Hoëdic île, Calme et Phares

Hoëdic île, Calme et Phares, encore un titre bizarre mais qui reflète mon petit séjour en Atlantique.

Entrée en matière,

Cette petite île de Hoëdic fait partie des îles du Ponant. Tout comme sa sistership, l’île de Houat. Hoëdic fait partie des 1260 îles du littoral référencées en France. Appellation « Ponant » vient du Latin Ponens, que l’on peut traduire par « Sol » au sens étymologique du terme.

Cette île d’environ 2,5 kilomètres de longueur par 800 mètres de large. Elle est située en plein océan Atlantique. Suivant votre situation géographique, au large de, la Presqu’île du Croisic, de la Presqu’île de Rhuys ou de celle de Quiberon. Une chose est sûre elle n’est accessible que par bateau. Sa situation, 47° 20′ 25″ Nord et 002° 52″ 40′ Ouest. Le locator pour les Radio-Amateurs est IN87NI. Finalement située dans le Mor braz, qui en breton veut dire, grande mer.

Le nombre d’habitants (source 2014) est de 113 habitants l’hiver et plus de 3000 doryphores l’été. Les ressource principales pendant des siècles ont été l’agriculture et la pêche.

Le bateau de 08h15 un 03 Février

Le bateau de 08h15 un 03 Février

Le phare de La Teignouse un matin d'hiver

Le phare de La Teignouse un matin d’hiver

 

 

 

 

 

 

Bonjour nom est Hoëdic et vous ?

J’apparais pour la première fois, aux environs de l’an mille. Les textes disent à peut près dix siècles car, rien de précis. Cela donnerai à la louche 1017. Finalement c’est le diocèse de la presqu’île de Rhuys qui hérita des îles de Houat et Hoëdic. Des moines y furent dépêchés avec des familles d’agriculteurs de la presqu’île. A l’époque le patron c’était, celui qui savait lire et écrire. Pour les autres, ils étaient là pour gratter (la terre) et ne pas poser de question. Ils devaient se reproduire bien sûr afin d’assurer la continuité des tâches. Ils avaient une visite chaque année du suzerain monastique qui venait chercher son dû. Finalement rien à changé…

L'église actuelle

L’église actuelle

L'église et le monument de la grande guerre

L’église et le monument de la grande guerre

 

 

 

 

 

 

 

 

Vie et survie,

Hoëdic vécu ou survécu en autarcie complète pendant quelques siècles, jusqu’à la venue d’un personnage important, Sébastien le Prestre. Oui ! cela ne vous dis pas grand chose, en revanche, si je vous parle du Marquis de Vauban (1633-1707). C’est mieux, non ?

Cet homme avait en charge de crée une « ceinture de fer » autour du royaume de France. Une sorte de pré carré pour son roi, Louis 14. Donc fatalement la côte Atlantique était concernée.

Vauban et ses fortifications,

Rappelons pour mémoire que ce Monsieur, possède douze de ses ouvrages fortifiés, classés au patrimoine mondiale de l’ UNESCO. Finalement vous voyez, en France, y a pas que des mauvais, à en croire les dires de certains …

Il faut préciser que l’île fût pillée à maintes reprises par des puissances étrangères, notamment les anglais. En 1693, il fit édifier une tour afin de défendre les deux îles. Comme à l’époque, sur un territoire nouvellement fortifié, une troupe de soldats et un prêtre s’implantent sur l’île. Les tours furent détruites en 1756 par les troupes anglaises de nouveau.

Sur Hoëdic le duc d’Aiguillon fit de nouveau construire un nouvelle fortification en 1758. Malheureusement après la raclée prise par les français lors de la bataille des Cardinaux, en 1759, la tour ne sera jamais terminée.

Fort "dit Vauban" de 1847

Fort « dit Vauban » de 1847

Fort "dit Vauban" de 1847

Fort « dit Vauban » de 1847

 

 

 

 

 

 

 

La Révolution,

En 1789, l’île devient bien national comme tout le reste. En revanche comme les deux îles n’intéressent personne, il faut trouver une solution. Le prête officiant les lieux prend de l’importance.

En 1790 lors de la création des communes, les deux îles sont rattachées au Palais. Le prêtre devient Recteur et responsable de l’ île et finalement principal interlocuteur. En revanche la flotte anglaise continue d’occuper l’océan dû en partie à la guerre de Vendée et des Royalistes.

