à des constats de spécialistes sur le fait que l’estuaire de la Loire s’ensable au fil des ans. Aussi, La passe des Charpentiers s’est ré-haussé de un mètre, le contournement de cette masse rocheuse est aléatoire. Finalement décidera de la construction du Grand Charpentier en 1884. Les tonnages des bâtiments augmentent, le tirant d’eau aussi, le dragage du chenal commencera la même années. Mais le chemin est long du Grand Charpentier à Ville-ès-Martin, l’éclairage sera complété par l’allumage permanent de la tourelle des Morées avec de l’huile minérale et sa ré-hausse.

Tourelle des Morées face à Ville-ès-Martin

Tourelle des Morées face à Ville-ès-Martin

Le Samuel de Champlain entre la Tourelle des Morées et Ville-ès-Martin

Le Samuel de Champlain entre la Tourelle des Morées et Ville-ès-Martin

 

 

 

 

 

 

 

 

Les naufrages,

Suite à de nombreux naufrages en 1893 la passe sera éclairée de dix bouées lumineuses à huile avec une réserve de marche de deux mois.Une petite usine à gaz d’huile sera construite à proximité.

Ce petit phare sera connu malgré lui pour l’expérimentation d’un nouveau type d’éclairage.Jusqu’en 1896 les feux étaient fixes, cela posait un problème avec les feux de la ville car on pouvait les confondre. Les lumières de couleurs avaient leurs limites, de portée entre autre et de visibilité. La firme Barbier et Bénard expérimentera un feu à éclats consistant à faire tourner l’optique avec un petit moteur électrique. Ce moteur raccordé sur des batteries d’accumulateurs le rende autonome pendant deux  mois, donc plus de gardiennage journalier. Cela donnera deux éclats toutes les dix secondes.

Aujourd’hui la tourelle des Morées est reconnaissable à ses 3 éclats toues les 12 secondes. Concernant le phare de Ville-ès-Martin est de 2 éclats toutes les dix secondes, feu blanc portée de 10 miles.

Accès,

Pour accéder à ce phare par la route, une fois dans la ville de Saint-Nazaire, il suffit de se rendre rue Ferdinand Buisson située sur le bord de mer. Il est à l’extrémité de la plage de Ville-ès-Martin.

Plage de la Courance

Plage de la Courance

Phare de Ville-ès-Martin

Phare de Ville-ès-Martin

 

 

 

 

 

 

 

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Pour les Radio-amateurs désirant activer ce phare cliquez sur ce lien.

 

Le Phare de Pornic

Le phare de Pornic. Nous changeons légèrement de lieux et descendons le long de la côte de Jade. Elle comprend toutes les commune le long de la baie de Bourgneuf. Situé entre les commune de La Bernerie et celle de St Marie qu’il a envahie il y a quelques années afin d’agrandir son territoire. Le mot poli c’est, regroupement de commune afin d’avoir plus de subventions et équipements collectifs. Pas besoin d’aller en Europe de l’Est, les frais de voyage en moins. Bien revenons à notre phare.

Phare de Pornic éclairant la baie de Bourgneuf

Phare de Pornic éclairant la baie de Bourgneuf

Vue du mouillage du vieux port

Château dominant le vieux port de Pornic

 

 

 

 

 

 

 

Les lieux,

Sur Pornic deux zones pour s’orienter, celle du vieux port en centre ville, donc venant de la route bleue (Saint-Nazaire – Bourgneuf) vous prenez la sortie « centre ville, vieux port », tout au moins une appellation du genre.

Pour aller dans la zone du phare de Pornic, c’est la sortie « Port de Noveillard, Golf ». Ce port est appelé aussi nouveau port, construit début des années 70, à l’époque du pont suspendu de Saint-Nazaire. Comme d’habitude peu de littérature sur ce petit phare très utile pour les marins sillonnant la baie de Bourgneuf. Pourquoi ? Très simple, en face se situe l’ile de Noirmoutier, séparée seulement de 6 miles de Pornic. Vous enlevez à cela les bancs de rochers entourant La Bernerie en Retz, les nombreux écueils parsemés entre les deux rivages et vous avez de beaux naufrages en perspective. Entre le phare du Pilier (au large de Noirmoutier) et le phare de la Noveillard de Pornic, vous avec des tombants de 13 mètres de profondeur, et quelques mètres plus des roches qui découvrent de 1 à 2 mètres à marée basses.

