Goulet de Fromentine et Barre de Monts

Goulet de Fromentine et Barre de Monts,

Cette fois nous, nous rendons en Vendée (85) sur la commune de La Barre-de-Monts et plus précisément le quartier de Fromentine. Nous allons parler de Tôle, il reste quelques phares fabriqués en tôles de fer ou de fonte. Il y en a en France et à l’étranger, notamment en Angleterre précurseur en la matière.Ce petit phare voyageur est fidèle depuis plus de cent années. Depuis le grand plan de balisage des côtes françaises des sommes importantes ont été dépensées. En 1800, il n’y avait que quinze phares en service en France. Les matériaux utilisés étaient le granit ou le Kersanton. Il était hors de question de dépenser de l’argent afin de transporter ces matériaux loin des sites de production.

Le goulet de Fromentine,

Ce lieu se situe donc au Nord de la Vendée, entre l’île de Noirmoutier et la côte de la Barre-de-Monts. C’est la fin de la Baie de Bourgneuf. Pour s’y rendre, ce n’est pas compliqué, que vous veniez des Sables, Nantes ou Saint-Nazaire, il suffit de suivre direction Noirmoutier. C’est à cet endroit qu’en 1971 fût érigé le pont reliant l’île au continent, c’est aussi l’endroit le plus étroit, moins de 800 mètres. Donc le plus dangereux, imaginez un siphon d’évier, trois heures après la bascule de marée. C’est à cet endroit aussi que, se situe le quai du ferry permettant de relier l’île d’Yeu au continent.

Il va falloir attendre un peu

Il va falloir attendre un peu

Moins bucolique mais, plus rapide

Moins bucolique mais, plus rapide

 

 

 

 

 

 

 

 

Le célèbre passage du Gois se trouve quelques 4 kilomètres en amont, plus au Nord. Il était le passage incontournable au gré des marées. L’endroit est balayé par des vents très violents, il suffit de voir ce qui s’est passé en ce début d’année 2018, sur Bouin.

102 mètres de hauteur, enfin presque...

102 mètres de hauteur, enfin presque…

Bien, maintenant il va falloir ramasser !

Bien, maintenant il va falloir ramasser !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le métal s’invite chez nous,,

Nous sommes à la fin du 19ème siècle, la Baie de Bourgneuf n’est balisée que par des perches de bois se déplacent au gré des flots. Malgré les demandes des travailleurs de la mer et autorités de la baie, l’éclaire du goulet n’était pas une priorité.

Ce n’était pas un problème local, il concernant tout le littoral français depuis la décision de 1825. Entre temps nos amis anglais exploraient une autre solution, une sorte d’alternative. Avec l’explosion industrielle, pour la première fois en Europe, ils construisent en 1803, un phare métallique. C’est le phare de Swansea entièrement réalisé en plaque de métal.

En France pas question d’utiliser le métal, jugé incompatible avec l’air salin. Un phare est fait de pierre noble ou éventuellement de bois pour les locaux. L’avantage du métal est son insensibilité au feu, fléau de l’époque. Il est fait de plaques de métal assemblées par des vis, puis pas rivets. A ce sujet Monsieur Eiffel et un associé avaient déposé un brevet concernant ces édifices métalliques.

En France la première expérience se situerai en 1832. Cela concerne la fabrication de planchers et de structures de soutient. Cela consistait à renforcer et rigidifier l’intérieur des édifices. Le phare de Goulphar en fera l’expérience (Belle-île en mer).

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

Je suis bien là depuis 1915

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite les chantiers s’enchainent, compte-tenu du coût de fabrication et d’installation, 40 à 60% moins chers.

Un petit fanal métallique est installé à la « Pointe de L’Eve », à Saint-Nazaire en Loire Atlantique, face au Grand Chapentier, en l’année 1856. Cette même année c’est dans le Pas-de-Calais que l’on érige le feu de Walde dont les vestiges sont toujours visibles. Imitant celui de nos amis britanniques qui en 1830, installèrent le même sur la Tamise.

Le métal suite,

Les phares métalliques se commandent sur catalogue et sont livrés à l’autre bout du monde. Le transport se fait par voie maritime comme, le phare Amedée de Nouméa, d’une hauteur de 52 mètres assemblée en dix mois seulement. Assemblée en 1862, Il est toujours en service à ce jour et se visite. Crée par une entreprise parisienne des Buttes Chaumont, ils étaient assemblés en plein Paris avant expédition.

Suivrons quelques phares, en 1865 à Saint-Vaast-la-Hougue, 1868 celui de Saint-Portrieux etc…

J'habite rue du phare, Fromentine

J’habite rue du phare, Fromentine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant le phare qui nous occupe,je l’ai surnommé le « Phare voyageur ». Il a été installé sur au moins trois sites portuaires. Le souci c’est « Ou » ? Son année de naissance serait en 1865/1867. Dans les nombreux documents que je compulse, deux ouvrages de références le situent à des endroits différents.

L’un le place sur le port de Dieppe en début de carrière, ensuite la Pointe du Raz, Saint-Nazaire pour terminer à Fromentine.

Le second le situe à Brest en 1868, puis Saint-Nazaire et enfin Fromentine. Une chose est certaine, il trône sur la colline de la Barre-des-Monts depuis 1915.

Vue de son embase boulonnée au sol

Vue de son embase boulonnée au sol

Caillebottis en fer forgé

Caillebotis en fer forgé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Suite au déplacement du chenal de Fromentine, les systèmes à feux fixes deviennent insuffisants. Par lettre de décembre 1894 le ministère informe le préfet de Vendée. En 1913, il est décidé d’installer une tourelle métallique sur les dunes de Fromentine. Ce fanal vient du port de Saint-Nazaire. Il sera assemblé en 1915

Pour conclure,

Il n’est pas très haut, il culmine à 10 mètres de haut et 21 d’altitude. Sa portée est de 13 miles nautiques pour le secteur blanc et 10 miles pour les secteurs Rouges et Verts. Des panneaux de secteurs sont renforcés par leur fixation sur la rambarde extérieure. C’est une optique simple focale de 0,25 mètres à deux occultations toutes les 6 secondes.

Il est classé monument historique depuis fin 2012. Il n’est pas ouvert au public mais facilement visible. Pour vous y rendre très simple, il est situé « rue du phare » à Fromentine. Cela ne s’invente pas, nos anciens ne se perdaient pas en blabla, ils allaient à l’essentiel.

Pour les OMs, son locator est IN86WV et c’est un site France Flora Fauna référencé FFF-1248. Pour le phare il porte une référence ARLHS, FRA-374. J’aurai le plaisir d’activer ces deux références dans quelques jours.

Tourelle rouge du Milieu

Tourelle rouge du Milieu

Tourelle blanche de Boisvinet

Tourelle blanche de Boisvinet

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’entrée du goulet de Fromentine, en venant de l’île d’Yeu deux tourelles anciennes balisent celui-ci. Elles sont en pierres assemblées sans joints. Elles portent les jolis noms de « tourelle du milieu » et « tourelle Boisvinet ». La portée de la tourelle du Milieu (la rouge) est de 5 miles nautiques, en revanche la tourelle Boisvinet est à ce jour un simple Amer.

Merci pour la patience dans la lecture de ce petit article, à bientôt pour une nouvelle aventure, 73/44

Dernières news,

Les conditions climatiques, ce n’est pas que des éoliennes qui tombent. L’Océan creuse les côtes inlassablement, comme sur les deux clichés dessous, pris au pied du pont de Fromentine.

En Gironde*, sur la plage du Pyla-sur-mer, en ce moment un bateau pompe appelé « Côtes de Bretagne » tente de rattraper les dégats. C’est un sablier de 75 mètres de longueur, il charge du sable au large (1200 mètres cubes) et les projette sur la plage. Dans trois semaines il aura envoyé 150.000 mètres cubes sur les plages aux abords de la dune du Pyla. Coût 300.000 euros…

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

Lendemain de fêtes 2017/2018

 

 

 

 

 

 

*Ouest France du 18/01/2018

La Tourelle du Pignon

La Tourelle du Pignon, dans le Morbihan (56), voila un monument fort sympathique au milieu de la rivière Penerf. Où ?  Dans l’extrême sud/ouest du département, à la frontière avec le département de la Loire-Atlantique. Par la route, sur l’axe Vannes, Nantes ou inversement, à la hauteur du village de Muzillac, vous prenez la direction Damgan, donc vers la mer. Ensuite une fois arrivé à Damgan, vous suivez Penerf, demandez « la Tour des anglais » et vous serez quasiment arrivés. Pour le final c’est, « article 22 ».