Le recteur à tous les pouvoirs, sur l’île devenue paroisse en 1802. Il exerce les fonctions de juge, donc des lois, les finances, notamment de la poste, du syndicat des gens de mer et bien sûr les âmes de ses paroissiens. Tout cela disparaitra dans les années 1980…

Malgré cela les rouages se grippes parfois avec notamment l’arrivée de sang neuf, c’est le cas de le dire. La construction d’ouvrages militaires et du premier phare sur l’île provoquent des remous dans la population.

En 1891 les deux îles deviendront, îles indépendantes mais, le système perdurera avec les mêmes personnes sous d’autres appellations.

Ces deux seront quasiment les deux derniers électrifiés en France, en 1963…

Les phares,

Les accès de l’île sont très dangereux et cela va déclencher la construction d’un premier phare sur le sommet de l’île. Ce sera face aux roches des Cardinaux, là où en 1759 la flotte française fût défaite.

La première tour était faite de bois et mesurait une dizaine de mètres de hauteur.

Premier fanal de l'île d'Hoëdic 1831

Premier fanal de l’île d’Hoëdic 1831

Maison du gardien, aujourd'hui un Amer

Maison du gardien, aujourd’hui un Amer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un pêcheur de l’île avait en charge d’allumer le système et s’en occuper en général. Il devint le premier employé des phares et balises de l’ île. L’ouvrage est modeste car, une fois de plus il n’y a pas d’argent pour ce genre d’ouvrage. En revanche son utilité est fortement appréciée des marins confrontés aux éléments déchainés parfois de l’océan.

1851 Nouveau phare d'Hoëdic

1851 Nouveau phare d’Hoëdic

2017, ce qu'il en reste

2017, ce qu’il en reste

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1851 un vrai phare fut construit avec des logements pour les deux gardiens, tout cela en dur. Mais sa durée de vie fût relativement courte, il est éteint en 1879 remplacé par le nouveau phare des Grands Cardinaux situé à un mile nautique en pleine mer. La tour a été détruite  lors de la débâcle de nos envahisseurs.

Comme me dit ma mère, « A la débâcle, les B….. violaient, pillaient, détruisaient tous ceux qu’ils trouvaient sur leur passage »…

Finalement le vieux phare rejoindra ses 170 frères endommagés ou détruits à la fin du conflit.

Nouveau et actuel phare,

Pris en 2016

Pris en 2016

Les Grands Cardinaux en 2017

Les Grands Cardinaux en 2017

 

 

 

 

 

 

 

Actuellement les bâtiments des gardiens sont devenus propriétés de résidents secondaires. Finalement comme 75% des 240 maisons de l’île…

Pour terminer avec les Phares de l’île,

Fanal du port d'Argol

Fanal du port d’Argol

Affiche pour la sauvegarde des Cardinaux

Affiche pour la sauvegarde des Cardinaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr pour le repos et la vie simple c’est l’endroit idéal. Il y a simplement des habitudes à prendre car hors saison, peu de personnes y séjournent. En général, début février, il y a la boulangerie, une petite supérette et le café « La Trinquette » ouverts. Le but est de s’adapter à la vie des îliens.

Rue du village

Rue du village

Brise lame et ancien débarcadère du courrier

Brise lame et ancien débarcadère du courrier

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis la construction du fort de 1847 et des phares, ce village vit au rythme de la mer de par ses activités de pêche ancestrale et la liaison maritime avec le continent.

Pour finir, la vie de cette île est plus ancienne que les écrits d’il y a mille ans. En vérité en 1931 un couple d’industriels passionnés d’archéologie on découverts des nécropoles du Mésolithique. Cette période se situerai de -10 000 à – 5 000 ans avant JC à l’époque des chasseurs cueilleurs. Ces nécropoles sont connues dans le monde entier grâce à Mr et Mme Marthe et St Just Péquart.

Pour terminer,

En 2004 des traces de camp romain ont été découvertes sur l’île.

Quoi qu’il en soit n’hésitez pas à visiter cette île, protégée par le conservatoire du littoral et donc avec une faune et flore à respecter.

Ce n’est pas compliqué, il suffit de prendre le bateau toute l’année à Quiberon ou en saison estivale, de La Turballe, Le Croisic ou Vannes.

Vous passerez un super moment de calme et dépaysement.

