Basse Bertrand à un raccord près

Basse Bertrand à un raccord près,

La tourelle Basse Bertrand est située près de l’estuaire de la Vilaine, plein sud du département du Morbihan. Située en mer, cette tourelle faite de béton, peinturlurée de vert ne paie pas de mine. Couverte de moules sur une hauteur de près de trois mètres. Sa portée optique est de 9 miles nautiques et son optique verte recoupe en partie le secteur blanc du phare de Penlan.

Toujours la même démarche lors de mes futures activations de phares, la reconnaissance des lieux. Lorsque l’on prend la mer, pas d’erreur permise. Étude des hauteur de marées, force et sens du vent et bien sûr pour le fun, calcul de la « route surface » et « route fond ». Ce coup-ci, utilisation d’un kayak de mer

Pour ce faire je décide quand même d’emmener du matériel radio afin d’effectuer quelques éventuels contacts. Tant que faire ce peut, autant en profiter.Ce sera d’ailleurs une 12 AVQ de chez HyGain qui travaille sur 20,15, et 10 mètres.

L'objectif de ce jour

L’objectif de ce jour

Au loin, la pointe de PennLann

Au loin, la pointe de PennLann

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est parti,

La distance qui sépare le petit port de Billiers et la tourelle Basse Bertrand est courte, moins de deux miles nautiques. Le temps m’a piégé, la mer est très basse, pourtant je démarre deux heures avant la fin de celle-ci. L’avantage du kayak est quasiment la mise à l’eau n’importe où et qu’importe l’heure. En revanche il y a des limites malgré tout à ne pas franchir.

D’après mes calculs de marée, je suis en avance mais, première erreur le coefficient. Les conseils des professionnels et anciens est que, l’abordage de phares en mer se réalise en morte-eau. Ceci en lien avec le marnage de la marée et donc les montées ou descentes brutales des niveaux d’eau. Les plus importantes étant pour mémoire, la 3ème et 4ème heure. Cela se matérialise par une montée ou descente des eaux de trois ou quatre douzième.

Voila sa seigneurie

Voila sa seigneurie

Objectif en vue

Objectif en vue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fatalement, si le coefficient est faible, le marnage l’est aussi et les récifs découvrent moins. Mon douzième de marée n’étant que de 31 centimètres ce jour-là.

ça y est, j’y suis,

Il est 14h15, la basse mer est à 15h53 et les roches sont toujours couvertes. J’en profite pour prendre des clichés et tourner des vidéos. J’envisage de laisser tomber et éventuellement aller visiter la « Tourelle de Kervoyal » située un mile au Nord-ouest de là. Mais il n’y a de la chance que pour les canailles, et à 14h50 des têtes de roches se découvrent. Je décide d’accoster afin de visiter les lieux.

Allez c'est parti pour un tour

Allez c’est parti pour un tour

14h50 ça commence à pointer

14h50 ça commence à pointer

 

 

 

 

 

 

 

 

Je commence à prendre des clichés, j’installe où j’installe pas ? Il ne reste qu’une heure de descente des eaux, à savoir 32 centimètres seulement.

J’installe,

Ce serait dommage, et, je vais faire quoi ! C’est marée basse et je ne peux pas rentrer au port, hihihi. Premier problème, malgré ma massette (masse 1,5 kg) habituelle et mon pieu en acier, cela ne rentre pas sur le rocher, ou mal. finalement ça le fait, j’installe mon tube et l’antenne verticale 12 AVQ tribandes.

Basse Bertrand à un raccord près,

Basse Bertrand à un raccord près,

ça rend bien sur l'image...

ça rend bien sur l’image…

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me dépêche, il ne reste plus que 30′ avant la remonté des eaux. Tout est presque ….. installé. Il ne me reste plus que l’antenne à connecter sur le transceiver, mon fidèle FT857.

Le carnet de trafic papier et les crayons bois sont sortis, tout le monde est présent. Enfin presque…

J’ai raccordé le connecteur « PL » sur l’antenne, il reste plus qu’à poser celui du transceiver. Patatraque j’ai besoin d’une autre « PL » et je suis en présence d’une fiche « N ». Pas grave j’ai une boite fourretout de connecteurs au cas où. En revanche elle n’est pas là, afin de faire light, je l’ai laissée à la station.

Pas grave, j’ai le dipôle SotaBeam, ben oui, pas assez de place. C’est foutu, je ne peux même dans un moment de désespoir me jeter de la falaise. Je suis au ras de l’eau.

Trop court et risqué pour un dipôle

Trop court et risqué pour un dipôle

La tourelle, le kayak et le Guignol hihihi

La tourelle, le kayak et le Guignol hihihi

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la vie, hihihi,

C’est un petit revers qui reste malgré tout anodin. La Radio n’est qu’un loisir et tant de choses sont plus graves que cela. En France le terme « échec » est banni de notre vocabulaire. Quand une personne vous évoque, un voyage, une sortie en mer, une compétition quelconque, jamais elle ne vous évoque ce terme. Et pourtant c’est formateur, je trouve. Même si j’ai une superbe explication, bah ! Je me suis planté. Je pensais surtout à mes Amis SWL, notamment Patrice F11579, dans l’Yonne derrière son poste à l’écoute du moindre signe.

Basse Bertrand à un raccord près,

Ce raccord inapproprié vient d’une étourderie basique. Sachant l’emplacement peut important en surface sur le rocher, je décide d’amener une antenne verticale. Elle me permettra de travailler sur le 20, 15 et 10m, sachant que son angle de départ est faible.

Exceptionnellement dans ma région, il a plu toute la semaine, ce qui est rare. Je devais accorder l’antenne prévue, donc protéger les appareils de mesures. Ayant placé l’antenne au centre de ma pelouse, je déroule 20 mètres de coaxiale afin de procéder aux réglages à l’abri.

La veille de l’expédition, je décide de ne prendre qu’une valise afin de transporter le matériel dans le kayak. Mes vingt mètres de câble sont bien trop long…Je la mets de côté et range une nouvelle de seulement 5 mètres de longueur. Le seul souci est, que celle-ci est équipée d’une prise « N » et d’une prise « PL ». Comme je désire gagner de la place et du poids, j’opte pour laisser la boite de raccords à la station.

Voilà c’est bon, il était dit que la radio serait pour un autre jour. La prochaine fois, j’aurai au moins deux raccords d’avance, mais j’oublierai autre chose. La thermos de café, le casse-croûte, mes bières ou bien le mât d’antenne.