Sur bâbord, la rade de Penerf

Sur bâbord, la rade de Penerf

La passe, entre la Tour et les rochers

La passe, entre la Tour et les rochers

 

 

 

 

 

 

 

Côté mer, afin de situer sa position en venant du large, il suffit de prendre la « Passe de l’Est » au cap 31,4° en alignant la fameuse « Tour des Anglais » et le clocher de l’église de Penerf. Ensuite suivre l’alignement à 0° (ou 360°) en visant la « Tourelle du Pignon » et l’église du « Tour du Parc ». Le chenal est très étroit bordé par des récifs très méchants.

Tour de Pénerf, dite des anglais

Tour de Pénerf, dite des anglais

Position du site

Position du site

 

 

 

 

 

 

 

Présentation,

Les constructions de phares coûtent cher, afin de les réduire, toutes sortes de solutions sont envisagées. Cela est d’autant plus vrai pour les tourelles, et signaux divers d’entrées de ria et/ou de ports. La plupart des anciennes tourelles, sont construites en pierres enchâssées les unes dans les autres, le ciment Portland n’existant pas encore. En revanche, fin du 19ème siècle, des premiers essais sont effectués avec le béton armé. Ce conglomérat de matériaux et de ferraille (1877) va permettre de construire des édifices là, où il était impossible d’en implanter auparavant.

Les premières expérimentations passeront par le renforcement de phares existants. L’on n’imagine pas les tonnes de béton coulées au pied de nos phares  emblématiques. Les secondes concerneront la constructions de tourelles, souvent des projets laissés en jachère depuis des années. Les premières seront circulaires, notamment les tourelles du Lavardin en 1888.

Mais ces édifices restent fragiles et nombre d’entre-eux finiront dans l’océan. En 1893, une autre technique apparait, les coffrages de forme octogonale munis d’arêtiers en fonte. La première des tourelles sera celle des « Trois pierres » dans les passes de Lorient.

Le chenal ? Entre les deux pieux bien sûr...

Le chenal ? Entre les deux pieux bien sûr…

C'est rouge, donc, je passe sur tribord

C’est rouge, donc, je passe sur tribord

 

 

 

 

 

 

 

Le travail consiste à couler un massif de béton à deux mètres en dessous du zéro des cartes. Pour mémoire le plus bas niveau de marée basse d’équinoxe. Le coffrage est réalisé en sacs de ciment, des barres métalliques sont scellées en son sein. Ensuite des moellons sont noyés dans la masse afin d’apporter du poids à l’édifice.

Cette méthode permettra d’éclairer des endroits impensables à l’époque.

Enfin,

Mais cette méthode n’est pas universelle et certains déboires conduiront des ingénieurs dans l’emploi de parement en pierres afin d’assurer la pérennité des tourelles. Un exemple école, le tourelle des Birvideaux entre Groix et Belle-île. Ses travaux dureront en tout et pour tout cinquante années. Son budget dépassera celui du phare d’ Ar-Men et sera aussi élevé que celui de Kéréon. Ce dernier étant le plus cher de tous les phares français.

Enfin pour notre tourelle du Pignon, ce sera la même technique du cylindre de béton et ceinturage en moellons. D’un coût trois fois moins élevé qu’une technique en pierre de taille.

Seul bémol sur cette tourelle c’est, son année de construction… Je ne la connais pas, elle remonte à la fin du 19ème siècle mais sans date précise. Aucune mention sur les sites spécialisés amateurs ou professionnels. Même après des recherches sur les archives nationales et départementales du Morbihan.

La seule piste trouvée, est sur un site bien connu et que j’aime particulièrement, il s’agit de « Phares de France » très documenté. Voici le lien « Phares de France » , il situe sa construction en l’année 1865/66. Je vais poursuivre mes recherches afin de trouver d’autres sources possibles.

Pour finir,

Cette tourelle est bien entendu toujours en service et très utile pour les professionnels de la mer et les plaisanciers de passages.

Cet édifice donc, est pile au milieu de la Ria de Penerf, sa hauteur est de 14 mètres. Position, 47° 30′ 00″ N et 002° 38′ 9″ W. Réflecteur radar. La tour est rouge comme précisé auparavant, servant d’amer et de balisage du chenal le jour. Côté éclairage, en 1933 elle était munie d’un feu fixe rouge et vert. Auparavant il devait être blanc comme la plupart d’entre-eux.

Pendant la seconde guerre mondial il a été éteint sur ordre de la Kriegmarine. je n’ai pas trouvé de trace de son éventuelle destruction en 1944 par l’occupant. En revanche en 1952 celle-ci est rallumé, renforcée et rehaussée.

En 1962 et jusqu’à ce jour (2018) elle passe ses couleurs en Blanc et Rouge, trois éclats toutes les 12 secondes. Les portées optiques sont respectivement de 9 et 6 miles nautiques.En 1973 son alimentation électrique est assurée par un aérogénérateur.

En 2018 ce sont des panneaux photovoltaïques qui assurent cette fonction.

Panneaux photovoltaïques

Panneaux photovoltaïques

Pour les OMs désirant activer cette tourelle, un article va suivre et au plaisir de se retrouver. Sachez simplement que cette tourelle se situe sur une zone FFF (France Flora Fauna) 73/44

Balise Bâbord du chenal

Balise Bâbord du chenal

Balise Tribord du chenal

Balise Tribord du chenal

 

 

 

 

 

 

 

Regard sur cent ans d’existence

Entrée en matière,

Regard sur cent ans d’existence. Eh ! Oui, sa conception à commencée en fin d’année 1917. Les troupes américaines débarquées à Saint-Nazaire fin juin 1917, vont très vite rejoindre les jours suivants la campagne de Savenaisienne. Sur cette commune de 3200 âmes environ, (sans les bêtes), va s’ériger un des plus grands hôpitaux de la première guerre mondiale. Peut-être le plus grand… De juillet 1917 à Juin 1919, sa capacité d’accueil passera de 300 à 25 000 lits*. Tout a commencé dans l’école normale de la ville construite en 1912. Celle-ci va rapidement s’avérer trop étroite.

La présence des troupes américaines sur Savenay*, sera d’environ 6500 personnes en mai 1919. Du 1er mai 1918 au 1er mai 1919,environ 90 000 patients seront traités.

Fort de cela la logistique est impressionnante, de grands besoins en électricité et surtout en eau se font sentir. Pour l’eau cela passe par la création et l’édification d’un réservoir d’eau et barrage dans la Vallée Mabille. Environ mille hectares seront réquisitionnées, sur quatre communes afin d’édifier toutes ces infrastructures. J’espère que cela explicite quelque peut, le titre de l’article. Regard sur cent ans d’existence.

1,52 mètres de largeur au sommet

1,52 mètres de largeur au sommet

Lac de la Vallée Mabille en amont

Lac de la Vallée Mabille en amont

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti (comme en 14),

Les préparatifs et travaux réels commenceront en novembre 1917. Une fois terminées les tracasseries administratives, idéologiques, des autorités françaises de tous bords et provenances. L’on dit souvent que, « c’était mieux avant », remarque très française et bien, une autre était usitée par nos décideurs, « Cela ne marchera jamais »… Finalement le rouleau compresseur américain malgré tout.

Ces grands travaux seront confiés au Major Hawley, il sera maître d’œuvre et d’ouvrage. A son actif plus de trente projets déjà réalisés. En novembre 1917, la route du lac actuelle menant au point du jour, à l’Est de la commune, est sur-élevée de 6 mètres. Ce 12 novembre commence aussi les fondations du futur barrage.

Les travaux vont durer environ, trois à quatre mois. Un petit record, pour l’époque.

e coin approprie en 2017

Le coin approprie en 2017

Quelle belle courbe...