Ancien presbytère transformé en gîte

Ancien presbytère transformé en gîte

Il n'est pas beau cet arbre ?

Il n’est pas beau cet arbre ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Des gîtes très bien aménagés sont loués toute l’année et abordables surtout. Cela change des prix de l’île d’à côté. Il suffit d’appeler la mairie d’Hoëdic où ils se feront un plaisir de vous renseigner.

Des monuments partout,

La facture est lourde, non ?

La facture est lourde, non ?

Au Texas, dans un petit village en plein désert

Au Texas, dans un petit village en plein désert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui frappe lorsque l’on se promène dans les plus petits villages de France où dans le monde lointain. Ce sont les monuments. Pas n’importe lesquels, ceux concernant la « Grande Guerre ». Finalement Tous ont payé le prix fort. Que ce soit dans notre pays ou ailleurs, exemple lors d’un de mes périples dans le désert Texan. Pour les américains c’est à partir du 27 juin 1917 date de débarquement à Saint-Nazaire. Le pire jour de l’histoire de France c’est, le 22 Août 1914 où 27000 de nos compatriotes disparurent dans la journée. L’équivalent des pertes françaises pendant la guerre d’Algérie ou quasiment la moitié de la guerre du Vietnam (58.000). Par la suite, le rythme était de 900 par jour. Nous avons tendance à oublier tout cela.

Café "La Trinquette"

Café « La Trinquette »

Vue sur l'océan

Vue sur l’océan

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila c’est fini, il n’y a pas tout, ce serait trop long. Je n’ai finalement pas parlé de Radio, ce sera l’article d’après sur l’activation des nombreuses références de cette île.

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Pour le rédiger, j’ai bénéficié de l’aide d’un excellent site internet, d’ouvrages fort bien écrit entre autres. Tout cela ne vient pas de moi, pour cela il aurait fallu que j’aille à l’école…

Cette ressource est crée par l’association, Melvan. Cette association, crée en 2003, a pour vocation l’étude, la protection et la promotion du patrimoine historique, naturel, archéologique, social et maritime des îles d’Hoëdic et de Houat, de leur environnement, dans une approche pluridisciplinaire. Je n’aurai pas dis mieux.

N ‘hésitez pas à parcourir leur site, il est magnifique, n’hésitez pas à acquérir leurs ouvrages très complets. Pour cela, cliquez ici.

Amer maritime de Hoëdic

Amer maritime de Hoëdic

Menhir et auge en pierre

Menhir et auge en pierre

 

 

 

 

 

 

Les Grands Cardinaux

Les Grands Cardinaux,

Les Grands Cardinaux, phare bien connu des navigateurs du golf de la Vilaine, de Pénerf, Le Crouesty et du Croisic. Si vous désirez vous rendre à Belle-île, il est quasi incontournable. Situé à 1,5 miles nautiques, au Sud-Est de l’île de Hoëdic et 14 miles environ, au Nord-Ouest du Croisic. Aussi, visible de loin et finalement très pratique. Son nom viendrait des quatre roches matérialisant l’endroit et positionnées quasiment aux 4 points cardinaux.

Neuf heures du matin en juin

Neuf heures du matin en juin

Danse avec les Cardinaux

Danse avec les Cardinaux

 

 

 

 

 

 

 

 

Les roches sont mortelles, si vous désirez vous aventurer au pied du phare. Certaines d’entre-elles affleurent la surface de l’eau mais, invisibles due en partie aux reflets du soleil. Même avec un semi-rigide ayant un faible tirant d’eau il faut être très prudent pour aborder ce phare. Donc, l’endroit est excessivement dangereux.

Un peu d’histoire,

Ces lieux sont aussi tristement célèbres depuis le 20 novembre 1759, date de la bataille dite de « Belle-île », appelée aussi bataille « Des Cardinaux ». La flotte anglaise de l’amiral Hawke battit et éparpilla la flotte française composée de 21 navires de combat, sans compter les frégates et corvettes d’escorte.

L’armada française commandée par le maréchal de Conflans perdit de grands navires de 70 à 80 canons, comme, le « Soleil Royal », « Le Formidable », « Le Thésée », « Le Juste », ou « Le Superbe » envoyés par le fond directement ou échoués sur l’estuaire de la Vilaine où ils trouvèrent refuge. La flotte anglaise lors de cet accrochage se rendait dans le golf du Morbihan afin de prendre en charge plus d’une centaine de navires. Ces bâtiments avaient à leurs bords entre 18 et 20.000 hommes de troupes se rendant en Écosse et Irlande sous les ordres du Duc d’Aiguillon.La bataille fut rude et héroïque de part et d’autre.