Ce qui compte c’est de se faire plaisir et prendre du bon temps. C’est vraiment rien, j’entends souvent des quidams se morfondre sur le « mauvais temps » ou choses banales de la vie. C’est bien mieux que de regarder le paysage, de la chambre du CHU et d’écouter le tramway passant à intervalles réguliers. Surtout la nuit…

Par temps calme, le bonheur

Par temps calme, le bonheur

A la moule ! A la moule !

A la moule ! A la moule !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est fini,

Merci d’avoir parcouru ce petit article, à bientôt sur l’air.

Bien sûr cette tourelle est référencée pour l’activation des lighthouses. Elle porte la référence FRA 183. Elle est dans le locator IN87RM, identique au phare de Penlan situé en face, à moins d’un mile nautique.

Sa position est 47° 31.1′ Nord et 002° 30.72′ West. Elle se situe aussi dans une France Flora Fauna portant le numéro, FFF 2339, zone que j’ai activée sur le phare de Penlan.

Si le WX et l’état de la mer le permet, j’y retourne la semaine prochaine. 73/44

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

Penlan deux, le retour

Penlan deux, le retour

Penlan deux, le retour. Je vous rassure ce n’est pas un road movie sortie d’une salle obscure. Quoi que ! En fait il s’agit d’une nouvelle activation radio-amateur. Bien sûr les OMs sortent, chaque jour il y a des expéditions à contacter ou écouter. Nous sommes tous, avant tout, des SWL.

Penlan est un petit phare du Sud Morbihan, pas très loin de la frontière avec la Loire Atlantique. Il se situe sur la « pointe de Penn Lann » dans la Baie de la Vilaine (le fleuve). Ce lieu très apprécié des estivants de toutes origines, cet endroit est familial notamment pour la pêche à pieds. Celui-ci est très calme en ce début du mis de février. Il faut souligner aussi les -4° et un vent de 40 km/h plein Nord.

Il est rattaché à la commune de Billiers, et pour l’historique du lieu, je vous propose de revisiter un article précédent. Cliquez ici.

Simplement pour mémoire, même s’il ne paie pas de mine, c’est le premier phare en France sur lequel fut installé les couleurs Verte, Rouge et Blanche.

Sympa ce phare du Sud Morbihan

Sympa ce phare du Sud Morbihan

Vue côté Sud

Vue côté Sud

 

 

 

 

 

 

 

Le côté radio,

C’est passionnant en fixe mais, encore plus grisant à l’extérieur. Bien sûr nous devons faire abstraction de la météo, sinon pas de sortie. Je met de côté celles qui dépendent de l’état des éléments climatiques, à savoir l’océan ou la montagne.

Pour cette activation du début de février, c’est le froid et le vent. C’est parti pour une heure de voiture, la température extérieure est de moins quatre degrés centigrades. Une petite bise venant du Nord complète le tableau.

Arrivée sur place aux alentours de 7h00 du matin, en cet endroit déserté par les estivants, et résidents de maisons secondaires.

C'est beau un phare la nuit

C’est beau un phare la nuit

Le jour se lève sur Penn Lann

Le jour se lève sur Penn Lann

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour l’activation de ce lieu, je vous conseille d’éviter les périodes de vacances scolaires et surtout les grandes marées. Des hordes de tamalous bottés envahissent les lieux afin de cannibaliser l’estran. De ce fait aucune possibilité pour se garer. En revanche pendant ces périodes creuses vous pouvez aussi demander la permission d’installer vos antennes dans l’enceinte du phare. Il faut mettre de côté cette culture française qui consiste à ne pas demander car, ce sera « non ». Il y a une chance sur deux, et souvent réserve de bonnes surprises

Une fois parqué la voiture il faut sortir et assembler le matériel. Les conditions de mise en œuvre du celui-ci sont bien sûr différentes suivant la saison. J’ai eu l’occasion d’activer les lieux, il y a quatre années avec l’ami Albert F4FDY.

Albert 4 ans auparavant

Albert 4 ans auparavant

Quelle belle journée estivale

Quelle belle journée estivale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour à notre activation,

Aujourd’hui j’active deux références. La première est celle du petit phare de Penlan, bien entendu. La seconde est celle du Flora Flauna de la Baie de Vilaine. Référence nouvelle, jamais activée donc, elle va déclencher automatiquement des piles-up tout au long de la journée.

Pour le moment, je monte rapidement pour le décamétrique la verticale Comet CHA250 que j’utilise en mer pour mes phares. En fait je vais l’utiliser pour démarrer sur le 80 mètres. Pas de dipôle 80 m car pas de place sur la voie publique. L’assemblage de cette antenne de 7,13 mètres de haut est rapide. Ensuite installation de la petite 4 éléments pour la VHF afin de contacter les copains des environs et plus si coup de propagation. Avec celle-ci et les 30 watts, je peux aller sur le 50 ou au Sud, le 17, 40 et/où 31.

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Je démarre par la VHF comme d’habitude et lance appel sur 144,300. Ensuite les qso se fait sur 144,244. Les amis habituels et fidèles de la bande des 2 mètres sont au rendez-vous. Jacky F6DFI, le phare de l’Ouest, il veille sur la fréquence et toujours près à parler technique, des lampes notamment. Précieux conseiller pour le dépannage de mes TSF.

Pas UHF ce coup-ci, donc pas Bigweel 432. Après une dizaine de contacts, je vais passer sur le 80 mètres, aux alentours de 3715.

Phare et France Flora Fauna

Phare et France Flora Fauna

Phare, antennes et le Guignol

Phare, antennes et le Guignol

 

 

 

 

 

 

 

 

Le côté HF,

Ça démarre pas très bien, après quelques minutes d’appels, pas de correspondant. Je décide de balayer la bande des 80 et répondre à des stations présentes. Personne ne me répond, juste un ami espagnol après beaucoup de difficultés. Une heure d’efforts et un seul contact. Cette verticale je l’utilise habituellement en pleine mer pour des raisons de place. Je l’a dépose rapidement et décide d’installer le dipôle 20/40 m. Le seul souci, pas de place pour le déplier… sur le trottoir, il faut bien trouver une solution. Il est 10h00 du matin et seulement 15 à 20 contacts.

Finalement démarrage sur 7 mhz, du premier appel, le premier pile-up démarre instantanément. Les qso s’enchainent jusqu’a midi et je décide fermer la bande à 12h45 heures locales.

Pause méridienne,

La radio c’est bien, mais, une petite s’impose, d’autant plus que la « pointe de Penn Lann » est splendide en hiver.

Une bière plus tard je pars en repérage afin de préparer une de mes activation 2018, à savoir « La tourelle Bertrand ». Je l’activera avec le pneumatique ou mieux, le Kayak.