Quelle belle courbe…

 

 

 

 

 

 

 

 

Ses mensurations,

C’est un peu comme les phares et les humains, chacun a un rôle à tenir et est utile à tous. Bien sûr, nous ne parlons pas d’un immense barrage alpin édifié après la seconde guerre mondiale. En revanche, cet ouvrage de 125 mètres de longueur, est de type « voute », peut-être une première en France. Il repose sur un sol granitique, constitué de béton armé, peu utilisé à l’époque. Ce conglomérat est arrivé dans le pays, notamment sur les phares. Certaines tourelles, ont été édifiées avec ce matériau, trois fois moins cher. Notamment celle du Pignon, dans les côtes d’Armor, en 1877. Il servait aussi à consolider de « beaux phares connus » en pierres séculaires, menaçant de basculer.

L’épaisseur à sa base est d’environ 4,80 mètres et, au sommet 1,60 mètres. Sa capacité est d’environ 800 000 m³. Il a fallu noyer une zone de 23 hectares.

La main d’œuvre était d’une part locale, avec des paysannes robustes, les vieillards et infirmes eux, cassaient les pierres à la carrière. D’autre part, des civils espagnols, français non incorporés et des prisonniers de guerre. Tout cela sous la houlette des soldats américains.

Les travaux réels de l’édification du barrage ont démarrés en janvier 1918 et la dernière pierre posée le 10 avril de cette même année.

Enfin pour conclure cette courte description. Les eaux de l’ouvrage étaient envoyées deux kilomètres en amont, à l’aide de grosses pompes. Celles-ci étaient stockées dans un nouveau château d’eau construit pour la circonstance. Il a fallu aussi construire une station d’épuration capable de traiter 2300 m³ par jour.

Vue côté hippodrome

Vue côté hippodrome

L'arrière du réservoir

L’arrière du réservoir

 

 

 

 

 

 

 

 

Bah ! Et la radio dans tout cela…

Oui, bien j’arrive, y-a pas le feu au lac… De Savenay, humour de chez nous. Chez les Radio-Amateurs, tout est prétexte à utiliser une station radio partout, même dans les endroits les plus insolites. Pour certains, ce sont les châteaux, manoirs, les sommets de montagnes, certains réalisent des contacts sur le sommet du Mont-Blanc. D’autres avec des lycées, échangent avec la station ARISS. Pour ma part, ce sont les phares qui ont la priorité.

L’objectif est simple, le plaisir et faire connaitre notre riche patrimoine historique et culturel. Tout cela bien sûr sanctionné par des diplômes, suivant le nombre d’ouvrages d’art activés, ou chassés.

Regard sur cent ans d'existence

Regard sur cent ans d’existence

La station radio en place

La station radio en place

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il existe aussi une autre activité et bien entendu diplôme, ce sont les ouvrages hydrauliques. L’activation radio en portable, pédestre ou autres en est identique. Comme sur la photographie au-dessus à gauche, il s’agit du DOHF (Diplôme des Ouvrages Hydrauliques de France). Celui-ci regroupe les barrages, écluses, et toutes sortes de bâtiments liés à l’eau, sous réserve d’acception par le comité de gestion. Toujours afin de faire connaitre notre patrimoine architectural et historique.

Bien, pour le second cela tombe bien, 1917. Il faut reconnaitre que le barrage de Savenay, quelque part, il faut buter dessus…Pour le trouver.

Le jour « J »,

Il n’y a pas que le DDay, dans la vie. J’ai décidé de faire honneur à ce petit barrage, un peu perdu dans la nature. Un peu comme mes tourelles de béton, en mer où dans les Ria, protégeant nos navigateurs.

Cette activation va se faire à vélo, muni de sa remorque. Celle-ci est chargé la veille  à l’aide du matériel habituel. Batterie, le Booster MFJ, le FT857 de chez Yaesu, un casque pour d’éventuelles perturbations externes. Le mât Sotabeam télescopique, plié 0,65m et déployé d’une hauteur de 10m. Deux dipôles, un 80/40/20m et un second 40/20m, tout dépendra de mon heure d’arrivée.

Balise APRS de la station

Balise APRS de la station

La station est en place

La station est en place

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr j’emmène le petit matériel habituel, ruban adhésif, ficelle et ferlettes afin de pouvoir pallier à toutes sortes d’inconvénients de dernière minute. Dans la remorque se trouve aussi la balise APRS, permettant aux « Chasseurs » de suivre mon périple en direct.

Chez nous, en ce moment le jour se lève péniblement vers 08h00. J’attends tranquillement l’heure afin de ne pas me mettre en danger. A cette occasion les « caisseux » se rendent à leur travail… Finalement après les dernières vérifications, notamment de l’éclairage, je me met en route. La température extérieure est de 2° et une petite brise de NordEst me chatouille le museau. Je n’ai pas froid, afin de me protéger de celui-ci, j’ai mes gants et cagoule de moto. Ce n’est pas esthétique mais, efficace.

La route se passe bien malgré le flot de véhicules. Le dernier kilomètre est à 7%. Finalement j’arrive sur place en sueur et commence à enlever des couches de vêtements.

Activation,

Je n’emploie pas de 80 mètres étant donné que la matinée est bien avancée. Le début des contacts se passe sur 40 m, 7080 Khz. Il faut avouer que la bande est bien occupée et difficile de se faire une petite place comme station portable.

La station devant le barrage

La station devant le barrage

Le Guignol et la station

Le Guignol et la station

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne suis pas très loin des émissions numériques. Début du run vers 09h30, heure française. Les amis belges sont déjà à l’écoute et répondent présent dès la première minute d’appel. J’ai pris soin de me préparer un café en amont, cela évitera de me faire avoir. Lors de ma dernière activation, le pile-up a démarré vers 9h00 pour finalement se terminer vers 13h00. Aucun temps mort, même pour une escale technique. La propagation n’est pas mauvaise, les reports à 59/+10+20 ne sont pas rares.

Le dipôle fonctionne à merveille, même avec les tunes habituels, afin que certains rappellent qu’ils sont présents…. Ce coup-ci, pas de VHF ou UHF, dû au fait faite que je sois au pied d’un barrage, en béton, cerné de conifères. Pas terrible pour ce type d’émission. Le seul petit endroit dégagé, l’est vers l’Ouest, sachant que 20 kilomètres plus loin c’est l’océan…

Malgré les perturbations et le QSB présent, les qso s’enchaînent peu à peu. L’avantage avec les activations du DOHF, le minimum de contacts est de 50. Ce qui est bien pour nous les stations portables.

Activation suite et fin,

La matinée passe très vite. Après le gastro et un peu de marche afin de se détendre. Je suis à la tête de plus de 80 qso, à la reprise donc à l’abri pour la validation de la référence. Il est hors de question pour moi de retourner une seconde fois activer la même référence.

Vue Nord du Barrage de Savenay 44

Vue Nord du Barrage de Savenay 44

Vue plein Sud du barrage

Vue plein Sud du barrage

 

 

 

 

 

 

 

 

L’après-midi sera consacrée à la bande des 20m, après réglage du dipôle tri-bandes. Ce sera vraiment rock’n roll, de puissantes stations s’installent sans vergogne sur ou à proximité immédiate de la mienne. Après une bonne heure de contacts sporadiques, je démonte le matériel vers 15h30. Une petite centaine de contacts en poche.

Ici, en cette période le soir tombe vite. Donc à vélo ou deux roues, en général, c’est comme un hérisson sur une autoroute…

Heureusement il n’y a que 9 kilomètres de faux-plats montants. Je passe des marais au sommet du sillon de Bretagne.

Je suis très fier à titre personnel d’avoir rendu hommage à ce petit barrage centenaire et ô combien utile de Savenay. Cela m’a permis de le faire connaitre aux OMs français et étrangers jusqu’en…Russie.

