Penfret, Moutons et Glénan

Penfret, Moutons et Glénan sont trois noms propres qui sentent bon la Bretagne, plus précisément le sud Finistère. Le phare de Penfret, le phare des Moutons et bien sûr les Îles Glénan.

Un peu d’histoire,

Notre histoire moderne est  romancée, arrangée ou trichotée, pour les desseins de nos politiques ou businessmans. L’histoire ancienne avec ses légendes arrangées, ses transmissions orales, par chansons de geste ou dans l’estaminet du coin, c’est guère mieux. Quoi qu’il en soit, concernant les Glénan, elles auraient été occupées dès la période néolithique (l’âge de pierre nouveau), période charnière entre l’âge de la cueillette, de la chasse et le début de l’agriculture. A cette époque, il semblerait que les îles Glénan étaient reliées au continent.

Les îles furent occupées tout ou partie dès l’an 399, reçues en cadeau par le roi Gadlon, roi de Cornouailles. Ils l’occupèrent jusqu’à la Révolution française ou toutes les propriétés ont été confisquées. En 1791, elles furent vendues comme bien national à Alain de Kernaflen de Kergos qui en devint le nouveau propriétaire. Celui-ci tentera pendant 40 années d’y développer l’élevage de bovins, porcs et chevaux. Il tenta aussi l’agriculture, blé, orge et seigle y poussèrent. Des fermiers s’installeront sur l’île Saint-Nicolas, puis dès 1819 sur celles de Penfret, Drenec et Quignénec. Les îles resteront propriété de la même famille jusqu’en 1894. Le facteur déclencheur le vente de l’île Drenec, suivie en 1910 de la vente de toutes les autres îles.

Présentation,

Mais avant de parler de phares, il faut planter le décor. Nous sommes donc au large des villes de Concarneau, ou Trégunc ou Fouesnant, ou enfin Trévignon, comme vous voulez. Simplement les Îles Glénan dépendent de la commune de Fouesnant du point de vue administratif. Petite précision afin de fixer les choses, il n’y a pas de « s » à la fin des « Glénan », lorsque l’on parle des Îles. En revanche il y en a un, lorsque l’on évoque, « l’école de voile des Glénans ». Ce choix a été décidé à la création de celle-ci. Les Îles des Glénan se composent de neuf îles principales et d’une multitudes d’îlots, d’écueils et roches parsemés dans l’océan. Même les services du SHOM ont des difficultés pour recenser tous ces tas de cailloux.

Les îles principales,

L’île Saint Nicolas, la principale, la seconde de par sa superficie de 3,53 km² ou 353 Ha, si vous préférez. C’est à cet endroit que débarquent les estivants du moment avec les vedettes maritimes. Sur l’île, 1,5 Ha est classé réserve naturelle nationale, due à la présence d’une fleur endémique, « Le narcisse des Glénan ». Cette fleur unique au monde, et donc ne pousse que sur l’île Saint-Nicolas. Les lieux ont été occupé en permanence jusqu’en 1960.

Vue du ponton Saint-Nicolas côté mer

Vue du ponton Saint-Nicolas côté mer

Haut du débarcadère et le bistrot

Haut du débarcadère et le bistrot

 

 

 

 

 

 

 

 

A noter aussi, une association de bénévoles appelée « Le Sextant » qui s’occupe de la gestion d’un possible hébergement sur cette île Saint Nicolas.

Panneau d'accueil du Sextant

Panneau d’accueil du Sextant

Le Narcisse des Glénan, unique au monde

Le Narcisse des Glénan, unique au monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’île Bananec, bien sûr que c’en est une, mais à vrai dire c’est une simple bande ou cordon de sable blanc. Sa superficie dépend de l’état de la mer. Due à la marée d’une part, marée basse ou haute. D’autre part due aux vents dominants balayant la « Chambre ». Cette surface sableuse est accessible à pieds et à marée basse, à partir de l’île Saint-Nicolas.

Vue de l'île Bananec depuis Saint-Nicolas

Vue de l’île Bananec depuis Saint-Nicolas

Marée Haute, il faut attendre !

Marée Haute, il faut attendre !

 

 

 

 

 

 

 

 

Petite précision sur le terme « La Chambre ». C’est le terme décrivant la surface de l’ocean entouré par les neuf îles formant une sorte de cercle imparfait.

D’autres iles

L’île de « Le Loc’h », d’une superficie d’environ 4,25 Km² ou 425 Ha. C’est la plus des îles des Glénan, possède un étang d’eau saumâtre en son milieu. Une pisciculture y fût implanté ainsi, qu’une unité de brûlage de goémon destinée à la fabrication de la soude. Cette unité a été construite en 1874. A ce jour (2016) il ne subsiste que la cheminée de l’usine, servant d’amer à la navigation. Finalement l’île est retombée dans l’oubli.