La tourelle Bertrand à BM coefficient 80

La tourelle Bertrand à BM coefficient 80

Le phare de Penlan vue de l'Estran

Le phare de Penlan vue de l’Estran

 

 

 

 

 

 

 

 

Une après-midi à zéro degré,

Après ce petit break, je retourne à la station portable, le vent du Nord est vif et mes doigts sont limites.

Après avoir réglé le dipôle SotaBeam, je prospecte la bande des 20 mètres vers 14,244. Beaucoup de monde, comme à l’habitude, de grosses stations occupent les lieux, je pars plus haut dans la bande. C’est difficile pour des stations portables de se frayer une place, et lorsque je suis en QRP avec 5watts je n’en parle même pas.

Je commence quelques OMs polonais et russes qui attendent. Toute l’Europe de l’Est défilent, puis plus rien. Il est 14h30, calme plat et ouverture avec le continent de l’Amérique du Nord. Quelques américains et des canadiens, mes signaux sont reçus 54/55 ce qui me convient parfaitement.

J’approche les deux cent contacts, il est 16h00 heure locale, je décide d’arrêter. C’est une journée superbes malgré les désagréments du matin. Le soleil commence à descendre et le froid reprend le dessus. Je termine juste avant la nuit.

Pendant ma pause j’ai aussi été à la chasse aux « Amers ». Et, oui ! il en existe toujours, très pratique de jour et ce sont les ancêtres des tourelles et phares de tous poils. Souvent ce sont de simples cailloux ou menhirs de couleur blanche.

Petit à petit l'océan gagne ... Toujours

Petit à petit l’océan gagne … Toujours

Mur blanchi "Passe de la Varlingue"

Mur blanchi « Passe de la Varlingue »

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce mur blanchi matérialise la passe de la Varlingue, au cap 23°, en alignement avec la Tour de l’abbaye des Prières.

J’en profite pour remercier une nouvelle fois les chasseurs de phares et de park Flora Fauna, ainsi que les SWL. Toutes les personnes qui m’envoient des rapports d’écoutes à chaque fin d’expédition e notamment l’Ami Patrice, F-11579 du territoire de l’Yonne.

Merci d’avoir lu ce petit article et à bientôt sur l’air. 73/44 Chris.

 

 

 

 

 

 

Phare du Scal ILLW 2017

Phare du Scal ILLW 2017

Une année déjà de passée, ce sont des évènements précis et marquants qui font que l’on se rends compte que la terre tourne. Depuis près de vingt années maintenant, en 1998, nos amis écossais organisent le week-end international des phares. Appelé aussi « ILLW », en langage de chez eux, « International Lighthouse and Lightship Week-end ». C’est le côté radio de la chose, sinon, l’évènement aurait son origine, l’année 1993. Des Oms appartenant au   » Amateur Radio Group in Scotland » décident lors d’une réunion, de créer une célébration d’été autour de la radio. Ils décidèrent d’honorer les Phares, ces sentinelles muettes mais, oh ! Combien utiles. Le but hormis le côté communication, était d’ouvrir ceux-ci au public et défendre leur cause, c’est à dire le vieillissement. Leur maintien en bon état dépendant des deniers du pays. Comme dans tous les pays du globe.

Premier évènement en 1993

Premier évènement en 1993

ILLW UK0000 en l'honneur de Mike GM4SUC

ILLW UK0000 en l’honneur de Mike GM4SUC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En route pour l’histoire,

Après avoir contacté les autorités écossaises, et avec leur accord, les deux principaux protagonistes à l’initiative de ce projet se lancent dans l’aventure. Ces deux OMs, bien entourés, étaient Mike GM4SUC et John GM4OOU. Le premier rassemblement comprendra 11 stations amateurs. Cette année nous sommes 453 stations dans tous les pays du monde. Ce qui attirent les Radio-amateurs sûrement, c’est que ce n’est pas un contest, pas de médaille, de trophée quelconque, de gloriole interne. Cela nous change, de : » C’est moi qui ai la plus grosse, plus longue, plus puissante, plus lourde » etc.. Il faudrait évoluer, le CM2 c’est bel et bien terminé. Simplement l’amour des phares, la nature et la Radio.

En France comme d’habitude nous brillons par notre non présence. Trois phares activés, dont deux par des OMs étrangers. Le troisième est activé par une station Française, à savoir, votre serviteur. Simplement, en Australie 61 lighthouses activés, 71 en Allemagne… France 03.

C’est parti pour 2017,

La nuit est toujours présente, six heures du matin, le troisième week-end du mois d’Août. Les jours raccourcissent sérieusement, la température extérieure est de 8° centigrades, petit vent de Nord-Est de 30 km/h. Le matériel chargé la veille au soir. Pas de grosse expédition, j’utilise du matériel standard et la puissance du transceiver. Pas d’artillerie lourde, du standard, qui a fait ses preuves. C’est la même démarche qu’en sport, pas de chaussures neuves pour effectuer un marathon, ou une nouvelle boisson isotonique quelconque.

Phare du Scal ILLW 2017

Phare du Scal ILLW 2017

Vue de l'estran

Vue de l’estran

 

 

 

 

 

 

 

 

Cible 2017,

L’objectif cette année, le petit phare de la pointe du Scal. Pour le situer, rien de plus simple. Il se trouve sur la commune de Penestin, dans le Sud Morbihan. Lorsque vous venez de la Roche Bernard, vous traversez le village de Camoël, en direction de Penestin. Environ deux kilomètres après la sortie de celui-ci, prenez sur la droite vers Tréhiguier. Vous êtes arrivés, le phare de Tréhiguier est éteint depuis 1989 et la ville y a implanté un petit musée sur la mytiliculture. Cliquez ici pour plus de renseignements.

Le petit phare est situé sur la rive gauche de la vilaine, au fond d’un chemin en impasse. En revanche, pas question de laisser traîner son moyen de locomotion dans celui-ci. Ce n’est pas la place qui manque, nous sommes à la campagne.

La Vilaine et/ou la l'Océan ?

La Vilaine et/ou la l’Océan ?

C'est moche, à marée basse

C’est moche, à marée basse

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivé sur place vers 7 heures du matin, petite marche arrière afin de déposer le matériel. Ensuite parcage du véhicule sur la route adjacente, fréquentée principalement par des tracteurs de mytiliculteurs. Donc très calme, si vous ne gênez personne.

Finalement pour le transport du matériel j’ai repris ma remorque vermicelle. Très pratique avec ses pneus gonflables.

