Allez, suivez les Moutons

Allez, suivez les Moutons.

Vous allez me dire, encore un titre alambiqué, pourtant nous sommes le matin. Il démarre de bonne heure le gars, il se refuse rien le bougre. A vrai dire, je vais vous parler du « phare des Moutons ». Il se situe sur l’Archipel des Glénan, je vous rappelle qu’il n’y a pas de « s » à Glénan. Sinon vous passerez pour un guignol de la ville. A toute période de l’année, pour prendre la mer afin d’assouvir sa passion pour les phares, il faut être extrêmement prudent. L’an dernier, malgré une future météo acceptable, je n’ai pu sortir mon petit bateau. Pas grave il est resté au camping, la semaine, il a pris l’air lui aussi.

Nouvelle tentative,

Cette année rebelote et dix de der comme on jaspine chez moi. C’est reparti pour un tour, la météo de la semaine est relativement calme, en fait je n’ai qu’une fenêtre de deux jours pour me rendre sur les Glénan. Sitôt dit, sitôt fait, je profite d’une semaine de libre pour aller sur Trégunc (sud Finistère). En même temps c’est au plus près, toutes les régions de l’hexagone, voir du monde  se valent. Chez moi pas de, plus beaux villages, beaux panoramas, de plus belles avenues, plus belles façades etc…Pour avoir parcouru la planète, tout est beau et différent. Cela dépend de, votre humeur du jour, état de santé du moment, condition climatique, rencontres locales et j’en passe. Le plus bel endroit du monde s’il en faut un, pour moi ce serait le lieu d’enfance, même très pénible soit-il.

Allez c’est parti, j’attèle le pneumatique de 4,20 mètres derrière la corsa de 16 années et 200.000 bornes au compteur. Ce qui devient délicat, à ce jour, c’est la pente des cales et notamment celle de Pors-Breign, à Trégunc, dans la baie de Pouldohan. Mais, on gère malgré tout.

Le phare des Moutons

Le phare des Moutons

Phare de Penfret

Phare de Penfret

 

 

 

 

 

 

 

Présentation,

Alors ! il ne sont pas beaux les deux gros ? Donc, tous les deux situés sur l’archipel des Glénan. L’an dernier j’ai pu avec bonheur activer le phare de Penfret. Le souci à chaque fois est l’état de l’océan. Seulement un créneau d’une journée dans la semaine et encore, des creux de 1 à 1,5 m.

Les Moutons est un petit îlot protégé servant de réserve ornithologique, aux sternes notamment très nombreuses. Seuls quelques parties de l’île sont accessibles au public.

Cale de Pors-Breign, Trégunc

Cale de Pors-Breign, Trégunc

Baie de Pouldohan, Trégunc

Baie de Pouldohan, Trégunc

 

 

 

 

 

 

 

La cale de mise à l’eau est payante, à la journée, la semaine, mensuel ou à l’année. Pour ma part je fonctionne à la journée. La mise à l’eau est de 6 euros (prix 2017), la veille je suis allé cherché mon bulletin afin de l’apposer sur le tableau de bord. Ne l’oubliez pas, cela évitera un éventuel tracas. Ce n’est plus l’office du tourisme qui délivre les accès mais, les services techniques de la ville de Trégunc d’où dépend la cale de Pors-Breign. Pour les localiser, très simple, lorsque vous êtes sur la route de Pont-Aven en direction de Trégunc, c’est sur la droite juste à l’entrée de la commune.

Afin de vérifier mon matériel, une fois de plus, et comme l’état de la mer ne le permet pas, je décide d’aller activer le petit phare de Pouldohan. Je l’avais déjà activé l’an dernier. Comme je serai sur une zone Flora Fauna cela étoffera mon auditoire du moment.

Phare de Pouldohan et le dipôle 20/40m

Phare de Pouldohan et le dipôle 20/40m

Baie de Pouldohan

Baie de Pouldohan

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne m’éternise pas sur cette activation, déjà évoquée dans un article précèdent. Pour cela cliquez ici.

Petit rappel des références activées ce jour-là. Pour le FFF, ce sont les « Dunes de Trévigon » référence 1575, pour le petit phare le référencement est FRA-746.

Le jour « J »,

Le matin du 15 juin, la mer s’est calmée et c’est le départ pour l’île aux Moutons. Mise à l’eau du pneumatique, le matin vers 9h00. La marée ne permet pas une heure plus tôt. Ne pas oublier que la baie de Pouldohan est à sec, à marée basse.

L’île aux Moutons est situé à 7 miles nautiques de la baie de Pouldohan. Après la mise à l’eau, je met le cap au 230°, une fois passé le fanal de « Roche Tudy ». Je ne tiens pas compte des dérives courant et du vent, compte-tenu que j’aperçois au loin le phare. Le temps est clair et ensoleillé, pour plus de tranquillité je navigue avec ma combinaison de nage. Un petit clapot de 0,50m m’empêche de trop mettre les gaz. Ce sera une croisière tranquille, d’autant que je n’a jamais abordé cet îlot.

Ne jamais atterrir face au phare

Ne jamais atterrir face au phare

Vue de la petite jetée, plus au Nord

Vue de la petite jetée, plus au Nord

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps de parcourir les 7 miles et de repérer les lieux, la marée est déjà bien descendue. Au loin j’aperçois un jeune homme qui me fait signe de rejoindre la jetée de l’île. Eh oui ! Il y a une petite bande de béton pentue qui m’attend. Lorsque vous arrivez en vue de l’île , ne vous aventurez surtout pas face au phare. Il y a de beaux récifs qui n’attendent que vous. Je les vois bien, il me reste environ 30 centimètres d’eau, je descend même sur les récifs pour pousser le bateau. Un semi-rigide cela passe partout ou presque…

Je fais marche arrière et repasse avec précaution le long des rochers. Ensuite je contourne par l’Est, le grand récif et finalement je suis en vue de la jetée de débarquement.

Un pied sur l’île,

Je suis accueillis par Kévin, un étudiant membre de « Bretagne Vivante » et gardien du Temple de cette île aux Moutons. Il protège les accès du site et bien sûr la tranquillité de milliers de couples d’oiseaux. Parmi eux la fameuse Sterne.

Pour plus de renseignements sur cette association vous pouvez cliquer sur ce lien présent.

Je me présente, et entamons une brève conversation. Ma démarche est de lui demander les endroits autorisés d’accès et exprimer mes  besoins afin d’installer mon matériel. Nous sommes en juin, je retrouve la même ambiance que sur l’île du Pilier, face à Noirmoutier, l’an dernier. Nous sommes en pleine nidification, ça braille de partout. Si vous approchez de trop près, ils vous attaquent. Pour les repousser, il suffit de lever les bras et agiter une casquette. Cela n’évitera pas les fientes, qu’ils se feront un plaisir de lâcher.