Merci pour votre patience et au plaisir de se lire ou entendre sur l’air.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Sources documentaires prisent dans un excellent ouvrage, rédigé par l’association, « Les amis de l’histoire de Savenay », en vente dans toutes les bonnes librairies

Merrien et Ria éponyme

Merrien et Ria éponyme, cette fois-ci nous nous rendons dans le Finistère sud, département 29, sur la commune de Moëlan-sur-mer. Alors, Ria ou Aber ? Excellente question, ce serait la même chose, sauf que, l’aber serait l’appellation bretonne… Heureusement je suis Bourguignon, donc pas de souci pour moi, c’est comme vous voulez. Moëlan-sur-mer, je ne l’invente pas, cette commune du littoral atlantique à  cette appellation, de ce fait nous sommes renseignés de suite. Il y a quelques années de cela, à Saint-Nazaire (44), des élus voulaient solliciter les habitants, pour un référendum. Pourquoi ? Mais c’est très simple ! Comme le dirait Mr Aisberg. Pour être sûr de ne pas se tromper de commune, ils proposaient entre autres Saint-Nazaire-sur-mer afin de ne pas confondre avec un Saint-Nazaire de la Drome, de l’Isère ou de l’Aude…Il y en a onze environ, que je salue.

Mais, revenons à notre sujet Cette petite commune d’environ 7000 habitants possède bien entendu une partie de ses activités tournée vers la mer. Au travers de deux installations maritimes, Brigneau, et Merrien. Des phares dans chacune.

Ria de Merrien

Ria de Merrien

Ria de Brigneau

Ria de Brigneau

 

 

 

 

 

 

 

Présentation et situation

Commune située sur la communauté de communes du pays de Quimperlé. Elle est située entre Pont-Aven et Guidel. Je ne vais pas vous faire un speech sur le « comment s’y rendre ». Pour ma part je suis arrivé de Pont-Aven par la D24 en passant par Riec-sur-belon. A l’entrée de Moëlan, je prends sur ma droite, vers le sud, la D116 en direction de Bellevue. Pour finir, direction Merrien par la route du Parc Mon Bail. Attention, le phare est situé sur la rive droite de la Ria de Merrien. Enfin, vous arriverez sur une placette en impasse. Il n’y a plus qu’à…

Conservatoire du Littoral

Conservatoire du Littoral

Petit parking à partir du panneau

Petit parking à partir du panneau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous regardez la photographie de droite. L’accès au chemin côtier et au phare de Merrien, se situe juste après le panneau. Le phare n’est pas très éloigné de la route, mais en revanche,vous allez devoir marcher environ deux cent mètres dans une nature verdoyante. Pour le matériel une petite bosse va se présenter à vous et sollicitera vos mollets de marcheur.

Phare de Merrien niché dans la nature

Phare de Merrien niché dans la nature

Et voila la bète

Et voila la bête

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit phare qui guide les marins dans la Ria de Merrien depuis l’océan, a vu le jour relativement tard. Il n’était pas une priorité absolue pour les services des phares et balises.

Il fait parti de la « Bande des quatre ». Quatre petits phares installés dans le sud Finistère de 1924 à 1927. Le phare de Pouldohan et celui de Trévignon en 1924. Ensuite celui de Pors-Poulhan et Merrien en 1927. Ce sont de petites tours carrées de 5 à 7,60 mètres de hauteur. Construites en béton et barbouillées de peinture afin de servir d’Amer le jour. Pour plus de précisions vous pouvez parcourir un de mes articles précédents, en cliquant sur ce lien

Le lieu de séjour,

L’intérêt de l’endroit d’un point de vue radio c’est le calme et la tranquillité. De temps à autre des marcheurs passent à bonne distance, certains font un signe amical de la main. Deux se sont arrêtés afin de me demander le but de l’activité. La vue est splendide sur ce promontoire surplombant l’océan.

Alors ! Elle est pas belle la Vue ?

Alors ! Elle est pas belle la Vue ?

La nature dans l'axe du phare

La nature dans l’axe du phare

 

 

 

 

 

 

 

 

Si vous venez avec des proches, tout est possible. De la marche, des jeux de ballons ou de cache-cache etc.. Sans oublier l’exploration des environs. Ne pas manquer de laisser les lieux vierges de toutes traces de votre passage, cela va de soit.

De l'autre côté de la Ria des crustacés

De l’autre côté de la Ria des crustacés

Des eaux translucides en contre-bas

Des eaux translucides en contre-bas

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce site est protégé et géré par le Conservatoire du Littoral et donc surveillé.

Côté Radio et activation,

La station installée et opérationnelle

La station installée et opérationnelle

Petite brise sur les drapeaux

Petite brise sur les drapeaux

 

 

 

 

 

 

 

 

Côté radio, ce lieu donc est une référence Flora Fauna, FFF-0698. Côté phare la numérotation est FRA-358 au niveau de l’ARLHS. Le locator du site est IN87ES, 47° 46′ 81″ Nord et 003° 39′ 10″ West.

Le matériel est habituel et éprouvé, logé dans ma remorque vermicelle et roues gonflables. Ces remorques dites « de jardin », coûte de moins en moins chères et bien pratiques. Elles sont multi-tâches.

Remorque et matériel

Remorque et matériel

 

Le guignol et le phare

Le guignol et le phare

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme les lieux sont boisés, la mise en place du dipôle est plus délicate, ainsi que le mat télescopique de dix mètres Sotabeam.  Pas facile de rentrer entre les branches et de tendre les conducteurs. Il y a toujours quelque chose qui s’accroche quelque part.

Côté transceiver, l’éternel FT857 de chez Yaesu. L’ alimentation, la fidèle batterie de 70Ah, marine et décharge lente. Entre les deux bien sûr, le booster MFJ. J’ai réduit au maximum le matériel et donc le poids, j’utilise l’ensemble embarqué la veille sur l’île aux Moutons, Archipel des Glénan. La seule condition est de vérifier soigneusement le matériel, il n’y a même pas un raccord de trop, c’est le risque.

Les fréquences activées, le 80, 40 et 20m. Mais il faut compter sur la propagation et ce jour-là, elle n’était pas brillante. Mon objectif est de rester la journée sur une activation FFF et de phare. Je n’active pas trente six références, en général deux.

Une nouvelle fois sur le 20m, l’après-midi, le même phénomène que l’activation précédente s’est reproduit. 14h30/15h00, plus de correspondant, un calme incroyable. Soudain, un VK, W1, KG8 et VE me répondent et cela pendant dix minutes environ. Des reports de 58/59. Le côté magique c’est ce simple bout de fil tendu dans les airs.

 

 

 

 

 

 

Pour terminer,

Concernant les contacts, la contrainte du nombre est importante. Que ce soit pour un château, un Flora Fauna, pour une première activation, il faut réaliser un minimum de 100 contacts. Parfois, lors de propagation médiocre, cela devient rock’n’roll.

Encore une bonne journée d’activation, au plein air et d’un magnifique soleil.

Merci d’avoir parcouru ce petit article. A bientôt 73/44.

 

 

Allez, suivez les Moutons

Allez, suivez les Moutons.

Vous allez me dire, encore un titre alambiqué, pourtant nous sommes le matin. Il démarre de bonne heure le gars, il se refuse rien le bougre. A vrai dire, je vais vous parler du « phare des Moutons ». Il se situe sur l’Archipel des Glénan, je vous rappelle qu’il n’y a pas de « s » à Glénan. Sinon vous passerez pour un guignol de la ville. A toute période de l’année, pour prendre la mer afin d’assouvir sa passion pour les phares, il faut être extrêmement prudent. L’an dernier, malgré une future météo acceptable, je n’ai pu sortir mon petit bateau. Pas grave il est resté au camping, la semaine, il a pris l’air lui aussi.

Nouvelle tentative,

Cette année rebelote et dix de der comme on jaspine chez moi. C’est reparti pour un tour, la météo de la semaine est relativement calme, en fait je n’ai qu’une fenêtre de deux jours pour me rendre sur les Glénan. Sitôt dit, sitôt fait, je profite d’une semaine de libre pour aller sur Trégunc (sud Finistère). En même temps c’est au plus près, toutes les régions de l’hexagone, voir du monde  se valent. Chez moi pas de, plus beaux villages, beaux panoramas, de plus belles avenues, plus belles façades etc…Pour avoir parcouru la planète, tout est beau et différent. Cela dépend de, votre humeur du jour, état de santé du moment, condition climatique, rencontres locales et j’en passe. Le plus bel endroit du monde s’il en faut un, pour moi ce serait le lieu d’enfance, même très pénible soit-il.