Remorque et l'ensemble du matériel

Remorque et l’ensemble du matériel

VHF, UHF et HF au menu

VHF, UHF et HF au menu

 

 

 

 

 

 

 

 

Aménagement,

Avant de commencer bien sûr, n’oubliez pas de respecter les lieux, nous venons chercher la tranquillité et le calme, sauf lors des piles-up. Bien sûr, il y a de la place mais, ce n’est pas non plus la place d’armes de Versailles ou le Champ de Mars de Pantruche. Il y a de quoi implanter une antenne filaire. Pour le 40 et 20 mètres pas de souci. En revanche pour le 80 mètres je suis obligé de balancer l’une des extrémités du dipôle dans le vide de la falaise…

Il y a plus grand, ailleurs...

Il y a plus grand, ailleurs…

On n'est pas bien là !

On n’est pas bien là !

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes activités comme précisé plus en amont, comprennent plusieurs bandes. Comme vous le savez au travers de mes expéditions, je pense aux UHF et VHF. Ceci afin de prendre en compte les OMs qui, ne peuvent ou ne veulent pas se rendre sur le décamétrique.

Le matériel est celui que j’emporte habituellement sur mes expéditions de phares et/ou Flora Fauna. Finalement assez peu de superflu dans la démarche. Dans la réalité, c’est une autre histoire.

La station en cours de montage

La station en cours de montage

La même avec le Guignol

La même avec le Guignol

 

 

 

 

 

 

 

 

Matériel,

Comme d’habitude, le matériel donc est, le FT857 de chez Yaesu qui me suis partout en expédition. Il voyage sur terre dans la moto, sur le vélo et aussi sur les phares en pleine mer. Il est compact et lorsque je ne pratique pas le QRP, je l’apprécie beaucoup.

Concernant les antennes, notamment en décamétrique, un dipôle Sotabeam 80/40/20m. Alors pourquoi j’ai mis de côté actuellement mes antennes « home made », afin de gagner un peu de poids. Tout le monde cherche à perdre du poids hihihi.

Concernant l’énergie, comme d’habitude, une batterie de 110 Ah, marine, décharge lente. Je suis entrain de rechercher un panneau solaire idoine pour mes activités portables. Évidemment j’utilise mon booster MFJ, afin de conserver une tension d’environ 13,8 volts. Ensuite, concernant la VHF et l’UHF, une petite 4 éléments démontable très pratique pour le portable. Concernant les UHF, c’est encore plus modeste, une BigWeel qui me permet de contacter les copains jusqu’à 200 kilomètres lors de propagation correcte.

J’utilise aussi ma station APRS, très utile pour les copains qui veulent me contacter. Elle est en route dès que je suis prêt à émettre. Très pratique aussi pour les logs des demandes de diplôme, validations d’expéditions, le cas échéant.

Le trafic,

J’ai démarré les contacts sur la bande des 80 mètres, compte-tenu de l’heure. Le plus difficile est de se frayer une petite place parmi les multiples « Garden contacts ». Quoiqu’il en soit le premier pile-up démarre après des débuts timides.

En ce moment un QSB rapide s’installe sur la bande. Les stations Françaises pointent le bout de leur nez. Je suis super content. Ensuite, les stations Allemandes, Néerlandaises et Italiennes passionnées de phares. Comme d’habitude, les contacts s’enchainent et ce, jusqu’à midi. Bien sûr un le calme revient vers 12h30, jusqu’à 14h00. Je profite de ce break pour explorer le 20 m et y resterait jusqu’au soir. J’ai volontairement squeezé le 40m qui devient difficile dans tous les sens du terme, pour moi.

A la fin de la journée je suis à la tête de plus de 200 contacts. Je ne privilégie pas le nombre mais, la qualité. Certains contacts durent plus de dix minutes. Il faut aussi de la patience car, tout le monde n’est pas forcément à l’aise derrière un micro, lors d’un pile-up. Comme je le précisais au début de l’article, ce qui compte, c’est le plaisir et l’animation de phares.

Ils me plaisent bien, ces panneaux

Ils me plaisent bien, ces panneaux

Presque pas d'erreur l'APRS

Presque pas d’erreur l’APRS

 

 

 

 

 

 

 

En conclusion,

Finalement, le pire est le Wx. La température d’un mois d’Août est plus que basse. En fin de matinée, le vent se renforce, je suis obligé de garder la veste polaire une bonne partie de la journée. Côté, VHF une propagation moyenne me permet malgré tout de contacter le département de la Manche. En revanche la partie UHF sera très faible, à l’aide d’une Bigweel, il ne faut pas rêver.

Comme disait Monsieur de Coubertin, l’essentiel est de participer. De prendre un bon bol d’air. Il s’agit de rendre l’endroit aussi propre que je l’ai trouvé. Des rencontres aussi, plusieurs marcheurs se sont arrêtés et questionnés sur ma démarche. C’est ça aussi, « Faire connaitre notre passion ».

Le seul petit point noir est mon indisponibilité pour le dimanche. Cette année ce sera pour moi seulement une journée d’activation. Mais, nous avons tous des obligations et la radio n’est qu’un hobby parmi d’autres.

Merci d’avoir pris le temps de parcourir cet article. Au plaisir de se voir ou s’entendre. 73/44 Chris.

Une petite vidéo se trouve en dessous, si vous avez le temps…Désolé, pas de son, si je poste mes musiques préférées….Elles sont commerciales, donc des droits. J’avoue que les bandes son style lieux d’aisance, gare ou aéroport, ce n’est pas mon kif.

Activation d’ Hoëdic Island

Activation d’ Hoëdic Island,

Il est 7h30 du matin, je suis dans le hall de la gare maritime de Quiberon, dans le Morbihan, 56, pour les nuls.

Nous sommes une bonne centaine à attendre le bateau pour la liaison vers les îles de Houat et Hoëdic. La tempête a nettement régressée, nous sortons de trois jours très durs. Les liaisons maritimes ont été stoppées vers ces îles. Les seuls quidams contents, sont les mitrailleurs numériques et leurs photos du siècle. Ces clichés vont transiter de la carte SD vers le computer, ensuite vers un disque dur obscur ou le « Cloud ». Ce même hébergement implanté dans des « DataCenter » monstrueux, consommant chacun l’équivalent d’une ville de 50.000 habitants…

Pour les autres, cela veut dire rester coincés sur le continent, attendre que les éléments naturels se calment. Espérer rentrer chez soi au plus tôt.

Dernières précisions utiles, le prix du billet aller-retour est de 30 euros. Pour le stationnement, si vous stationnez en hiver, pas de souci, vous pouvez rester en ville aux alentours de la gare maritime. En revanche, à partir du 1er Avril, c’est fini, il faut utiliser les parkings indiqués en périphérie de la ville. Il faut préciser que, suivre même en hiver un « Camping-car de Tamalou » sur le port c’est rock’n roll, alors l’été…

C’est parti,

Le bateau est là et nous attend tranquillement à quai. Les matelots et le personnel du port sont très sympathiques et aident chaque passager. Nous trainons tous des caisses à outils ou valises sur roulettes. Les uns vont travailler pour la semaine, les autres rentrent chez eux. Finalement nous prenons la mer à l’heure prévue.