Dans le fond à droite l'île Le Loc'h

Dans le fond à droite l’île Le Loc’h

La cheminée de l'usine de soude

La cheminée de l’usine de soude

 

 

 

 

 

 

 

L’île Cigogne,  moins de 1 km² ou 90 Ha exactement. Appelée improprement « île des Cigognes », rien à voir avec la bestiole venue de l’Est. En langue Bretonne elle s’appelle « Seiz Kogn » qui voudrait dire « sept coins », l’île aux sept coins. Vous ne pouvez pas la rater, en son milieu trône un fort militaire. Il a été construit en 1756 sous les ordres du Duc d’Aiguillon. Il était destiné à la protection de nos côtes afin d’empêcher les corsaires anglais et/ou flibustiers de toutes les sortes de fomenter des mauvais coup.

Son rôle,

Finalement, il fût surnommer « le Fort de l’inutile » car il n’a jamais rien arrêté. Pendant son activité les autres îles étaient occupées par les anglais. A noter que l’activité « Multi-tâches » existait déjà en 1756 puisque, le Duc d’Aiguillon s’occupait aussi de la construction du phare de l’Aiguillon et de la Tour des Morées situées au milieu de l’estuaire de la Loire. Finalement tout était déjà inventé ou presque. Depuis son abandon, il sert simplement d’Amer.

Le Fort Cigogne

Le Fort Cigogne

La chambre et un des ses forts

La chambre et un des ses forts

 

 

 

 

 

 

Et ce n’est pas fini,

L’île de Quignenec, voisine de l’île de « Le Loc’h » de 66 Ha, sur lequel il n’y a rien d’intéressant hormis une ancienne ferme. Il y a aussi une ancienne goémonerie, abandonnée. Finalement un bout de rocher sans intérêt.

L’île de Guéotec, petite île au sud-ouest de celle de Penfret. Elle servait de pâtures aux fermiers de Penfret occupant le fort, le sémaphore ou le phare.Sa superficie est de 0,88 Km² ou 88 Ha. Elle est facilement reconnaissable avec son Amer perché sur son sommet. C’est presque, une œuvre d’art. Très utile aux plaisanciers ou marin professionnels.

amerdegeotec-2 amerdegeotec-4

 

 

 

 

 

 

 

L’île de Guiriden, d’une superficie qui varie suivant les marées, malgré tout elle serait d’environ 89 Ha. Sans grand intérêt, c’est une simple bande de sable blanc située au Nord-Ouest de l’île de Penfret. Envahie régulièrement de touristes en mal d’exotisme, une sorte de Hawaï du pauvre.

L’île Brunec, appelée aussi « île Prison », pour avoir reçu des prisonniers français durant l’occupation anglaise. Cela se passait au 18ème siècle, ceux-ci occupaient l’île de Penfret et capturèrent des marins venus de Concarneau afin de ravitailler le Fort Cigogne occupé par les français. Peu ou pas d’écrits donc difficile de corroborer cela. Seule chose certaine, une villa y fut implantée vers 1960, puis abandonnée et enfin démolie en 2008.

L’île Drenec, même punition que la précédente, un îlot sans grand intérêt d’une superficie de 198 Ha ou 1,98 Km². Une ancienne ferme restaurée pour l’école de voile des Glénans.

Fin du décor,

Il nous reste trois îles, deux fausses et une vraie. Elles sont qualifiées sous ces termes, je n’ai rien inventé. Cela se saurait depuis longtemps…

L’île de Penfret, « la vraie » de 4 Km² ou 400 Ha de superficie, avec bien sûr son célèbre phare toujours en service.

L’île aux Moutons, excentrée par rapport aux Glénan, une des fausses car, de surface inconnue. Formée d’un petit archipel qui inclut l’île aux Moutons et le Rocher de Trévarec.

Phare de Penfret sur l'île du même nom

Phare de Penfret sur l’île du même nom

Phare des Moutons sur l'île du même nom

Phare des Moutons sur l’île du même nom

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Rocher de Huic, un rocher émergeant ayant à son sommet un simple fanal en béton éteint depuis 1934. Il fera l’objet d’un article dans la rubrique « Anciennes/Anciens » sur ce site.

Phare ou Fanal du Huic

Phare ou Fanal du Huic

Volontairement je ne développe pas ces trois derniers sujets, ils feront l’objet d’un article dédié pour chacun. Cet article est déjà suffisamment long, si vous êtes allez jusqu’au bout, je vous en remercie.

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

Print Friendly, PDF & Email