Allez c’est parti, j’attèle le pneumatique de 4,20 mètres derrière la corsa de 16 années et 200.000 bornes au compteur. Ce qui devient délicat, à ce jour, c’est la pente des cales et notamment celle de Pors-Breign, à Trégunc, dans la baie de Pouldohan. Mais, on gère malgré tout.

Le phare des Moutons

Le phare des Moutons

Phare de Penfret

Phare de Penfret

 

 

 

 

 

 

 

Présentation,

Alors ! il ne sont pas beaux les deux gros ? Donc, tous les deux situés sur l’archipel des Glénan. L’an dernier j’ai pu avec bonheur activer le phare de Penfret. Le souci à chaque fois est l’état de l’océan. Seulement un créneau d’une journée dans la semaine et encore, des creux de 1 à 1,5 m.

Les Moutons est un petit îlot protégé servant de réserve ornithologique, aux sternes notamment très nombreuses. Seules quelques parties de l’île sont accessibles au public.

Cale de Pors-Breign, Trégunc

Cale de Pors-Breign, Trégunc

Baie de Pouldohan, Trégunc

Baie de Pouldohan, Trégunc

 

 

 

 

 

 

 

La cale de mise à l’eau est payante, à la journée, la semaine, mensuel ou à l’année. Pour ma part je fonctionne à la journée. La mise à l’eau est de 6 euros (prix 2017), la veille je suis allé chercher mon bulletin afin de l’apposer sur le tableau de bord. Ne l’oubliez pas, cela évitera un éventuel tracas. Ce n’est plus l’office du tourisme qui délivre les accès mais, les services techniques de la ville de Trégunc d’où dépend la cale de Pors-Breign. Pour les localiser, très simple, lorsque vous êtes sur la route de Pont-Aven en direction de Trégunc, c’est sur la droite juste à l’entrée de la commune.

Afin de vérifier mon matériel, une fois de plus, et comme l’état de la mer ne le permet pas, je décide d’aller activer le petit phare de Pouldohan. Je l’avais déjà activé l’an dernier. Comme je serai sur une zone Flora Fauna cela étoffera mon auditoire du moment.

Phare de Pouldohan et le dipôle 20/40m

Phare de Pouldohan et le dipôle 20/40m

Baie de Pouldohan

Baie de Pouldohan

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne m’éternise pas sur cette activation, déjà évoquée dans un article précédent. Pour cela cliquez ici.

Petit rappel des références activées ce jour-là. Pour le FFF, ce sont les « Dunes de Trévigon » référence 1575, pour le petit phare le référencement est FRA-746.

Le jour « J »,

Le matin du 15 juin, la mer s’est calmée et c’est le départ pour l’île aux Moutons. Mise à l’eau du pneumatique, le matin vers 9h00. La marée ne permet pas une heure plus tôt. Ne pas oublier que la baie de Pouldohan est à sec, à marée basse.

L’île aux Moutons est situé à 7 miles nautiques de la baie de Pouldohan. Après la mise à l’eau, je met le cap au 230°, une fois passé le fanal de « Roche Tudy ». Je ne tiens pas compte des dérives courant et du vent, compte-tenu que j’aperçois au loin le phare. Le temps est clair et ensoleillé, pour plus de tranquillité je navigue avec ma combinaison de nage. Un petit clapot de 0,50m m’empêche de trop mettre les gaz. Ce sera une croisière tranquille, d’autant que je n’ai jamais abordé cet îlot.

Ne jamais atterrir face au phare

Ne jamais atterrir face au phare

Vue de la petite jetée, plus au Nord

Vue de la petite jetée, plus au Nord

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps de parcourir les 7 miles et de repérer les lieux, la marée est déjà bien descendue. Au loin j’aperçois un jeune homme qui me fait signe de rejoindre la jetée de l’île. Eh oui ! Il y a une petite bande de béton pentue qui m’attend. Lorsque vous arrivez en vue de l’île , ne vous aventurez surtout pas face au phare. Il y a de beaux récifs qui n’attendent que vous. Je les vois bien, il me reste environ 30 centimètres d’eau, je descends même sur les récifs pour pousser le bateau. Un semi-rigide cela passe partout ou presque…

Je fais marche arrière et repasse avec précaution le long des rochers. Ensuite je contourne par l’Est, le grand récif et finalement je suis en vue de la jetée de débarquement.

Un pied sur l’île,

Je suis accueillis par Kévin, un étudiant membre de « Bretagne Vivante » et gardien du Temple de cette île aux Moutons. Il protège les accès du site et bien sûr la tranquillité de milliers de couples d’oiseaux. Parmi eux la fameuse Sterne.

Pour plus de renseignements sur cette association vous pouvez cliquer sur ce lien présent.

Je me présente, et entamons une brève conversation. Ma démarche est de lui demander les endroits autorisés d’accès et exprimer mes  besoins afin d’installer mon matériel. Nous sommes en juin, je retrouve la même ambiance que sur l’île du Pilier, face à Noirmoutier, l’an dernier. Nous sommes en pleine nidification, ça braille de partout. Si vous approchez de trop près, ils vous attaquent. Pour les repousser, il suffit de lever les bras et agiter une casquette. Cela n’évitera pas les fientes, qu’ils se feront un plaisir de lâcher.

Quelle entré en matière...

Quelle entré en matière…

Une eau...Canard WC

Une eau…Canard WC

 

 

 

 

 

 

 

Mon hôte retourne au comptage des ses milliers d’ oiseaux. Non ! Ce n’est pas une blague, j’y ai assisté. Il séjourne plusieurs mois sur cette île, il a des tâches précises et régulières sur le domaine. De la journée, nous aurons simplement deux personnes qui débarqueront afin de pratiquer un peu de pêche à pieds sur l’estran.

Le WX est capricieux aujourd’hui, le vent se renforce, le sable cingle mon visage et quelques gouttes arrivent. Finalement  je plante mon dipôle sur la plage,  tout s’envole. Pour le carnet de trafic, j’ai installé des pinces à dessin. Le papier ne tombe jamais en panne, ni le crayon bois…

Drapeaux FFF et sauvons nos phares

Drapeaux FFF et sauvons nos phares

Vue d'ensemble de l'installation

Vue d’ensemble de l’installation

 

 

 

 

 

 

 

 

« Sauvons nos phares » dans un article précédent j’ai déjà évoqué cette association qui milite pour la sauvegarde de notre patrimoine maritime. De nouveau le lien afin d’obtenir plus de renseignements. Cliquez ici.

C’est parti pour un run,

Je ne vous bassinerai pas avec la description du matériel, je l’ai évoqué à maintes reprises au travers des mes écrits.

C’est une première activation French Flora Fauna, que cette île aux Moutons. Le phare lui, a été finalement activé quelques fois. L’île est très calme, cela me change de Penfret activé en septembre dernier. Beaucoup de navires encore à cette période runs autour des îles.

Message clair, isn't it ?

Message clair, isn’t it ?

Présentation de l’île des Moutons

Présentation de l’île des Moutons

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de votre arrivée n’hésitez pas à aller au devant du responsable des lieux. L’essentiel est l’harmonie des lieux, l’île, sa tranquillité, les oiseaux, puis vous… Et votre passion.

Je commence tard mon activation, sachant que certains fidèles m’attendent depuis pas mal de temps. Mais, ce n’est pas un rendez-vous de bistrot. Ils savent que la référence est  rare et que l’accès par la mer est aléatoire. Je commence vers 11h30 locale et vu que la marée commande, le bateau est échoué, jusqu’à 17h00.

Le Gros, affalé se repose

Le Gros, affalé se repose

Avant, les 2 mètres de creux du soir...

Avant, les 2 mètres de creux du soir…

 

 

 

 

 

 

 

 

Les contacts commenceront sur le 40 mètres et j’enchaînerai sur la bande des 20 mètres moins perturbée. Parfois des porteuses se font entendre, ou des stations puissantes s’installent carrément sur la fréquence que j’occupe. Ce sont les mêmes crétins que, sur la route, dans nos familles ou dans le monde du Pro..