Notre navire vers Hoëdic,

Notre navire vers Hoëdic,

Dans le fond, la célèbre "La Teignouse"

Dans le fond, la célèbre « La Teignouse »

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Trajet,

Il faut compter environ une petite heure de route en incluant les accostages et débarquements de passagers. Notre première escale sera l’île de Houat, plus peuplée et plus grande que la notre. Il y a donc plus de résidences secondaires qui, prennent vie à partir de début avril.

Une escale sur Houat

Une escale sur Houat

Arivée sur Hoëdic

Arrivée sur Hoëdic

 

 

 

 

 

 

 

 

Le trajet dure environ une heure si vous partez de Quiberon. D’autres routes s’offrent à vous en partant de La Turballe ou du Croisic, uniquement en saison. Le séjour est riche en références. La petite île d’Hoëdic est située au large, sa position, 47° 20′ 24″ N, 002° 52′ 24″ W et son locator pour les OMs est, IN87NI.

Les références à activer,

Iota EU-048 car c’est une île,

Elle possède une référence DIFM, AT-017 pour le Diplôme des Iles de la France Métropolitaine,

Concernant le phare, suivant les associations le référençant, une référence Wlota 0851, une PB 346 si vous êtes à moins de 150 mètres de celui-ci. Une PB 1017 si vous vous situez à plus. Enfin une référence FRA 797,

Concernant le DFCF, Diplôme des Forts et Châteaux de France, intitulé DFCF 56-033 Fort d’Hoëdic,

Cette île est riche en flore et faune et possède au moins deux références Flora Fauna. Une pour la Zone Natura 2000, FFF-1787 et une autre pour la zone ZNIEFF, référencée FFF-1788,

Voila pour les principales, d’autres existent, il suffit d’investiguer un peu plus en profondeur. Deux matinées d’activations sont prévues.

Jour J,

La tempête de ces trois derniers jours a fait quelques dégâts et l’accès de la jetée est trop difficile. Je dois trouver un endroit moins exposé et dangereux, je décide de m’installer sur une petite but face au port. Je suis à plus de 150 m du phare et une distance correcte du fort Vauban.

Il est 7h30, température 3°, Vent Nord-Est 35 km/h

Il est 7h30, température 3°, Vent Nord-Est 35 km/h

Le soleil se lève sur l'Île d'Hoëdic

Le soleil se lève sur l’Île d’Hoëdic

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce matin, grand jour d’activation, il y a du pain sur la planche, enfin sauf dans mon bol. La boulangerie est fermée, finalement ce sera petits gâteaux secs. Le bonheur c’est le calme, il faut préciser que habiter une île d’environ 113 habitants, sans voiture, en ce début de mois de Février. Cela risquait d’être calme, c’est un grand moment, même si le temps n’est pas super FB.

En route pour l’Activation d’Hoëdic Island,

Vous n’avez que l’embarras de choix concernant l’emplacement, je vous rappelle que l’île d’Hoëdic mesure environ 2,5 kilomètres sur 800 m à 1 kilomètre. Ces mesures sont garanties officielles, effectuées soit à l’aide d’un Nasimètre ou à la Louche.

L’air est frais et de bon matin je prends ma carriole et entreprends de descendre vers le port. Le sommet de l’île culmine à 22 mètres. Le terrain est sablonneux et détrempé par les dernières averses, qu’ils annoncent en fin de matinée.

Encore 50 mètres d'efforts

Encore 50 mètres d’efforts

Installation de la station Radio

Installation de la station Radio

 

 

 

 

 

 

 

La mise en place est relativement rapide, à l’aide de ma caisse à outils roulante. Elle est relativement costaud car, je l’utilise depuis plus d’une année, chez moi c’est un signe positif.

Le challenge de mon séjour a légèrement changé, aussi je vais devoir m’adapter à mes nouvelles activations de références. Habituellement le quota minimum de QSO pour activer un phare est de « Un », tout comme le SOTA qui est de « Quatre ». Aujourd’hui, mon activation contient des références nouvelles de château et de Flora Fauna qui, demandent au moins « Cent » contacts et sur deux bandes… Ce n’est plus la même histoire.

Elle est pas belle la vue, la Vie...

Elle est pas belle la vue, la Vie…

Ça y est je suis prêt

Ça y est je suis prêt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le matériel,

Ayant pas mal de matériel à transporter, j’ai essayé de faire léger… Côté alimentation, une batterie de 70 Ah logée dans le caisson du bas, à côté de celle-ci une alimentation 230/12 volts dans le cas ou je trouverais le réseau électrique quelque part.

Premiers essais du Guignol

Premiers essais du Guignol

Rangement du matériel dans la roulante

Rangement du matériel dans la roulante

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai bien sûr le petit booster MFJ pour la tension. Côté antenne, voyageant léger, j’en ai deux. Une SuperAntenna MP1, verticale très pratique pour sa polyvalence et encombrement. La seconde, je l’utilise seulement depuis deux expéditions cette année, c’est un dipôle SotaBeam bi-bandes. Pourquoi un dipôle tout fait ? Très simple, il est bien construit, complet et ultra-léger. En revanche, très fragile, il demande finalement beaucoup de précaution.

Côté mat, il est télescopique, de la même marque que le dipôle. Ses mensurations, 10 mètres déplié et 0,65 rentré, aussi très pratique de transport. En revanche, il possède un problème identique, à nos anciennes cannes à pêche télescopiques. En pleine activation, pile-up entre-autre, soudain, clingclangclingclang. Tout s’est rétracté et vous avez votre dipôle et coaxial sur la tête. Par conséquent il faut s’y attendre pendant une activation, aussi à l’autre bout les correspondants ne comprennent pas.

Suite matériel et trafic,

Le restant du matériel, comme d’habitude, c’est le FT857 de chez Yaesu, une petite boite d’accord FC30. Je l’utilise depuis plus de 50 expéditions de Phares, environ 3000 QSO. Il voyage dans le vélo, la moto et véhicules divers.

Jusqu’ici tout va bien ou presque. L’activation démarre, très calme, après dix minutes de trafic, deux contacts effectués. J’ai en tête mes 100 contacts minimums pour validation.

Tout démarre d’un seul, le pile-up est là. Les qso s’enchainent de 9h00 à 13h00 sans s’interrompre, enfin presque… J’entends un crac-crac sans réaliser sur le coup.