Quelle entré en matière...

Quelle entré en matière…

Une eau...Canard WC

Une eau…Canard WC

 

 

 

 

 

 

 

Mon hôte retourne au comptage des ses milliers d’ oiseaux. Non ! Ce n’est pas une blague, j’y ai assisté. Il séjourne plusieurs mois sur cette île, il a des tâches précises et régulières sur le domaine. De la journée, nous aurons simplement deux personnes qui débarqueront afin de pratiquer un peu de pêche à pieds sur l’estran.

Le WX est capricieux aujourd’hui, le vent se renforce, le sable cingle mon visage et quelques gouttes arrivent. Finalement  je plante mon dipôle sur la plage,  tout s’envole. Pour le carnet de trafic, j’ai installé des pinces à dessin. Le papier ne tombe jamais en panne, ni le crayon bois…

Drapeaux FFF et sauvons nos phares

Drapeaux FFF et sauvons nos phares

Vue d'ensemble de l'installation

Vue d’ensemble de l’installation

 

 

 

 

 

 

 

 

« Sauvons nos phares » dans un article précèdent j’ai déjà évoqué cette association qui milite pour la sauvegarde de notre patrimoine maritime. De nouveau le lien afin d’obtenir plus de renseignements. Cliquez ici.

C’est parti pour un run,

Je ne vous bassinerai pas avec la description du matériel, je l’ai évoqué à maintes reprises au travers des mes écrits.

C’est une première activation French Flora Fauna, que cette île aux Moutons. Le phare lui, a été finalement activé quelques fois. L’île est très calme, cela me change de Penfret activé en septembre dernier. Beaucoup de navires encore à cette période runs autour des îles.

Message clair, isn't it ?

Message clair, isn’t it ?

Présentation de l’île des Moutons

Présentation de l’île des Moutons

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de votre arrivée n’hésitez pas à aller au devant du responsable des lieux. L’essentiel est l’harmonie des lieux, l’île, sa tranquillité, les oiseaux, puis vous… Et votre passion.

Je commence tard mon activation, sachant que certains fidèles m’attendent depuis pas mal de temps. Mais, ce n’est pas un rendez-vous de bistrot. Ils savent que la référence est  rare et que l’accès par la mer est aléatoire. Je commence vers 11h30 locale et vu que la marée commande, le bateau est échoué, jusqu’à 17h00.

Le Gros, affalé se repose

Le Gros, affalé se repose

Avant, les 2 mètres de creux du soir...

Avant, les 2 mètres de creux du soir…

 

 

 

 

 

 

 

 

Les contacts commenceront sur le 40 mètres et j’enchaînerai sur la bande des 20 mètres moins perturbée. Parfois des porteuses se font entendre, ou des stations puissantes installent carrément sur la fréquence que j’occupe. Ce sont les mêmes crétins que, sur la route, dans nos familles ou dans le monde du Pro..

Pendant mon break repas, oui je sais mais, le nombre de qso m’importe peu. Comme je l’évoque souvent (je radote parfois), je ne joue pas à celui qui à la plus longue. Ce jour-là j’ai réalisé 180 contacts, cela me convient. J’ai profité pleinement de ce lieu sans en abuser de quoi que ce soit.

Surtout Ne pas atterrir à cet endroit

Surtout Ne pas atterrir à cet endroit

Accès réservé ensuite

Accès réservé ensuite

 

 

 

 

 

 

 

Séjour,

La photographie de gauche vous l’endroit où vous devez éviter d’atterrir, ceci pour deux raisons. La première, est la présence de récifs à fleur d’eau, a éviter afin de protéger votre compagnon d’expéditions. Finalement la seconde est très simple, des nids d’oiseaux sont présents sur la grève.

J’ai pris un peu de temps pour musarder dans les rochers découverts par la mer. Pas afin de pêcher mais, de regarder la nature et tous ces endroits balayés et maltraités par les éléments naturels. Comme toutes les côtes du globe, le paysage semble découpé aux ciseaux.

Étrange ce tas de... merde

Étrange ce tas de… merde

Beaucoup de vent ce jour-là

Beaucoup de vent ce jour-là

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la photographie de droite, les batteries de canons datant de la seconde guerre. Elles ont été démontées de leur socle et amenées sur la plage. Pourquoi ne pas les laisser en place ou, les déposer et recycler ? Nous verrons l’an prochain…

Un peu de repos avant de repartir

Un peu de repos avant de repartir

On est pas bien là ?

On est pas bien là ?

 

 

 

 

 

 

 

Pour ma prestation, je n’ai pas pris de risques. Quinze jours auparavant sur l’activation du FFF et de la « tourelle de Penerf » je me suis fait piéger par le soleil du 1er juin. J’ai protégé presque toutes les parties de mon corps, sauf l’arrière des jambes. Résultat, des brulures assez sérieuses et de la Biafine pendant une bonne semaine. Ce coup-ci j’ai enfilé ma combinaison de nage et l’ai gardé toute la journée. Pas forcément à l’aise mais, je suis à l’abri.

Il est temps de rentrer,

Il est 18h00, la marée me donne le top du départ. Je prends congé de mon hôte et le remercie de son accueil et de sa pédagogie. Cette petite île est un sanctuaire, la liberté  pour les oiseaux, notamment l’emblématique Sterne, et animaux en tous genres.

Fouesnant les Glénan

Fouesnant les Glénan

Au-delà c'est à vos risques et périls

Au-delà c’est à vos risques et périls

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chemin du retour sera un peu plus rock’n’roll, la houle s’est formée. Des creux de 1,50 mètres sont en place. Le pneumatique est balloté, je dois tirer des bords pour éviter les embruns. Je tiens tant bien que mal les 6 nœuds et d’un seul coup, sur le sommet de la vague mon speedomètre enregistre 16 nœuds. Je me tiens bien droit et cramponne la barre. Pas de grand danger, je porte mon gilet automatique, la VHF autour du cou, le coupe moteur au poignet.

De plus je passe au large du sémaphore de Mousterlin, un navire militaire est en vu, à quelques encâblures du mien. Je dois être dans les jumelles. Finalement je pose le pied sur le sol vers 19h00, bien content d’arriver. Comme d’habitude je suis en solitaire, donc gérer tout le reste. Le gros avantage est que : Je ne mets la vie de personne en danger…

Voila c’est terminé, quel bonheur d’avoir la chance d’activer cette île aux moutons. Un Flora Fauna et un phare célèbre. J’en ai rêvé pendant des semaines.