Tristes fins,

Tous n’ont pas coulés immédiatement sous les boulets de l’ennemi, le mauvais état de la mer y participa grandement en cette semaine de novembre. Le Thésée par exemple, bâtiment de 164 pieds (environ 50 mètres), inauguré l’année précédente, 74 canons, 650 hommes d’équipage, eut une fin bizarre. Au cœur de l’affrontement, le navire vira de bord brusquement, sous le feu ennemi, sabords restés ouverts. La mer s’engouffra à l’intérieur de celui-ci qui sombra sous cet évènement imprévu. 22 hommes seulement survécurent. A noter que son épave n’a été identifié seulement qu’ en 2014. Le « Soleil Royal » et le « Héros » brûlèrent devant le Croisic. Le « Juste » lui coula plus au Sud devant la Pointe Saint Gildas. Côté Anglais, Le « HMS Resolution » et « HMS Essex » finirent sur le plateau du Four, là où quelques décennies plus tard s’éventra le célèbre « Hermione ». Certains s’envasèrent provisoirement dans l’estuaire de la Vilaine.

Île d’ Hoëdic et les Grands Cardinaux,

Le balisage des roches des Grands Cardinaux démarre sur la petite île d’ Hoëdic au Sud de Belle-ile. Îlot de granit de 2500 mètres de longueur sur 800 mètres de largeur. Dans un premier temps, faute de moyen, un bâti en bois est édifié en toute hâte, portant en son sommet une lanterne. Cet échafaudage sera en service de 1831 à 1836 date de mise en service du nouveau phare, en pierre de taille. En 1836, allumage du nouvel édifice de l’île d’Hoëdic et encore en service pour plus de quatre décennies.

Construction,

Le phare des Grands Cardinaux, ne sera érigé qu’en 1879. La réflexion fut longue, un bâtiment de ce type coûte très cher. Les ponts et chaussées veulent essayer autre chose que la construction de bâtiment type « Pieds d’éléphant » comme les six phares précèdent construits en haute mer. Ces phares étant des copies du modèle « Eddystone », type 1755.

Il vieillit mal Pépère !!

Il vieillit mal Pépère !!

Quel beau paysage !

Quel beau paysage !

 

 

 

 

 

 

 

 

Fini les fûts type « Pieds d’éléphant », nouvelle forme tronconique. Cette décision semble-t-il est liée aux travaux sur la résistance des matériaux engagés à l’époque. Le service des phares et balises en déduisent que ces embases à fort empattement sont excessives. Ils décident plutôt que de travailler sur l’embase, il vaut mieux œuvrer sur la masse du phare en elle-même.

Une tour massive et tronconique

Une tour massive et tronconique

Face Ouest de l'embase

Face Ouest de l’embase

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Grands Cardinaux ne seront pas un énième dû, à la mode « Pied d’éléphant », à la suite de « Chauveau » 1842, « Baleineaux » 1854, « Les Barges » 1861, « La Banche » 1864, « Le Grand Jardin » 1868, « La Pierre Herpin » 1882, et enfin « Le Grand Charpentier » 1887.

Afin d’assurer la stabilité de l’ensemble, il devront augmenter de façon significative la masse de l’ensemble. Le cubage va passer à une fois et demi un phare traditionnel.

Le même principe sera appliqué à la construction du « Grand-Léjon » en baie de Saint Brieuc en 1881.

L'escalier et l'échelle métallique d'accès

L’escalier et l’échelle métallique d’accès

Ne pas se fier au calme relatif de l'eau

Ne pas se fier au calme relatif de l’eau

Édification,

Les travaux dureront moins de deux années, temps incroyablement court pour un endroit aussi dangereux. Les travaux seront réalisés sous les directives de Mr Léon Bourdelles (1838-1899), l’ingénieur de l’époque. Il organise le chantier de façon rigoureuse. Afin de raccourcir le temps, il expérimente un échafaudage central et l’enveloppe du phare sera construite autour. Cette personne fort inventive à qui nous devons, les optiques à rotation rapide sur cuve de mercure. L’installation de feux éclairs, des lampes à incandescence etc…Finalement une bonne quantité de découvertes afin d’améliorer la construction et la maintenance des phares.