Sans appel

Sans appel

Ça va moins bien marcher !

Ça va moins bien marcher !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement c’est reparti pour un tour, je prends tout sur la tête. A l’autre bout, je ne vous raconte pas, les impatients du micro et les gentilles expressions… Aussi de nouveau, panique à bord, plutôt embêtant en pleine activité. Un trou de dix minutes le temps de réparer l’ensemble de façon sommaire. Plutôt embêtant quand on est en « Live ».

A l’autre bout la plupart des Oms ont attendu patiemment et c’est super. A 13h00 plus de 200 contacts enregistrés sur 40 mètres. En revanche une activation Flora Fauna est, sur deux bandes. Un casse-croute vite fait sur place en pleine nature et l’après-midi sera consacrée à la bande des 20 m pour quelques QSO. Jusqu’ici un peu de pluie sans conséquence.

Apm et jour 2,

L’après-midi sera tranquille, malgré le devoir d’être multitâches. J’utilise un carnet de trafic papier car, un computer à l’extérieur c’est mission impossible, pour moi. D’une main, le micro, le crayon, de l’autre le maintient des pages effeuillées par le vent.

On n'est pas bien là !

On n’est pas bien là !

Le Guignol et la campagne

Le Guignol et la campagne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement excellent bilan pour cette première journée d’action d’ Hoëdic Island.

Le deuxième jour est consacré à l’activation de quasiment toutes les références du premier, hormis le Flora Fauna. L’île d’Hoëdic est référencée aussi Zone ZNIEFF et porte le numéro FFF-1788. Pourquoi sur deux jours ? Très simple, l’on ne peut pas activer deux références en même temps, cela parait logique, non ?

Ce second jour est frais, très frais. Je prends le chemin côtier vers 7h30, il fait 0° centigrade. Le vent du Nord est piquant. Après montage de l’installation, le pile-up démarre instantanément. Le bouche à oreille à fonctionné depuis la veille.

Bricolage

J’ai réussi à bricoler mon mat* avec les moyens du bord. Heureusement j’ai la trousse de secours. J’ai toujours parcouru le globe avec systématiquement, un couteau, une pelote de ficelle et un rouleau de ruban adhésif. Et ça fonctionne partout, notamment en plein désert. Le terme ruban adhésif utilisé est l’appellation correcte, qui est un nom déposé par la société 3M, depuis fort longtemps…  Et non le mot « Scotch » impropre, tout comme « Frigidaire », ou « Karcher »… Mais finalement ce n’est que le langage familier employé par Nous tous.

Ici tout est protégé, sauf des doryphores

Ici tout est protégé, sauf des doryphores

Même les moutons sont protégés

Même les moutons sont protégés

 

 

 

 

 

 

 

 

Le froid est piquant et je dois trafiquer comme la veille avec, ma cagoule de Biker et mes gants fourrés. Pendant quatre heures c’est la folie, je ne boirai ni café, ni bière. Terrible la radio, certains diront que ce n’est pas physique. Une partie des caisses de matériel me sert de siège, il faut préciser que le sol est gelé et humide.

Le bilan,

Le bilan est positif et je stoppe les émissions en début de l’après-midi, je suis gelé. Encore une bonne activation avec près de quatre cent contacts réalisés.

J’ai fait des heureux en activant un fort, un phare, et deux références Flora Fauna.

N’hésitez pas à prendre le bateau de Quiberon, toute l’année ou à partir du mois d’avril de La Turballe et le Croisic.

Je vais retourner activer une nouvelle fois ces îles à partir du mois d’avril ou mai, afin de profiter du calme relatif avant l’arrivée des estivants habituels.

Le départ est fixé au lendemain matin, les horaires du bateau dépendent de la marée, parce que la profondeur du port est faible.

Salut Hoëdic, à bientôt...

Salut Hoëdic, à bientôt…

Direction Quiberon,

Direction Quiberon,

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci d’avoir pris le temps de lire ce petit article. A bientôt, 73/44.

* En rentrant d’expédition j’ai contacté les OMs de SotaBeam, envoyé les clichés du bout de mat. Quelques jours plus tard, avec mon accord, ils m’ont renvoyé une nouvelle pièce, je n’ai payé que le port. Sympa, non ?

Tintin, Haddock et Milou à Saint-Nazaire

Échec aux Grands Cardinaux

Échec aux Grands Cardinaux, je parle bien du phare situé au large de l’île d’ Hoëdic, de l’estuaire de la Vilaine et du Croisic. Quelle drôle d’histoire, parler d’un raté, à notre époque. Bien entendu cela ne concerne qu’un loisir mais, qui n’a pas rouspété lors du ratage de son activité. Essayez aussi, en France, de trouver un ouvrage ou une revue, (hormis Philosophie magazine) qui parle de l’échec… Ils sont rares. L’un d’entre-eux vient de sortir (fin 2016) de Charles Pépin, philosophe et professeur. Le titre, « Les vertus de l’échec ».

Chez les Anglo-saxons, l’échec est pris comme une nouvelle épreuve et un moyen de rebondir, d’évoluer.

Aller, la journée démarre.

Je ne vous reparle pas de l’histoire de ce phare et notamment la bataille des Cardinaux que, je vous ai narré auparavant. En revanche pour relire cet écrit, il suffit de cliquer ici. Bonne lecture.

L’objectif du jour, l’activation du phare des Grands Cardinaux, phare difficile, classé dans les enfers par l’administration des phares et balises de l’époque. Ce phare des Grands Cardinaux est situé donc au Sud-Est, ± 120° de l’île d’Hoëdic, à environ 1,5 miles nautique de celle-ci. Pour les radio-Amateurs et les SWL, c’est dans le locator IN87NH, qui fait partie des rares locators très recherché par les chasseurs.

Secteur des Grands Cardinaux

Secteur des Grands Cardinaux

Vue du phare et des roches

Vue du phare et des roches

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon point de départ c’est le port du Croisic situé au 95° environ du phare. Cela fait deux mois environ que j’attends de sortir. Soit la mer n’est pas très praticable, ou les horaires de marées ne correspondent pas, soit je suis pris. Finalement, début juin je prends la mer.

Mise à l’eau,

Officiellement je pars simplement explorer le site des roches des Cardinaux, mais étant prévoyant, pourquoi ne pas emmener une station radio portable décamétrique, au cas où !

Arrivée sur le port du Croisic pour la mise à l’eau du bateau, il est 8h00 du matin, température 6°, vent d’Est et marée de coefficient 80. Un peu élevé pour aborder un phare en mer, avec les moyens mis en œuvrent.