Merci d’avoir lu ce petit article qui je l’espère vous incitera à essayer d’activer ce site. J’ai réalisé une petite vidéo, qui suit, sans musique de fond. Il y a juste les cris des Sternes et le son lancinant du vent qui m’accompagna tout au long de la journée.

Rappel des références activées ce jour. La référence French Flora Fauna, FFF-2264. Le phare, FRA-043.

73/44 Qro Chris

Phare du Scal ILLW 2017

Phare du Scal ILLW 2017

Une année déjà de passée, ce sont des évènements précis et marquants qui font que l’on se rends compte que la terre tourne. Depuis près de vingt années maintenant, en 1998, nos amis écossais organisent le week-end international des phares. Appelé aussi « ILLW », en langage de chez eux, « International Lighthouse and Lightship Week-end ». C’est le côté radio de la chose, sinon, l’évènement aurait son origine, l’année 1993. Des Oms appartenant au   » Amateur Radio Group in Scotland » décident lors d’une réunion, de créer une célébration d’été autour de la radio. Ils décidèrent d’honorer les Phares, ces sentinelles muettes mais, oh ! Combien utiles. Le but hormis le côté communication, était d’ouvrir ceux-ci au public et défendre leur cause, c’est à dire le vieillissement. Leur maintien en bon état dépendant des deniers du pays. Comme dans tous les pays du globe.

Premier évènement en 1993

Premier évènement en 1993

ILLW UK0000 en l'honneur de Mike GM4SUC

ILLW UK0000 en l’honneur de Mike GM4SUC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En route pour l’histoire,

Après avoir contacté les autorités écossaises, et avec leur accord, les deux principaux protagonistes à l’initiative de ce projet se lancent dans l’aventure. Ces deux OMs, bien entourés, étaient Mike GM4SUC et John GM4OOU. Le premier rassemblement comprendra 11 stations amateurs. Cette année nous sommes 453 stations dans tous les pays du monde. Ce qui attirent les Radio-amateurs sûrement, c’est que ce n’est pas un contest, pas de médaille, de trophée quelconque, de gloriole interne. Cela nous change, de : » C’est moi qui ai la plus grosse, plus longue, plus puissante, plus lourde » etc.. Il faudrait évoluer, le CM2 c’est bel et bien terminé. Simplement l’amour des phares, la nature et la Radio.

En France comme d’habitude nous brillons par notre non présence. Trois phares activés, dont deux par des OMs étrangers. Le troisième est activé par une station Française, à savoir, votre serviteur. Simplement, en Australie 61 lighthouses activés, 71 en Allemagne… France 03.

C’est parti pour 2017,

La nuit est toujours présente, six heures du matin, le troisième week-end du mois d’Août. Les jours raccourcissent sérieusement, la température extérieure est de 8° centigrades, petit vent de Nord-Est de 30 km/h. Le matériel chargé la veille au soir. Pas de grosse expédition, j’utilise du matériel standard et la puissance du transceiver. Pas d’artillerie lourde, du standard, qui a fait ses preuves. C’est la même démarche qu’en sport, pas de chaussures neuves pour effectuer un marathon, ou une nouvelle boisson isotonique quelconque.

Phare du Scal ILLW 2017

Phare du Scal ILLW 2017

Vue de l'estran

Vue de l’estran

 

 

 

 

 

 

 

 

Cible 2017,

L’objectif cette année, le petit phare de la pointe du Scal. Pour le situer, rien de plus simple. Il se trouve sur la commune de Penestin, dans le Sud Morbihan. Lorsque vous venez de la Roche Bernard, vous traversez le village de Camoël, en direction de Penestin. Environ deux kilomètres après la sortie de celui-ci, prenez sur la droite vers Tréhiguier. Vous êtes arrivés, le phare de Tréhiguier est éteint depuis 1989 et la ville y a implanté un petit musée sur la mytiliculture. Cliquez ici pour plus de renseignements.

Le petit phare est situé sur la rive gauche de la vilaine, au fond d’un chemin en impasse. En revanche, pas question de laisser traîner son moyen de locomotion dans celui-ci. Ce n’est pas la place qui manque, nous sommes à la campagne.

La Vilaine et/ou la l'Océan ?

La Vilaine et/ou la l’Océan ?

C'est moche, à marée basse

C’est moche, à marée basse

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivé sur place vers 7 heures du matin, petite marche arrière afin de déposer le matériel. Ensuite parcage du véhicule sur la route adjacente, fréquentée principalement par des tracteurs de mytiliculteurs. Donc très calme, si vous ne gênez personne.

Finalement pour le transport du matériel j’ai repris ma remorque vermicelle. Très pratique avec ses pneus gonflables.

Remorque et l'ensemble du matériel

Remorque et l’ensemble du matériel

VHF, UHF et HF au menu

VHF, UHF et HF au menu

 

 

 

 

 

 

 

 

Aménagement,

Avant de commencer bien sûr, n’oubliez pas de respecter les lieux, nous venons chercher la tranquillité et le calme, sauf lors des piles-up. Bien sûr, il y a de la place mais, ce n’est pas non plus la place d’armes de Versailles ou le Champ de Mars de Pantruche. Il y a de quoi implanter une antenne filaire. Pour le 40 et 20 mètres pas de souci. En revanche pour le 80 mètres je suis obligé de balancer l’une des extrémités du dipôle dans le vide de la falaise…

Il y a plus grand, ailleurs...

Il y a plus grand, ailleurs…

On n'est pas bien là !

On n’est pas bien là !

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes activités comme précisé plus en amont, comprennent plusieurs bandes. Comme vous le savez au travers de mes expéditions, je pense aux UHF et VHF. Ceci afin de prendre en compte les OMs qui, ne peuvent ou ne veulent pas se rendre sur le décamétrique.

Le matériel est celui que j’emporte habituellement sur mes expéditions de phares et/ou Flora Fauna. Finalement assez peu de superflu dans la démarche. Dans la réalité, c’est une autre histoire.

La station en cours de montage

La station en cours de montage

La même avec le Guignol

La même avec le Guignol

 

 

 

 

 

 

 

 

Matériel,

Comme d’habitude, le matériel donc est, le FT857 de chez Yaesu qui me suis partout en expédition. Il voyage sur terre dans la moto, sur le vélo et aussi sur les phares en pleine mer. Il est compact et lorsque je ne pratique pas le QRP, je l’apprécie beaucoup.