Pendant mon break repas, oui je sais mais, le nombre de qso m’importe peu. Comme je l’évoque souvent (je radote parfois), je ne joue pas à celui qui à la plus longue. Ce jour-là j’ai réalisé 180 contacts, cela me convient. J’ai profité pleinement de ce lieu sans en abuser de quoi que ce soit.

Surtout Ne pas atterrir à cet endroit

Surtout Ne pas atterrir à cet endroit

Accès réservé ensuite

Accès réservé ensuite

 

 

 

 

 

 

 

Séjour,

La photographie de gauche vous montre l’endroit où vous devez éviter d’atterrir, ceci pour deux raisons. La première, est la présence de récifs à fleur d’eau, à éviter afin de protéger votre compagnon d’expéditions. Finalement la seconde est très simple, des nids d’oiseaux sont présents sur la grève.

J’ai pris un peu de temps pour musarder dans les rochers découverts par la mer. Pas afin de pêcher mais, de regarder la nature et tous ces endroits balayés et maltraités par les éléments naturels. Comme toutes les côtes du globe, le paysage semble découpé aux ciseaux.

Étrange ce tas de... merde

Étrange ce tas de… merde

Beaucoup de vent ce jour-là

Beaucoup de vent ce jour-là

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la photographie de droite, les batteries de canons datant de la seconde guerre. Elles ont été démontées de leur socle et amenées sur la plage. Pourquoi ne pas les laisser en place ou, les déposer et recycler ? Nous verrons l’an prochain…

Un peu de repos avant de repartir

Un peu de repos avant de repartir

On est pas bien là ?

On est pas bien là ?

 

 

 

 

 

 

 

Pour ma prestation, je n’ai pas pris de risques. Quinze jours auparavant sur l’activation du FFF et de la « tourelle de Penerf » je me suis fait piéger par le soleil du 1er juin. J’ai protégé presque toutes les parties de mon corps, sauf l’arrière des jambes. Résultat, des brûlures assez sérieuses et de la Biafine pendant une bonne semaine. Ce coup-ci j’ai enfilé ma combinaison de nage et l’ai gardé toute la journée. Pas forcément à l’aise mais, je suis à l’abri.

Il est temps de rentrer,

Il est 18h00, la marée me donne le top du départ. Je prends congé de mon hôte et le remercie de son accueil et de sa pédagogie. Cette petite île est un sanctuaire, la liberté  pour les oiseaux, notamment l’emblématique Sterne, et animaux en tous genres.

Fouesnant les Glénan

Fouesnant les Glénan

Au-delà c'est à vos risques et périls

Au-delà c’est à vos risques et périls

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chemin du retour sera un peu plus rock’n’roll, la houle s’est formée. Des creux de 1,50 mètres sont en place. Le pneumatique est balloté, je dois tirer des bords pour éviter les embruns. Je tiens tant bien que mal les 6 nœuds et d’un seul coup, sur le sommet de la vague mon speedomètre enregistre 16 nœuds. Je me tiens bien droit et cramponne la barre. Pas de grand danger, je porte mon gilet automatique, la VHF autour du cou, le coupe moteur au poignet.

De plus je passe au large du sémaphore de Mousterlin, un navire militaire est en vu, à quelques encâblures du mien. Je dois être dans les jumelles. Finalement je pose le pied sur le sol vers 19h00, bien content d’arriver. Comme d’habitude je suis en solitaire, donc gérer tout le reste. Le gros avantage est que : Je ne mets la vie de personne en danger…

Voilà c’est terminé, quel bonheur d’avoir eu la chance d’activer cette île aux moutons. Un Flora Fauna et un phare célèbre. J’en ai rêvé pendant des semaines.

Merci d’avoir lu ce petit article qui je l’espère vous incitera à essayer d’activer ce site. J’ai réalisé une petite vidéo, qui suit, sans musique de fond. Il y a juste les cris des Sternes et le son lancinant du vent qui m’accompagna tout au long de la journée.

Rappel des références activées ce jour. La référence French Flora Fauna, FFF-2264. Le phare, FRA-043.

73/44 Chris

Phare du Scal ILLW 2017

Phare du Scal ILLW 2017

Une année déjà de passée, ce sont des évènements précis et marquants qui font que l’on se rends compte que la terre tourne. Depuis près de vingt années maintenant, en 1998, nos amis écossais organisent le week-end international des phares. Appelé aussi « ILLW », en langage de chez eux, « International Lighthouse and Lightship Week-end ». C’est le côté radio de la chose, sinon, l’évènement aurait son origine, l’année 1993. Des Oms appartenant au   » Amateur Radio Group in Scotland » décident lors d’une réunion, de créer une célébration d’été autour de la radio. Ils décidèrent d’honorer les Phares, ces sentinelles muettes mais, oh ! Combien utiles. Le but hormis le côté communication, était d’ouvrir ceux-ci au public et défendre leur cause, c’est à dire le vieillissement. Leur maintien en bon état dépendant des deniers du pays. Comme dans tous les pays du globe.

Premier évènement en 1993

Premier évènement en 1993

ILLW UK0000 en l'honneur de Mike GM4SUC

ILLW UK0000 en l’honneur de Mike GM4SUC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En route pour l’histoire,

Après avoir contacté les autorités écossaises, et avec leur accord, les deux principaux protagonistes à l’initiative de ce projet se lancent dans l’aventure. Ces deux OMs, bien entourés, étaient Mike GM4SUC et John GM4OOU. Le premier rassemblement comprendra 11 stations amateurs. Cette année nous sommes 453 stations dans tous les pays du monde. Ce qui attirent les Radio-amateurs sûrement, c’est que ce n’est pas un contest, pas de médaille, de trophée quelconque, de gloriole interne. Cela nous change, de : » C’est moi qui ai la plus grosse, plus longue, plus puissante, plus lourde » etc.. Il faudrait évoluer, le CM2 c’est bel et bien terminé. Simplement l’amour des phares, la nature et la Radio.

En France comme d’habitude nous brillons par notre non présence. Trois phares activés, dont deux par des OMs étrangers. Le troisième est activé par une station Française, à savoir, votre serviteur. Simplement, en Australie 61 lighthouses activés, 71 en Allemagne… France 03.

C’est parti pour 2017,

La nuit est toujours présente, six heures du matin, le troisième week-end du mois d’Août. Les jours raccourcissent sérieusement, la température extérieure est de 8° centigrades, petit vent de Nord-Est de 30 km/h. Le matériel chargé la veille au soir. Pas de grosse expédition, j’utilise du matériel standard et la puissance du transceiver. Pas d’artillerie lourde, du standard, qui a fait ses preuves. C’est la même démarche qu’en sport, pas de chaussures neuves pour effectuer un marathon, ou une nouvelle boisson isotonique quelconque.

Phare du Scal ILLW 2017

Phare du Scal ILLW 2017

Vue de l'estran

Vue de l’estran

 

 

 

 

 

 

 

 

Cible 2017,

L’objectif cette année, le petit phare de la pointe du Scal. Pour le situer, rien de plus simple. Il se trouve sur la commune de Penestin, dans le Sud Morbihan. Lorsque vous venez de la Roche Bernard, vous traversez le village de Camoël, en direction de Penestin. Environ deux kilomètres après la sortie de celui-ci, prenez sur la droite vers Tréhiguier. Vous êtes arrivés, le phare de Tréhiguier est éteint depuis 1989 et la ville y a implanté un petit musée sur la mytiliculture. Cliquez ici pour plus de renseignements.

Le petit phare est situé sur la rive gauche de la vilaine, au fond d’un chemin en impasse. En revanche, pas question de laisser traîner son moyen de locomotion dans celui-ci. Ce n’est pas la place qui manque, nous sommes à la campagne.

La Vilaine et/ou la l'Océan ?

La Vilaine et/ou la l’Océan ?

C'est moche, à marée basse

C’est moche, à marée basse

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivé sur place vers 7 heures du matin, petite marche arrière afin de déposer le matériel. Ensuite parcage du véhicule sur la route adjacente, fréquentée principalement par des tracteurs de mytiliculteurs. Donc très calme, si vous ne gênez personne.