Mise à l'eau du pneumatique

Mise à l’eau du pneumatique

Tourelle Basse Hergo et phare du Tréhic

Tourelle Basse Hergo et phare du Tréhic

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour commencer arrivé sur place, de l’agitation, la cale est encombrée… Un véhicule est garé en travers de la cale, la remorque dans un sens et le gros 4×4 urbain dans l’autre. Bien sûr, immatriculé dans la capitale. J’entends un « Plouc, plouc, plouc » mais, ce n’est rien, simplement le pot d’échappement de la voiture qui est à demi bouché par les vaguelettes de l’océan. Pas besoin de descendre le bateau avec le treuil car, tout est immergé…Finalement, je vais le trouver et lui demander s’il a acheté la cale…

Enfin l’océan,

Enfin, je descends le navire et prends le chenal du Tréhic, je double le phare et file la balise Basse Hergo afin de prendre la mer. La route est longue, 14 miles nautiques pour accèder au Grands Cardinaux. Je mets le cap au 272°. Peu ou pas de vagues, après 5 miles de route je laisse à bâbord, le phare du plateau du four et la cardinale nord, « Bonen du Four ».

Il me reste à peine 8 miles, je file à 20 nœuds car la mer s’est aplatie complètement, même pas de clapot.

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J’arrive en vue du Phare des grands Cardinaux, il y a du mouvement au loin, la mer est haute. Je vais approcher le socle du phare, le plus dangereux sont les roches à fleur d’eau.

Côté Ouest inaccessible

Côté Ouest inaccessible

Côté Nord pas la peine, non plus

Côté Nord pas la peine, non plus

 

 

 

 

 

 

 

 

J’approche doucement la base du rocher, je comprends les inquiétudes des marins. Un petit raclement me signale une tête de roche invisible à première vue. j’attaque la face Sud-Est, là où les anciens ont accédé au rocher pour la construction du phare. Une petite plate-forme est immergée, un escalier à son sommet. Sur la droite une solide échelle de fer, brisée à la base, avec les extrémités acérées.

L'escalier et plate-forme par basse mer

L’escalier et plate-forme par basse mer

L'escalier de fer sur la droite

L’escalier de fer sur la droite

 

 

 

 

 

 

 

 

Face à face,

Vous pouvez apercevoir les roches sous l’eau transparente. Sur la photographie de droite un de mes « Bout » laissé en place et l’escalier de fer.

J’ai étudié la carte des courants marins du SHOM. Ceux-ci changent de sens à la bascule de marée, ils restent neutres pendant l’étal.

Je tente d’aborder par l’échelle de fer mais, l’on se croirait dans un siphon de toilettes. Entre la montée et la descente de la mer, il y a environ un mètre d’écart. Le bateau monte et descend au gré des flots. Ce qui devait arriver, arriva, je suis à l’aplomb de l’échelle. Le bateau remonte brusquement et le boudin bâbord est écrasé sous les extrémités de celle-ci. Je monte sur le boudin, pèse de tout mon poids pour tenter de la dégager. Malgré ma masse de 90 Kilogrammes, je danse dessus, impossible, j’imagine déjà le boudin percé hihihi. Finalement il tient le coup, les pare-battages souffrent et tiennent aussi le choc. Dès le creux de vague je parviens à placer un coup d’accélérateur et dégage le bateau.

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Prenons l’escalier,

Finalement, je décide d’attaquer par l’escalier, logique, non…Jusqu’à un mètre de la plate-forme pas de souci, le bateau est stable. Plus près, impossible, le bateau est projeté sur la roche. Heureusement j’ai bardé de pare-battages, pas moins de six grosses tailles.

Dans un moment de plus calme, j’arrime l’arrière du bateau avec un filin. Je saute sur la plate-forme du phare et vais accrocher le mousqueton sur l’anneau du phare. Il me reste à sortir le matériel et hisser notamment la batterie de 105 Ah sur la plate-forme.

Malheureusement Murphy est avec moi, ce jour-là. Pendant que j’inspecte le rocher pour m’installer, le bateau est ballotté par les vagues. Soudain le  nœud qui maintient le pneumatique glisse et le voila libre soudainement. Finalement, sans réfléchir je dévale la pente et me jette à l’eau pour rattraper le bateau qui commence à s’éloigner. Il était temps, je redémarre et vais m’ancrer un peu plus loin, le temps de récupérer. Finalement après plusieurs tentatives infructueuses et plus de deux heures trente, je jette l’éponge. Je suis vanné, mon bout va rester accroché sur le rocher, sûr que quelqu’un va en profiter.

Changement de stratégie,

Je décide de plier bagages et de rentrer en passant par le plateau du Four et éventuellement activer le phare.

Le phare du Four et sa jetée

Le phare du Four et sa jetée

Marée basse sur le Four

Marée basse sur le Four

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mer est quasiment basse lorsque j’arrive à destination. Il ne reste que trente centimètres d’eau. Je longe la jetée du Four et amarre le bateau. Je décide, avant de déplier le matériel radio, de prendre quelques photographies.Je descends sur les rochers afin d’explorer une nouvelle fois le coin. Soudain, je glisse l’appareil photo à la main et en service. Comme Murphy est toujours présent, le trou fait 1,80 mètres de profondeur, je m’accroche tant bien que mal. Mais, c’est trop tard, l’appareil numérique est hors service. Toutes les photos de la journée, notamment celles des Grands Cardinaux sont perdues.

Naviguant seul en mer, je prends toutes les précautions possibles et réalisables afin de me protéger et de ne pas déranger d’éventuels sauveteurs. Je porte systématiquement un gilet gonflable de survie automatique. Le principe est simple, il se gonfle au contact de l’eau, lors de chute ou de stagnation dans cet élément liquide. Finalement lors de ma chute, je me suis retrouvé une nouvelle fois avec mon gilet percuté et donc gonflé…

Finalement,

Découragé, grelottant, je décide de laisser le matériel radio dans le bateau. Je m’allonge sur la jetée au soleil afin de faire sécher mes vêtements. J’en profite pour sortir la carte SD de l’appareil et la faire sécher au soleil. Je ne rêve pas, l’eau de mer c’est mortel.

Finalement, je reste au soleil pendant quelques heures car le bateau est à sec, donc impossible de repartir.

Échelle d'accès au phare

Échelle d’accès au phare

La jetée à marée basse

La jetée à marée basse

 

 

 

 

 

 

 

 

En fin d’après-midi la marée remonte et je vais pouvoir reprendre ma route. Le retour se passera bien, malgré tout, mes vêtements ont séché. Arrivé au Croisic, remontée du bateau et du matériel qui n’aura servit à rien. Retour par la route, c’est partie pour 55 kilomètres.