Concernant les antennes, notamment en décamétrique, un dipôle Sotabeam 80/40/20m. Alors pourquoi j’ai mis de côté actuellement mes antennes « home made », afin de gagner un peu de poids. Tout le monde cherche à perdre du poids hihihi.

Concernant l’énergie, comme d’habitude, une batterie de 110 Ah, marine, décharge lente. Je suis entrain de rechercher un panneau solaire idoine pour mes activités portables. Évidemment j’utilise mon booster MFJ, afin de conserver une tension d’environ 13,8 volts. Ensuite, concernant la VHF et l’UHF, une petite 4 éléments démontable très pratique pour le portable. Concernant les UHF, c’est encore plus modeste, une BigWeel qui me permet de contacter les copains jusqu’à 200 kilomètres lors de propagation correcte.

J’utilise aussi ma station APRS, très utile pour les copains qui veulent me contacter. Elle est en route dès que je suis prêt à émettre. Très pratique aussi pour les logs des demandes de diplôme, validations d’expéditions, le cas échéant.

Le trafic,

J’ai démarré les contacts sur la bande des 80 mètres, compte-tenu de l’heure. Le plus difficile est de se frayer une petite place parmi les multiples « Garden contacts ». Quoiqu’il en soit le premier pile-up démarre après des débuts timides.

En ce moment un QSB rapide s’installe sur la bande. Les stations Françaises pointent le bout de leur nez. Je suis super content. Ensuite, les stations Allemandes, Néerlandaises et Italiennes passionnées de phares. Comme d’habitude, les contacts s’enchainent et ce, jusqu’à midi. Bien sûr un le calme revient vers 12h30, jusqu’à 14h00. Je profite de ce break pour explorer le 20 m et y resterait jusqu’au soir. J’ai volontairement squeezé le 40m qui devient difficile dans tous les sens du terme, pour moi.

A la fin de la journée je suis à la tête de plus de 200 contacts. Je ne privilégie pas le nombre mais, la qualité. Certains contacts durent plus de dix minutes. Il faut aussi de la patience car, tout le monde n’est pas forcément à l’aise derrière un micro, lors d’un pile-up. Comme je le précisais au début de l’article, ce qui compte, c’est le plaisir et l’animation de phares.

Ils me plaisent bien, ces panneaux

Ils me plaisent bien, ces panneaux

Presque pas d'erreur l'APRS

Presque pas d’erreur l’APRS

 

 

 

 

 

 

 

En conclusion,

Finalement, le pire est le Wx. La température d’un mois d’Août est plus que basse. En fin de matinée, le vent se renforce, je suis obligé de garder la veste polaire une bonne partie de la journée. Côté, VHF une propagation moyenne me permet malgré tout de contacter le département de la Manche. En revanche la partie UHF sera très faible, à l’aide d’une Bigweel, il ne faut pas rêver.

Comme disait Monsieur de Coubertin, l’essentiel est de participer. De prendre un bon bol d’air. Il s’agit de rendre l’endroit aussi propre que je l’ai trouvé. Des rencontres aussi, plusieurs marcheurs se sont arrêtés et questionnés sur ma démarche. C’est ça aussi, « Faire connaitre notre passion ».

Le seul petit point noir est mon indisponibilité pour le dimanche. Cette année ce sera pour moi seulement une journée d’activation. Mais, nous avons tous des obligations et la radio n’est qu’un hobby parmi d’autres.

Merci d’avoir pris le temps de parcourir cet article. Au plaisir de se voir ou s’entendre. 73/44 Chris.

Une petite vidéo se trouve en dessous, si vous avez le temps…Désolé, pas de son, si je poste mes musiques préférées….Elles sont commerciales, donc des droits. J’avoue que les bandes son style lieux d’aisance, gare ou aéroport, ce n’est pas mon kif.

Un siècle déjà,

Un siècle déjà,

Un siècle déjà, Comme le temps passe, c’est comme si c’était avant-hier. Le Sillon de Bretagne est en fête, commémoration, souvenir, et nostalgie. Il y a cent ans, un évènement considérable s’est déroulé dans notre région. Passé inaperçu dans notre hexagone, mais, décisif. Même si certains esprits minores ce bouleversement. Tout ce qui ne vient pas de la capitale…. Cela me rappel l’opération « Chariot » du 28 mars 1942. Ces deux évènements ont beaucoup contribué à notre, à votre liberté d’aujourd’hui. Il vaut mieux parler de LGV qui raccourci les distances, entre les villes. De là à descendre chez les gueux… Et entre les Femmes et les Hommes ?

Le 26 juin 1917 à 7h00 du matin, les troupes américaines débarquent sur le port de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique (44 pour les nuls). Cette déferlante de 198.000 femmes et hommes ont bouleversé le quotidien de nos aïeuls.

Monument dédié aux troupes américaines

Monument dédié aux troupes américaines

Queen-Mary 2 et les Ultimes

Queen-Mary 2 et les Ultimes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

État des lieux,

Il y avait environ 39.000 âmes au recensement de 1911 à Saint-Nazaire. Imaginez la campagne environnante, essentiellement agricole, 15 kilomètres en arrière.  Entre le 6 juillet 1917 et le 13 juillet 1919. Les habitants d’un village de 3200 âmes vont se retrouver en présence d’un barrage hydraulique de 800.000 m³. Construit en moins de trois mois. Il alimentait l’hôpital situé 1,5kms plus haut, à l’aide de pompes. Alimentant un château d’eau, construit dans la foulée. Sans oublier une station de filtrage sur sable de 2300m³ journalier.

Le plus grand hôpital militaire de l’arrière front,  près de 20.000 lits. Le base hôpital n°8, construit et géré par les américains, sur 34 hectares de superficie. Sous la houlette du colonel Cooper, du sergent Miller et des milliers de petites mains oubliées, ignorées, depuis longtemps. Plus de 90.000 soldats soignés. Sans parler du doublement des lignes de chemin de fer. Sans compter le bouleversement culturel et intellectuel résultant de ce continent lointain.

C’est la fête,

La région, villes, villages et habitants se sont mis à l’ouvrage afin de faire revivre ces instants. Ils ont tenté d’honorer au mieux nos hôtes centenaires. Une collecte de documents et de témoignages à été organisée, dans les villages, bien en amont.

Le gros des évènements bien sûr tourne autour du 26 juin, date de l’arrivée des Sammies.

Savenay en fête

Savenay en fête

Savenay en fête

Savenay en fête

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant cet hôpital militaire américains, une courte vidéo est disponible à cette adresse, pour cela cliquez ICI.