Maison Phare,

Ce phare est de type et appelé « Maison Phare » construit en 1846. Le premier de ce type à été le phare de « La Roque » dans l’estuaire de la Seine en 1838 et le dernier 1914 le « Phare de Morgat ». Le phare en lui-même est à tour carrée centré en pignon sur la maison de vie du gardien.

Vue du phare côté port

Vue du phare côté port

Anse aux lapins côté Gourmalon

Anse aux lapins côté Gourmalon

 

 

 

 

 

 

 

Il est à secteur coloré White, Red, Green depuis 1867 tout le phare du Pilier situé en face. De type à occultations, 4 toutes les 12 secondes, la portée de l’optique blanche est de 13 miles, 9 miles pour le rouge et le vert.Sa hauteur est de 22 mètres. Il est au bord du chemin de promenade reliant le vieux port et le nouveau de la Növeillard.

Bien sûr ce phare est toujours en service. Pour les Radio-amateurs désirant activer ce phare cliquez sur ce lien. Merci de m’avoir lu.73.

Le phare de Paimboeuf

Le phare de Paimboeuf et le canal de la Martinière. Donc nous allons nous intéresser à un phare particulier, non par sa constitution, classique, pour ne pas dire banal. Sa hauteur est de 9,10 mètres, son feu à une portée de 7 miles (13 Kms pour les terriens). Non sa particularité est qu’il serait, le seul phare de France situé à plus de 10 kilomètres de l’océan dans les terres. Situé sur la commune de Paimbœuf bordant la Loire maritime. Cité d’un peu plus de 3000 Habitants qui a connue son heure de gloire au 19ème siècle lorsque les navires de tous tonnages venant du monde entier remontaient l’estuaire de la Loire en direction de Nantes. Bien sûr ce phare est toujours en service. Feu à 3 occultations blanc et vert, toutes les 12 secondes.

Phare de Paimboeuf en Loire Maritime

Phare de Paimboeuf en Loire Maritime

Estuaire de la Loire en aval du phare de Paimboeuf

Loire Maritime en aval du phare de Paimboeuf

 

 

 

 

 

 

 

 

La Loire maritime,

Oui ici nous sommes Loire Maritime jusqu’à la ville de Nantes, ensuite, c’est le domaine fluvial. Ces grands navires qu’il guidait à l’époque étaient souvent des trois barques à voile et ensuite des vapeurs jusqu’au canal de la Martinière. Le canal de la Martinière d’une longueur de 15 kilomètres est parallèle avec le fleuve ingérable en raison de son cours et des ses bancs de sable capricieux.

Il permettait au grands navires de remonter jusqu’à Nantes. Sa construction dura 10 années de travaux titanesques, utilisant une partie du matériel ayant servi à creuser le canal de Suez. Il connu une intense activité pendant 20 ans, devint cimetière à bateau de 1921 à 1927, puis occupé successivement en 1943 par les Allemands, puis par les Américains dans les années 50 pour y stocker du matériel de l’OTAN. Il fut abandonné envasé à partir de 1960. A ce jour il est réhabilité en base et activités de loisirs et se trouve sur le parcours de la Loire à vélo qui vous emmène vers le phare de Paimboeuf et ensuite finir sur l’estuaire et le pont de Saint-Nazaire.

Paimboeuf une journée de pluvieuse de Janvier

Paimboeuf journée pluvieuse de Janvier

Vue de l'optique du phare de Paimboeuf

Vue de l’optique du phare de Paimboeuf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les références,

Vous trouverez peu de littérature sur ce phare, notamment dans les ouvrages dits spécialisés dans le domaine et c’est dommage car il à un rôle non négligeable sur la navigation des gros cargo remontant jusqu’à Nantes. Il signale notamment les bancs de Bilho et surtout des Brillantes.

Pour activer ce phare en expédition radio cliquez sur ce lien.

 

1 3 4 5 6