Pour terminer,

C’est une journée riche en rebondissements. C’est toute la difficulté d’activer des phares en pleine mer. Il faut penser à tout et accepter parfois des petits déboires. Bilan de la journée, un boudin de pneumatique abîmé, un appareil photographique fichu. Le prochain d’ailleurs sera un appareil étanche. J’allais oublier aussi une mauvaise réception, suite à glissade, une douleur persiste toujours à ce jour…

J’ai beaucoup appris de cette journée. En général, l’on apprend beaucoup de ses échecs, même si cela met les nerfs en pelote sur le moment. Je me suis replongé dans les livres et vais retenter prochainement cette activation du phare des Grands Cardinaux. Ce jour-là, j’espère que Murphy ira voir quelqu’un d’autre.

Mais il y a aussi du positif dans toute situation donnée. En rentrant de mon expédition, j’ai passé des heures à chercher ma carte SD, sûrement Hors service. Impossible de la retrouver, même après plusieurs jours de recherche.Elle était perdue à jamais.

Donc j’ai laissé tomber et passé à autre chose, notamment l’activation du phare de Penfret sur les îles Glénan. Là encore, une autre expérience acquise.

Bien après,

Quelques mois plus tard, en fouillant un de mes vieux blousons, surprise, je tombe nez à nez avec ma carte SD perdue, à jamais… Un peu de vert de gris sur les contacts. Avant de la jeter, je décide malgré tout de la connecter au micro-ordinateur. Finalement, miracle, les photographies s’affichent, ce sont celles qui figurent d’ailleurs sur ce reportage.

Merci d’avoir pris le temps de parcourir cet article. A bientôt.

A bientôt, Phare des Grands Cardinaux !

A bientôt, Phare des Grands Cardinaux !

Activation du phare de Penlan

Activation du phare de Penlan,

Le phare de Penlan est situé en Bretagne sud, sur la commune de Billiers dans le Mobihan (56) juste au-dessus de la frontière nord de la Loire Atlantique. L’on y accède de la quatre voies en direction de Vannes en sortant à Muzillac. Ensuite direction Billiers situé à 5kms.

Déchargement du matériel

Déchargement du matériel

Situation du phare d'après le WLOL

Situation du phare d’après le WLOL

 

Pour les accès pas de souci. Le quartier est calme et résidentiel, pas mal de résidences secondaires. Donc, des gens qui pensent être chez eux et avoir tous les droits, pour quelques semaines hihihi.

Partant de là, je débarque avec l’ami Albert F4FDY le 09 septembre au matin afin d’activer ce petit phare sympathique et bariolé comme un clown de chez Pinder. Nous arrivons vers 8h30 après avoir cruisé pendant 50kms étant donné que nos QRA respectifs sont au Nord du département. Albert habite dans le village de Prinquiau limitrophe avec la commune ou je réside. 3kms nous séparent.

Pas mal de matériel à décharger, mais avant cela nous effectuons un état des lieux ensembles et profitons de ce magnifique panorama

Vue de l'estuaire de la Vilaine

Vue de l’estuaire de la Vilaine

Albert en action

Albert en action

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les contraintes,

Compte-tenu des contraintes du jour nous décidons de nous installer dans un petit chemin côté Sud du phare.Nous sommes installés à environ 50 mètres de celui-ci. Donc nous respectons la zone des 150 mètres maximum imposée. Vous pouvez vous installer quasiment tout autour du phare en respectant la distance, mais, certains emplacements donne sur la chaussée ou parking publique, pas forcément FB.

Le meilleur emplacement pour moi c’est ce chemin latéral sauf que, nous sommes un jour de marée d’équinoxe coefficient 109 (sur 120 possible). Envahissement du coin par les voitures et les pêcheurs d’estran dans une ambiance familiale. Donc arriver de bonne heure, à titre d’information lors de grosses marées, la Basse mer est systématiquement pendant l’heure de midi.

Public relation,

Donc en plus des contacts pas mal de public relation afin de faire connaitre notre hobby. Les grandes manifestations, des colloques, des meetings officiels avec des officiels c’est bien, il en faut. La proximité de terrain c’est bien aussi, où il n’est pas rare que nous rencontrions des instituteurs (trices) avec des élèves posant des questions. Rien n’est anodin dans la vie, nous suscitons parfois des vocations sur une simple rencontre de quelques minutes. Aussi assortie d’un sourire bien-sûr car, nous ne sommes que des quidams qui causent à leurs micro, finalement, au yeux du citoyen lambda.

Un expert, hyper-professionnel, un pseudo caïd de je ne sais quelle spécialité, ne sert à rien s’il n’est pas capable, de se mettre à la portée des gens normaux et transmettre du plaisir et des connaissances. Avec l’ami Albert et d’autres auxquels je pense, F6DFI Jacky par exemple nous plus modeste mais n’hésitons pas à partager. Finalement c’est ça une passion, le plaisir du partage.

Démarrage,

Nous sommes partis pour une journée de convivialité radio. Albert démarre avec sont 706Mk2 et une verticale sur le 40m. Malgré les soucis techniques, ils démarre avec pas mal d’OMs Français sur 7,130Mhz, suivi d’Espagnol et Italiens très friands des phares.Pour ma part je pars sur le 144,300 et 432,220, bande des 2 mètres et 70 centimètres avec les OMs de la région pays de Loire et Bretagne.Malheureusement la propagation n’est pas formidable.Mais il fait soleil et chaud, je pense déjà aux bières au frais dans a glacière.

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Albert F4FDY/P en pleine action

 

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Chris F5OHH/P en action

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement après avoir épuisé la bande VHF et UHF je pars vers le 20m sur 14,285 la bande des portables et QRP. Je m’assure bien sûr de ne pas les gêner.Je travaille avec un FT857 Yaesu, 100w environ et une antenne Comet CHA250 d’Albert.Nous allons contacter lors de cette journée de 80 qso, le Moyen Orient, les Etats-Unis, la Russie et ensuite tous les OMs étrangers passionnés de phares.Ce qui compte ce n’est pas forcément le nombre qso, de toutes les façons dans la vie il y aura toujours quelqu’un qui en aura une plus grande, plus courte, plus rapide, plus belle etc……Que vous. Ce qui compte c’est le bon moment de passé afin de faire connaitre notre patrimoine Français et notre passion.

Donc pas difficulté pour  activer ce phare, de plus vous ferez des heureux à l’autre bout du monde. Je parle des SWLs, en rentrant de cette activation, trois enveloppes self-affranchies avec QSl card arrivaient quelques jours plus tard. Pensons aux collectionneurs de ce qui touche aux phares.

Merci de m’avoir lu, pour retourner à l’historique du phare, cliquez ici.