Le gros des activités festives va se passer sur la commune de Saint-Nazaire.

A noté aussi la participation des Radio-Amateurs de Loire Atlantique. Du 16 Juin au 02 Juillet, ils animent deux stations radio commémoratives. L’une, TM17USA afin d’honorer la venue des troupes américaines. L’autre TM5BDG, pour la course « The Bridge », une course amicale et un pont d’amitiés entre la France et les USA.

Vue générale des 4 ultimes

Vue générale des 4 ultimes

Les 4 Ultimes et le Belem

Les 4 Ultimes et le Belem

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les quatre ultimes sont arrivés dans la semaine et ont paradé sur la Loire en compagnie du trois mats barque « Belem ». Lui la star, « Le Queen Mary2 » arrive ce samedi 24 Juin, au environ de 17H00.

Macif et Sodebo

Macif et Sodebo

Les belles lignes des Ultimes

Les belles lignes des Ultimes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cœur du port,

Comme à son habitude, la ville de Saint-Nazaire est pavoisée de petits pavillons autour du bassin de Penhoet. Nous fêtons aussi le cinquantenaire de l’association SNSM si chère au cœurs des navigateurs.

La zone bien sûr est sécurisée et interdite à tous les véhicules, cela permet à des milliers de badauds de déambuler au gré de ses envies. De nombreuses animations sont prévues dans cet espace libre, nous avons tous en tête les évènements de Nice, dont le premier triste anniversaire arrive.

Batucada place des Amériques

Batucada place des Amériques

La Verrue du port pavoisée

La Verrue du port pavoisée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr que tout le monde attend avec grand intérêt l’arrivée du « Gros », après quatorze années d’absence. Un vrai Liner qui nous change des « HLM flottants » actuels. C’est comme une pièce de monnaie, tout dépend de la face regardée. J’ai toujours plaisir à les voir se déplacer et partir vers leur destinations lointaines, et l’immense compétence des techniciens constructeurs. L’autre face, c’est les souvenirs de ma cité du 93, sauf que ce n’est pas de la verdure désolé mais, de l’eau saumâtre.

Et le Gros dans tout cela,

Certains sont massés depuis des heures comme des Tamalous devant le buffet d’un village de vacances. Il est 16h30 et les pavillons sont presque désertés. Certains des articles dérivés de « The Bridge » sont déjà en rupture de stock. Ben ! On pensait pas que ça partirai si vite … Je suis rassuré, je suis bien en France.

Le Gros arrive, pile à l'heure

Le Gros arrive, pile à l’heure

Petite marche arrière

Petite marche arrière

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est accompagné de cinq à six remorqueurs, ayant l’habitude de faire pivoter des géants de ce genre, au milieu de l’estuaire. Certains endroits sont clos pour raison de sécurité. Dommage, notamment la jetée Ouest et celle du phare du vieux môle.

Finalement sous l’œil admiratif des badauds, il fera un sans faute et rentrera tranquillement dans la forme Joubert. C’est tout bêtement une place de parking liquide, sauf qu’il n’y a pas large de chaque côté. Construite début des années 1930, afin de recevoir le paquebot « Normandie ». Ce géant de l’époque de 313 mètres de longueur.

Cette « forme Joubert » qui connu un bain de sang le 28 mars 1942, afin d’empêcher l’éventuel venue de cuirassé de la Kriegmarine.

Écluse "Est" et le garage du sous-marin Espadon

Écluse « Est » et le garage du sous-marin Espadon

Écluse "Sud" et machine élévatrice

Écluse « Sud » et machine élévatrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le cliché de droite, vous pouvez apercevoir une cheminée  réalisée en briques. Le bâtiment à ses pieds, est l’usine élévatrice, son rôle était de pomper l’eau afin de remplir ou vider l’écluse Sud, construite en 1904. Cela permet au gros navire d’entrer ou sortir du bassin de Penohet.

Le lendemain, le dimanche 25 juin, nous avons assisté toute l’après-midi à la parade des ultimes et du Queen Mary 2, survolés par le fleuron de l’industrie Airbus, le A380.

Épilogue,

Bien sûr que la fête a continuée. La France commémore les cent années de la première mondiale. Toute cette armée de fantômes venues des quatre coins de la planète.

En même temps quatre années, c’est très court, nous sommes déjà en 2017, il ne reste plus qu’une année tout au plus. Nous en oublions sûrement, par exemple, les 1,4 millions de chevaux massacrés sur le front, soit disant un ami de l’homme. Un animal qui nourrissait les hommes et les femmes en s’éreintant à tirer des outils agricoles ou des remorques. Du jour au lendemain face à des mitrailleuses dans les Ardennes belges, avec un guignol sur le dos armé d’un sabre.

Le 22août 1914,

Nous avons raté aussi, le 22 août 1914, le jour le plus meurtrier que notre pays ai connu. Ce jour-là, trente mille soldats sont fauchés dans chaque camp. Le seul jour comparable serait la bataille de la Somme, vers Vimy et Bapaume où ce 1er juillet 1916, 20.000 Britanniques y moururent.

Nous ne pouvons pas être partout non plus. A l’école l’on vous rabâche, Waterloo et en fait que…Ses 6800 morts. La semaine du 22 août 1914 coûta à notre pays plus du double de morts aux combats que, la guerre du Vietnam qui dura de 16 années (1959-1975). Ce jour là aussi, il y eu autant de morts que durant toute la guerre d’Algérie.

Bizarrement ce 22 août 1914 a été oublié… Contrairement à nos Amis Britanniques qui chaque 1er juillet vont par centaines sur les cimetières de la Somme. En France, on aime pas l’échec. Bon en tout cas pour Saint-Nazaire et les environs, c’est bon, plus rien à honorer, on est tranquille, avant que cela revienne chez nous, nous serons partis depuis longtemps…

Et enfin…

Quoiqu’en disent certains, nous avons des choses en commun, lorsque vous traversez les USA, vous n’êtes pas dépaysez.

Clay County, Texas

Clay County, Texas

La même en couleur

La même en couleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eux ont péris chez nous, cela a permis à leur pays de passer de débiteur vis a vis de l’ Entente, à Créancier. Nous avions quand même une dette de 20 milliards de Francs or. Certaines de leurs industries ont multiplié leur chiffres d’affaires par …500. Et puis les mexicains ont failli récupérer la Californie et le Nouveau Mexique…

Jacques, bataille de la Somme, Quilly (44)

Jacques, bataille de la Somme, Quilly (44)

Tucumcari, Nouveau Mexique

Tucumcari, Nouveau Mexique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centre de Boston, Massachusets

Centre de Boston, Massachusets

 

 

Et voila, le chapitre se clos, ce conflit a été une bonne leçon de pédagogie et depuis tout se passe au mieux, finalement aucun souci n’est venu troubler notre quiétude…Jusqu’en 2077, là c’est une autre histoire hihihi

 

 

Super final comme l’on dit chez les OMs, je vous recommande un ouvrage sur l’hôpital Américain de Savenay, écrit par le groupe d’histoire local. Très documenté et fort bien écrit.