Finalement pour le transport du matériel j’ai repris ma remorque vermicelle. Très pratique avec ses pneus gonflables.

Remorque et l'ensemble du matériel

Remorque et l’ensemble du matériel

VHF, UHF et HF au menu

VHF, UHF et HF au menu

 

 

 

 

 

 

 

 

Aménagement,

Avant de commencer bien sûr, n’oubliez pas de respecter les lieux, nous venons chercher la tranquillité et le calme, sauf lors des piles-up. Bien sûr, il y a de la place mais, ce n’est pas non plus la place d’armes de Versailles ou le Champ de Mars de Pantruche. Il y a de quoi implanter une antenne filaire. Pour le 40 et 20 mètres pas de souci. En revanche pour le 80 mètres je suis obligé de balancer l’une des extrémités du dipôle dans le vide de la falaise…

Il y a plus grand, ailleurs...

Il y a plus grand, ailleurs…

On n'est pas bien là !

On n’est pas bien là !

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes activités comme précisé plus en amont, comprennent plusieurs bandes. Comme vous le savez au travers de mes expéditions, je pense aux UHF et VHF. Ceci afin de prendre en compte les OMs qui, ne peuvent ou ne veulent pas se rendre sur le décamétrique.

Le matériel est celui que j’emporte habituellement sur mes expéditions de phares et/ou Flora Fauna. Finalement assez peu de superflu dans la démarche. Dans la réalité, c’est une autre histoire.

La station en cours de montage

La station en cours de montage

La même avec le Guignol

La même avec le Guignol

 

 

 

 

 

 

 

 

Matériel,

Comme d’habitude, le matériel donc est, le FT857 de chez Yaesu qui me suis partout en expédition. Il voyage sur terre dans la moto, sur le vélo et aussi sur les phares en pleine mer. Il est compact et lorsque je ne pratique pas le QRP, je l’apprécie beaucoup.

Concernant les antennes, notamment en décamétrique, un dipôle Sotabeam 80/40/20m. Alors pourquoi j’ai mis de côté actuellement mes antennes « home made », afin de gagner un peu de poids. Tout le monde cherche à perdre du poids hihihi.

Concernant l’énergie, comme d’habitude, une batterie de 110 Ah, marine, décharge lente. Je suis entrain de rechercher un panneau solaire idoine pour mes activités portables. Évidemment j’utilise mon booster MFJ, afin de conserver une tension d’environ 13,8 volts. Ensuite, concernant la VHF et l’UHF, une petite 4 éléments démontable très pratique pour le portable. Concernant les UHF, c’est encore plus modeste, une BigWeel qui me permet de contacter les copains jusqu’à 200 kilomètres lors de propagation correcte.

J’utilise aussi ma station APRS, très utile pour les copains qui veulent me contacter. Elle est en route dès que je suis prêt à émettre. Très pratique aussi pour les logs des demandes de diplôme, validations d’expéditions, le cas échéant.

Le trafic,

J’ai démarré les contacts sur la bande des 80 mètres, compte-tenu de l’heure. Le plus difficile est de se frayer une petite place parmi les multiples « Garden contacts ». Quoiqu’il en soit le premier pile-up démarre après des débuts timides.

En ce moment un QSB rapide s’installe sur la bande. Les stations Françaises pointent le bout de leur nez. Je suis super content. Ensuite, les stations Allemandes, Néerlandaises et Italiennes passionnées de phares. Comme d’habitude, les contacts s’enchainent et ce, jusqu’à midi. Bien sûr un le calme revient vers 12h30, jusqu’à 14h00. Je profite de ce break pour explorer le 20 m et y resterait jusqu’au soir. J’ai volontairement squeezé le 40m qui devient difficile dans tous les sens du terme, pour moi.

A la fin de la journée je suis à la tête de plus de 200 contacts. Je ne privilégie pas le nombre mais, la qualité. Certains contacts durent plus de dix minutes. Il faut aussi de la patience car, tout le monde n’est pas forcément à l’aise derrière un micro, lors d’un pile-up. Comme je le précisais au début de l’article, ce qui compte, c’est le plaisir et l’animation de phares.

Ils me plaisent bien, ces panneaux

Ils me plaisent bien, ces panneaux

Presque pas d'erreur l'APRS

Presque pas d’erreur l’APRS

 

 

 

 

 

 

 

En conclusion,

Finalement, le pire est le Wx. La température d’un mois d’Août est plus que basse. En fin de matinée, le vent se renforce, je suis obligé de garder la veste polaire une bonne partie de la journée. Côté, VHF une propagation moyenne me permet malgré tout de contacter le département de la Manche. En revanche la partie UHF sera très faible, à l’aide d’une Bigweel, il ne faut pas rêver.

Comme disait Monsieur de Coubertin, l’essentiel est de participer. De prendre un bon bol d’air. Il s’agit de rendre l’endroit aussi propre que je l’ai trouvé. Des rencontres aussi, plusieurs marcheurs se sont arrêtés et questionnés sur ma démarche. C’est ça aussi, « Faire connaitre notre passion ».

Le seul petit point noir est mon indisponibilité pour le dimanche. Cette année ce sera pour moi seulement une journée d’activation. Mais, nous avons tous des obligations et la radio n’est qu’un hobby parmi d’autres.

Merci d’avoir pris le temps de parcourir cet article. Au plaisir de se voir ou s’entendre. 73/44 Chris.

Une petite vidéo se trouve en dessous, si vous avez le temps…Désolé, pas de son, si je poste mes musiques préférées….Elles sont commerciales, donc des droits. J’avoue que les bandes son style lieux d’aisance, gare ou aéroport, ce n’est pas mon kif.

Un siècle déjà,

Un siècle déjà,

Un siècle déjà, Comme le temps passe, c’est comme si c’était avant-hier. Le Sillon de Bretagne est en fête, commémoration, souvenir, et nostalgie. Il y a cent ans, un évènement considérable s’est déroulé dans notre région. Passé inaperçu dans notre hexagone, mais, décisif. Même si certains esprits minores ce bouleversement. Tout ce qui ne vient pas de la capitale…. Cela me rappel l’opération « Chariot » du 28 mars 1942. Ces deux évènements ont beaucoup contribué à notre, à votre liberté d’aujourd’hui. Il vaut mieux parler de LGV qui raccourci les distances, entre les villes. De là à descendre chez les gueux… Et entre les Femmes et les Hommes ?

Le 26 juin 1917 à 7h00 du matin, les troupes américaines débarquent sur le port de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique (44 pour les nuls). Cette déferlante de 198.000 femmes et hommes ont bouleversé le quotidien de nos aïeuls.

Monument dédié aux troupes américaines

Monument dédié aux troupes américaines

Queen-Mary 2 et les Ultimes

Queen-Mary 2 et les Ultimes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

État des lieux,

Il y avait environ 39.000 âmes au recensement de 1911 à Saint-Nazaire. Imaginez la campagne environnante, essentiellement agricole, 15 kilomètres en arrière.  Entre le 6 juillet 1917 et le 13 juillet 1919. Les habitants d’un village de 3200 âmes vont se retrouver en présence d’un barrage hydraulique de 800.000 m³. Construit en moins de trois mois. Il alimentait l’hôpital situé 1,5kms plus haut, à l’aide de pompes. Alimentant un château d’eau, construit dans la foulée. Sans oublier une station de filtrage sur sable de 2300m³ journalier.

Le plus grand hôpital militaire de l’arrière front,  près de 20.000 lits. Le base hôpital n°8, construit et géré par les américains, sur 34 hectares de superficie. Sous la houlette du colonel Cooper, du sergent Miller et des milliers de petites mains oubliées, ignorées, depuis longtemps. Plus de 90.000 soldats soignés. Sans parler du doublement des lignes de chemin de fer. Sans compter le bouleversement culturel et intellectuel résultant de ce continent lointain.

C’est la fête,

La région, villes, villages et habitants se sont mis à l’ouvrage afin de faire revivre ces instants. Ils ont tenté d’honorer au mieux nos hôtes centenaires. Une collecte de documents et de témoignages à été organisée, dans les villages, bien en amont.