Situation et mensurations,

Comme cité précédemment, sa position est 47° 19′ 30″ Nord, 002° 50′ 10″ Ouest. Son locator* pour les radio amateurs est IN87TG. Sa hauteur est de 27 mètres,  et il repose sur un rocher de 50 mètres carré seulement. Les matériaux, de simples pierres lisses enduites d’un ciment étanche. Le coût total de la construction fût d’environ 149 000 Francs.

Embase du Four du Croisic 1887

Embase du Four du Croisic 1887

Embase des Grands Cardinaux

Embase des Grands Cardinaux 1880

 

 

 

 

 

 

 

 

Ajouter à cela, une somme d’environ 8060 Francs afin de ré-habiliter le site de l’ancien phare d’Hoëdic et le transformer en logement. Ces bâtiments seront destinés aux gardiens s’occupant du Phare des Grands Cardinaux.

L’air de rien ce petit phare était classé dans les « Enfers », en grande partie dut à sa position et maintes gardiens de passage s’y sont cassés les dents, et le moral. Finalement, Le Phare des Grands Cardinaux est inhabité depuis 1973, et aussi vandalisé régulièrement depuis lors. Le « Crétin » à toutes sortes de terrains de jeux. Il est dans nos propres familles, sur la route, et fatalement sur la mer. Finalement rien de nouveau.

Bon an mal an, son optique à une portée de 13 miles nautiques, 4 éclats toutes les 15 secondes de couleur blanche.

Merci d’avoir lu ce petit article, le prochain sera sur « Comment se rater sur les Grands Cardinaux ». L’humain ne parle que de « Ses réussites » , jamais de ses ratés, loupés etc…Moi si, aussi je vous parlerai de, comment louper l’abordage d’un phare en mer..

Au pied des Grands Cardinaux

Au pied des Grands Cardinaux

Locator,

*Locator, à l’origine la terre à été découpée en carrés de 5 kms X 5 kms, afin de mieux se situer et pouvoir communiquer sa position géographique. Ce système est utilisé par les marins, les Radio-Amateurs et d’autres corporations. Finalement, encore un système très pratique pour se situer.

Tréhiguier et la Pointe du Scal

Les phares de Tréhiguier et la Pointe du Scal. Nous voila dans le département du Morbihan, (56 pour les incultes)pas très loin du phare de « Penlan ». Donc comme vous vous en doutez dans les environs de l’embouchure de la Vilaine. L’embouchure de ce fleuve est non seulement étroite, mais dangereuse de par les récifs qui parsèment son embouchure qui permet de remonter jusqu’à la Roche-Bernard, Redon puis jusqu’à Saint Malo si vous le désirez. Cet endroit si dangereux pour les navires étaient balisé jusqu’en 1989 par deux phares. Le phare de la « Pointe du Scal » et celui du petit port de « Tréhiguier ». De nos jours il ne reste plus que celui de la « Pointe du Scal ».

Phare de la Pointe du Scal

Phare de la Pointe du Scal 56

Phare de Tréhiguier

Phare de Tréhiguier 56

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir pris la passe de la « Grande Accroche » signalée par le « phare de Penlan » et permettant d’éviter les écueils découvrant au jusant, vous prenez le secteur vert du phare « de la Pointe du Scal » afin de remonter vers le barrage d’Azal qui délimite le secteur maritime, du fluvial. A l’époque c’était le phare « de Tréhiguier » du nom du village, situé entre la commune de Penestin et celle de Camoël. Ce dernier a été construit en 1882, la même année que celui de « Penlan ». Ce sont tous les deux des « Maisons Phares » entrant dans un vaste plan commencé en 1825 afin de construire des logements pour les gardiens.Il à une hauteur de 24 mètres, optique blanche fixe, il fût automatisé en 1971. Bombardé en décembre 1944, il reçut des obus qui défoncèrent le toit du phare. Nos envahisseurs du moment ont dérobé les bois de la charpente.En 1947 il devint feu rouge à 4 occultations et enfin en 1962, à 4 occultations rouges et  une verte. Le barrage sur la Vilaine ayant bouleversé l’écosystème et le cours du fleuve, des vasières se sont constituées et le phare ne pouvait plus jouer son rôle, il est éteint en 1989 suite à décision ministérielle du 27 mars 1987. Il est vendu à la commune de Penestin en 1990.

il renaît de ses cendres en 1995 et devient un musée de la Mytiliculture, (culture des moules) suite à une initiative locale de mytiliculteurs(euses), il est visitable en saison.