Les amis de l'histoire de Savenay

Les amis de l’histoire de Savenay

Bonne lecture et à bientôt.

 

Échec au Cardinaux

Échec aux Cardinaux

 

Au lieu de rabâcher ses réussites, pourquoi ne pas parler de ses échecs ?

Petite vidéo résumant deux heures trente d’efforts afin d’accoster le Phare des Grands Cardinaux au large d’ Hoëdic, seul…

Le but à chaque fois est de réaliser des contacts radio avec d’autres Amateurs du Globe. Le nombre de QSO n’a aucune importance, ce qui compte c’est d’aborder ces rochers un peu récalcitrants. ça c’est du Rock’n Roll.

Pour visualiser cette courte vidéo,

Cliquez ici

73/44 Chris

 

 

TM2LW, ILLW 2016 Lighthouse Week-end

TM2LW, ILLW 2016 Lighthouse Week-end

Quel grand plaisir de participer une fois de plus à ce grand week-end Mondial de la fête des phares.

Cette fois sous l’indicatif spécial de TM2LW, deux aficionados du domaine, Didier F4ELJ et Chris F5OHH, et un week-end fabuleux de radio sur la commune de Saint-Nazaire en Loire Atlantique. Grande cité maritime connue mondialement.

Merci de cliquez sur l’image ci-dessous et prenez du plaisir, car c’est ça la genèse d’un HOBBY.

73 Qro de Didier et Chris

TM2LW Phare de Kerlédé

 

Collet et Marais Breton

Collet et Marais Breton,

Collet et Marais Breton, vous allez me dire, encore un titre tarabiscoté. En fait, c’est le raccourci entre le « Phare du Collet » et « Le Marais Breton ». Le premier étant situé dans le second. Je vous propose, non pas une, mais deux activations pour la même somme. D’une part une référence concernant le petit phare de l’Étier du Collet, d’autre part une seconde incluant la zone Flora Fauna du Marais Breton. Dans ce petit article je ne présente que les lieux et planter le décor, un autre suivra afi de narrer l’activation de ces deux références.

Une partie du Marais Breton

Une partie du Marais Breton

Le port du Collet

Le port du Collet

 

 

 

 

 

 

 

Plantons le décor,

Nous sommes sur le territoire des « Marches de Bretagne », cet endroit définissait la limite entre le royaume de Bretagne et le celui du Poitou. Celle-ci serpentait du Mont St Michel en direction de l’actuelle Loire Atlantique afin de terminer au petit port du Collet. Les premiers écrits, certifiés, datant de 778 de notre ère. Une quantité non négligeable de fortifications, châteaux, forteresses en tous genres parsèment de part et d’autre cette ligne de frontière. Par la suite, lors du redécoupage des régions françaises, en 1955, la Loire Inférieur fût sortie de la Bretagne. Ce bidouillage effectué à l’époque par le ministre des finances, Pierre Pflimlin. Je ne parle pas de celui de 1941, en pleine guerre, par une personne de 85 ans… Comme on l’entend souvent. La plupart des personnes de cet age à notre époque, ont du mal à assumer le quotidien, isn’t it ?

En 1955, les différents chambres d’agriculture et d’industrie, se plaigne du terme « Loire Inférieur ». Il serait péjoratif et faisant obstacle au commerce français et international. En novembre 1955, il sera proposé 3 appellations différentes. Loire-Maritime, Loire-Océane et Loire-Atlantique. La suite vous la connaissez, le nom actuel sera entériné en 1957.Le  Conseil d’État avait proposé lui, la Loire-Maritime.

L’activation du jour se passe donc sur cette frontière. La zone du marais Breton couvre environ, 450 km². Cette zone se situe sur les territoires de Bourgneuf en Retz, Challans, Bouin, Beauvoir, Noirmoutier, Saint Jean de Monts, jusqu’à Saint Gilles Croix de vie. Vous l’avez compris, sur les départements du 44 et du 85.

Vendée à gauche, Loire-Atlantique à droite

Vendée à gauche, Loire-Atlantique à droite

Petit phare du Collet

Petit phare du Collet

 

 

 

 

 

 

 

 

Autres caractéristiques,

En terme de superficie, 18% se situe en Loire Atlantique et 52% sur la Vendée. Les 30% restant étant attribués à l’océan. La référence du Marais breton sur l’INPN est FR5200653 et l’appellation exacte est « Marais breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt des Monts ». Pour toutes précisions supplémentaires, cliquez ici sur le site de l’ INPN. Finalement tous les renseignements sont sur ce site.

Vue de la baie de Bourgneuf en Retz

Vue de la baie de Bourgneuf en Retz

Vue sur des pins tourmentés

Vue sur des pins tourmentés

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Concernant les accès routiers, rien de plus simple, le territoire de ce marais ne manque pas d’opportunités de visites. Que vous arpentiez les plages de la Bernerie en Retz ou celle de Saint Jean de Monts, vous serez dans le marais breton. Vous pourrez partager votre temps entre partie de ballon, farniente sur le sable, marche à pieds dans les dunes où randonnée de vtt sur les chemins. Quoiqu’il en soit l’endroit est protégé et surveillé, donc attention au respect des lieux et des autres utilisateurs.

Vue sur la nature torturée

Vue sur la nature torturée

Plan large

Plan large

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant le phare du Collet. Bien sûr il ne paie pas de mine à première vue.

Le banc de sable à BM

Le banc de sable à BM

Vu du port ostréicole

Vu du port ostréicole

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme beaucoup de gens, il ne fait pas de bruit, l’on n’y prête peu d’attention. Il fait simplement son travail de guide. Finalement comme beaucoup de quidams.

Son rôle est d’assister les bateaux de pêche en tous genres afin qu’ils puissent sortir ou entrer dans l’étier. Imaginez un filet d’eau, une sorte de corridor et, de part et d’autre deux colonnes de vase…

Quelques données,

Autres précisions, le port est à cheval sur deux communes. le côté 44, sur le village des Moutiers en Retz, donc le phare. Le second dans le 85 côté Vendée sur le territoire de Bouin. Au milieu la rivière du Falleron.