Le gros des évènements bien sûr tourne autour du 26 juin, date de l’arrivée des Sammies.

Savenay en fête

Savenay en fête

Savenay en fête

Savenay en fête

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant cet hôpital militaire américains, une courte vidéo est disponible à cette adresse, pour cela cliquez ICI.

Le gros des activités festives va se passer sur la commune de Saint-Nazaire.

A noté aussi la participation des Radio-Amateurs de Loire Atlantique. Du 16 Juin au 02 Juillet, ils animent deux stations radio commémoratives. L’une, TM17USA afin d’honorer la venue des troupes américaines. L’autre TM5BDG, pour la course « The Bridge », une course amicale et un pont d’amitiés entre la France et les USA.

Vue générale des 4 ultimes

Vue générale des 4 ultimes

Les 4 Ultimes et le Belem

Les 4 Ultimes et le Belem

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les quatre ultimes sont arrivés dans la semaine et ont paradé sur la Loire en compagnie du trois mats barque « Belem ». Lui la star, « Le Queen Mary2 » arrive ce samedi 24 Juin, au environ de 17H00.

Macif et Sodebo

Macif et Sodebo

Les belles lignes des Ultimes

Les belles lignes des Ultimes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cœur du port,

Comme à son habitude, la ville de Saint-Nazaire est pavoisée de petits pavillons autour du bassin de Penhoet. Nous fêtons aussi le cinquantenaire de l’association SNSM si chère au cœurs des navigateurs.

La zone bien sûr est sécurisée et interdite à tous les véhicules, cela permet à des milliers de badauds de déambuler au gré de ses envies. De nombreuses animations sont prévues dans cet espace libre, nous avons tous en tête les évènements de Nice, dont le premier triste anniversaire arrive.

Batucada place des Amériques

Batucada place des Amériques

La Verrue du port pavoisée

La Verrue du port pavoisée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr que tout le monde attend avec grand intérêt l’arrivée du « Gros », après quatorze années d’absence. Un vrai Liner qui nous change des « HLM flottants » actuels. C’est comme une pièce de monnaie, tout dépend de la face regardée. J’ai toujours plaisir à les voir se déplacer et partir vers leur destinations lointaines, et l’immense compétence des techniciens constructeurs. L’autre face, c’est les souvenirs de ma cité du 93, sauf que ce n’est pas de la verdure désolé mais, de l’eau saumâtre.

Et le Gros dans tout cela,

Certains sont massés depuis des heures comme des Tamalous devant le buffet d’un village de vacances. Il est 16h30 et les pavillons sont presque désertés. Certains des articles dérivés de « The Bridge » sont déjà en rupture de stock. Ben ! On pensait pas que ça partirai si vite … Je suis rassuré, je suis bien en France.

Le Gros arrive, pile à l'heure

Le Gros arrive, pile à l’heure

Petite marche arrière

Petite marche arrière

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est accompagné de cinq à six remorqueurs, ayant l’habitude de faire pivoter des géants de ce genre, au milieu de l’estuaire. Certains endroits sont clos pour raison de sécurité. Dommage, notamment la jetée Ouest et celle du phare du vieux môle.

Finalement sous l’œil admiratif des badauds, il fera un sans faute et rentrera tranquillement dans la forme Joubert. C’est tout bêtement une place de parking liquide, sauf qu’il n’y a pas large de chaque côté. Construite début des années 1930, afin de recevoir le paquebot « Normandie ». Ce géant de l’époque de 313 mètres de longueur.

Cette « forme Joubert » qui connu un bain de sang le 28 mars 1942, afin d’empêcher l’éventuel venue de cuirassé de la Kriegmarine.

Écluse "Est" et le garage du sous-marin Espadon

Écluse « Est » et le garage du sous-marin Espadon

Écluse "Sud" et machine élévatrice

Écluse « Sud » et machine élévatrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le cliché de droite, vous pouvez apercevoir une cheminée  réalisée en briques. Le bâtiment à ses pieds, est l’usine élévatrice, son rôle était de pomper l’eau afin de remplir ou vider l’écluse Sud, construite en 1904. Cela permet au gros navire d’entrer ou sortir du bassin de Penohet.

Le lendemain, le dimanche 25 juin, nous avons assisté toute l’après-midi à la parade des ultimes et du Queen Mary 2, survolés par le fleuron de l’industrie Airbus, le A380.

Épilogue,

Bien sûr que la fête a continuée. La France commémore les cent années de la première mondiale. Toute cette armée de fantômes venues des quatre coins de la planète.

En même temps quatre années, c’est très court, nous sommes déjà en 2017, il ne reste plus qu’une année tout au plus. Nous en oublions sûrement, par exemple, les 1,4 millions de chevaux massacrés sur le front, soit disant un ami de l’homme. Un animal qui nourrissait les hommes et les femmes en s’éreintant à tirer des outils agricoles ou des remorques. Du jour au lendemain face à des mitrailleuses dans les Ardennes belges, avec un guignol sur le dos armé d’un sabre.

Le 22août 1914,

Nous avons raté aussi, le 22 août 1914, le jour le plus meurtrier que notre pays ai connu. Ce jour-là, trente mille soldats sont fauchés dans chaque camp. Le seul jour comparable serait la bataille de la Somme, vers Vimy et Bapaume où ce 1er juillet 1916, 20.000 Britanniques y moururent.

Nous ne pouvons pas être partout non plus. A l’école l’on vous rabâche, Waterloo et en fait que…Ses 6800 morts. La semaine du 22 août 1914 coûta à notre pays plus du double de morts aux combats que, la guerre du Vietnam qui dura de 16 années (1959-1975). Ce jour là aussi, il y eu autant de morts que durant toute la guerre d’Algérie.

Bizarrement ce 22 août 1914 a été oublié… Contrairement à nos Amis Britanniques qui chaque 1er juillet vont par centaines sur les cimetières de la Somme. En France, on aime pas l’échec. Bon en tout cas pour Saint-Nazaire et les environs, c’est bon, plus rien à honorer, on est tranquille, avant que cela revienne chez nous, nous serons partis depuis longtemps…

Et enfin…

Quoiqu’en disent certains, nous avons des choses en commun, lorsque vous traversez les USA, vous n’êtes pas dépaysez.

Clay County, Texas

Clay County, Texas

La même en couleur

La même en couleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eux ont péris chez nous, cela a permis à leur pays de passer de débiteur vis a vis de l’ Entente, à Créancier. Nous avions quand même une dette de 20 milliards de Francs or. Certaines de leurs industries ont multiplié leur chiffres d’affaires par …500. Et puis les mexicains ont failli récupérer la Californie et le Nouveau Mexique…

Jacques, bataille de la Somme, Quilly (44)

Jacques, bataille de la Somme, Quilly (44)

Tucumcari, Nouveau Mexique

Tucumcari, Nouveau Mexique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centre de Boston, Massachusets

Centre de Boston, Massachusets

 

 

Et voila, le chapitre se clos, ce conflit a été une bonne leçon de pédagogie et depuis tout se passe au mieux, finalement aucun souci n’est venu troubler notre quiétude…Jusqu’en 2077, là c’est une autre histoire hihihi

 

 

Super final comme l’on dit chez les OMs, je vous recommande un ouvrage sur l’hôpital Américain de Savenay, écrit par le groupe d’histoire local. Très documenté et fort bien écrit.

Les amis de l'histoire de Savenay

Les amis de l’histoire de Savenay

Bonne lecture et à bientôt.

 

Échec au Cardinaux

Échec aux Cardinaux

 

Au lieu de rabâcher ses réussites, pourquoi ne pas parler de ses échecs ?

Petite vidéo résumant deux heures trente d’efforts afin d’accoster le Phare des Grands Cardinaux au large d’ Hoëdic, seul…

Le but à chaque fois est de réaliser des contacts radio avec d’autres Amateurs du Globe. Le nombre de QSO n’a aucune importance, ce qui compte c’est d’aborder ces rochers un peu récalcitrants. ça c’est du Rock’n Roll.

Pour visualiser cette courte vidéo,

Cliquez ici

73/44 Chris

 

 

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