La pointe du Scal

la pointe du Scal

Phare de Tréhiguier

Phare de Tréhiguier

 

 

 

 

 

 

 

 

Concernant le phare de « La Pointe du Scal » situé en aval du fleuve, il a une hauteur de 8 mètres et une portée optique de 4 miles.Mise en service le 1er juillet 1882, optique fixe blanche, sur une tourelle carrée en maçonnerie de 3m de hauteur. En 1909 le réflecteur parabolique est remplacé par un appareil catadioptrique. En 1947 le feu devient vert à 3 occultations toutes les 12 secondes, enfin en 1987 c’est un feu scintillant vert.

Avant ces deux phares, les marins approchaient la Vilaine au moyen d’un Amer, dit « La Pierre Blanche » haute de 4 mètres et 6 de circonférence, elle existe toujours.

Pour les Amis Radio-amateurs, malheureusement ces deux phares ne sont pas répertoriés dans le DPLF, car la portée optique doit être de 10 miles, pour un phare éteint difficile à atteindre. Pour celui de la pointe du Scal, cette portée n’est que de 4 miles.

Merci de m’avoir et à bientôt, 73 QRO.

 

Phare de Penlan

Le phare de Penlan est situé en Bretagne sud, sur la commune de Billiers dans le Mobihan (56) juste au-dessus de la frontière nord de la Loire Atlantique. L’on y accède de la quatre voies en direction de Vannes en sortant à Muzillac et ensuite direction Billiers situé à 5kms.

Le Phare de Penlan dans le morbihan

Phare de Penlan à Billiers 56

Ce petit phare à terre, construit de 1838 à1839, tour cylindre, feu fixe blanc. Depuis 1955, feu à 2 occultations toutes les 6 secondes.Il couvre le secteur de « La Grande Accroche ». Portée de l’optique 15 miles. Sa taille initiale était de 9,4 mètres.

2ème phare en remplacement du premier. 1881 à 1882, hauteur de 14 mètres et sa focale à 15,60 mètres. Il se transforme en tour carrée (forme actuelle) accolée à la façade d’un bâtiment en forme de « T ». Pour fonctionner, en 1839 son combustible était huile végétale. Il à été électrifié en 1955 et automatisé en 1995. L’ultime modification fût en 1970 lorsque les habitations et résidences secondaires envahirent le quartier, il a été ré-haussé à 18 mètres. Actuellement afin d’occuper l’habitation du gardien, celle-ci est géré par une association qui loue des séjours.

Le Phare de Penlan dans le morbihan

Phare de Penlan à Billiers 56

Pendant la seconde guerre mondiale, le phare de Penlan à subit la réglementation de l’occupant à savoir. Le 09 octobre 1940 l’ordre d’abandon de tous les phares bretons non indispensables et surtout « non contrôlables ». Seul resteront les autres avec un équipage mixte, occupé et agresseur. Septembre 1942 tout phare non utile à la marine Allemande, est purement et simplement évacué et éteint.

A partir du 11 novembre 1942 suite au débarquement des alliés en Provence. Dans chaque phare sera déposé des explosifs en vue d’une éventuelle destruction. Dans certains comme « le phare de d’Armen » il y aura seize bombes d’un poids total d’une tonne.

Enfin à partir de l’été 1944, un total de 170 phares seront minés, réduits à néant ou sérieusement endommagés. Le Phare de Penlan fera partie des victimes.

Ce petit phare qui peut paraître normal, voire banal, a été le premier phare en France en 1889 à bénéficier d’une optique tricolore. Red, White, Green, suite à la convention de Washington de 1889. Il faut préciser que du premier phare de 1844 à lumière optique jusqu’en 1889, c’était une lumière blanche et fixe, sur tous les phares. En terme de navigation la confusion arrivait vite.

Il a été décidé que les phares auraient la même signalisation que les navires, babord à gauche et vert tribord à droite. Découlant de la formule anglo-saxonne, « red to red and Green to Green »

Résultat comme précisé plus haut, le phare de Penlan a été le premier en France à en bénéficier.Pour vous rendre sur l’activation radio de ce phare, cliquez ici.

Suite à la convention de 1889

Premier phare en France Red,White,Green