Le fanal à une hauteur sept mètres. Il est de forme carré pour la base, de couleur blanche. Le haut est de couleur rouge, donc, à Bâbord lorsque vous pénétrez dans le port.

Côté signalisation, son feu est à occultation toutes les 6″, rouge et blanc. La portée optique est de 7 miles nautiques pour le blanc et 5 miles nautiques pour le rouge. Sa position est 47°01’8″ N et 001° 58′ 09″ W. Pour les OMs, son locator est IN99XX

Merci d’avoir lu ce court article sur le Marais breton et le fanal du Collet. L’activation de ce site en radio sera accessible en cliquant ici.

Des arbres qui penchent et penchent...

Des arbres qui penchent et penchent…

Le Falleron au lever du jour plein Est

Le Falleron au lever du jour plein Est

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Falleron est la rivière qui alimente le port du Collet avant se jeter dans l’océan.

 

Activation d’ Hoëdic Island

Activation d’ Hoëdic Island,

Il est 7h30 du matin, je suis dans le hall de la gare maritime de Quiberon, dans le Morbihan, 56, pour les nuls.

Nous sommes une bonne centaine à attendre le bateau pour la liaison vers les îles de Houat et Hoëdic. La tempête a nettement régressée, nous sortons de trois jours très durs. Les liaisons maritimes ont été stoppées vers ces îles. Les seuls quidams contents, sont les mitrailleurs numériques et leurs photos du siècle. Ces clichés vont transiter de la carte SD vers le computer, ensuite vers un disque dur obscur ou le « Cloud ». Ce même hébergement implanté dans des « DataCenter » monstrueux, consommant chacun l’équivalent d’une ville de 50.000 habitants…

Pour les autres, cela veut dire rester coincés sur le continent, attendre que les éléments naturels se calment. Espérer rentrer chez soi au plus tôt.

Dernières précisions utiles, le prix du billet aller-retour est de 30 euros. Pour le stationnement, si vous stationnez en hiver, pas de souci, vous pouvez rester en ville aux alentours de la gare maritime. En revanche, à partir du 1er Avril, c’est fini, il faut utiliser les parkings indiqués en périphérie de la ville. Il faut préciser que, suivre même en hiver un « Camping-car de Tamalou » sur le port c’est rock’n roll, alors l’été…

C’est parti,

Le bateau est là et nous attend tranquillement à quai. Les matelots et le personnel du port sont très sympathiques et aident chaque passager. Nous trainons tous des caisses à outils ou valises sur roulettes. Les uns vont travailler pour la semaine, les autres rentrent chez eux. Finalement nous prenons la mer à l’heure prévue.

Notre navire vers Hoëdic,

Notre navire vers Hoëdic,

Dans le fond, la célèbre "La Teignouse"

Dans le fond, la célèbre « La Teignouse »

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Trajet,

Il faut compter environ une petite heure de route en incluant les accostages et débarquements de passagers. Notre première escale sera l’île de Houat, plus peuplée et plus grande que la notre. Il y a donc plus de résidences secondaires qui, prennent vie à partir de début avril.

Une escale sur Houat

Une escale sur Houat

Arivée sur Hoëdic

Arrivée sur Hoëdic

 

 

 

 

 

 

 

 

Le trajet dure environ une heure si vous partez de Quiberon. D’autres routes s’offrent à vous en partant de La Turballe ou du Croisic, uniquement en saison. Le séjour est riche en références. La petite île d’Hoëdic est située au large, sa position, 47° 20′ 24″ N, 002° 52′ 24″ W et son locator pour les OMs est, IN87NI.

Les références à activer,

Iota EU-048 car c’est une île,

Elle possède une référence DIFM, AT-017 pour le Diplôme des Iles de la France Métropolitaine,

Concernant le phare, suivant les associations le référençant, une référence Wlota 0851, une PB 346 si vous êtes à moins de 150 mètres de celui-ci. Une PB 1017 si vous vous situez à plus. Enfin une référence FRA 797,

Concernant le DFCF, Diplôme des Forts et Châteaux de France, intitulé DFCF 56-033 Fort d’Hoëdic,

Cette île est riche en flore et faune et possède au moins deux références Flora Fauna. Une pour la Zone Natura 2000, FFF-1787 et une autre pour la zone ZNIEFF, référencée FFF-1788,

Voila pour les principales, d’autres existent, il suffit d’investiguer un peu plus en profondeur. Deux matinées d’activations sont prévues.

Jour J,

La tempête de ces trois derniers jours a fait quelques dégâts et l’accès de la jetée est trop difficile. Je dois trouver un endroit moins exposé et dangereux, je décide de m’installer sur une petite but face au port. Je suis à plus de 150 m du phare et une distance correcte du fort Vauban.

Il est 7h30, température 3°, Vent Nord-Est 35 km/h

Il est 7h30, température 3°, Vent Nord-Est 35 km/h

Le soleil se lève sur l'Île d'Hoëdic

Le soleil se lève sur l’Île d’Hoëdic

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce matin, grand jour d’activation, il y a du pain sur la planche, enfin sauf dans mon bol. La boulangerie est fermée, finalement ce sera petits gâteaux secs. Le bonheur c’est le calme, il faut préciser que habiter une île d’environ 113 habitants, sans voiture, en ce début de mois de Février. Cela risquait d’être calme, c’est un grand moment, même si le temps n’est pas super FB.

En route pour l’Activation d’Hoëdic Island,

Vous n’avez que l’embarras de choix concernant l’emplacement, je vous rappelle que l’île d’Hoëdic mesure environ 2,5 kilomètres sur 800 m à 1 kilomètre. Ces mesures sont garanties officielles, effectuées soit à l’aide d’un Nasimètre ou à la Louche.

L’air est frais et de bon matin je prends ma carriole et entreprends de descendre vers le port. Le sommet de l’île culmine à 22 mètres. Le terrain est sablonneux et détrempé par les dernières averses, qu’ils annoncent en fin de matinée.

Encore 50 mètres d'efforts

Encore 50 mètres d’efforts

Installation de la station Radio

Installation de la station Radio

 

 

 

 

 

 

 

La mise en place est relativement rapide, à l’aide de ma caisse à outils roulante. Elle est relativement costaud car, je l’utilise depuis plus d’une année, chez moi c’est un signe positif.

Le challenge de mon séjour a légèrement changé, aussi je vais devoir m’adapter à mes nouvelles activations de références. Habituellement le quota minimum de QSO pour activer un phare est de « Un », tout comme le SOTA qui est de « Quatre ». Aujourd’hui, mon activation contient des références nouvelles de château et de Flora Fauna qui, demandent au moins « Cent » contacts et sur deux bandes… Ce n’est plus la même histoire.

Elle est pas belle la vue, la Vie...

Elle est pas belle la vue, la Vie…

Ça y est je suis prêt

Ça y est je suis prêt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le matériel,

Ayant pas mal de matériel à transporter, j’ai essayé de faire léger… Côté alimentation, une batterie de 70 Ah logée dans le caisson du bas, à côté de celle-ci une alimentation 230/12 volts dans le cas ou je trouverais le réseau électrique quelque part.

Premiers essais du Guignol

Premiers essais du Guignol

Rangement du matériel dans la roulante

Rangement du matériel dans la roulante

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai bien sûr le petit booster MFJ pour la tension. Côté antenne, voyageant léger, j’en ai deux. Une SuperAntenna MP1, verticale très pratique pour sa polyvalence et encombrement. La seconde, je l’utilise seulement depuis deux expéditions cette année, c’est un dipôle SotaBeam bi-bandes. Pourquoi un dipôle tout fait ? Très simple, il est bien construit, complet et ultra-léger. En revanche, très fragile, il demande finalement beaucoup de précaution.

Côté mat, il est télescopique, de la même marque que le dipôle. Ses mensurations, 10 mètres déplié et 0,65 rentré, aussi très pratique de transport. En revanche, il possède un problème identique, à nos anciennes cannes à pêche télescopiques. En pleine activation, pile-up entre-autre, soudain, clingclangclingclang. Tout s’est rétracté et vous avez votre dipôle et coaxial sur la tête. Par conséquent il faut s’y attendre pendant une activation, aussi à l’autre bout les correspondants ne comprennent pas.

Suite matériel et trafic,

Le restant du matériel, comme d’habitude, c’est le FT857 de chez Yaesu, une petite boite d’accord FC30. Je l’utilise depuis plus de 50 expéditions de Phares, environ 3000 QSO. Il voyage dans le vélo, la moto et véhicules divers.

Jusqu’ici tout va bien ou presque. L’activation démarre, très calme, après dix minutes de trafic, deux contacts effectués. J’ai en tête mes 100 contacts minimums pour validation.

Tout démarre d’un seul, le pile-up est là. Les qso s’enchainent de 9h00 à 13h00 sans s’interrompre, enfin presque… J’entends un crac-crac sans réaliser sur le coup.

Sans appel

Sans appel

Ça va moins bien marcher !

Ça va moins bien marcher !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement c’est reparti pour un tour, je prends tout sur la tête. A l’autre bout, je ne vous raconte pas, les impatients du micro et les gentilles expressions… Aussi de nouveau, panique à bord, plutôt embêtant en pleine activité. Un trou de dix minutes le temps de réparer l’ensemble de façon sommaire. Plutôt embêtant quand on est en « Live ».

A l’autre bout la plupart des Oms ont attendu patiemment et c’est super. A 13h00 plus de 200 contacts enregistrés sur 40 mètres. En revanche une activation Flora Fauna est, sur deux bandes. Un casse-croute vite fait sur place en pleine nature et l’après-midi sera consacrée à la bande des 20 m pour quelques QSO. Jusqu’ici un peu de pluie sans conséquence.

Apm et jour 2,

L’après-midi sera tranquille, malgré le devoir d’être multitâches. J’utilise un carnet de trafic papier car, un computer à l’extérieur c’est mission impossible, pour moi. D’une main, le micro, le crayon, de l’autre le maintient des pages effeuillées par le vent.

On n'est pas bien là !

On n’est pas bien là !

Le Guignol et la campagne

Le Guignol et la campagne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement excellent bilan pour cette première journée d’action d’ Hoëdic Island.

Le deuxième jour est consacré à l’activation de quasiment toutes les références du premier, hormis le Flora Fauna. L’île d’Hoëdic est référencée aussi Zone ZNIEFF et porte le numéro FFF-1788. Pourquoi sur deux jours ? Très simple, l’on ne peut pas activer deux références en même temps, cela parait logique, non ?

Ce second jour est frais, très frais. Je prends le chemin côtier vers 7h30, il fait 0° centigrade. Le vent du Nord est piquant. Après montage de l’installation, le pile-up démarre instantanément. Le bouche à oreille à fonctionné depuis la veille.

Bricolage

J’ai réussi à bricoler mon mat* avec les moyens du bord. Heureusement j’ai la trousse de secours. J’ai toujours parcouru le globe avec systématiquement, un couteau, une pelote de ficelle et un rouleau de ruban adhésif. Et ça fonctionne partout, notamment en plein désert. Le terme ruban adhésif utilisé est l’appellation correcte, qui est un nom déposé par la société 3M, depuis fort longtemps…  Et non le mot « Scotch » impropre, tout comme « Frigidaire », ou « Karcher »… Mais finalement ce n’est que le langage familier employé par Nous tous.

Ici tout est protégé, sauf des doryphores

Ici tout est protégé, sauf des doryphores

Même les moutons sont protégés

Même les moutons sont protégés

 

 

 

 

 

 

 

 

Le froid est piquant et je dois trafiquer comme la veille avec, ma cagoule de Biker et mes gants fourrés. Pendant quatre heures c’est la folie, je ne boirai ni café, ni bière. Terrible la radio, certains diront que ce n’est pas physique. Une partie des caisses de matériel me sert de siège, il faut préciser que le sol est gelé et humide.

Le bilan,

Le bilan est positif et je stoppe les émissions en début de l’après-midi, je suis gelé. Encore une bonne activation avec près de quatre cent contacts réalisés.

J’ai fait des heureux en activant un fort, un phare, et deux références Flora Fauna.

N’hésitez pas à prendre le bateau de Quiberon, toute l’année ou à partir du mois d’avril de La Turballe et le Croisic.

Je vais retourner activer une nouvelle fois ces îles à partir du mois d’avril ou mai, afin de profiter du calme relatif avant l’arrivée des estivants habituels.

Le départ est fixé au lendemain matin, les horaires du bateau dépendent de la marée, parce que la profondeur du port est faible.

Salut Hoëdic, à bientôt...

Salut Hoëdic, à bientôt…

Direction Quiberon,

Direction Quiberon,

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci d’avoir pris le temps de lire ce petit article. A bientôt, 73/44.

* En rentrant d’expédition j’ai contacté les OMs de SotaBeam, envoyé les clichés du bout de mat. Quelques jours plus tard, avec mon accord, ils m’ont renvoyé une nouvelle pièce, je n’ai payé que le port. Sympa, non ?

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

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